Une page se tourne dans l’Empyrée

DMC1

DMC 1 et son ambiance gothique. Assez flippant !

Nous sommes en 2001. La PS2 cherche ses marques et peine à nous faire vibrer. Il faut dire que le line-up de jeux euro était plutôt triste ! Et là, Devil May Cry sort. Le choc. Magnifique à nous en faire lécher l’écran, un gameplay totalement novateur, un style jeune mais déjà très affirmé, c’est une vraie bombe qui débarque sur nos écrans. Dante, fils du démon Sparda et accessoirement mercenaire du paranormal décide d’aller botter du cul démoniaque. Qu’on se le dise, DMC n’a jamais su vraiment quoi faire avec ses scénarios. La logique, la profondeur et l’intérêt narratif ne sont pas visiblement pas au centre des efforts des développeurs, qui, on le voit déjà dans ce premier opus, se cachent derrière un aspect cool, stylé et what the fuck. La voie du swag quoi ! Dante, quasi immortel du haut de son statut de demi-démon lâche des vannes entre deux coups d’épée et de flingue, humilie ses ennemis et met victime des boss de cinq fois se taille. Au niveau gameplay, c’est tout un genre qui se crée, ou plutôt se recrée. Une sorte de jeu d’action-aventure à la Tomb Raider, les énigmes et l’exploration en moins, le feeling d’un jeu de baston en plus. S’il ne fallait retenir qu’une chose de ce gameplay, ce serait l’approche des combats, et surtout la construction des combos, très spéciale, et ici au coeur même du jeu.

Ça combotte au purgatoire

Dante et Nero qui se foutent des combos de folie sur la tronche !

Dante et Nero qui se foutent des combos de folie sur la tronche !

Ah ce système de combat… S’il y a bien quelque chose dont DMC peut se vanter et utiliser pour draguer, c’est son approche des combos. Le coup est classique : des trucs à récupérer (XP, orbes…) en trucidant des méchants pour pouvoir s’acheter de nouveaux coups ou capacités. Double saut, dash, prise d’appui sur ennemi… Là où Devil May Cry se démarque des autres jeux du genre, c’est dans la construction de ces combos, très libres et surtout très modulables. Ici, pas vraiment de combinaison « string » pré-définie, et ça nous fait vraiment bizarre (vous savez, ce genre de combo pré-mâché à la XXXXY, XYX…). Enfin si, mais ces coups ont surtout la qualité de se marier entre eux pour un résultat étonnant. Petit combo au sol, suivi d’un coup qui fait décoller l’ennemi et d’un combo aérien, puis saut avec prise d’appui sur l’ennemi encore en l’air, puis une rincée de balles dans les dents, pour finir par un gros coup retombé en direct des cieux, direction six pieds sous terre. On aura compris l’esprit, ici les combos se construisent en mini-phases, toutes modulables et interchangeables pour plus ou moins d’efficacité ! Loin de la facilité d’approche d’un God of War (par exemple), les combats deviennent hautement techniques pour régaler les virtuoses du pad, qui s’évertueront à décrocher le rang SSS à chaque baston. Et ils auront vraiment de quoi se mettre sous la dent, tant la saga est pensée pour ça. Les différents styles de DMC 3 (normal, défensif, bourrin, ou à distance), jonglables entre-eux s’il vous-plaît, ou le fameux gantelet de Nero qui grappine les streums donnent aujourd’hui encore des rêves humides aux poulpes des doigts, entre un speedrun et une partie d’Ikaruga.

3 réponses
  1. Delnics
    Delnics dit :

    Je suis resté sur l’impression excellente que m’avait fait le premier et étrangement je n’ai jamais eu réellement envie de tenter ma chance avec les suivants mais bon le beat them all a cette particularité : prendre n’importe quel épisode d’une série permet de s’amuser de suite, sans forcément avoir touché aux autres (la plupart du temps du moins).

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  2. Le serpent
    Le serpent dit :

    Franchement, chapeau.

    Résumer si bien une saga vieille de plus de 10 sans rentrer dans les spécificités de chacun des épisodes. Chapeau.

    Même si je ne partage pas tout ^^. Car oui, DMC ne doit pas avoir un accès immédiat ! Il faut trimer pour tout bien faire et c’est bien !

    Va jouer à Darks soul et revient me voir après ^^

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    • Bloodevil
      Bloodevil dit :

      Ouais j’comprends carrément Delnics, et j’suis un peu dans le même cas. J’ai dû me forcer pour finir ces jeux ^^. Tu sens qu’il y a quelque chose de vraiment bon dans cette saga, mais qu’à côté tu vas devoir te coltiner plein de trucs relous pour en profiter.

      Merci Thibault :). Ouais je vois ce que tu veux dire ^^. Mais bizarrement c’est les premiers jeux qui m’ont fait ne pas aimer leur côté hardcore. D’habitude j’suis vraiment aux anges devant les jeux exigeants, mais là pour la première fois j’ai eu du mal.
      En fait y’a quelque chose dans le gameplay qui fait que j’arrive pas à l’apprécier à sa juste valeur. Sa rigidité.. j’sais pas ^^. Autant j’adore au plus haut point Ninja Gaiden ou Bayonetta mais là c’est compliqué :).
      Héhé Dark Souls attends sur ma pile, faut que j’me renforce psychologiquement pour l’attaquer xD.

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