An de grâce 2016. Super Mario le plombier n’a plus grand-chose à prouver ; après tout n’a-t-il pas incarné le nec plus ultra du jeu de plates formes sur autant de générations que celles de la NES, de la Game Boy, de la Super Nintendo et de la Nintendo 64 ? Mais il restait pourtant un territoire que le gros moustachu n’avait pas encore investi : celui des supports tactiles, et enfin Nintendo qui s’était montré quelque peu hésitante aura décidé de sauter le pas. Plus grand-chose à prouver disais-je à l’instant ? Pas tant que ça en fait : Mario saura-t-il accomplir sa transition vers ce monde décadent des jeux sur IOS ? 

Une recette sans grand risque

Super Mario Run n’est de prime abord que peu surprenant. Il reprend au rasoir cette esthétique très éprouvée de la série des New Super Mario Bros si connue des possesseurs de Wii et autres DS.

Le roster, sans surprise mais complet.

Tout est identique : le rendu visuel très lisible, les sprites fort honorablement animés et plutôt expressifs, des décors épurés et une bande sonore sans grande originalité certes mais d’une redoutable efficacité. Il semble évident que Nintendo aura voulu tenter un simple portage d’une recette dont le succès acquis lui permettait de limiter les risques lors de ce saut périlleux vers les supports IOS, aussi n’attendez guère de savourer des idées neuves ou une apparence innovante : Super Mario Run, c’est du New Super Mario Bros, point ! Point certes mais au vu de la qualité globale de l’ensemble, il n’y a pas franchement à s’en plaindre. Après tout, la branche des « revival » de ces bons vieux Mario en 2D a su imposer son identité, sa personnalité, et vouloir la remanier lors de la premier tentative de ce héros si lié aux consoles de jeu aurait été par trop quitte ou double, en plus de constituer un pile ou face dont Nintendo n’a guère de mal à se passer aujourd’hui. Se reposer sur ses lauriers n’est pas toujours un tort, surtout quand les lauriers en question sont si solidement ancrés dans la mémoire des joueurs…et dans l’industrie !

On retrouve également la possibilité de jouer plusieurs personnages, mais je trouve assez étrange que cette caractéristique nous soit ainsi présentée comme révolutionnaire ou tout au moins si merveilleuse : n’est-elle pas présente depuis les deux versions de Super Mario Bros 2 en 1986 et 1989 ? J’y vois là une preuve que ce Super Mario Run s’adresse avant tout à des joueurs bien plus jeunes que moi (et oui, la quarantaine s’annonce pour ma pomme, ce qui j’en suis sûr n’est pas encore le cas pour la majorité de ceux qui n’auraient découvert Mario que récemment), alors contentons-nous de préciser que le jeu a de plus la gentillesse de présenter de façon claire et précise les diverses aptitudes des personnages, que je rappelle ici pour faire propre : Mario est équilibré, Luigi saute plus haut, Peach peut léviter, Toad et Toadette sont très véloces, et Yoshi ne craint pas de marcher sur les pics. Ces divers protagonistes devront cependant être débloqués, et je ne spoilerai pas plus avant les façons de les rendre disponibles. Et puis tant qu’on peut déjà jouer avec Mario au départ, vous pourrez avec un peu de patience déjà délivrer la princesse qui se joindra à vous par la suite, hein ! Et flûte, déjà un spoiler…

0 réponses

Laisser un commentaire

Participez-vous à la discussion?
N'hésitez pas à contribuer!

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *