Soul Nomad, un peu de fraîcheur

Soul Nomad et ses combats tactiques en escouades ! De quoi passer des heures de bidouilles pour se former une armée idéale.

Vilain petit canard de la saga, et surtout jeu passé quasiment inaperçu un peu partout, il serait dommage de laisser Soul Nomad (Soul Cradle en US) sous son voile de pudeur. Mettant en scène des combats à grande échelle entre plusieurs escouades autour d’un système de damier à la Disgaea, le jeu sort assez clairement du lot. Premièrement l’ambiance se veut étonnamment classique : de l’heroic fantasy pur et dur, à la Ogre Saga. Deuxièmement tous les combats sont construits sur le système d’escouades : plutôt que de se construire une armée de combattants solo, on va ici les mettre en groupes selon plusieurs critères (affinités, armes, métier, position…). Le bilan : un game system particulièrement intéressant et relativement original. Le revers de la médaille : Soul Nomad est bien moins fun et intéressant au niveau ambiance/narration, les persos sont pas tip-tops, les enjeux trop classiques…

A retenir

Baroudeur du RPG et de ses pans les plus sombres depuis une vingtaine d’années (Rhapsody sur PS1…), Nippon Ichi Software a surtout gagné ses lettres de noblesse dans les années 2000 grâce à ses tacticals si particuliers et paradoxalement si proches l’un de l’autre qu’on les croirait tirés d’une même saga. Résolument rétros dans leur plastique, totalement fous niveau richesse et complexité, mais toujours passionnants, ces T-RPG ont ré-ouvert le livre du tactical pour y écrire une nouvelle page : celle du fun à tous les niveaux. De la démesure jusqu’au bout des ongles, des persos evils qu’on n’oublie pas, et des délires qui vont plus loin qu’aucun autre jeu sont inscrits en majuscule dans le cahier de charges de ces productions presque artisanales faites avec coeur et passion. Le résultat : une série de jeux diablement intéressants, à la durée de vie boulimique et aux manies touchantes, sachant se ré-inventer à travers quelques features qui changent à chaque fois l’approche du gameplay. Et puis mince, rien que pour tout l’aspect conte de pixels, narré à base de cutscenes façon pièce de théâtre, pour toutes ces musiques ahurissantes, pour tous ces doubleurs qui ne font pas semblant je m’incline bien bas.

Bloodevil

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