SUPER HYDORAH atterrit sur Steam et Xbox One!

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Locomalito ou la passion du retrogaming

Amateurs de retrogaming, lecteurs du site de longue date, et/ou simplement joueurs exigeants, le nom du One-Man Studio espagnol Locomalito ne doit pas vous être étranger. Développeur de génie – et je pèse mes mots! -, amoureux de la belle époque des tubes cathodiques, de l’arcade, des consoles 8 et 16 bits – voire 32, à la rigueur -, ses créations sont des poèmes dédiés à cette ère bénie, où l’Art du Pixel n’était pas un gimmick et où les jeux savaient être fun et exigeants à la fois.

Bref, Locomalito, c’est un peu le Big Boss du retrogaming européen. Pour s’en convaincre, il suffit d’essayer entre autres l’excellent Maldita Castilla, vibrant hommage à la série Makaimura – Ghosts’n Goblins, Ghouls’n Ghosts et consors -, entre autres perles disponibles sur son site, toutes téléchargeables gratuitement, avec la possibilité de faire un don si le coeur vous en dit. Car monsieur n’est pas seulement un excellent programmeur, il a durant des années adopté ce modèle qui sent bon la générosité. Bref, vous l’aurez compris, je suis fan non seulement de son oeuvre, mais aussi de l’attitude de Locomalito.

Maldita Castilla avait eu droit à une version augmentée, Maldita Castilla EX sortie sur Steam – ce qui n’a pas empêché Locomalito de laisser la version originelle du jeu disponible en freeware sur son site, soit dit en passant -, toujours mis en musique par le compositeur Gryzor87.

Quand Hydorah devient Super Hydorah

C’est aujourd’hui au tour d’Hydorah, un shoot’em up à fiche la larme à l’oeil à tous les fans de shmups de la seconde moitié des 80’s tant l’hommage est réussi, tout en gardant une patte résolument personnelle, d’avoir droit à sa version boostée, j’ai nommé Super Hydorah!

Sorti aujourd’hui même sur Steam – soit le 20 septembre, si tu lis cet article plus tard -, fruit d’un travail de longue haleine de la part des deux compères qui, comme à l’époque d’Hydorah, ont bossé ensemble pour que la musique serve à la perfection l’ambiance des – nombreux – nouveaux mondes créés pour l’occasion passant de 16 à 21, sur une carte à embranchements permettant un parcours non-linéaire, et une rejouabilité conséquente.

En plus de ces cinq planètes, Locomalito a ajouté la possibilité de jouer à deux, avec des mécaniques d’interaction spécifiques, ainsi qu’un mode bonus appelé Robot Chase. Mais non content de booster le contenu du jeu, il a passé des mois avec l’aide de Alberto McAlby à affiner la prise en main, sa souplesse, à remanier le tout, corriger chaque micro-défaut dans un souci du détail qui permet à Super Hydorah de s’imposer aujourd’hui comme la version ultime d’un jeu déjà indispensable à la base. Tout simplement.

Toi qui ne connaissais pas Locomalito, corrige-moi vite cette erreur en visitant son site, car c’est un développeur qui mérite largement qu’on s’intéresse à son travail. Et toi qui aime le shoot’em up classique, qui regrette sa quasi disparition, réjouis-toi, car Super Hydorah est le dosage parfait entre la beauté et l’audace des jeux de l’époque et l’exigence en terme de sensations en main que l’on est en droit d’attendre d’un jeu sorti aujourd’hui, réussissant à nous mettre des étoiles dans le coeur et dans les yeux, tels des gosses découvrant pour la première fois les bornes d’arcade de Gradius, de R-Type, de X-Multiply, de…etc.

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A propos de l'auteur

Photo du profil de Toma Überwenig

Aimer jouer et être bon aux jeux ne vont pas forcément de concert, j'en suis la preuve (à peu près) vivante. Vaguement musicien, je joue dans Scorpion Violente, le groupe qui souille le dance floor, fait hurler les gnous, et sent le stupre, la luxure et les pratiques que la morale réprouve.

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