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[SHOOT’EM DOWN!] Hidden Bonus : Superplay et interview de DamDam

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Bonjour et bienvenue dans Shoot’em Down! Aujourd’hui, premier Hidden Bonus de la chronique, un chapitre hors-série qui aurait dû normalement paraître après ma longue saga sur le scoring, mais qui, pour des raisons tenues secrètes par les dirigeants secrets de ce monde, paraîtra au final… euh, bah maintenant, en fait! Et après les chapitres sur le scoring et les systèmes parfois bien ardus ne serait-ce qu’à comprendre, encore plus à appliquer, c’eût été juste parfait, puisqu’on va parler de la pratique qui consiste à dompter ces systèmes, à les exploiter jusqu’à la moelle, à faire parler la poudre pour faire pisser les millions, bref, on va parler de Superplay, en profitant des lumière de DamDam sur la question, joueuse émérite évoluant dans la sphère du superplay et co-créatrice de la Team SuperPlayLive, qui a bien voulu partager sa vision du shmup aujourd’hui, du superplay, revenir sur son parcours, entre autres réjouissances. Et c’est tout de suite!

This is the end… or is it ?

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Dans le shoot’em up comme ailleurs, on distingue différentes relations à la mort vidéoludique et au concept de « fin de jeu ». Là où beaucoup considèrent que lorsque le générique de fin défile à l’écran, l’affaire est torchée, peu importe le nombre de crédits utilisés, qu’on se soit mis en mode überfacile ou qu’on ait débloqué les armes infinies via un cheat-code, d’autres, pris d’un amour pour le jeu mêlé à un sens du challenge, prolongent l’aventure jusqu’à avoir débloqué tous les trophées, s’être essayés aux niveaux de difficulté hardcore, avoir débloqué les fins alternatives, les bonus, les quêtes secondaires, et ne lachent l’affaire qu’une fois le jeu retourné.

Ca pourrait s’arrêter là, et avec les honneurs qui plus est, mais de ce noyau dur de gamers émerge une caste d’élite pour qui torcher un jeu ne s’arrête pas à son exploration exhaustive, ils en veulent plus, ils retournent le jeu, en fouillent les replis afin d’en découvrir l’essence et les limites, quitte à s’aventurer dans des zones parfois contre-intuitives. Ils cultivent une relation singulière au jeu, lui donnant tout, et exigeant la même chose en retour. Ils ont l’esprit compétitif aiguisé et cherchent le challenge, le vrai, la performance, celle qu’on peut quantifier. C’est donc tout naturellement qu’ils se tournent soit vers le scoring de haute volée, soit vers le speed run. One CC, one-life, speed-run, all, bienvenue dans le monde du Superplay!

Longtemps une pratique confiné au Japon, en phase avec la culture de la compétition saine (ou non) qui sévit là-bas, on trouve aujourd’hui chez nous une communauté particulièrement active, passionnée, débrouillarde, capable d’organiser des événements massifs comme entre autres le désormais légendaire StunFest, rendez-vous privilégié des amateurs de performances hors-norme, qui avait déjà l’année dernière offert un spectacle tout bonnement hallucinant, et qui encore cette année aura assuré son lot de moments intenses de maestria martiale et de pluies de bullets dans des agencements hypnotiques avec des superplays frôlant l’indécence et des compétitions de baston vidéoludique de haute volée, entre autres réjouissances pour le plus grand bonheur des passionnés.

Bref, en France, ça ne rigole pas, on a du lourd!

Damdam est une actrice majeure de la scène Superplay qui a participé activement à son essors et sa démocratisation de par chez nous à travers sa pratique de gameuse et sa capacité à organiser les choses. Ceux qui ont pu admirer ses performances sur Pop’n Music sont encore en train de ramasser leurs yeux, et mon histoire d’amour avec Mushihimesama a commencé par une de ses démonstrations de force brute sur le mode Arrange de la version PS2. Elle et A-M (autre bête de combat détenteur de plusieurs records mondiaux occidentaux) sont à l’origine de la création de la Team SuperPlayLive, collectif bien en place dont le nom parle de lui-même, dédié au superplay sous toutes ses formes, ainsi que du premier DVD de Superplay à être sorti en France, excusez du peu, et on a pu les voir tous deux animer l’émission Superplay du grand Sengan sur Nolife, dont le titre parle là encore un peu de lui même.

Elle a accepté de partager avec nous son regard sur l’évolution du shoot’em up, et de nous éclairer sur les alléas de la scène superplay en France.

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A propos de l'auteur

Photo du profil de Toma Überwenig

Aimer jouer et être bon aux jeux ne vont pas forcément de concert, j'en suis la preuve (à peu près) vivante. Vaguement musicien, je joue dans Scorpion Violente, le groupe qui souille le dance floor, fait hurler les gnous, et sent le stupre, la luxure et les pratiques que la morale réprouve.

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