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Bonjour les vieux !

Je le dis de suite : je suis supra-heureux d’enfin pouvoir en quelques lignes balancer un peu de mon ressenti envers ce qui est pour moi l’un des chefs-d’oeuvre les plus intelligents, les plus brillants, les plus conceptuels de ce que fut mon parcours ludique (et même de l’histoire car franchement, je vois mal comment on pourrait faire plus addictif et plus complexe hormis l’indétrônable Tetris).

Bon d’accord, ça casse un peu le suspense d’arriver comme ça avec mes grosses charentaises, mais le jeu dont on va causer ici est… l’exemple même du jeu qui pourrait définir la symbiose. Et même au-delà, car après tout, la symbiose est un concept fragile en soi et ténue est la limite entre elle et le parasitisme qui n’est au final qu’une symbiose déséquilibrée ! Dans ce titre, les éléments s’unissent si parfaitement et si harmonieusement que même le Yin et le Yang n’en sont qu’une esquisse, un brouillon. Et dans la thématique de la semaine, il faut dire de ce jeu que l’hybridation entre ses deux composantes majeures est totalement accomplie au point de donner un genre nouveau qui n’aura été qu’à peine copié, mais jamais repris par la suite. Avec des jeux comme celui-ci, les mathématiques les plus élémentaires, la plus basique algèbre s’en trouvent démenties à grands coups de pompe au cul car un et un égalent trois !

Avant de me relancer dans une de ces phrases à rallonge dont j’ai le secret, je donne enfin le titre : déroulez le tapis rouge et faites une haie d’honneur à Solomon’s Key. Car oui, on va traiter de Solomon’s Key !

1986, trente ans déjà !

Nous sommes en cette année 1986, et surgit dans les salles de jeux un titre très spécial… Le monde est tombé sous la coupe de démons et autres esprits malfaisants. Seule la « Solomon’s Key », le grimoire magique pourra les renvoyer dans leur monde et libérer le nôtre. Non, il ne s’agit pas du scénar d’un jeu d’aventure, mais d’un jeu qu’aujourd’hui encore j’ai peine à qualifier. Vous incarnez le sorcier Dana et de multiples salles vous séparent de l’artefact tant convoité.

Pour franchir ces étapes, deux consignes simples :

-Trouver la clé

-Prendre la porte.

Ca commence soft...

Ca commence soft…

De plus, aucun de ces deux éléments n’est caché : le sésame et la sortie sont clairement présents à l’écran. Mais alors, ou est l’intérêt ?

L’intérêt est dans l’ingéniosité sans précédent des tableaux qui vous seront proposés et selon un mécanisme pourtant simple comme bonjour… Mais si parfaitement mis en œuvre ! Dana dispose d’une baguette magique qui lui permet de créer et de détruire des blocs. Car ces blocs vous serviront de passage et de plates-formes, voire de protection. Ah haha ! Le mot est lâché, Solomon’s Key est donc un jeu de plates-formes ! Oui mais… comment atteindre la clé puis la porte ? Pour cela, il faudra gamberger sévère…Une réflexion intense s’impose à vous. Ah Haha derechef, le mot est lâcher : Solomon’s Key est un jeu de réflexion !

Plates-formes ? Réflexion ? Mario ? Tetris ? Mais non, ce sont là deux types de jeux trop différents ! Comment peuvent-ils ainsi cohabiter ? Et bien, grâce à ce qui justifie la présence de Solomon’s Key dans cette semaine spéciale : une hybridation accomplie jusqu’à l’ADN de ce qui fait les grands jeux de plates-formes et les grands jeux de puzzle : il vous faudra construire votre route sur un modèle de jeux de plates-formes mais avec des impératifs que n’aurait pas reniés le plus serré des jeux de réflexion. Voilà !

2 réponses
  1. Toma Überwenig
    Toma Überwenig dit :

    Un beau test qui rend à Solomon ce qui lui appartient!

    Je repense au run impeccable de Ben Shinobi sur Nolife qui déflore moult secrets de cette perle de la belle époque, où le gameplay était roi, le game system simple et efficace en apparence, pour révéler ensuite ses vertigineux secrets.

    Répondre

Trackbacks (rétroliens) & Pingbacks

  1. […] hein! -, en avançant sur la frise chronologico-historique du genre, on tombe rapidement sur des Solomon’s Key – que Yace aborde au sein de cette semaine avec le brio qu’on lui connait! – ou […]

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