Vers le déclin

Road Rash 6

En 1998 sort le 5ème épisode sur Playstation : Road Rash 3D. C’est également mon premier Road Rash, et il est raté sur tous les tableaux. Si on ne connait pas la série, le jeu est clairement brouillon graphiquement, les courses se ressemblent toutes, et le challenge est assez faible. Pour les fans c’est bien pire, avec le plus important concernant le côté combat du titre. Les courses, toujours au nombre de 5, font bien plus appel au réalisme des motos et relèguent les concurrents au stade de figurants. Cela donne une simulation de moto où l’on slalome sans soucis jusqu’à la ligne d’arrivée. Sympa mais juste une question : Pourquoi ? Pourquoi avoir décidé de torpiller tout le fun de Road Rash ? Pourquoi EA ? Cela donne donc un jeu très fade et torpillé allègrement par la critique. Et la connerie ne s’arrête pas là car dans un élan de suicide, il est décidé de supprimer tous les modes multijoueurs. La justification qui sera faite par les développeurs est un problème de stockage du support CD, justification foireuse au regard des deux prochains et derniers épisodes de la série.

Road Rash 7

Sur la même période, il est décidé de faire un portage sur Nintendo 64. Le projet est transmis à THQ ayant déjà réalisé la série des WCW (jeux de catch) sur le même support. Mais les retours sur la version Playstation sont tellement mauvais que le jeu a finalement été entièrement retravaillé. Bonne nouvelle, l’action est de retour avec des adversaires bien plus agressifs cette fois ci. On peut se défendre avec 13 armes différentes (batte, chaines, clous, poing,..), chacunes renforcées par des power ups renforçants les dommages, et les courses sont d’une rapidité folcle. Le multijoueur est également présent et permet de combattre jusqu’à 4 joueurs sans aucun ralentissement ou presque (prends ça Road Rash 3D). Bref, le fun est enfin de retour avec en plus des voix et musiques excellentes mais un défaut tout de même: c’est très, très moche. En fait, afin de pouvoir garantir une fluidité permanente, les graphismes ont été dégradés au maximums et même avec un Expansion Pak le résultat est indigne de cette console. Les concurrents par exemples se ressemblent tous et les textures bavent tandis que les décors piquent les yeux. Ce qui aurait pu être un renouveau de la série est au final un jeu bien fun et jouable, mais franchement désagréable et un poil répétitif.

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Enfin, le dernier sursaut de la série intervient en 1999 sur Playstation/PC (2003 sur GBA) avec Road Rash Jailbreak, de retour chez EA. Après le four du dernier épisode chez Sony, il y a eu beaucoup à faire pour rattraper les choses. Un mini scénario est ajouté : Spaz est un malfrat qui s’est fait coffrer par les flics et le joueur et sa bande va devoir le faire sortir de là. Pour se faire il faut récupérer de l’argent et parcourir les routes en évitant les flics et les bandes rivales qui veulent en découdre. Les armes et les « badass » violents reviennent également comme sur l’épisode 64, et de nouveaux modes de jeux apparaissent. Le premier « Evasion » est le scénario a proprement parler, où l’on gagnera en respect parmi les membres du gang jusqu’à sauver Spaz : le second « 5-0 » permet de jouer parmi les rangs de la police, une première dans la série. Un multijoueur est également présent en écran splitté (ça alors sur un support CD?). Tout à l’air parfait pour s’éclater sur son bolide, mais c’est sans compter la volonté d’en finir d’EA. Deux gros défauts sont visibles : ça rame et c’est injouable. Ca rame à la moindre surcharge sur l’écran, que ce soit en solo ou en multi, la surchage se résumant à 3 modèles sur le même écran (joueur ou décor). C’est injouable car, la Dualshock sortie, le jeu tente d’en tirer partie mais se plante franchement et le moindre accoup sur le joystick emporte la moto dans le décor .Au final c’est une énorme déception pour tous les fans de la série et les critiques, qui descendront le jeu, entraînant EA à finir pour de bon les projets sur cette licence. A moins que… ?

2 réponses
  1. Deadmarye
    Deadmarye dit :

    Pour lire ce test, quoi de mieux qu’écouter : http://www.youtube.com/watch?v=PzwYC64u0aI ?

    « Un simple test pour lancer un torrent d’insultes, énoncer un nom : Electronic Arts. Enfin maintenant c’est plutôt Activision »

    Why not Both ?

    « si un obstacle est percuté, on est éjecté de sa moto et on doit courir après pour reprendre la course, en se prenant tout ce qui passe sur la route. »

    Et c’est à ce moment de ma vie que j’ai découvert les joies du sadisme, depuis lors, faire souffrir autrui est un plaisir personnel. Et je suis pas le seul, quand on voit des jeux comme Pain…Enfin bref.

    Road Rash est une série injustement méconnue (ou oubliée). Je me souviens les parties sur MD avec l’interface qui prenanit la moitié de l’écran, c’était géant on s’éclatait comme des tarrés.

    L’opus PS1 avec les perso digit m’a bien marqué, j’le trouvais naze mais en même temps étais incapable de le lâcher. J’adorais le kitch des personnages, leur bio et toute cette ambiance cradingue.

    Je ne connais que très peu l’opus 64…Jailbreak parcontre reste celui que j’aime le plus. Probablement parceque j’étais un jeune con et que le jeune con, il crache dans la soupe de ce qu’il à en croyant que celle du voisin est meilleure.
    Clairement, si aujourd’hui je rêve de revoir un Road Rash en belle 2D hyper classe, à l’époque la 3D polygonale coupée à la hache, ça m’faisait vibrer. J’avais vraiment l’impression de castagner du motard.

    On était pas débile pour autant, on voyait les problèmes du jeu mais qu’est-ce qu’on avait à coté pour s’éclater dans une course ? Mario Kart ? On connaissait par coeur. F-Zero ? Un peu trop dur pour nos pommes pareil pour Extrem G. Reste Cool Boarder qu’était fun !

    Road Rash reste une expérience que j’n’oublierais jamais. Ca à toujours pué plus ou moins la médiocrité (et ça juste parceque personne n’en parlait chez nous, on croyait jouer à un jeu sortit d’un garage) mais en même temps, c’était tellement amusant. Même Jailbreak, même Jailbreak.

    Ca rassure de voir que ce n’est pas tombé dans l’oubli !

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