roadrash

Imaginez-vous sur l’asphalte par grand soleil, les cheveux aux vents, enfourchant votre moto rugissant de plaisir. Et surtout éprouvez ce plaisir malsain de casser la figure à toute personne osant perturber votre virée : c’est ça Road Rash. Une idée du défouloir mais sans négliger le contenu, qui a rassemblé beaucoup d’apprentis bikers à travers le monde. Des débuts discrets à la renommée, du naufrage progressif au retour sous une autre bannière, mettez votre casque et foncez dans ce dossier.

Une bande de doux-dingues

Road Rash 1

Un simple test pour lancer un torrent d’insultes, énoncer un nom : Electronic Arts. Enfin maintenant c’est plutôt Activision, mais cette société a été critiquée violemment pour des licences commerciales plombées de DLC (à quelques exceptions). Il faut savoir néanmoins qu’il y a eu des éclairs de génie, comme en cette année 1991. Tandis que le planning incluait de faire des simulations sportives telles que NHL et Madden (FIFA n’existe pas encore), une petite bande de rebelles emmenés par Carl Mey (Maniac Mansion – Ex Epyx) et Dan Geisler décident de se faire plaisir. Partis 1 an plus tôt sur une simulation de course automobile classique sur NES, leur moteur de défilement graphique (circuit) fait souffrir la 8 bits de Nintendo. L’équipe décide alors de se concentrer sur la Mega Drive (MD), réussissant à porter leur code pour obtenir un moteur graphique proche du mode 7 de la concurrente de Nintendo et réalisent une démo de course. Mais cela ne leur suffit pas, ils s’emmerdent ferme devant leur jeu. Non seulement le jeu évolue pour devenir intégralement un hommage motocyclé, mais une autre idée vient germer dans les esprits : et si le joueur explosait la gueule de ses concurrents ?

C’est ainsi que Road Rash (Megadrive/Amiga/GameBoy/…) fait son entrée. Le joueur y contrôle un pilote débutant qui espère bien se faire un peu d’argent en participant à des courses illégales aux 4 coins du pays de l’Oncle Sam. Mais bien sûr, tout ne se passera pas si facilement, et il découvrira que les courses illégales n’ont aucune règle. Les inspirations claires de ce jeu sont à trouver du côté des films d’action comme Mad Max (Geisler est un grand fan de celui-ci) et de l’histoire des bikers comme les Hell’s Angels, même si l’univers graphique est fidèle aux productions de l’époque du développeur. Cinq courses sont proposées, chacune pouvant être sélectionnée dans n’importe quel ordre, avec des difficultés différentes. Elles sont représentées en vue 3D avec des sprites 2D et offrent de nombreux obstacles à ceux qui les traversent. Dans les réjouissances on peut citer : les collines, les chicanes, les virages serrés, les voitures en sens inverses, la police et les concurrents. Ces derniers ne sont pas tendres, en allant de leur petite phrase à chaque départ, mais vont également tout faire pour éliminer tout sur leur passage. Pour se défendre, le joueur peut pendant la course donner des coups de pieds et coups de poings, et même voler une batte de baseball à ses adversaires. Attention cependant, si trop de coups sont pris ou si un obstacle est percuté, on est éjecté de sa moto et on doit courir après pour reprendre la course, en se prenant tout ce qui passe sur la route. Une moto totalement détruite devra subir des réparations, avec un prix montant crescendo. La police pourra aussi nous arrêter et donner des amendes à payer, avec un game over si l’argent manque, démarrant la mode du BUSTED connu des gens de la série. Mais malgré toutes les embûches, la victoire parmi les 4 premiers de la course permet de gagner de l’argent pour acheter de nouvelles motos. Si les 5 courses sont gagnées, elles peuvent être recommencées avec une difficulté supérieure. Mais pour être honnête, peu de gens vont très loin car la lassitude arrive devant la grande difficulté et les mots de passe sont interminables. Road Rash reste intéressant à jouer, et a eu un énorme succès à sa sortie, créant la surprise là où on ne l’attendait pas.

2 réponses
  1. Deadmarye
    Deadmarye dit :

    Pour lire ce test, quoi de mieux qu’écouter : http://www.youtube.com/watch?v=PzwYC64u0aI ?

    « Un simple test pour lancer un torrent d’insultes, énoncer un nom : Electronic Arts. Enfin maintenant c’est plutôt Activision »

    Why not Both ?

    « si un obstacle est percuté, on est éjecté de sa moto et on doit courir après pour reprendre la course, en se prenant tout ce qui passe sur la route. »

    Et c’est à ce moment de ma vie que j’ai découvert les joies du sadisme, depuis lors, faire souffrir autrui est un plaisir personnel. Et je suis pas le seul, quand on voit des jeux comme Pain…Enfin bref.

    Road Rash est une série injustement méconnue (ou oubliée). Je me souviens les parties sur MD avec l’interface qui prenanit la moitié de l’écran, c’était géant on s’éclatait comme des tarrés.

    L’opus PS1 avec les perso digit m’a bien marqué, j’le trouvais naze mais en même temps étais incapable de le lâcher. J’adorais le kitch des personnages, leur bio et toute cette ambiance cradingue.

    Je ne connais que très peu l’opus 64…Jailbreak parcontre reste celui que j’aime le plus. Probablement parceque j’étais un jeune con et que le jeune con, il crache dans la soupe de ce qu’il à en croyant que celle du voisin est meilleure.
    Clairement, si aujourd’hui je rêve de revoir un Road Rash en belle 2D hyper classe, à l’époque la 3D polygonale coupée à la hache, ça m’faisait vibrer. J’avais vraiment l’impression de castagner du motard.

    On était pas débile pour autant, on voyait les problèmes du jeu mais qu’est-ce qu’on avait à coté pour s’éclater dans une course ? Mario Kart ? On connaissait par coeur. F-Zero ? Un peu trop dur pour nos pommes pareil pour Extrem G. Reste Cool Boarder qu’était fun !

    Road Rash reste une expérience que j’n’oublierais jamais. Ca à toujours pué plus ou moins la médiocrité (et ça juste parceque personne n’en parlait chez nous, on croyait jouer à un jeu sortit d’un garage) mais en même temps, c’était tellement amusant. Même Jailbreak, même Jailbreak.

    Ca rassure de voir que ce n’est pas tombé dans l’oubli !

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