Les dents-de-scie de Sparda

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En un angle de caméra tout est dit sur DMC 2 !

Ce que j’ai toujours trouvé étrange avec Devil May Cry, c’est l’avis général autour de la série. A peu de choses près, dans notre inconscient collectif de gamers névrosés, DMC c’est un peu la crème du néo beat’em all. Le jeu qui a inventé le genre, la rolls intouchable du gameplay que t’es obligé de kiffer sinon tu retournes sur Lego Star Wars… Et pourtant, on vient de se le dire, Devil n’est vraiment pas un ange qualitativement parlant. Et au final, la chose qu’il réussi le mieux c’est son système de combos voir son approche des combats, qui, on l’a vu s’avère vraiment hardcore, donc par extension assez peu casual friendly. Pourquoi un tel amour alors ? Pourquoi cette aura qui dépasse le cercle des gamers hardcore ? Bon, le statut des hardcore gamers, leaders d’opinion publique nous apporte quelques pistes mais on en reparlera certainement dans une future réflexion. Pour en rajouter une couche, disons que le parcours de la série au fil de ses épisodes s’est vraiment fait en dents-de-scie. Un premier épisode en avance sur son temps, un second opus célèbre pour sa médiocrité, un troisième très ingénieux et bien foutu, un quatrième avec de bonnes idées mais bancal sur certains points, et enfin le petit nouveau DMC reboot, dont je laisse Yannou vous expliquer ce qu’il vaut dans son test.

Rivaux à travers l’Eden

Les paris sont ouverts !

Les paris sont ouverts !

On l’a vu, Devil May Cry est une saga fondatrice, qui a ré-inventé tout un genre. Ce premier tuteur a permis a pas mal d’autres sagas ou jeux de voir le jour. On pense notamment aux God of War, simplistes au niveau gameplay, mais au level design absolument fou et un rythme/narration/sens du spectacle exemplaire. Aux Ninja Gaiden aussi, connus pour le gameplay intouchable, leur fluidité et leur feeling incomparables, qu’importe si le dernier n’est que l’ombre de lui-même. Le Bayonetta, vrai héritier de la saga DMC, il reprend toutes les qualités de son modèle sans les défauts, et se nourri même du côté spectaculaire et de la fluidité de ses rivaux. Castlevania Lors of Shadow, connu pour son habillage ingénieux, sa cohérence globale et sa générosité à tous niveaux. Dante’s Inferno, qui repompe DMC et God of War sans l’envie de bien faire. Ninja Blade, petit beat’em all plus sympathique qu’il n’yparaît. Ou encore un Heavenly Sword qui s’est plutôt vautré dans tout ce qu’il entreprenait. Du bon et du moins bon donc ! A l’avenir ? Chez Platinum Games, Metal Gear Rising est sur le point de sortir et Bayonetta 2 est en plein développement, nous faisant imaginer le meilleur pour ces deux-là. Du côté de Santa Monica Studios, le prochain God of War s’annonce très classique mais toujours aussi maîtrisé ! Depuis le départ de Tomonubu Itagaki, la Team Ninja a bien du mal à garder sous contrôle ses Ninja Gaiden, et aucune nouvelle d’un éventuel nouvel épisode. Enfin, Les Espagnols de Mercury Steam sont en train de nous concocter la suite de leur très réussi Castlevania, qui nous envoie déjà pas mal de rêve. Une chose est sûr, le beat’em all et ses grandes sagas n’ont pas dit leur dernier mot !

A retenir

Devil May Cry et son joli acronyme constitue plus qu’une simple saga du jeu vidéo, c’est tout une page de notre loisir favori qui s’est écrit au début des années 2000 et de l’ère PS2. Aujourd’hui encore, elle continue de ravir les esthètes du pad, ces joueurs qui s’exitent sur les tableaux de hi-score et qui profitent à chaque fois des (grandes) subtilités des combats et de leur approche si spéciale. Les autres, gamers avides d’aventure divertissante et d’action au feeling plus immédiat lui reprocheront sa rigidité assez relou, et globalement tout ce qu’il y a autour du gameplay. Oui, il ne faut pas jouer à DMC si on attend un scénario, du level design intelligent, voir même un rythme bien foutu. Une saga noble mais remplie de tares en somme.

3 réponses
  1. Delnics
    Delnics dit :

    Je suis resté sur l’impression excellente que m’avait fait le premier et étrangement je n’ai jamais eu réellement envie de tenter ma chance avec les suivants mais bon le beat them all a cette particularité : prendre n’importe quel épisode d’une série permet de s’amuser de suite, sans forcément avoir touché aux autres (la plupart du temps du moins).

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  2. Le serpent
    Le serpent dit :

    Franchement, chapeau.

    Résumer si bien une saga vieille de plus de 10 sans rentrer dans les spécificités de chacun des épisodes. Chapeau.

    Même si je ne partage pas tout ^^. Car oui, DMC ne doit pas avoir un accès immédiat ! Il faut trimer pour tout bien faire et c’est bien !

    Va jouer à Darks soul et revient me voir après ^^

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    • Bloodevil
      Bloodevil dit :

      Ouais j’comprends carrément Delnics, et j’suis un peu dans le même cas. J’ai dû me forcer pour finir ces jeux ^^. Tu sens qu’il y a quelque chose de vraiment bon dans cette saga, mais qu’à côté tu vas devoir te coltiner plein de trucs relous pour en profiter.

      Merci Thibault :). Ouais je vois ce que tu veux dire ^^. Mais bizarrement c’est les premiers jeux qui m’ont fait ne pas aimer leur côté hardcore. D’habitude j’suis vraiment aux anges devant les jeux exigeants, mais là pour la première fois j’ai eu du mal.
      En fait y’a quelque chose dans le gameplay qui fait que j’arrive pas à l’apprécier à sa juste valeur. Sa rigidité.. j’sais pas ^^. Autant j’adore au plus haut point Ninja Gaiden ou Bayonetta mais là c’est compliqué :).
      Héhé Dark Souls attends sur ma pile, faut que j’me renforce psychologiquement pour l’attaquer xD.

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