Et enfin, la grosse claque

Gameplay au poil et très beau, il n’y a pas à dire, Donkey kong country est un grand jeu

Oui, une belle claque. Comme pour chacune des nouvelles machines sur laquelle Rare doit développer, tout commence par une phase d’étude technologique de la bête. Pour la Super Nes, cela ira encore plus loin, en développant, en association avec Silicon Graphics, un moteur de rendu photo réaliste. Comme à son habitude, le développeur reste très réservé sur ses travaux en cours, si bien que l’attente se fait fiévreuse. Surtout après les quelques photos qui sont proposées à la presse de leur prochain jeu : Donkey Kong Country. Lors de sa sortie, c’est la grosse claque, personne ne pensait que la 16 bits de Nintendo pouvait sortir des graphismes aussi sublimes ! Cela permet de vendre huit millions d’exemplaires du jeu à travers le monde. Mais l’association Rare / Silicon Graphics a aussi donné le jour à Killer Instinct, un jeu de baston tout d’abord sorti en arcade pour être finalement adapté bien vite sur la 16 bits de Nintendo. La concurrence était rude avec Street Fighter II. Il faut avouer que le jeu de Rare ne fait pas le poids face au mythe de Capcom, mais à l’époque Killer Instinct fait tout de même un sacré paquet d’adeptes. Donkey Kong Country connaîtra des suites, moins surprenante mais toujours aussi forte en terme de gameplay et de plaisir de jeu. Le temps passe vite, trop vite d’ailleurs, et Nintendo prépare alors sa Project Reality, nommée ensuite Ultra 64, qui donnera enfin la Nintendo 64. Se passe alors un fait sans précédent : la firme au plombier cherche des développeurs sûrs, pour investir dans sa future console. Big N à la recherche d’éditeurs tiers ! Rare sera la première firme étrangère à recevoir autant de capitaux de Nintendo. C’est ainsi 25% des parts de marchés de Rare qui seront détenues par l’entreprise de Yamauchi. Et ces parts ne feront qu’augmenter avec le temps.

Le temps des jeux inoubliables

Le multijoueur énormissime de Goldeneye 64… Je ne pouvais pas passer à coté !

Fort de cette arrivée de capitaux, il sera alors possible de se lancer dans le développement de jeux plus poussés, faisant travailler toujours plus de gens. On retiendra bien évidemment Goldeneye 64, LE jeu qui a permit de démontrer que le FPS pouvait aussi être inoubliable sur console et pas seulement sur PC. Comptons aussi Diddy Kong Racing, qui a offert une belle expérience aux fans de Mario Kart lassés d’attendre le Messie tardant à arriver ; ou encore Banjo & Kazoii, et Donkey Kong 64, deux jeux de plates-formes parmi les meilleurs jeux de la Nintendo 64. Perfect Dark sera considéré comme la suite de Goldeneye, mais sans James Bond, Rare n’ayant plus la licence 007. Attardons-nous quelques peu, maintenant, sur un OVNI, dernier jeu du studio sur la console : Konker’s Bad Fur Day. Rare devait au départ sortir un jeu de plates-formes en 3D mettant en scène un gentil écureuil, rappelant sans conteste le fameux Mister Nutz de la Super Nes. Le développement avance, et le jeu s’annonce somptueux. Puis, plus de nouvelles pendant un certain temps. La presse spécialisée ayant l’habitude de ce comportement au sein de Rare, personne ne s’en inquiète… Mais c’était pour une fois encore sortir la machine à calottes ! Du jeu mimi tout plein, il ne reste rien qu’un écureuil alcoolique. Oui vous avez bien lu ! L’introduction est pour le moins explicite : Konker est au bar, et compte bien y rester. Après avoir gentiment pipeauté sa compagne, il continue de vider des chopines… Pour finalement tenter de rentrer chez lui après avoir copieusement vomi devant le troquet… On le retrouve le lendemain, avec une gueule de bois carabinée, un gros blanc de la soirée passée et dans un endroit qu’il ne connaît pas. A vous maintenant de prendre les commandes pour aider notre ami à retrouver son bercail. Juste énorme ! Un jeu étonnant, le plus trash jamais vu sur consoles à l’époque. Et c’est sur une machine Nintendo qu’il voit le jour, un comble, quand on sait la censure qui y règne ! Reste que Nintendo tentait de renouveler son image de marque, se voulant plus mature. Ceci explique certainement cela.

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