Période Nintendo 64 : Les premiers pas

Mario Party

Ventes totales : 2.70 millions
Score Metacritic : 79

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Les équipes d’Hudson Soft donnent naissance en mars 1999 (Europe) à un jeu qui va mêler les personnages de Mario et le jeu de l’oie : Mario Party.  Le but est simple : obtenir le plus d’étoiles. Sur un plateau donné, 2 à 4 joueurs peuvent choisir parmi Mario, Luigi, Donkey Kong, Wario et Peach.  Une fois l’ordre déterminé au dé, on se déplace sur plusieurs types de cases : les cases rouges (- 3 pièces), les cases bleues (+3 pièces) et les cases événements. Une case spéciale existe où Toad nous propose d’échanger une étoile contre 20 pièces. Une fois le tour fini, un des 56 mini-jeux sont lancés (suivant le nombre de bleu/rouge) : 2 contre 2 , 1 contre 3 et chacun pour soi. Et c’est là qu’est le coeur de Mario Party. On peut avoir des jeux d’adresse jouant sur les capacités de saut et d’esquive, des jeux de précision avec du morphing ou encore des jeux de chance.

C’est ces derniers qui ont été pointés du doigt par la presse plutôt dure sur ce point, ainsi que la fin de partie assez aléatoire. Dans un premier temps, les 5 derniers ont des règles changées grâce à une roue pour ensuite être appliqués (double des pièces, malus, …) .Ensuite, une fois les 20/30/50 tours terminés, les positions peuvent changer avec des étoiles bonus sur le nombre de pièces ou le nombre de cases événements atteintes, ce qui peut frustrer le gagnant temporaire. Un nouveau joueur s’essayant à ce jeu trouvera le rythme très lent, Un deuxième mode solo existe avec l’île des mini jeux, qui consiste en une succession de mini jeux avec des boss, finalement assez anecdotique. Une banque de toad est accessible ou les sous récoltés peuvent servir à acheter des goodies. Le premier épisode obtient de bonnes notes et se vend plutôt bien, initiant les joueurs/non-joueurs au jeu de plateau.

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Cet épisode a également fait parler de lui pour l’affaire du « blister gate ». Pour faire simple, des mini-jeux proposent de faire des tours de joystick pour gagner, comme pour battre Bowser dans Mario 64. Le plus connu est celui ou le nombre de tours fait voler une jouet en tournant la clé dans son dos. Mais ce que Nintendo n’a pas prévu, c’est l’idée des joueurs (dont moi même) d’utiliser la paume de leur main pour exploser les records. Résultat des courses, ces derniers se sont faits des ampoules et de nombreuses plaintes ont été déposées. Aucune de celles ci n’aboutira et Nintendo proposera des gants pour chaque joueur, en payant à l’amiable des amendes. Les tours de joystick ne reviendront que 14 ans plus tard, sur 3DS.

Mario Party 2

Ventes totales : 2.50 millions
Score Metacritic : 76

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Pourquoi changer une formule qui gagne? c’est surement ce que Nintendo a du se dire en sortant Mario Party 2 le 6 Novembre 2000. Toujours par Hudson Soft, avec l’arrivée de Shuichiro Nishiya dans l’équipe, le jeu reprend le même principe de la course à l’étoile en ajoutant plusieurs choses. D’abord, 64 mini-jeux font leur apparition (dont 20 mis à jour), avec la disparition des « rotations de joysticks » . Les plateaux ont également été refaits, prennent des noms de niveaux de plateforme (Bowser Land, Western Land, …) et bénéficient maintenant d’une mini histoire (généralement botter les fesses de Bowser). Un nouveau type de mini jeu fait son apparition dans lequel un certain nombre de pièces est retiré à chaque joueur (10, 30, 50). Un mini jeu en chacun pour soi est lancé et suivant le classement final, les pièces sont re distribuées . Ce n’est pas une révolution en soi, mais cela apporte un peu plus de suspens dans une partie gardant les mêmes bases que Mario Party. Malgré la baisse de la moyenne Metacritic, les notes de Mario Party 2 sont toujours bonnes. Console + attribuera entre autres un Console + d’Or pour le fun procuré en multijoueur (personnellement il est mon épisode préféré). Les principales critiques de l’ensemble des médias portent essentiellement sur le manque d’originalité du soft, le principe restant quasiment identique.

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Dans les choses insolites liées à cet épisode, il faut rappeler que c’est le seul titre de la période Nintendo 64 a avoir été réédité sur Console Virtuelle le 24 décembre 2010. C’est à dire que celui ou celle voulant se faire la série complète (il y en a) devra obligatoirement passer par un achat de la console (car télécharger c’est le mal). Wario devait également apparaître pour la première fois dans cet épisode, mais devant le succès plus qu’honnête de Mario Tennis, il a été avancé au premier. Enfin la censure si chère à Nintendo Of America a encore fait des sienne. Dans la version Japonaise du jeu, on peut entendre Luigi et Wario dire « Oh My God! » en cas de mauvaise chance. Un changement a été effectué en Occident, et tandis que Wario dit « D’oh I missed! », Luigi marmonne dans son coin.

Mario Party 3

Ventes totales : 1.91 millions
Score Metacritic : 74

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Le 16 novembre 2002, L’Europe accueille ce qui sera le dernier Mario Party de la Nintendo 64. Il faut dire que le console est dans sa fin de vie (comme la Dreamcast) et la Gamecube comme la Game Boy Advance concentrent maintenant les efforts du constructeur. Dans cet épisode, les héros rejoints par Waluigi et Daisy se battent non plus pour être les maîtres de la fête, mais pour être les maîtres de l’univers tout entier. Pour arriver à ce but, il faut récolter le plus d’étoiles possibles. On repart donc pour une grande bataille sur plateau pour arriver devant les autres, avec toujours des mini-jeux en 2vs2, 1vs3 et chacun pour soi. La grande nouveauté ici est l’apparition d’un mode campagne solo. L’étoile Millénaire (coucou Paper Mario) demande aux héros de récupérer 7 tampons répartis sur les plateaux de jeux et de venir l’affronter pour se montrer digne du statut de superstar. Ces mêmes tableaux sont les mêmes que ceux du mode multijoueur en plus rapides, et à chaque fin de partie un duel s’organise avec le voleur du tampon durement gagné. La durée de vie de ce mode n’est pas gigantesque, mais elle permet entre deux bagarres multis de change d’air. Le mode classique est également présent, accompagné d’un mode duel, sorte de série de mini jeux avec un compteur de vies.

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Parmi les autres nouveautés, le nombre d’items transportable par personne est passé d’un seul à trois. Ils peuvent être positifis comme la lampe du génie amenant le joueur à l’étoile ou le champi doré boostant le dé. Ils peuvent être également négatifs comme le téléphone Bowser ou le champignon empoisonné. Toad n’est d’ailleurs plus le seul tenant de magasin d’items, Bébé Bowser arrivera par alternance pour vous vendre également de quoi vous défendre. Enfin, et ça a été le gros point des tests, les mini-jeux Game Guy ont fait leur apparition. Sur la case correspondante, toutes les pièces du joueur sont retirées, un multiplicateur (X2 à X 64) et un jeu de chance se lancent. Si le joueur est chanceux, il multiplie ses pièces en fonction du résultat obtenu, sinon toutes les pièces sont perdues. Ces mini-jeux ne seront pas repris dans les épisodes suivants. Le jeu se vendra moins bien que les autres, mais au vu de la proximité immédiate de la mort de la Nintendo 64 : près de 2 millions ce n’est pas rien.

6 réponses
  1. Le serpent
    Le serpent dit :

    Mouais ça sent le Call of. Like tout ça…
    Des épisodes très rapprochés avec peu de nouveautés….

    J’aime bien la série pour jouer avec des non initiés.

    Répondre

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  1. […] qui ont toujours une issue incertaine. Mais depuis quelques années, comme expliqué dans ce dossier, Nintendo ne sait plus quoi faire et préfère le gimmick de la console à la cohérence du […]

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