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Salut à tous, et bienvenue dans la suite du dossier consacré à la saga Wing Commander. Nous avons pu voir jusque là qu’une petite équipe de seulement 5 personnes, menée par un homme la tête dans les étoiles, à pu produire en peu de temps un jeu qui a réussi sur le plan ludique, tout en proposant une dimension cinématographique novatrice pour l’époque. Bien entendu le succès de Wing Commander poussa les équipes d’Origin Systems a vouloir étendre leur saga, mais en attendant de pouvoir livrer un nouvel épisode canonique, les développeurs n’ont pas chômé. Explications.

Wing Commander I : des extensions top secrètes

Wing Commander: The Secret Missions

C’est l’ambiance de fou chez les matous.

Premier add-on pour Wing Commander, et parmi les premiers add-on du jeu en général, Wing Commander: The Secrets Mission prend le parti de creuser sur l’univers de la série par le biais d’un drame. Le TCS Tiger’s Claw reçoit une transmission d’un appel de détresse venant du système Deneb. Une superarme serait en construction sur le cuirassé Sivar, et il est impératif de savoir ce qu’il en retourne, surtout que la colonie peuplée Goddard comence à être attaquée. Mais tandis que le vaisseau capital arrive aussi vite que possible pour donner un coup de main, la colonie est totalement rayée de la carte, causant l’un des plus gros massacres jamais enregistrées jusque là. La Confédération Terrienne, bien que durement touchée, devra tout faire pour détruire la menace et repousser les félins démoniaques. Le jeu ne bouge que très peu, on retrouve les mêmes graphismes, sons et musiques que dans le jeu de base. Les différences viennent de l’histoire en elle-même, et vont débuter le travail de Chris Roberts et son équipe pour construire tout un univers autour de cette guerre félino-humaine. Le public recevra correctement le titre avec de bonnes critiques, mais donnera clairement le nom de Wing Commander 1.5 à l’add-on, ce qui parait normal pour ce type de contenu, même si la suite des missions secrètes sera d’un autre calibre. Une adaptation sur Super Nintendo est réalisée en Mars 1993, mais contrairement au jeu original porté sur la même console qui avait ses défauts mais restait jouable, cet add-on n’a plus vraiment d’intérêt et parait bien trop daté comparé aux autres productions de la console, sans même parler des productions du studio du plombier moustachu.

Wing Commander: The Secret Missions 2: Crusade

Là où la première extension se contentait d’offrir une histoire parallèle à l’aventure principale, The Secret Missions 2: Crusade va faire un véritable lien entre les deux épisodes principaux de la série, Wing Commander 2 n’étant pas encore sorti à cette époque. Le jeu va inclure notamment de nouvelles missions, vaisseaux, collègues pilotes (dont l’Amiral Tolwyn qui sera retrouvé plus tard), mais également une toute nouvelle race : les Firekka. Ces êtres ressemblant à de grands oiseaux, ont rejoint la Confédération, après que leur planète du système homonyme ait été prise pour cible par, je vous le donne en mille, les Kilrathis. Durant la contre-attaque, nous sommes tenus au courant de la défection d’un pilote ennemi, qui nous confie un vaisseau Dralthi, capital pour la suite de l’aventure, et nous informe d’une possibilité de rébellion contre l’Empereur et ses soutiens de la part d’une équipe de résistant félins. On apprendra plus tard que ce Kilrathi est Hobbes, qui aura un plus grand rôle dans le futur. La nouvelle alliance devra donc venir à bout à nouveau des Kilrathi et de leur nouvelle technologie, ou encore de leurs pilotes d’élite. Comme dit précédemment, de nombreux liens sont faits avec la suite de la série. A côté des pilotes habitués comme « Maniac » ou encore « Angel », de nouvelles têtes sont visibles comme le vice-amiral Tolwyn. Le futur grand obstacle du héros jouera un rôle important dans la Confédération, et n’hésitera pas à faire porter le chapeau de chaque erreur au joueur, mais nous le verrons plus tard. La faction humaine des Mandarins sera évoquée également, montrant que le monde de Wing Commander n’est pas si manichéen que ça et que tous ne partagent pas la vision de la Confédération. Les autres pilotes, que ce soient Jazz, Doomsday ou Bossman, ont quant à eux des backgrounds développés, et la mort de l’un d’eux pour sauver un membre clé de la série est un réel crève-coeur. Tous les moyens techniques sont utilisés pour rendre une réelle émotion pour des dessins au départ pixelisés. L’histoire du Tiger’s Claw est aussi étoffée, pour préparer les événements de Wing Commander 2, avec l’apparition du TCS Austin par la même occasion. Pour le reste l’aventure est toujours prenante, même si la difficulté est bien plus élevée sur certaines missions, pouvant frustrer les moins passionnés (certains utilisateurs ne pourront finir la série sans cheat-codes). Mais l’aventure, les personnages, les rebondissements, font de cet add-on une excellente entame à Wing Commander 2. Une version SNES a été prévue, avec des prototypes disponibles, mais finalement non commercialisé.

A savoir : un roman ayant un lien direct avec le titre sera publié. Freedom Flight, de Mercedes Lackey et Ellen Guon, raconte l’histoire du jeu mais sous le point de vue des Firekka, en évoquant plus longuement la défection de Hobbes (ou Lord Ralgha) des Kilrathi. Il sera la première partie de l’univers étendu de Wing Commander

Salut à vous jeune pilote en devenir, vous voulez parcourir les étoiles sur ton pc?, j’ai ce qu’il vous faut. Non je ne parle pas de Star Wars, mais d’un autre space opéra ayant officié quasi exclusivement dans un monde de pixels. On y retrouve des vaisseaux, des musiques épiques, des espèces extra-terrestres, des combats spatiaux et Mark Hamill.  Je veux bien entendu parler de Wing Commander, la série de jeux de Chris Roberts. Si ce nom vous dit quelque chose, c’est parce que vous suivez de prêt ou de loin le développement de Star Citizen et son envie d’innover dans la simulation spatiale. Mais ce n’est pas le tour d’essai du développeur, et nous allons revenir sur la série qui l’aura fait connaître. Des débuts de la société Origin Systems jusqu’à aujourd’hui, du DOS à la superproduction Hollywoodienne, le chemin de la série stellaire n’aura jamais été de tout repos, et c’est que nous verrons dans ces pages. Branchez votre pilote automatique!

Origin Systems : une flotte à l’assaut de l’espace pixel.

Je m’appelle Richard Garriott et mon charisme est puissant

Origin Systems est créé en 1983 sur la base d’une dispute entre adultes. Richard Garriott, créateur de la série majeure Ultima, se prend de bec avec son employeur de l’époque : Sierra Online. La raison? Ultima II est sorti dans le commerce et les partage des revenus se fait très clairement en sa défaveur. En voyant que la toute jeune série s’est attirée un groupe important de fans, le jeune développeur décide de fonder sa propre entreprise, avec 70000$ « seulement » en poche. Il sera aidé pour ça de son frère Robert et de ses parents, toujours présents pour qu’il puisse réaliser son projet, qui portera le nom de Origins Systems. L’entreprise est risquée puisque la crise du jeu vidéo de 1983 passe par là, et même si Garriott se concentre sur les ordinateurs, le jeu vidéo est plutôt mal vu. Par chance l’entreprise passera les difficultés sans problème, avec une volonté de produit parfait. Un membre de l’équipe, Stephen Beeman, rapportera dans une interview la phrase directrice du studio « A game’s only late until it ships, but it sucks forever.(Un jeu est ‘en retard’ seulement jusqu’à sa livraison, mais s’il est mauvais, c’est pour toujours) « . Origin Systems se concentre dans un premier temps dans la continuation de la série Ultima (III,IV,V) et en profite pour corriger bon nombre de bugs, tout en proposant des quêtes plus abouties. En parallèle quelques jeux sont édités et/ou développés, principalement sur ordinateurs. On peut citer parmi eux un jeu du nom de Times Of Lore (1988 sur PC, Commodore 64, ZX Spectrum, Amstrad CPC, Atari ST, Apple II, Amiga, NES), un jeu d’action RPG dans lequel les gentils (classe à choisir) combattent les méchants (clichés). Dit comme ça, le titre n’a rien à faire dans le dossier, mais ce dernier connaît un succès critique et met en avant un jeune game designer : Chris Roberts. Notre futur créateur de la série Wing Commander en est encore à ses débuts, et le succès de Times Of Lore lui donne les coudées franches ainsi que la bénédiction d’Origin Systems pour lancer sa nouvelle saga.

 

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Je suis Chris Roberts, et mes jeux vont vous éblouir autant que mes chemises.

Et c’est en fin 1988 que le développement commence. L’équipe se compose alors de 5 personnes (Chris Roberts compris), parmi lesquelles on peut citer Ken Demarest III et un certain Warren Spector. Peu habitué aux travaux en équipe, Chris Roberts avait pu rencontrer auparavant Sid Meier, un autre grand game designer, au cours d’une démonstration de sa prochaine production :F-19 Stealth Fighter. Impressionné par le résultat, Roberts remarque également que le jeu tourne…. sur 386/25 qui coûte aux alentours de 10000 euros. Le jeu sera par la suite un succès, mais là où Meier misait tout sur la technique pure, Chris Roberts veut optimiser le plus possible pour livrer un produit novateur sur le plus de machines possible, et donc modifiera sa  manière de travailler lorsqu’il rejoindra ses équipes  Les délais de réalisation sont courts (un peu plus d’un an), et loin d’avoir découragé les développeurs, souvent considérés comme des grands potes, cela les a poussé à trouver de nouvelles technologies et à user d’astuces. Un nouveau moteur est développé, appelé Origin FX, simulant de la 3D avec les limitations techniques de l’époque. Pour ce faire, chaque vaisseau (ou élément dans l’espace) possède une multitude d’images à chaque position dans l’espace et chaque angle pris ce dernier. Le résultat est probant, et tandis que d’autres titres passent par la 3D en faisant une croix sur la performance et les graphismes (en vectoriel ou polygones), le titre d’Origin System montre des vaisseaux très détaillés avec le moins de ralentissements possibles.

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L’idée générale d’un jeu vidéo pour les néophytes est celle d’un passe temps en solitaire. Dans le pire des cas, il rend nazi et psychopathe (coucou TF1), dans le meilleur, débile profond associal. L’arrivée de la Wii a changé légèrement les mentalités mais il reste encore du chemin à faire. Pourquoi ce début d’introduction? car dans cette rétrospective, il est question d’une série de Nintendo essayant tant bien que mal d’attirer les non joueurs sur le terrain de l’amusement vidéoludique. Je veux bien sur parler de Mario Party, le jeu de l’oie au pays des champignons. Tous ne sont pas un monument de fun, mais la série à imposé sa marque, pour le meilleur comme pour le pire.

Avant Mario Party

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Il faut remonter en 1983 pour avoir le premier party game sur consoles : Party Mix. Développé par Starpath sur l’Atari 2600, ce jeu exploite les capacités du SuperCharger, un accessoire boostant les capacités de la console.Et pour la première fois, les 5 jeux proposés sont des jeux uniquement jouables de 2-4 joueurs. On peut jouer à une course à deux, à un jeu de tir à la corde, à un jeu de tir avec des magiciens, un jeu de chariot et un jeu de colis. Les graphismes sont assez beaux pour de l’Atari 2600 mais la jouabilité est clairement limitée avec l’unique bouton de la manette. Party Mix comme le SuperCharger seront très peu vendus, la crise venant peu de temps après.

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Sur une console Nintendo (NES), c’est Anticipation (de Rare) qui ouvre le bal des party game en 1989. Ici, c’est sous la forme d’un Dessinez c’est Gagné que les joueurs peuvent s’affronter. Chacun choisit son pion parmi des items ressemblant à des pions Monopoly, et avance sur des plateaux de différentes formes et difficultés. Mais au lieu de lancer un dé, ce sont les mini-jeux qui déterminent le nombre de cases à avancer. Pour faire simple, chaque couleur est liée à une catégorie de dessin (nature, vêtements, sciences, …), et tandis que le dessin commence à se dessiner il faut écrire le nom correspondant. Plus le résultat est trouvé vite, plus le chiffre sur le prochain est élevé, Le tour passe ensuite au joueur suivant, et ainsi de suite. Le titre des créateurs de Banjo est plutôt intéressant à jouer, et la re jouabilité est présente, mais il sera vite oublié.

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Il faut attendre 7 ans avant qu’Hudson Soft soit contacté par Nintendo pour réaliser un jeu famillial avec la licence du plombier. En 1996, Shuichiro Nishiya et Yoshimasa Ikeda réfléchissent à un ensemble de jeux pouvant impliquer le plus grand public dans la plus grande accessibilité. Au final, le choix d’un jeu de plateau se fera avec une succession de mini-jeux. Ceux ci vont se résumer à un seul ou deux boutons, mais présenteront un challenge tout en donnant envie aux joueurs de recommencer. Les idées pleuvent et les équipes d’Hudson Soft se retrouvent avec plusieurs centaines de concepts, gardant finalement qu’une cinquantaine pour le titre final. Nintendo est satisfait et deux ans plus tard le développement est terminé sous une association des deux constructeurs, la méconnue Monegi,  pour une sortie quelques mois plus tard.

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Avant de commencer le test, il faut vous faire une confidence : la question des remasters pose débat dans la rédaction. Certains trouvent que c’est une arnaque, d’autres pensent que « si tu n’aimes pas, t’achètes pas »…bref c’est le bordel. Et au jeu des refontes, Sony truste le haut du classement avec de nombreux titres avec les portages HD PS3 (Sly Racoon, Jak And Daxter, Ico & SOTC,…) ou les versions remasterisées de cette même console sur PS4 (Gof Of War 3, The Last Of Us,…). Généralement on oscille entre le paresseux et le bon, et quand les aventures de Nathan Drake ont été annoncées en collection avec du lifting ainsi qu’avec un collector de cette même collection, il y avait de quoi fuir. Mais on va laisser les préjugés de côté et chercher des trésors une seconde fois en compagnie de l’Indiana Jones vidéoludique.

 

QU’EST CE DONC QU’UNCHARTED?

UNDC2Avant de rentrer dans les détails d’un remake, il ne faut pas oublier les personnes n’ayant jamais touché au jeu d’origine. La série Uncharted nous plonge dans une aventure digne d’un Indiana Jones, ici sous forme de jeux de tirs à la troisième personne. Vous incarnez Nathan Drake, un « voleur » de trésors partant aux quatre coins du monde pour découvrir les plus grands mythes de l’Histoire. C’est ainsi qu’il part dans le premier épisode sur les traces de l’ElDorado, aidé des écrits de son aïeul et son acolyte Sully, espérant trouver des montagnes d’or. Il sera également amené à rencontrer Elena, une journaliste en quête du reportage ultime, qui aura un rôle important à jouer dans l’aventure. Le jeu alterne phases d’actions, de tir, de plate-formes et de véhicules avec une volonté de se placer comme « dans un film » tout en oubliant pas le gameplay. La formule est reprise dans Uncharted 2 : Among Thieves, où cette fois-ci il part compléter l’œuvre de Marco Polo, en allant déterrer le mythe du royaume de Shambhala. Bien sûr, un taré à la tête d’une armée privée va vouloir également sa part du butin, et notre héros se trouve quasiment seul pour choisir entre sa soif de trésor et de survie. Quasiment, car en plus d’Elena et Sully, une aventurière de braise va faire son entrée qui ne laissera pas indifférent ce cher Nate. Côté réalisation, le jeu est plus travaillé, plus spectaculaire, bien mieux mis en scène, et même s’il reprend les mêmes mécanismes, donne une gigantesque claque au joueur.  D’ailleurs le jeu va recevoir de nombreux prix, et récoltera les plus grandes éloges de la presse, seulement pour être dépassé par…The Last Of Us. Cerise sur le gâteau, un mode multijoueur plutôt complet est ajouté. L’exploit ne sera pas ré atteint avec Uncharted 3, bien qu’il soit de très bonne facture. L’aventure s’ouvre sur encore plus de destinations, que ce soit en Europe (Paris, Londres) ou dans le Moyen Orient (Syrie, Yemen, …), et trouve encore un mythe de la vie réelle (la cité enfouie d’Iman) pour en faire une aventure vidéo-ludique. Les standards de qualité technique et de gameplay sont là, mais il manque un poil de folie pour aller encore plus loin. En résumé une trilogie solide, qui sait mixer les genres pour faire vivre une aventure épique digne du cinéma, avec des personnages charismatiques, sans pour autant oublier le gameplay.

 

SUR LA FORME

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Mais vous voulez en savoir plus sur la collection retravaillée. Sur ce point, si l’on oublie le débat sur le bien fondé des remasters, le travail de Bluepoint Games est très convaincant. Outre le passage obligé en résolution haute (1080p) plusieurs petits ajouts ont été faits. Les visages ont par exemple été refaits, les décors ont bénéficié de nouvelles textures, et certains effets comme ceux de l’eau sont plus réalistes. Les 60 images par seconde quant à elles apportent un réel plus, car la fluidité est primordiale pour un jeu de ce type, et chaque scène s’enchaîne naturellement. Malheureusement tout n’es pas parfait dans le royaume des remakes. Dans une remarque plus globale la refonte bénéficie surtout à Uncharted 1 et moins à ses deux suites. Non pas que le travail soit mal fait dans les deux tiers de la collection, mais le deuxième et le troisième opus avaient déjà placé la barre haute en termes de réalisation. On retrouve donc, et même si je vais me faire des ennemis, le même problème que The Las Of Us. Enfin les bugs persistent encore et toujours, souvent reproductibles dans les phases de plates-formes. Comme vous le pouvez voir sur la photo, ci-contre, les collisions ne sont parfois pas si bien gérées que ça et l’on peut se retrouver avec un Nathan Drake dans le vide. Plus gênant encore, j’ai eu la mauvaise surprise de rester coincé dans les glaces du Népal sans pouvoir bouger, et donc recommencer la partie. Pour vous rassurer, ils ne sont pas non plus partout et le jeu se laisse jouer avec plaisir. Mais pour une collection qui se vendait à 49 euros à sa sortie, c’est quand même dommage.

057e2b9ecb26c23b0d411db19df0ceac5cadf72dFans du hérisson bleus, soyez attentifs car cette news risque de vous plaire. Le Humble Store propose pour encore deux jours des promos, et parmi elles se trouve une offre sur la saga Sonic. Pour la somme gigantesque de 15 euros, vous pouvez obtenir les jeux suivants : Sonic 1,2,3& knuckles; Sonic 4 épisode 1/2; Sonic CD; Dr. Robotnik’s Mean Bean Machine; Sonic 3D Blast; Sonic Adventure 1 & 2 (dont Battle); Sonic & SEGA All-Stars Racing + Transformed (et leurs DLC);  Sonic Generations…Et Sonic Spinball.

Une collection assez impressionnante, avec le meilleur (à un jeu près) des aventures de Sonic. Foncez ! pour la rédac c’est déjà fait.

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The Mission est une aberration!  Vous pouvez nous suivre sur Twitter et Faceb…ah on me dit qu’il faut que je fasse quand même le test. En pleine période de succès de l’Equipe de France de Football en 2000, le développeur EMG est chargé d’une mission spéciale. La société qui n’a même pas sa fiche Wikipedia est en effet engagée par Nike afin d’adapter une publicité (?) en jeu vidéo, profitant de la popularité grandissante de la Playstation. Mais entre faire un spot de 5 min et un jeu il y a un ravin, qu’EMG n’hésite pas à prendre avec tous les employés et leurs familles.

VIDE INTEGRAL

Luis Figo, cet homme fier...

Luis Figo, cet homme fier…

Pour les deux amnésiques qui souhaitent connaitre le « merveilleux » scénario, il faut revenir à la pub d’origine. Les meilleurs joueurs du moment (Figo, Ronaldo, Henry, …) sont appelés pour exécuter une mission spéciale. Un ballon unique est entreposé dans un immeuble secret, au beau milieu de lasers. Et comme si ça ne suffisait pas, une armée de ninja anti-football se tient en embuscade pour arrêter notre troupe d’élite spéciale. Pour s’en sortir, les joueurs se frayent un passage et défont leurs ennemis grâce à des tacles et des passes. Ce spot a eu son petit succès et ce « merveilleux scénario » est également celui du jeu vidéo. Et le moins qu’on puisse dire, c’est que l’horreur frappe à notre porte. Dès l’introduction, la présentation des différents joueurs se fait au travers d’une vidéo qui fait mal mal aux yeux (le joueur du grenier a un terme pour ça). Les animations sont également semblables à une mauvaise blague, avec une armée de Playmobile courant en ombre sur un immeuble de Paris Marseille Racing et un Bioman du pauvre (et c’est dur) qui semble être le grand méchant. Du grand spectacle… et ce n’est malheureusement pas encore le jeu.  Une fois arrivé au menu, il est temps de choisir les deux joueurs à contrôler parmi un nombre incroyable de 9 personnages venus des quatre coins du monde . Et quels personnages!

MON DIEU QUE C’EST MOCHE

TM_3Le but d’un jeu « de marketeux » est de mettre en valeur le produit dont il est question. Eh bien dans The Mission…c’est plus une attitude condamnable qu’on voit. Les joueurs sont non seulement mal modélisés, ont des statistiques inutiles, mais les avatars de chacun sont compressés au maximum pour qu’on ne puisse pas identifier la personne.  Le jeu en lui même garde les mêmes critères de laideur, avec des décors gris qui tremblent au moindre mouvement, le tout dans un paradis des escaliers. C’est simple, si vous voulez découvrir ce qu’est l’effet d’aliasing, The Mission est le jeu parfait. D’ailleurs le hub (informations visibles à l’écran) est ce qu’il y a de plus raté, mélangeant des couleurs de mauvais goût, aliasing et clignotements par intermittence. Cette rigueur dans le développement par les pieds et la marque des pires truands. Pour information, ce jeu est sorti en 2000, après les petits jeux suivants : Final Fantasy 7-8, Metal Gear Solid, Crash Bandicoot 1 à 3, … Il y a donc aucune excuse de voir des graphismes digne des tentatives 3D sur Super Nintendo. De plus, lors des présentations du jeu dans divers salons, les démos ont tout bonnement été trafiquées, montrant des modèles dignes d’une Playstation 2. Un jeu réalisé à la va-vite.  Mais si seulement les graphismes étaient les seuls problèmes…