Très tôt, de nouveaux horizons

Ne vous y fiez pas ! Knight lore est un beau jeu pour l’époque

Faisant quelques infidélités au Spectrum, sans l’abandonner pour autant, Ultimate nous donnera quelques perles sur les machines phares de l’époque : MSX, C64 et CPC464. Verront ainsi le jour Sabre Wulf, jeu de plates-formes, un genre fera la renommé de la firme, ou encore Knight Lore. Ce dernier nous pose plus dans un monde d’aventure teinté de magie avec une vue en 3D isométrique. Déjà à l’époque la technicité était un des nombreux points forts de l’équipe. Les jeux sont développés en langage machine, ce qui permet à cette dernière de cracher plus volontiers ses tripes. Mais nous ne sommes encore que durant les années 1980, et la façon de faire à cette époque était très différente de maintenant. La presse spécialisée était alors réservée à une certaine élite, et ne comptait que très peu de magazines différents. De même pour la publicité et la communication autour des jeux. Nombre de productions vidéoludiques étaient alors indépendantes, et même certaines grosses boites ne communiquaient pas, ou très peu. Et Ultimate ne communiquait pratiquement pas. Tout fonctionnait parfaitement grâce au bouche à oreille entourant ses précédentes sorties. Si bien que la société s’entoure peu à peu, sans vraiment le vouloir, d’un voile de mystère qui va bien lui servir par la suite, créant une image de marque un peu hors du commun. Et oui, un non-marketing qui fait vendre, de quoi donner une leçon aux Activisions et autres Electronics Arts investissant des millions de dollars dans des campagnes de publicité sans pour autant rencontrer, à chaque sortie, le succès escompté.

Voir toujours plus loin

Battletoads, le premier jeu culte de la firme

Les ventes marchent bien, et c’est le principal. Le tout couronné par une aura énigmatique qui n’est finalement pas si inutile que ça. Mais lorsque tout va bien, il faut aussi se lancer dans de nouvelles choses. Alors pourquoi ne pas lorgner du côté du monde des consoles ? Le crash de 1984 avait fait place nette et de nouveaux acteurs commençaient à émerger, Nintendo avec sa Nes en tête. Pour marquer le changement, la firme change de nom et se nomme a présent Rare. Mais encore faut-il, pour pouvoir développer sur la console de Nintendo en obtenant l’avis favorable du grand patron Yamauchi. Il en passait ainsi pour avoir le sacro saint seal of quality Nintendo. Fort de son savoir faire technique acquis quelques années auparavant avec les bornes d’arcade, les frangins, aidés que quelques employés, mettrons peu de temps avant de comprendre les rouages de la boîte grise et pondre quelques petites démos, qui leur permettront d’avoir l’autorisation de développer sur la Nes. En même temps, Rare en profite pour ramifier sa société en lançant une filiale aux Etats-Unis. Le premier jeu sera le très médiocre Slalom. Tout comme sur Spectrum, les hit côtoient les jeux les plus moyens. S’ensuivront pas mal de cartons (pas la peine de parler des bouses) : Marble Madness, California Games, mais surtout Wizard & Warriors. Mais ces jeux n’était pas véritablement des jeux de chez Rare. Non, le développeur s’étant contenté de faire des adaptations de l’arcade vers la console de Nintendo. Il n’en reste pas moins que cela fonctionne plutôt bien et transforme le petit développeur en l’un des plus prolixes sur la 8 bit grise avec près de cinquante jeux en huit ans. Mais au milieu des adaptations, de très bon softs sortiront, et cette fois issus du cerveau génial des développeurs de Rare. On se souviens encore de Battletoads, un beat’em all déjanté mettant en scène des grenouilles pour le moins agitées, ou encore RC Pro-Am, un jeu de course en stock-car aussi fun que bien réalisé. L’arrivée de la GameBoy et un peu plus tard de la Super Nes permet à Rare d’y adapter ses titres phares, Battletoads en tête. Mais la firme n’est pas encore abonnée exclusivement à Nintendo, puisqu’elle développe quelques adaptations sur consoles Sega. On notera ainsi, et encore une fois, Battletoads sur Magadrive. Ils se reposent sous leurs lauriers les petits gars ? Pas vraiment, il faut juste admettre qu’ils auront mis un peu de temps avant de sortir la machine à baffes.

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