Lorsque Treyarch se réveille

Le multi de cet opus est sûrement le plus complet. Trop justement ?

Avec Call of duty Black ops, et la mise sur le coté des chefs historiques d’Infinity Ward, Treyarch s’est décomplexé et nous livre un épisode qui transcende World at war. Au niveau du gameplay, de notables améliorations sont à souligner. De nouveaux équipements font leur apparition tels que l’arbalète militaire avec une lunette et des munitions variées. Le joueur pourra piloter des appareils volants : un Hind soviétique ainsi qu’un SR-71 Blackbird et j’en passe. Les démembrements présents dans World at War font leur retour, plus sanglants que jamais. Du côté du multijoueur, les véhicules au sol ne sont plus présents, mais les véhicules aériens comme le hind soviétique font leur apparition, et, pour le grand plaisir des fans, les serveurs dédiés sur la version PC font leur grand retour. Le joueur retrouve, comme à son habitude, les killstreaks (série d’éliminations), qui permettent de débloquer des engins et commandes spéciales (comme Frappe au Napalm), même si leur puissance a été sensiblement réduite par rapport à Modern Warfare 2 suite aux critiques de la communauté. Mais là ou le jeu en impose au niveau du réseau, c’est dans l’apport des données de jeu par rapport aux versions précédentes, puisque toutes les actions numériques du joueur sur une carte (tir, réussites, ratés, déplacements, et j’en passe) sont mémorisées et rendues visibles dans les Rapports de Combat et Classements. Le joueur trouve ainsi des modèles de cartes qui permettent de savoir où ont eu lieu les coups de feu, permettant ainsi d’affiner sa stratégie. Plus encore, et constituant sûrement LA grande nouveauté du multi de ce Call of Duty: Black Ops, réside dans l’apparition de points CoD permettant d’acheter des armes, des accessoires et des camouflages pour celles-ci ou pour acheter des équipements. Les points CoD se gagnent en fonction du score de la partie. Il est également possible de gagner de « l’argent » CoD en remplissant des contrats. Ces derniers se remplissent en tuant des adversaires avec une arme spécifique, en tuant des ennemis dans la tête par exemple, à l’instar des défis des Modern warfare. Dans les faits, le joueur peut maintenant choisir dans quelle direction il va faire évoluer son avatar. Spécialiste des armes de mêlées ou des armes d’assauts ? C’est comme il veut ! Secondairement, le joueur peut maintenant faire son propre emblème, et mettre les couleurs de son choix. Il peut aussi mettre son emblème sur son arme principale, pour plus de classe, tout comme le nom de clan. Dernière chose à souligner, le mode studio, une grande nouveauté, permet d’enregistrer des clips des parties effectuées. Une fois le clip enregistré, il est transféré sur le site officiel de Call of Duty, avant d’apparaître sur Youtube. Cela s’applique sur la Xbox 360, la PlayStation 3 et le PC, les meilleures en somme. N’oublions pas non plus le mode zombie, qui signe ici un retour triomphant.

La seconde guerre mondiale est derrière nous

T’as du style mec !

Bon OK, je vous ai pas mal parlé du multi là, alors voyons un petit peu ce que nous raconte Black Ops. Mais attention, spoil dans les prochaines lignes, l’histoire étant si bien ficelée, que ne pas la raconter serait offensant. L’agent de la CIA Alex Mason est capturé et subit une séance d’interrogatoire dans le but de lui faire avouer une chose dont il ignore lui-même qu’il est atteint. Ses mystérieux ravisseurs lui font remémorer ses missions antérieures. Vos missions se passerons donc dans le passé de ce cher Mason, entre 1961 et 1968. En 1961 donc, Mason, Woods et Bowman en tant que membres de l’Opération 40 avaient pour but d’assassiner Castro durant le débarquement de la Baie des Cochons. La mission semble être un succès à première vue et l’équipe réussit à s’échapper. Mais Mason, capturé, découvre qu’ils n’avaient tué qu’un sosie. Castro le donne à ses nouveaux partenaires soviétiques, Dragovich et Kravchenko. Mason est alors envoyé dans un camp de goulag dans lequel il y restera presque 1 an. Il se lie d’amitié avec Viktor Reznov, l’un des personnages de Call of Duty: World at War. Ils organisent une évasion en provoquant une émeute et arrivent finalement à fuir le camp. À son retour, Mason est confié à Jason Hudson de la CIA. Il est conduit au Pentagone pour y rencontrer le secrétaire à la Défense, Robert McNamara puis le Président des États-Unis, John F. Kennedy qui lui confie personnellement l’assassinat de Dragovich. A la fin de la missions, Woods assure qu’il est mort, mais Mason n’est pas convaincu. Il passera les 5 années suivantes à le traquer. En 1968, Hudson arrive au Viêt Nam, à Khe Sanh. Woods y dirige une équipe de MACV-SOG que Mason et Bowman vont intégrer. Durant la première bataille, les SOG ont pour mission de récupérer une information détenue par un défecteur. Mason découvre que celui-ci n’était autre que Reznov. Mais revenons au Viet-nam, après avoir ravagé le camps des Vietcongs, Mason et Reznov découvrent au bout d’un tunnel à rat la cachette de Kravchenko. Celui-ci expérimentait une arme chimique sur la population locale. Peu après, un avion cargo soviétique transportant le ce poison, le Nova 6, est abattu au Laos. Mason et son équipe partent l’inspecter. Mais une embuscade les attend, et ils se font capturer par les Vietcongs aidés des Spetsnaz. Bowman se fait exécuter par un Spetsnaz. Woods et Mason s’évadent alors et se vengent. Après un tour en Hind, ils libèrent Reznov et des prisonniers américains dans la cachette de Kravchenko. Finalement Woods le poignarde, mais Kravchenko dégoupille ses grenades et Woods saute par la fenêtre sacrifiant sa vie pour sauver Mason. Mason et Reznov apprennent eux aussi qu’ils doivent se rendre à Vozrozhdeniya. Ils y infiltrent le laboratoire de Steiner en éliminant tout ce qui se trouve sur leur passage. Alors que la CIA intervient de son côté, Mason et Reznov atteignent le scientifique en premier. Reznov l’exécute froidement. Durant son emprisonnement, Dragovich et Steiner tentèrent un lavage de cerveau sur Mason. L’opération fut sabotée par Reznov, lui insufflant sa propre vengeance : tuer Dragovich, Kravchenko et Steiner. Dragovich avait introduit aux États-Unis des armes Nova 6 ainsi que des agents dormants, programmés pour décoder des codes émis par une station de nombres et exécuter l’ordre correspondant. Mason était l’un de ceux-là. Hudson lui faisait écouter ces nombres depuis le début de l’interrogatoire pour qu’il les décode. Il lui demande une ultime fois sa coopération avant que l’attaque de Dragovich et la guerre nucléaire ne commencent. En rassemblant tous ses efforts et ses souvenirs, Mason se rappelle que la station se trouve sur le Rusalka. Mason, Hudson et Weaver s’y dépêchent pour mettre un terme aux plans de Dragovich. Pendant que l’US Navy se charge de détruire la base, Mason et Hudson s’assurent que la station de nombres soit détruite, et que Dragovich ne fera plus jamais surface, il fut donc noyé par Mason dans une flaque d’eau de deux centimètres de profondeur. Fin de l’Histoire. J’espère que vous avez à peu près compris…

Entre records et dérapages

La multiplication des DLC… Ou comment se faire du fric

La qualité du soft n’étant plus à démontrer, il reste à décompter les ventes, forcement faramineuses. Déjà jeu le plus vendu de l’histoire des Etats-Unis, Call of Duty : Black Ops ne comptait pas s’arrêter en si bon chemin. Et ainsi, seulement 8 mois après sa sortie, ce fameux FPS établit un nouveau record en devenant le jeu vidéo le plus vendu de l’Histoire en Angleterre avec très précisément 3.722.411 unités écoulées (ce qui semble assez énorme, rendez vous compte !). Quand on regarde le trio de tête, on se rend compte que la série est bien appréciée chez les « rosbifs », CoD Black Ops étant suivi de Modern warfare 2, et le Programme d’Entraînement Cérébral du Dr. Kawashima. Juste derrière, on retrouve GTA : San Andreas. Ces chiffres sont la confirmation de l’impact monstrueux de la série dans ce territoire. Un succès colossal et international qui ne décline pas puisque les pré-commandes de Modern Warfare 3 seraient déjà supérieures à tout ce qui avait été fait par le passé. Source assez discutable tout de même : Bobby Kotick, big boss d’Activision. Autant dire que la guerre frontale qui opposera Battlefield 3 à Modern Warfare 3 sera définitivement passionnante cet hiver, et que, même nous rétrogamer, nous attendons le duel avec impatience. Par contre, Black ops est aussi un épisode qui a défrayé la chronique par rapport à son modèle de rentabilisation. Ainsi le site Revolt Tech propose une analyse concernant les MAPs incluses dans le jeu de base par rapport à celles disponibles en DLC. On constate ainsi une érosion sensible de ce qui est offert de base, directement avec la galette, face à une explosion du contenu en DLC, forcément payant. Ces packs de cartes, à près de 15€ pièce, sont tout simplement un scandale sans nom. L’excuse des délais est la plupart du temps utilisée pour justifier ce genre de décisions, mais n’oublions pas que le moteur reste le même depuis des années et que les développeurs auraient largement le temps de faire mieux… Bobby Kotick, on t’aime !

En quelques années, la série Call of Duty s’est imposée comme l’une des licences les plus lucratives de la jeune Histoire du jeu vidéo. Un succès mondial tonitruant qui pourrait permettre à la saga de bientôt franchir les 100 millions d’exemplaires vendus à travers le monde. Dave Stohl, l’un des responsables qui déterminent quels moyens sont mis derrière la licence (il est Vice-président exécutif des studios Activision), a lâché à Venturebeat des éléments impressionnants. En effet Plus de 500 personnes travaillent actuellement sur la licence chez 5 studios différents : Infinity Ward,  Sledgehammer, Treyarch, Beachhead Studios, Demonware, chacun ayant des attributions spécifiques. A l’heure actuelle, Activision a investi plus de 2 milliards de dollars pour sa série. Comme vous avez pu le constater tout au long de cet exposé, le multi se place aujourd’hui au cœur de la saga. C’est pour cela que les grands projets se tournent vers ce domaine. Call of duty Elite est le plus important de ceux là… Mais là, c’est une autre histoire…

Le Serpent

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  1. […] pour se fusionner avec Infinity Ward, l’un des 3 studios qui font vivre la licence agonisante Call of Duty. Tous les ex-employés de la boîte ont rejoint les bureaux aseptisés de la ville d’Encino, […]

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