Takin’ another way

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Après les succès commerciaux et d’estime que récupère la licence Tony Hawk’s, Neversoft décide de se lancer dans un nouveau projet pour faire un break des roulettes. Gun sera leur nouveau jeu pour les consoles 128 bits et la 360. Activision leur laisse le feu vert pour créer un open-world se basant sur un univers oublié et laissé un peu à l’abandon à l’époque : le Western spaghetti. Je ne vais pas trop m’attarder sur ce jeu parce que je n’y ai pas vraiment touché, mais en même temps il n’aura jamais réussi à me captiver pour que je sorte ma carte. Même à l’époque de sa sortie, il ne m’a pas attiré parce que j’étais par défaut hermétique aux Western (RDR débloquera mon amour pour cet univers), moi je voulais du cul, des bagnoles et des explosions et il était très loin de ce standard. Malheureusement, je n’étais pas le seul à l’avoir ignoré, car malgré les qualités que nous écrivaient les critiques de l’époque, il s’est plutôt bidé au niveau des ventes, triste, triste vie.

On ne peut décidément réussir parfaitement toute sa vie. Malgré l’apothéose Underground 2, le concept Tony Hawk tourne en rond, Tony Hawk American Wastleland arrivé à cheval entre la fin de gen 128 bits et début HD pas loin derrière Gun, et malheureusement ce volet ne change pas le schmilblick de la série, même si le jeu laisse la possibilité de prendre des BMX, avouez que c’est un peu une idée désespérée pour créer une once d’originalité. Alors que tous les fans commencent à vouloir un peu plus avec l’arrivée des consoles HD, Neversoft se fait attendre et sort un an plus tard, deux volets Proving grounds et Project 8. Sauf que l’éditeur Activision n’a pas vu le coup venir de la part de la concurrence, et c’est fier comme le dernier des branleurs que EA sort de sa planque et avec la licence Skate, sortit la même année.

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Comme un as tiré au milieu d’un jeu de consanguin, EA arrive à se sortir des mailles de ce que la saga Tony Hawk proposait avec un jeu plus réaliste, plus beau, plus varié plus communautaire et axé sur le online, plus affiné bref un jeu vidéo 2.0 qui met une branlée à Neversoft et Activision. La saga Tony Hawk’s n’a jamais été réellement exploitée depuis, les deux autres volets de la licence Skate se sont chargé de l’enterré pour ensuite continuer à prospérer tout seul de son côté.

2 réponses
  1. Toma Überwenig
    Toma Überwenig dit :

    Ca, c’est de l’article comme je les aime! C’est sûrement d’avoir vu King of Kong récemment, mais du coup, je suis sensible aux histoires de trahison!

    Et dire qu’Activision a été, à sa naissance, LE studio qui a rendu aux créatifs leur liberté, un gage de qualité dans un monde pollué par le mercantilisme d’Atari…

    Après, on sent que le studio se débat comme une mouche collée sur une merde molle une fois Tony Hawk enterré, et le coup de poker Guitar Heroes essoufflé. Mais c’est triste comme un FF loupé (VIII) cette histoire.

    PS : tu veux pas parler de Luc Besson, sur ton PC, steplé ? Juste pour voir si ton Death Note numérique fonctionne bien^^

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  2. Le serpent
    Le serpent dit :

    Merci de m’avoir fait re-découvrir ce studio. J’avais complètement oublié que c’était eux derrière gun ! J’ai surkiffer ce jeu car j’adore les western. Alors imagine la biffle que je me suit pris en jouant à réd dead rédemption !

    Ont a vraiment l’impression que plus Activision avance plus c’est un studio putassier…. L’emmerdant c’est que ça risque de leur retomber dessus… Leur gagne pain actuel c’est Call of Duty et world of Warcraft. A mon avis ces deux licences vont péricliter en même temps. Et dans pas longtemps… J’ai tellement hate !

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