Vous avez dit…ingénieux ?

Il faut le voir pour y croire tant la construction des divers tableaux a dû réclamer de patience. Chacune des salles est un casse-tête encore plus infernal que la précédente et le tout durant 48 pièces ! Et ce en arcade, sans aucune autre aide que votre endurance et votre faculté de conceptualisation qui, pour le coup, se rapproche de celle d’un joueur de dames éprouvé (ce que je me targue d’être par ailleurs, venez faire une petite partie avec moi).

Or, et c’est là un nouveau témoignage du génie du jeu, les divers tableaux feront appel à autant d’aptitudes : création de chemin avec vos blocs, neutralisation d’ennemis en les faisant chuter en détruisant les blocs ou en les emprisonnant, usage défensif de blocs qui vous protégeront des projectiles et autres sorts maléfiques…

Premiers exemples de complexité pour neurones échaudés.

Premiers exemples de complexité pour neurones échaudés.

Certains levels revêtent des configurations ouvertes ou hermétiques, la clé sera soit disponible de suite, soit réclamera moult manœuvres précises, et de même pour la porte, le tout bien évidement sous la coupe d’un ennemi redoutable : le temps ! Car oui, chaque salle devra être complétée en un temps imparti, un peu comme dans Le chevalier du Labyrinthe (souvenez-vous, le jeu sponsorisé par Sega diffusé sur Antenne 2 entre 1990 et 1991 avec un savoureux Georges Beller en maître des lieux) ou dans Fort Boyard (oups, désolé, mais je trouvais ça marrant à l’époque, moi).

Voilà pour l’aspect hybride de Solomon’s Key. Mais la quête de Dana se double d’un autre aspect : les missions secondaires et autres bonus qu’il faudra aller chercher au prix d’une mixture plates-formes/puzzle encore plus poussée ! Le tout donne un mélange détonant qui mettra vos nerfs à rude épreuve, car aussi formidablement bien charpenté qu’était le jeu, sa difficulté relevait elle aussi de l’intransigeant avec des manœuvres au pixel et à la seconde près, sans exagération aucune… Et toujours cette délicieuse satisfaction de franchir enfin une salle apparemment insoluble pour mieux se dire ensuite, en voyant la suivante « Putain de moine ! Et là, comment je m’en sors, moi ? » !

Bon, on s'en sort comment là ?

Bon, on s’en sort comment là ?

Quelques nuances

Le jeu a été porté sur bon nombre de supports, et même si pour ma part, j’ai surtout exercé mes neurones sur les versions arcade et NES, j’ai également pris beaucoup de plaisir à faire chauffer ma matière grise résiduelle sur la suite du jeu, à savoir Solomon’s Club sur Game Boy (il existe bel et bien un Solomon’s Key 2 sur NES, mais celui-ci n’est qu’une nouvelle dénomination du jeu Fire and Ice), cette fois-ci exclusivement puzzle game, dans la veine de la délectable série des Adventure of Lolo et autres casse-tête de type Boxxle (j’adore les deux Boxxle de la Game Boy moi, même si certains se foutaient de moi pour ça à l’époque!).

aaaa aaaaa

L'excellente version NES. Pour cerveaux en ébullition.

L’excellente version NES. Pour cerveaux en ébullition.

Or Solomon’s Club est un sujet de perplexité pour moi, car il contient des éléments 100% puzzle/labyrinthe autant que des éléments 100% plates-formes comme ces blocs mouvants et ces pics… Sans pour autant les mélanger forcément. On se retrouve donc avec un jeu qui contient des niveaux 100% puzzle et d’autres 100% plates formes, et d’autres qui les mélangent… Bref, mon seul neurone restant est déjà sur le point de virer incandescent, alors comprenez que je m’arrête là ! Car ce seul neurone est tout ce qui me sépare du spectateur de W9 ou d’Eve Angéli.

A retenir

En tous cas, la série des Solomon reste aujourd’hui encore d’une incroyable complexité, et seuls des esprits structurés et patients sauront en triompher. Mais j’ai confiance : si un type comme moi avec toutes mes déviances mentales et mon instabilité chronique a su y parvenir, pourquoi pas vous ? Non non non, pas d’excuse, Solomon’s Key est fait pour vous…

Allez, laissez parler vos mains et votre cerveau !

PS : je profite de ce petit laïus pour glisser un petit clin d’oeil à l’excellent jeu de labyrinthe Castlequest sur NES qui, s’il est 100% axé dédale donc, m’a rappelé bien des techniques que j’ai développées en jouant avec Dana. Et comme ce type de jeu n’est pas près, hélas, de refaire surface…

Quelques runs pour illustrer, par votre serviteur qui n’a plus qu’un seul neurone :

Full run NES+Best ending

Full run Solomon’s Club -No miss Speedrun 100%

Castlequest : how to solve the maze

Yace.

Ce soir, je mange de la cervelle chez Hannibal.

2 réponses
  1. Toma Überwenig
    Toma Überwenig dit :

    Un beau test qui rend à Solomon ce qui lui appartient!

    Je repense au run impeccable de Ben Shinobi sur Nolife qui déflore moult secrets de cette perle de la belle époque, où le gameplay était roi, le game system simple et efficace en apparence, pour révéler ensuite ses vertigineux secrets.

    Répondre

Trackbacks (rétroliens) & Pingbacks

  1. […] hein! -, en avançant sur la frise chronologico-historique du genre, on tombe rapidement sur des Solomon’s Key – que Yace aborde au sein de cette semaine avec le brio qu’on lui connait! – ou […]

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