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Il fut un temps où de nombreux studios s’essayaient aux jeux de football. Depuis quelques années maintenant, ils ne sont plus que deux à se disputer le cuir en temps réel: FIFA et Pro Evolution Soccer, héritière et version occidentale de Winning Eleven. Vivotent seulement à côté des simulations de coaching (Football Manager, Nintendo Pocket Football Club, LFP Manager) ou des RPG sur le thème du ballon rond (Inazuma Eleven). La faute à qui? Notamment à la saga de Konami qui a su écraser de tout son poids la concurrence lors de la période PS2, FIFA mangeant son pain noir patiemment avant de prendre sa revanche lors de la génération HD. Si Kick-Off avait su en son temps faire avancer significativement le gameplay de la simulation vidéoludique de football, Winning Eleven l’a bouleversé massivement, et sans doute pour toujours.

L’avènement

images (1)L’aventure Winning Eleven débute en 1996. A cette époque, ils sont encore deux studios chez Konami à développer en parallèle des jeux de football. Du côté d’Osaka, il y a Konami Computer Entertainment Osaka (KCEO), créateur historique de la licence International Superstar Soccer (Jikkyou World Soccer au Japon) qui a fait vivre de belles heures aux possesseurs de Super Nintendo (Deluxe!) et Nintendo 64. Mais dans la capitale nippone, il y a une autre équipe (KCET), passionnée de ballon rond et soucieuse de créer une véritable simulation sur la PlayStation de Sony, faisant ressentir au joueur les mêmes sensations que sur un terrain. Le premier opus, World Soccer Winning Eleven, constitue un galop d’essai avant la sortie, l’année suivante, de Winning Eleven 1997. Ce titre est le pionnier de ce que l’on appellera par la suite la série des ISS Pro.

Sorti frontalement avec le très sympathique ISS 64, il propose une alternative plus “sérieuse” à la saga de Konami, plus réaliste. Les critiques sont excellentes et on retrouve déjà le goût des créateurs de faire à la main les tenues des 32 équipes nationales disponibles, faute de licences, et surtout un gameplay gratifiant. Les modes sont encore pauvres (exhibition, coupe et ligue internationales, deux joueurs), mais les bases sont là puisqu’il est possibleiss_pro_1998_photo de choisir entre treize formations différentes et huit stratégies. En 1998, Winning Eleven n’est pas encore champion du monde, mais il gagne définitivement un public. De nouveaux stades, un mode edit, vingt-deux équipes supplémentaires, les changements tactiques en plein match, le jeu représenté par Fabrizio Ravanelli et Andreas Köpke en France (alors coéquipiers à l’Olympique de Marseille) marque une progression indéniable de la série qui va l’amener au point de basculement ISS Pro Evolution.

imagesSorti en mai 1999 en Europe, le jeu est une bombe, une révolution, de ceux qui changent à jamais un genre tout entier. Difficile, réaliste, riche avec notamment un nombre conséquent de stades et surtout son mode Ligue des Masters qui permet de créer à la dure une équipe de club avec uniquement des stars à partir d’une formation de pieds carrés (hormis le gardien Ivarov bien sûr!), ISS Pro Evolution fait comprendre ce qu’est une simulation qui fait réfléchir comme si on était en train de réellement jouer au football. Pas question de dribbler toute l’équipe adverse ou de tenter des frappes improbables, il faut ici construire et maîtriser son collectif.  Plus rien ne sera jamais comme avant. Deux ans plus tard, ISS Pro Evolution 2 est une évolution respectueuse et apportera quelques ajustements, comme une seconde division à la Master League, les blessures ou l’annulation de passe. Le train est en marche et le public a désormais une nouvelle référence, surpassant le rival FIFA et le cousin ISS.

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  1. […] « Série Winning Eleven/PES » de Totof, Le Serpent Retrogamer. […]

  2. […] depuis des versions de sa grande sœur, la PS2. On voit donc arriver des versions PSP de FIFA et PES forcement, mais aussi de licences variés, comme ce fut le cas avec Digaea. Plus que d’adaptation […]

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