Pour atteindre l’enfer

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Virgil, frère jumeau de Dante, un des « bad guys » les plus charismatiques du jeu vidéo.

Entre nous, on va dire les choses clairement, il y a quelque chose de maso dans la saga. Un rapport à la douleur et à l’échec tout droit sorti des débuts des 90’s, qui aujourd’hui surprend vraiment. Autant pour un maniac du joystick, s’acharner à réciter ses combos avec la rigueur que ça demande, ça peut être cool, autant pour le gamer lambda qui cherche simplement et sainement à passer un bon moment de divertissement en improvisant des combos sortis du fond du coeur, c’est relou. Oui la série ne fait pas de cadeaux à ce genre de joueurs, qui pourront eux-aussi, pleurer. Pleurer devant la difficulté assez mal réglée de l’ensemble, devant la rigidité globale du gameplay et son côté mathématique, machinal, toutes ces carences de game design qui nous obligent à farmer les monstres des précédents niveaux voir recommencer plusieurs fois le jeu pour débloquer toutes nos compétences (sachant que ce n’est qu’à cette seule condition que le gameplay devient vraiment intéressant), ou encore la tradition Capcom de recyclage des boss en fin d’aventure, et surtout le level-design à la ramasse (encore plus médiocre quand il faut se taper des aller-retours). Toutes ces tares passent encore dans les années 2000 (comment en vouloir à un jeu qui est en train de ré-inventer un genre ?), mais de moins en moins au fil des épisodes. Devil May Cry est une saga assez paradoxale : elle semble traîner plein de trucs lourdingues depuis des années, et paraît se les approprier pour les incruster dans son patrimoine génétique hardcore. Ainsi se construit une vraie cohérence autour de ça, merci à sa vision du combo.

3 réponses
  1. Delnics
    Delnics dit :

    Je suis resté sur l’impression excellente que m’avait fait le premier et étrangement je n’ai jamais eu réellement envie de tenter ma chance avec les suivants mais bon le beat them all a cette particularité : prendre n’importe quel épisode d’une série permet de s’amuser de suite, sans forcément avoir touché aux autres (la plupart du temps du moins).

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  2. Le serpent
    Le serpent dit :

    Franchement, chapeau.

    Résumer si bien une saga vieille de plus de 10 sans rentrer dans les spécificités de chacun des épisodes. Chapeau.

    Même si je ne partage pas tout ^^. Car oui, DMC ne doit pas avoir un accès immédiat ! Il faut trimer pour tout bien faire et c’est bien !

    Va jouer à Darks soul et revient me voir après ^^

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    • Bloodevil
      Bloodevil dit :

      Ouais j’comprends carrément Delnics, et j’suis un peu dans le même cas. J’ai dû me forcer pour finir ces jeux ^^. Tu sens qu’il y a quelque chose de vraiment bon dans cette saga, mais qu’à côté tu vas devoir te coltiner plein de trucs relous pour en profiter.

      Merci Thibault :). Ouais je vois ce que tu veux dire ^^. Mais bizarrement c’est les premiers jeux qui m’ont fait ne pas aimer leur côté hardcore. D’habitude j’suis vraiment aux anges devant les jeux exigeants, mais là pour la première fois j’ai eu du mal.
      En fait y’a quelque chose dans le gameplay qui fait que j’arrive pas à l’apprécier à sa juste valeur. Sa rigidité.. j’sais pas ^^. Autant j’adore au plus haut point Ninja Gaiden ou Bayonetta mais là c’est compliqué :).
      Héhé Dark Souls attends sur ma pile, faut que j’me renforce psychologiquement pour l’attaquer xD.

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