Les 3 frères (ou pas)

Road Rash 2

Après le fort succès du premier, EA récidive en 1992 avec un deuxième épisode toujours sur Megadrive qui semble au départ identique à son prédécesseur : 5 courses aux States, les obstacles sur le chemin, le fait de se donner des gnons. Mais la difficulté globale a été retravaillée et la progression se fait de manière plus agréable, de nouvelles motos, armes et courses font leur entrée et le plus gros ajout réside dans l’apparition d’un mode deux joueurs. Dans celui-ci, le tout se passe en écran splitté, et c’est un plaisir énorme de pouvoir enfin se battre avec un pote. On peut le faire soit dans les courses classiques, soit en choisissant sa course, sa moto, et son arme de départ (main, chaîne,…) dans le « mano à mano », soit chacun son tour. Je me souviens personnellement d’avoir envoyé ma manette sur le chat un nombre de fois insultant…mais bref. De manière générale, même s’il ressemble à un « Road Rash 1.5 », tout a été suffisamment amélioré pour être toujours plaisant à jouer. Le succès critique comme commercial en témoigne, avec des notes allant à 93 % dans Console + et un plébiscite de la rédaction de Player One. Cet épisode marque également le départ de Carl Mey de la série, laissant seulement Dan Geisler de l’équipe originale aux commandes.

« Jamais deux sans trois » peut on se dire en voyant arriver le 3ème épisode intitulé « Tour de Force ». Toujours sur Megadrive, le jeu propose de concourir hors des Etats Unis avec un tour de ce pays : Brésil, Royaume Uni, Allemagne, Italie, Kenya, Australie, et Japon. N’espérez pas un tour en France, le titre sera la seule référence à la langue Française. Dans les nouveautés de ce titre, à part la musique quelque peu étrange (merci chère MD), on peut dorénavant choisir entre 15 motos avec des upgrades pour chacune, et 8 armes qu’on peut récupérer ensembles et non une par une. La date de sortie tardive de Road Rash III en 1995 poussa également les développeurs à essayer de coller aux nouvelles attentes des joueurs. Quel jeu est sorti avec une nouvelle charte graphique copiée 30 fois? Mortal Kombat (<3). EA va donc dessiner ses motards à partir de sprites digitalisés, technique qui sera utilisée pour la suite de la série. Certains trouvent ça particulièrement moche, pour ma part je trouve que ce n’est pas la pire utilisation de la technique, les animations restent fluide et le personnage ne jure pas avec le décor. Du reste, on est en terrain connu, avec la tradition des 5 courses et de la tatanne entre amis, mais la série manque de se renouveler un peu. De plus Dan Geisler décide de laisser la série, déprimé sur cette période et ayant envie de travailler sur d’autres projets.

2 réponses
  1. Deadmarye
    Deadmarye dit :

    Pour lire ce test, quoi de mieux qu’écouter : http://www.youtube.com/watch?v=PzwYC64u0aI ?

    « Un simple test pour lancer un torrent d’insultes, énoncer un nom : Electronic Arts. Enfin maintenant c’est plutôt Activision »

    Why not Both ?

    « si un obstacle est percuté, on est éjecté de sa moto et on doit courir après pour reprendre la course, en se prenant tout ce qui passe sur la route. »

    Et c’est à ce moment de ma vie que j’ai découvert les joies du sadisme, depuis lors, faire souffrir autrui est un plaisir personnel. Et je suis pas le seul, quand on voit des jeux comme Pain…Enfin bref.

    Road Rash est une série injustement méconnue (ou oubliée). Je me souviens les parties sur MD avec l’interface qui prenanit la moitié de l’écran, c’était géant on s’éclatait comme des tarrés.

    L’opus PS1 avec les perso digit m’a bien marqué, j’le trouvais naze mais en même temps étais incapable de le lâcher. J’adorais le kitch des personnages, leur bio et toute cette ambiance cradingue.

    Je ne connais que très peu l’opus 64…Jailbreak parcontre reste celui que j’aime le plus. Probablement parceque j’étais un jeune con et que le jeune con, il crache dans la soupe de ce qu’il à en croyant que celle du voisin est meilleure.
    Clairement, si aujourd’hui je rêve de revoir un Road Rash en belle 2D hyper classe, à l’époque la 3D polygonale coupée à la hache, ça m’faisait vibrer. J’avais vraiment l’impression de castagner du motard.

    On était pas débile pour autant, on voyait les problèmes du jeu mais qu’est-ce qu’on avait à coté pour s’éclater dans une course ? Mario Kart ? On connaissait par coeur. F-Zero ? Un peu trop dur pour nos pommes pareil pour Extrem G. Reste Cool Boarder qu’était fun !

    Road Rash reste une expérience que j’n’oublierais jamais. Ca à toujours pué plus ou moins la médiocrité (et ça juste parceque personne n’en parlait chez nous, on croyait jouer à un jeu sortit d’un garage) mais en même temps, c’était tellement amusant. Même Jailbreak, même Jailbreak.

    Ca rassure de voir que ce n’est pas tombé dans l’oubli !

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