L’Âge d’or à un prénom, il s’appelle Tony

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Vous allez me dire, mais Tony Hawk, qui c’est ce mec et pourquoi avoir fait du merchandising avec son nom ? Eh bien, au lieu de continuer d’essayer de deviner ce que vous pensez, je vais contextualiser ce champion afin de comprendre le développement. Tony Hawk est considéré comme une légende vivante dans son domaine, en plus d’être le plus médiatisé d’entre tous, il est aussi le nom le plus retenu de la plèbe quand on parle de skateboard, pour justifier son succès, il a tout de même un C.V qui envoie du pâté. Il est devenu Skateboarder professionnel à seulement l’âge de 11 ans, il a inventé plus d’une trentaine de tricks et détient le titre de légende en réussissant un 900 lors d’une jam-session, ça représente Jésus qui change l’eau en vin ou un joueur qui saute toutes les cutscene d’un MGS dans cette catégorie, un putain de guedin quoi ! Il a également été 15 fois médaillé au XGAMES, bref à l’époque Tony Hawk ça chiait la classe. Durant la hype de Mr Hawk, Activision voit en Neversoft un studio capable de capter l’essence et l’effervescence tout autour du succès de Tony Hawk pour l’insuffler dans un jeu et vendre des cargos entiers de jeu.

Même si Tony Hawk n’est pas la première star sportive à se faire marketer comme un sagouin, il doit être le seul a s’être autant appliquer pour la réussite commercial des dérivés vidéoludiques, entre interview avec les journaleux vidéoludique, motion capture de ses tricks, participation au développement du jeu, je ne suis pas sûr que Messi fasse autant pour les FIFA a par faire un regard appuyé de BG sur une jaquette et manger des chips. Et je vous avoue que je trouve ça assez bienfaisant que justement une star au moins, s’intéresse au minimum au média de façon créative plus que pécuniaire. Après vous avez les attentions d’Activision de ne pas faire un jeu de skate pour skaters, l’orientation du jeu est beaucoup plus arcade, ciblé pour le plus grand nombre, est-ce un mal pour autant ? Je vous laisse juge.

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« Insérez votre quote favorite du Grand Détournement »

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Le premier Tony Hawk’s Pro Skater sort en 1999 sur Playstation, même si objectivement ce n’est pas le premier jeu de skateboard vidéoludique (Skate or die en est le premier prototype), il est celui qui a connu la plus grand succès commercial. Si on met hors-jeux l’éditeur et sa puissance de frappe marketing ainsi que la marque Tony Hawk, il faut avouer que le studio Neversoft en ont dans le pantalon. Le jeu était considéré à l’époque comme un excellent jeu, novateur, fun, arcade, décomplexé et qui accrochait bien son joueur et le poussait à battre les highscore afin de passer au niveau suivant, c’était assez ardu, le temps est limitée, mais le stress et l’adrénaline que peu ressentir un skater lambda est présent malgré le côté arcade et irréaliste exacerbé du soft, on se sent l’âme d’un skater imbattable même si dans le vraie vie véritable, on est beaucoup dans l’équipe du LSR à être incapable de tenir 5 secondes sur une planche et je vous mets au défi de réussir ne serait-ce qu’un seul trick.

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Cette licence deviendra le jeu de Skate de référence, suite au succès commercial et critique de ce premier volet, Neversoft ce fait un nom dans l’industrie, une image également, rien que leur logo qui exprime le goût décalé qu’ils éprouvent pour les paires de Vans, les pantalons qui descendent aux chevilles et le son pop-punk abrutissant, une image à huit lieux de certains studios de l’industrie qui se donnait déjà un côté plutôt lisse et sérieux. L’année suivante, au moment du développement du second volet de Pro Skater, le studio de Chris Ward se voit aussi confier une licence très prisée de Marvel a adapté en jeu vidéo, ce qui donnera les deux volets de Spiderman. Neversoft s’assurera du boulot via la licence Tony Hawk sur plusieurs années, Activision leur laissant carte blanche sur le plan créatif, ils ajouteront au fur et à mesure des défis supplémentaires, des éléments de personnalisation, des tracklist d’anthologies, mais surtout, la possibilité de créer son propre Skatepark avec tout plein d’éléments à disposition pour faire son bac à sable à roulette rêvée.

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À partir de 2004, l’équipe de développement souhaite lancer un spin-off à la licence, en affinant le soft et changeant l’eau du bain, Tony Hawk’s Underground naquît. L’idée principale du premier volet est de vous faire vivre votre propre ascension en tant que Skater amateur vers la gloire et les putes, une aventure qui fera vivre à votre « vous » virtuel, nombreuses galères, de coup bas, mais surtout des rencontres avec Tony Hawk, Burnquist ou Muska qui seront vos mentors pour vous aider dans votre quête égoïste et puérile de gloire, de réussite et de pognon plein les poches. Neversoft ce coup-ci à mis le paquet, le jeu est en monde ouvert où vous avez la possibilité de vous balader à pied, conduire des voitures, rentrer dans les magasins faire du shopping, possibilité de se la jouer Altaïr de Cleeveland en escaladant les toits. Avec en plus des tonnes d’éléments de personnalisation pour votre personnage, les skate park et même vos tricks, le jeu vous laisse en bonus, la possibilité de prendre votre tronche via l’eye toy pour le calquer sur votre personnage, ça ne marche pas vraiment, mon personnage à une plus grosse tête de con que la mienne, l’exécution est pas terrible, mais l’idée est sympathique comme tout.

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La tournure que prend cette licence est excellente, le jeu est très bon dans ce qu’il propose et ce qu’il exécute. Entre l’annonce du jeu et les promesses qu’il a données, oui le volet Underground a été honnête et généreux même si avouons-le, le jeu n’est pas parfait avec la conduite des véhicules complètement borderline et son scénario qui se tient sur un timbre poste. Mais le jeu m’aura fait passer un bon moment seul et entre potes avec qui je m’amusais à jouer au gladiateur dans des skate park remplis de piège mortel (le pouvoir de l’imagination).

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Tony Hawk’s Underground 2, lui sera beaucoup plus abouti que son prédécesseur, ajoutant quelques features à la con, il donnera au jeu un rythme beaucoup plus farfelu et accrochant beaucoup plus à l’ambiance du studio lui-même avec notamment la présence de la troupe des Jackass dans le jeu. Bam Margera, un des fondateurs de ce mouvement complètement con avec l’acteur Johnny Knoxville, est un skater professionnel et ami de Tony Hawk (qui d’ailleurs fait quelques apparitions dans les films et sketchs de la troupe). Underground 2 est pour moi le préféré de la saga, non seulement à mon sens je trouve qu’il représente l’aura du studio Neversoft, qui a toujours été un studio de passionné ayant un esprit bon enfant, mais surtout c’est le jeu du no-limit. Le studio avec la participation des Jackass se sont lachées, on est en face à un jeu de skateboard, mais aussi de bordel ambiant, on alterne défi de skate pure et cascade complètement délurée, face à l’ambiance austère semi-criminel resucée à n’importe quel film de gangsters du premier volet, ici on a une ambiance délurée qui rend le tout super rafraîchissant, fun et original.

D’un autre côté, je reconnais que le jeu est un poil over the top avec les crasses des Jackass, j’en suis aussi peut être bienveillant avec lui parcequ’il est tombé pile au moment de mon adolescence et que forcement foutre le bordel sur ton de pipi caca et de musique punk ça touche beaucoup plus l’adolescent con bourré à la Kro que le cadre quadragénaire blazé au scotch.

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2 réponses
  1. Toma Überwenig
    Toma Überwenig dit :

    Ca, c’est de l’article comme je les aime! C’est sûrement d’avoir vu King of Kong récemment, mais du coup, je suis sensible aux histoires de trahison!

    Et dire qu’Activision a été, à sa naissance, LE studio qui a rendu aux créatifs leur liberté, un gage de qualité dans un monde pollué par le mercantilisme d’Atari…

    Après, on sent que le studio se débat comme une mouche collée sur une merde molle une fois Tony Hawk enterré, et le coup de poker Guitar Heroes essoufflé. Mais c’est triste comme un FF loupé (VIII) cette histoire.

    PS : tu veux pas parler de Luc Besson, sur ton PC, steplé ? Juste pour voir si ton Death Note numérique fonctionne bien^^

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  2. Le serpent
    Le serpent dit :

    Merci de m’avoir fait re-découvrir ce studio. J’avais complètement oublié que c’était eux derrière gun ! J’ai surkiffer ce jeu car j’adore les western. Alors imagine la biffle que je me suit pris en jouant à réd dead rédemption !

    Ont a vraiment l’impression que plus Activision avance plus c’est un studio putassier…. L’emmerdant c’est que ça risque de leur retomber dessus… Leur gagne pain actuel c’est Call of Duty et world of Warcraft. A mon avis ces deux licences vont péricliter en même temps. Et dans pas longtemps… J’ai tellement hate !

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