Sonic, l’histoire et moi….

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La grande force de Sonic est de chambouler complètement l’aspect « jeu de plates-formes posé » que Mario avait institué. Ici, un habile mélange est fait entre manoeuvres de précision et phases en vitesse grand V qui allaient devenir la signature du hérisson, et même au-delà, son identité, sa substance au point que Sonic sera même le sponsor d’une écurie de F1 en 1993 !
La survie de Sonic est liée aux anneaux qui, à l’image des pièces de Mario, permettent également de gagner des vies une fois la centaine atteinte. Mais au moindre impact, Sonic les perd (d’ailleurs, se faire toucher à moins d’une dizaine d’anneaux de l’extend tant attendu est une frustration intense !).


Le level design est une des qualités essentielles de Sonic the Hedgehog. Après un premier monde pour se rôder aux commandes et apprécier énormément cet incroyable équilibre entre sauts précis et tunnels supersoniques dans des stages déjà très vastes et bourrées de bonus cachés, on aborde un deuxième monde qui vous démontre encore qu’un héros vif comme l’éclair doit également savoir faire preuve de prudence, avant d’enchainer sur un monde délirant constitué de sauts et de pentes vertigineuses, le tout au milieu de bumpers qui ont du servir d’inspiration à l’un des spin-off de la série, le jeu de flipper Sonic Spinball, qui avait pour lui d’être un jeu fort divertissant.
Les trois derniers mondes sont tous autant qu’ils sont de véritables chefs d’oeuvre. 
Labyrinth Zone, le monde 4, a laissé dans la mémoire collective de douloureux souvenirs qui cependant n’ont pu éclipser sa qualité. Dans un vaste dédale aquatique, Sonic devra trouver la sortie mais hélas, comme il ne sait pas nager, il évoluera donc par le fond, sous une pression accrue, ce qui alourdit son contrôle mais ne le détruit pas pour autant. Un très bon concept que celui d’altérer une maniabilité sans la tirer vers le bas ! Cette partie du jeu est tout à fait différente et nécessite calme et patience…Mais pas trop car, réalisme oblige et absent de Mario jusqu’à Super Mario 64, Sonic est un mammifère, et donc doit respirer…D’où la nécessité de trouver ces fameuses bulles d’air sous peine de noyade ! Qui n’a pas été stressé par le compte à rebours avant l’asphyxie ? Un monde exceptionnel et une merveille de conception.



Starlight Zone est à nouveau une pièce maitresse avec ses successions de phases de pure plate-forme, de labyrinthes et de moments de courses parfaitement intégrés qui vous amènent vers d’autres embûches labyrinthiques. Et un termine en apothéose sur Scrap Brain Zone qui met le doigt sur une précision diabolique et une non moins diabolique reprise du concept de Labyrinth Zone dans sa troisième partie (Scrap Brain Zone 3, le niveau le plus dur et cauchemardesque du jeu). Puis vient l’affrontement final, au terme duquel Sonic verra le vilain tout rond s’enfuir…Signe de l’arrivée future d’un Sonic 2 et donc du caractère profondément précurseur et initiatique de ce Sonic 1 ?



Globalement, le jeu suit une courbe de difficulté progressive qui jamais n’atteint des sommets (Sonic 2 sera notablement plus difficicile), mais a pour ultime idée de génie de se doubler d’une quête parallèle, celle des « Chaos emeralds », joyaux de pouvoirs que Sonic peut récupérer dans des stages bonus fonction de la qualité de votre jeu au sein des divers stages. Et les attraper n’est guère facile, à moins d’être un expert en contrôle serré du genre Cameltry ou Marble Madness. Mais si vous tenez à voir la véritable fin…

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A propos de l'auteur

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Joueur qui balance entre deux âges, plutôt des neiges d'antan que de la dernière averse. Révolté permanent, contestataire patenté, il n'y a que les jeux vidéo et la grammaire française dont j'accepte de suivre à peu près les règles, dans l'ivresse des pixels et des mots.

2 commentaires

  1. Bonjour,
    Merci pour cet article. En effet, Sonic est un hérisson peu ordinaire et je l’adore ! J’aime bien ce titre, car premièrement, je suis fan de jeux de plateforme, et deuxièmement, j’adore les ludiciels dans lesquels on peut trouver de mignons petits animaux, lol. D’ailleurs, je viens de jouer à Rail Express : https://www.youtube.com/watch?v=o-oEjiEZjAU . Ce lien vous mènera vers la vidéo du jeu de plateforme. Dans ce titre, j’ai eu la chance de m’amuser avec un adorable petit poisson prénommé Bubulle et un lapin qui s’appelle Toudou, entre autres. Perso, j’ai trouvé Rail Express aussi divertissant que Sonic. 🙂

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