[SERIE] Street Fighter : Quatre pans de la grande histoire du Versus Fighting

street fighter logo 300x222 [SERIE] Street Fighter : Quatre pans de la grande histoire du Versus Fighting

Les pré-quadragénaires n’ont pas d’hésitation généralement. Dès qu’on parle de VS Fighting, c’est d’office Street Fighter 2 qui pointe son nez dans nos mémoires embrumées, LE jeu de combat qui crée la légende, faisant naître une génération de combattants aguerris, rompus au maniement de l’arc de cercle et dans l’analyse des frames. Ici, on va se pencher principalement sur les épisodes centraux de la série, à travers le prisme de la nostalgie d’un joueur qui n’a rien d’un superplayer et une prise de distance générale, afin de voir en quoi les chapitres de la saga Street Fighter reflétaient et déterminaient chacun un pan de l’histoire du VS fighting…

Street Fighter (1987) : témoignage d’un pré-adolescent boutonneux

teststreet1borne 300x225 [SERIE] Street Fighter : Quatre pans de la grande histoire du Versus Fighting« J’avais 11 ans, et on allait me poser un appareil dentaire. Angoissé, accompagné de ma chère mère, ce n’est pourtant pas mon rendez-vous qui occupait mes pensées, alors que passait à la radio « Quand j’serai KO » d’Alain Souchon, mais au fait que, pour la première fois, j’allais pouvoir entrer dans le Makao, une des trois salles d’arcade de Metz. Je n’ai eu qu’une demi-heure devant moi, noyé dans le boucan des machines alignées contre le mur gauche, le coté droit étant réservé aux bornes un peu plus « exotiques », la carcasse de fortune d’un hélicoptère, quelques motos sensées basculer grâce au poids du joueur… Et au fond, une borne de forme classique, mais énorme en comparaison des autres. Une fois la paralysie extatique passée, c’est vers cette dernière que je me dirigeai. Et là, ce fut le coup de foudre. J’avais déjà fait mes classes sur du Double Dragon, Ghost’n Goblins et pas mal d’autres jeux auxquels je jouais en m’introduisant en cachette dans les cafés, ainsi qu’au stand d’arcade de la fête patronale arsoise, mais jamais je n’avais vu quelque chose comme ça. Des personnages énormes se déplaçaient avec souplesse et rapidité sur l’écran, sautant, lançant des boules de feu, sur une musique à la mélodie difficilement identifiable mais entraînante. Et parmi toutes ces bornes plus séduisantes les unes que les autres, ces machines chatoyantes, ces voitures, ces motos, c’est pourtant dans Street Fighter que j’ai investi mon argent de poche… » Je passerais volontiers sous silence mon troisième passage au Makao car je me suis fait racketer (dure leçon de la vie) devant la borne et le regard indifférent du gérant (qui devait se douter que je n’avais pas les 13 ans requis pour entrer). Donc oui, je n’en aurais pas parlé, si ce n’était pas là que j’avais découvert ce que c’était qu’un vrai joueur, qui ne se fait pas rosser dès le second match, qui maîtrise les arcs de cercles, et arrive à la fin en un crédit… C’est à ce rufian que je dois la découverte réelle de Street Fighter.

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À propos Toma Überwenig

Aimer jouer et être bon aux jeux ne vont pas forcément de concert, j'en suis la preuve (à peu près) vivante. Vaguement musicien, je joue dans Scorpion Violente, le groupe qui souille le dance floor, fait hurler les gnous, et sent le stupre, la luxure et les pratiques que la morale réprouve.

3 Comments

  1. jz

    Je suis désolé, mais la version Super famicom n’est pas arrivé *rapidement*! Il a fallu plus d’un an entre l’arcade et le portage tant attendu… Je me souviens encore que nous nous rongions les sangs, l’attente était intenable!!!

    • Le serpent

      Même si elle n’est pas arrivée si rapidement que ça personne ne croyait qu’une telle merveille graphique et technique pouvait être portée sur console !

      L’attente , mais pas en vain !

      • Toma Überwenig

        Tu mets le doigt sur quelque chose, ici, S.
        Il faut se souvenir du fait que c’est une époque où, à part la Neo Geo, avec les limites budgétaires que l’on sait, était la seule à rivaliser avec l’arcade (dans la mesure où c’était une machine arcade tout simplement :-) ). Les portages n’étaient pas systématiques, bien que fréquents, et souvent développés par après, une fois que le jeu sorti se soit avéré un succès ou pas. Du coup, les temps d’attentes étaient conséquents, vu qu’il s’agissait de développer une adaptation (et non un simple portage comme on l’entend aujourd’hui), en fonction des capacités des machines, et un peu « à l’arrache », avec les moyens du bord.
        Du coup, jz, je t’avoue qu’un an, ça ne me semble pas vraiment long, plutôt dans les normes de l’époque (mais mes souvenirs me trompent peut-être), même si ça n’en rend pas l’attente au jour le jour moins insupportable!
        Mais d’autant que comme le dit Le Serpent, la prouesse technique était notable, une adaptation digne de ce nom, un vrai transfert des arcanes du titre (avec quelques économies au niveau des décors, de la musique à trois temps qui là ne défilait qu’à trois vitesses je crois, entre autres, et les fameuses bandes noires pour réduire la surface de l’écran :-) ).
        Ah, c’est clair que c’est autre chose que l’adaptation US Gold du premier Street sur Amstrad CPC!!

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