Série culte des années 2000, Max Payne dont les deux premiers épisodes étaient sortis en 2001 et 2003 a dû attendre près de dix ans pour voir sa suite tant attendue débarquer sur nos machines. Acclamé par les critiques avant même sa sortie, le premier Max Payne sut convaincre par son originalité tant du point de vue du gameplay que du scénario très sombre et son aura continue aujourd’hui de porter un troisième épisode assez différent. Mais ce petit bijou de série vidéoludique a une longue histoire, à peine ternie par un film douteux, et c’est à l’occasion de la sortie du dernier opus, et dans le cadre de notre semaine spéciale Max Payne que nous vous proposons cette rétrospective.

You want pain ? I’ll give you Payne !

On annonce la couleur !

Le début du développement de Max Payne remonte à la fin des années 90, en 1996 pour être précis, à une époque faste pour la 3D où après des débuts parfois peu concluants sur les machines de l’époque, on commençait enfin à maîtriser l’outil pour sortir des productions de qualité. Remedy Entertainement, studio finnois à l’origine du benchmark 3DMark qu’on utilisait pour tester les capacités d’une carte graphique, se lançait donc dans le développement de ce qui allait devenir le premier Max Payne avec plusieurs idées en tête. La première était de réaliser un jeu de tir à la troisième personne dans la veine de Tomb Raider mais en réglant l’affreuse caméra de celui-ci, la seconde était d’imaginer comme personnage principal un flic ténébreux dans une sombre histoire de corruption, de drogue et de trahison avec une approche psychologique. Dévoilé à l’E3 1998, Max Payne fit sensation techniquement avec des effets de fumée particulièrement bien rendus et pourtant les développeurs avouent désormais avoir volontairement limité la communication autour du jeu pour éviter un effet de dégonflement et de déception à la sortie. Celle-ci était prévue pour 1999 mais le jeu aura dû attendre jusqu’à 2001 pour enfin arriver entre les mains fébriles des joueurs. L’évolution des trailers est d’ailleurs intéressante, on aperçoit en 2001 que le jeu a été considérablement amélioré du point de vue graphique. Pour l’anecdote, c’était alors Rockstar Toronto qui était chargé du portage sur Xbox et PS2, Rockstar prendra en effet en main le développement de Max Payne 3 des années plus tard. Max Payne va donc être un jeu de shoot permanent utilisant une technique devenue célèbre depuis, le « bullet-time ». Qui n’a jamais joué à Max Payne doit pourtant avoir en tête ces images du héros plongeant au ralenti depuis un angle du mur en fusillant ses ennemis dans le couloir. Or contrairement à ce qui a été dit plus tard, ce n’est pas sous l’influence de Matrix (qui reste aujourd’hui l’incarnation la plus connue du bullet-time) que Remedy a imaginé inclure cet élément dans le gameplay. En effet, Matrix est sorti seulement en 1999 alors que les idées de bullet-time dans Max Payne dataient du début du développement. Mais c’est en voyant l’étonnante ressemblance de processus avec Matrix que les développeurs ont pensé à intégrer des références au film au travers de certaines scènes évocatrices.

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