ÉPISODES CDI :

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Link : The Faces Of Evil
Développeur : Animation Magic
Éditeur : Philips Media
Année :
1993

Zelda : Wand Of Gamelon
Développeur : Animation Magic

Éditeur : Philips Media
Année : 1993

Nous y sommes, l’épisode tant détesté (en partie grâce au Joueur du Grenier) s’appelle Link : Faces Of Evil. En 1992, le contrat entre Nintendo et Philips est en cours et Dale DeSharone d’Animation Magic est chargé de réaliser deux jeux Zelda. Petites contraintes cependant : le budget pour les deux jeux est de 600000 $ et le délai est de moins d’un an. Il est décidé de faire deux jeux semblables sur les bases, et l’équipe se met donc en place rapidement : 4 programmeurs, 1 scénariste non payé et 4 artistes diriges par Igor Razboff de l’ex URSS. Je précise le nom du monsieur, car il est à l’origine des magnifiques cinématiques du jeu.

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En effet, Dale DeSharone rencontre Igor Razboff quelques années plus tôt a St Petersbourg, et lui fait part d’une envie de créer une boite d’informatique. Igor a commencé a travailler dans le domaine de l’animation de son côté avec quelques collègues et donc est recontacté pour les jeux Zelda. La tension politique étant encore forte juste après la chute du bloc, l’équipe d’animateurs est rapatriée aux USA, où ils sont logés pour 6 mois dans un appart de l’équipe Américaine. Ces derniers leur donnent des PC et des scanneurs plutôt anciens pour travailler dans le rush. Ce n’est que quelques temps plus tard que l’équipe Russe reçoit un outil Cdi pour tester le résultat sur la console et « peaufiner la chose ». Et le moins qu’on puisse dire c’est que les cinématiques sont…puissantes. Dessins grossiers, couleurs baveuses, c’est un carton plein. Elles sont d’ailleurs devenues cultes sur youtube.

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Et pourtant les jeux ne sont pas forcément à jeter par la fenêtre. Les graphismes hors cinématiques sont plutôt jolis, avec un système de dessin de sprite sur une peinture en guise de fond.Le gameplay est assez limité par la manette dédiée de la Cd-i, et les objets demandant des rubis sont une idée absurde, mais une fois que le système de défense de Link est connu, le jeu se fait assez facilement. Et chose plus personnelle, il y a enfin de la voix et de la variété dans les personnages. Les cris de Link ont tendance à me briser les squalalah, et de l’entendre avec la voix de Tintin m’a plutôt fait sourire.  Concernant les musiques, le joueur de grenier a spécifié deux trois chansons plutôt hors sujet, mais il y a des compositions qui n’ont rien à envier aux débuts des Zelda. En résumé, les deux jeux sont bien en dessous des Zelda classiques, mais ne sont pas l’immense daube criée sur tout les doigts, et reste à essayer pour la culture. Pas comme…

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Zelda’s Adventure
Développeur : Viridis

Éditeur : Philips Media
Année : 1994

Si vous pensez que les Zelda d’Animation Magic sont des catastrophes ambulantes, ne jouez même pas à celui ci. Dernier dans la trilogie de la polémique, Zelda’s Adventure sort en 1994 dans un dernier souffle de l’accord passé avec Nintendo. Animation Magic étant parti sur d’autres projets, c’est une société quasi inconnue qui se penche sur le projet (Viridis) pour un budget encore plus faible que les deux autres jeux. On ne peut qu’être impatients de voir le résultat. Et quel résultat! L’introduction  donne déjà le ton,  avec des acteurs remplaçant le dessins de monsieur Yvan. Comble de l’exploit, Viridis fait pire qu’Animation Magic en ne proposant que du stop motion pixelisé avec des personnages en pleine dépression. Mention spéciale pour la voix off la moins motivée du monde.

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Une fois arrivé en jeu, on constate que la vue utilisée reprend celle des Zelda classiques. Le jeu est…moche, Zelda a deux images d’animation, et une voix peu compréhensible vous cite des choses aléatoires. Vous essayez tant bien que mal de vous repérer dans la carte marron foncé, dans ce qui semble être un jeu à base d’écrans. Mais la Philips Cd-i étant mal conçue, chaque traversée d’écran provoque un chargement de la console, ce qui donne : 1 min de jeu, 30 seconde de chargement. Il y a de quoi faire une grosse dépression, d’autant plus que la pire des idées arrive juste après. Si Zelda perd tout ses cœurs, une musique au volume maximum vous détruit les oreilles, et où que vous soyez, vous revenez au milieu de la carte. Si on rajoute les collisions en crise d’adolescence et les boss téléporteurs, c’est trop. Un jeu à jeter le plus tôt possible.

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