Des faiblesses techniques et budgétaires

Si la majorité s’est attaquée à la plastique du jeu pour critiquer le jeu, les vrais problèmes pour le genre sont plutôt au niveau de la fluidité. Le jeu n’atteint malheureusement pas les 60 FPS, notamment en début de stage où les baisses de framerate sont clairement visibles. Si évidemment le plaisir n’en est pas réduit à néant, il est dommageable de subir quelques baisses sur des passages où l’on se fait fusiller dans tous les sens.

De plus, restriction budgétaire des jeux Nintendo oblige, Starfox Zero a subit des coupures ici et la. Premièrement, plus de mode versus (local ou en ligne), qui faisait les grands jours de Lylat Wars. C’est d’autant plus dommage que le gameplay novateur du titre aurait permis quelques folies en multijoueur. Ensuite, si dans Lylat Wars les chemins alternatifs changeaient la difficulté en plus de changer drastiquement le parcours du joueur, c’est ici beaucoup moins le cas. Certes, les boss changent, mais le parcours (en dehors d’une planète) reste presque le même. On refait tel passage avec tel vaisseau, on affronte un boss de telle manière, mais concrètement la différenciation distincte de deux parcours, l’un facile et l’autre difficile est beaucoup plus floue. Sûrement un manque de temps et de budget encore une fois.

Lylat Wars

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Lylat Wars était sur Nintendo 64 un jeu marquant, déjà parce qu’il était l’un des premiers shoot them up en 3D sur consoles (même si son grand frère sur Super Nintendo était déjà révolutionnaire), mais surtout parce qu’il réinventait le système de progression linéaire habituel en proposant des choix de parcours. Ces choix, repris dans Starfox Zero en partie, vous permettait de visiter des planètes différentes, selon les chemins empruntés durant certaines missions. De plus, ces chemins alternatifs changeaient le cours de l’histoire (la forme du boss final) ainsi que la difficulté, à l’heure ou celle-ci n’est présente qu’à travers un choix dans un menu. Emprunter les chemins annexes vous emmenait donc sur des planètes beaucoup plus hostiles, et si le jeu n’était pas très dur pour un habitué du genre, il faut admettre que certains passages étaient tout de même assez retors.

De plus, Lylat Wars innovait aussi en son gameplay, en proposant des phases non plus sur rail mais libres, des combats spatiaux où il est donc possible de revenir en arrière. Ces phases de jeux, inspirées de Star Wars, permettaient à la fois de proposer un changement de rythme dans l’aventure mais aussi d’avoir des passages beaucoup plus épiques en mettant en scène des ennemis clés de l’univers, ainsi que la possibilité d’avoir des boss non pas dans de grosses machines mais avec un simple vaisseau ce qui aurait été difficile en rail shoot. Ces phases ont d’ailleurs permit à l’époque d’instaurer un mode versus en multijoueur local, quelque chose encore très rare aujourd’hui dans le même genre.

A retenir

Que dire de ce Starfox à part que le fun est immédiat, que la marge de progression est là, que les boss sont extrêmement intéressants et la mise en scène béton supportée par une OST faisant ses preuves malgré le recyclage. Je n’en attendais rien, et finalement il n’est ni mauvais, ni passable, mais tout simplement excellent pour un fan de Shoot Them Up et surtout pour un joueur cherchant un jeu qui sort des sentiers battus. Le jeu est à conseiller aux fans de STU et de Platinum Games, c’est à dire aux joueurs qui aiment creuser le gameplay et savent voir en un jeu autre chose que sa plastique.

Informations sur le jeu

Plateformes : WiiU

Genre : Shoot Them Up

Développeurs : Platinum Games

Éditeur : Nintendo

Date de sortie : 20 Avril 2016

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