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Le voici enfin ! Au deuxième jour du EA Play, nous avons pu tester Star Wars Battlefront II, sur PC et PS4.  Après un premier épisode prenant mais en demie teinte sur plusieurs points (ces foutus DLC…), EA avait fort à faire pour rattraper le coup.  On nous a promis du contenu, toutes les époques, et un gameplay repensé. Qu’en est il du résultat à l’heure actuelle ?

BATTLEFRONT AWAKENS

Dès la prise en main du titre, on voit clairement l’influence des jeux Battlefront passés, ne serait ce que dans l’écran de sélection des personnages. Battlefront II reprend le principe de son homologue rétro avec un système de classe, ici bien plus poussé. Suivant le camp sélectionné, on choisit le personnage, ses armes et ses capacités spéciales. On aperçoit également une liste de personnages déblocables par des points, inaccessibles pour l’instant. Mais le principal intérêt est le jeu en lui même, et on se lance donc dans la partie, impressionnés par notre immersion immédiate dans la bataille. Les paysages de Naboo sont magnifiques, remplis de détails rendant hommage aux films de la saga. Et la transition entre l’introduction et le jeu est totalement fluide. Et en parlant du jeu….

La partie que nous avons pu tester se déroule en 3 phases. Les droïdes affrontent les clones, les premiers devant attaquer le palais royal, défendu par les seconds. Si l’on est suffisamment efficace, on peut récolter les fameux points permettant d’incarner des « soldats » améliorés, des vaisseaux voire même des héros (Darth Maul/Boba Fett et Rey/Han Solo dans la démo). Ceux-ci peuvent appartenir à toutes les époques de la saga, pour former des alliances inattendues mais efficaces. Les objectifs, vont de l’escorte de convoi à la défense de zone en passant par l’élimination de cibles spécifiques. Contrairement à l’épisode précédent nous ne ressentons pas de répétitivité ni de monotonie car l’action évolue dynamiquement avec les objectifs, ce qui permet un enchaînement rapide et une implication totale.

A retenir

Pour l’instant, nous avons été conquis par Star Wars Battlefront 2. Le jeu semble remplir ses promesses et le niveau sur Naboo nous a montré un jeu fluide, avec une action ininterrompue et un renouvellement des systèmes de jeux. Si la version finale, pour le multijoueur comme pour le mode solo, est du même tonneau nous pouvons nous attendre a un jeu incontournable de l’univers Star Wars .

Flbond/Infernoz/Retroz

Il y a bien longtemps dans une galaxie lointaine, vivait une console appelée PSVita. Elle avait une puissance extraordinaire et une ambition de marier à la fois le confort d’un jeu de salon et la possibilité de transporter cette technologie aux 4 coins du monde. Malheureusement le manque d’exclusivités et les ventes plutôt décevantes hors Japon l’ont condamnée à devenir un support à « indés » et jeux « culturellement très Japonais », Sony ayant retiré son support direct. Une déception car un petit jeu sans prétention avec une héroïne adorable, jouant avec la gravité, avait réussi à plaire aux joueurs : Gravity Rush. Un engouement critique suffisamment important pour que le jeu se retrouve remasterisé sur PS4, et que sa suite soit mise en chantier. Est ce que Sony a eu raison de parier une nouvelle fois sur Kat, Syd et Raven?

Lent au décollage

On commence l’aventure avec une tempête gravitationnelle dévalant sur Hekseville, emportant Kat, Syd et Raven dans son passage. Et tandis que Raven n’a pas été retrouvée, les deux autres amis atterrissement non loin d’un village volant de mineurs nommé Banga. Ne sachant pas quoi faire, ils aideront les habitants, notamment leur chef Lisa et sa fille adoptive Cecie, avec l’exploitation de la mine. Enfin, Syd fera tout son possible pour ne rien faire, prétextant une blessure. Et c’est dans ce contexte que le joueur commence son aventure, avec une (re)mise à niveau des pouvoirs de gravité de Kat, en alternant entre les passages dans les mines et le village. Les joueurs qui ont déjà connu le premier épisode n’auront pas trop de difficulté à se remettre en selle, mais les néophytes auront un peu de mal à maîtriser la blonde féline, avec des problèmes de caméra pouvant surgir. De plus la partie tutoriel, en particulier le minage en souterrain, se trouve finalement très répétitive. Mais elle nous permet de rencontrer plusieurs personnages secondaires, dont Vogo, cherchant à tout prix à doubler Banga pour livrer le minerai à un mystérieux « conseil ». On assiste également à une nouveauté de l’épisode, à savoir l’Open World, qui pour l’instant propose des quêtes indexes peut évoluées, comme aller chercher des canards, mais qui ont le mérite d’être présentes (on verra cette partie plus en détail plus tard).La première césure dans le déroulement du jeu et son histoire, se fait dès l’arrivée du petit village volant dans la grande ville de Jirga Para Lhao, où l’on pourra réellement se libérer.

Planant ensuite

Car oui, Gravity Rush 2 commence réellement après quelques chapitres, et l’entrée dans ce véritable Open World. La ville aérienne de Jirga Para Lhao, est réellement magnifique. Cette dernière s’étend sur plusieurs îles-quartiers, alternant entre paysages idylliques et villes. Dans celles-ci, on pourra récupérer du minerai, qui servira à augmenter les capacités de Kat en combat, glissade ou vol. On n’oubliera bien sûr pas les Nevis, ces créatures gravitationnelles bien dégueulasses à voir, et, pour les combattre, de nouveaux styles de combat. Le premier, Lune, est celui qui permet d’être léger et les enchaîner avec plaisir. Par contre le second appelé Jupiter, alourdi Kat mais la rend destructrice au moindre coup de pied plongé. Les stratégies deviennent donc nombreuses pour avancer dans le jeu. On peut également juste naviguer pour profiter du paysage, d’autant plus que ce second épisode dote l’héroïne d’une attaque en piqué rapide pour rythmer la progression.

Mais tout n’est pas rose dans cette ville, car les inégalités sont fortes entre les différentes tranches de la population. On parle souvent de niveau ou classe sociale, ici c’est pris au sens littéral du terme, avec les riches en altitude et les pauvres au fin fond du trou. Et Kat, qui au départ se comporte comme quelqu’un dans le rang et répondant seulement au gouvernement de la ville principale, va petit à petit avoir ses conviction chamboulées et se dresser face à ces inégalités. Elle va donc s’attirer les foudres des autorités, et d’une ancienne connaissance passée du côté ennemi, pour se battre contre le pouvoir injuste en place. Le scénario peut paraître simple, mais on s’attache aux nombreux personnages, notamment grâce à des cutscenes sous forme de cases de bande dessinée stylisées, et au courage sans limite de Kat. Et il lui faudra bien ça pour arrêter une menace bien plus grande, traversant les mondes dont certains bien connus. Les lieux à visiter sont nombreux, les personnages pour beaucoup sont attachants et les musiques sont sublimes, le tout sur une durée de vie plutôt longue. Et si vous avez parcouru le scénario en découvrant tous ses secrets, vous pourrez toujours explorer les nombreux à-côtés de Gravity Rush 2.

Salut à tous, et bienvenue dans la suite du dossier consacré à la saga Wing Commander. Nous avons pu voir jusque là qu’une petite équipe de seulement 5 personnes, menée par un homme la tête dans les étoiles, à pu produire en peu de temps un jeu qui a réussi sur le plan ludique, tout en proposant une dimension cinématographique novatrice pour l’époque. Bien entendu le succès de Wing Commander poussa les équipes d’Origin Systems a vouloir étendre leur saga, mais en attendant de pouvoir livrer un nouvel épisode canonique, les développeurs n’ont pas chômé. Explications.

Wing Commander I : des extensions top secrètes

Wing Commander: The Secret Missions

C’est l’ambiance de fou chez les matous.

Premier add-on pour Wing Commander, et parmi les premiers add-on du jeu en général, Wing Commander: The Secrets Mission prend le parti de creuser sur l’univers de la série par le biais d’un drame. Le TCS Tiger’s Claw reçoit une transmission d’un appel de détresse venant du système Deneb. Une superarme serait en construction sur le cuirassé Sivar, et il est impératif de savoir ce qu’il en retourne, surtout que la colonie peuplée Goddard comence à être attaquée. Mais tandis que le vaisseau capital arrive aussi vite que possible pour donner un coup de main, la colonie est totalement rayée de la carte, causant l’un des plus gros massacres jamais enregistrées jusque là. La Confédération Terrienne, bien que durement touchée, devra tout faire pour détruire la menace et repousser les félins démoniaques. Le jeu ne bouge que très peu, on retrouve les mêmes graphismes, sons et musiques que dans le jeu de base. Les différences viennent de l’histoire en elle-même, et vont débuter le travail de Chris Roberts et son équipe pour construire tout un univers autour de cette guerre félino-humaine. Le public recevra correctement le titre avec de bonnes critiques, mais donnera clairement le nom de Wing Commander 1.5 à l’add-on, ce qui parait normal pour ce type de contenu, même si la suite des missions secrètes sera d’un autre calibre. Une adaptation sur Super Nintendo est réalisée en Mars 1993, mais contrairement au jeu original porté sur la même console qui avait ses défauts mais restait jouable, cet add-on n’a plus vraiment d’intérêt et parait bien trop daté comparé aux autres productions de la console, sans même parler des productions du studio du plombier moustachu.

Wing Commander: The Secret Missions 2: Crusade

Là où la première extension se contentait d’offrir une histoire parallèle à l’aventure principale, The Secret Missions 2: Crusade va faire un véritable lien entre les deux épisodes principaux de la série, Wing Commander 2 n’étant pas encore sorti à cette époque. Le jeu va inclure notamment de nouvelles missions, vaisseaux, collègues pilotes (dont l’Amiral Tolwyn qui sera retrouvé plus tard), mais également une toute nouvelle race : les Firekka. Ces êtres ressemblant à de grands oiseaux, ont rejoint la Confédération, après que leur planète du système homonyme ait été prise pour cible par, je vous le donne en mille, les Kilrathis. Durant la contre-attaque, nous sommes tenus au courant de la défection d’un pilote ennemi, qui nous confie un vaisseau Dralthi, capital pour la suite de l’aventure, et nous informe d’une possibilité de rébellion contre l’Empereur et ses soutiens de la part d’une équipe de résistant félins. On apprendra plus tard que ce Kilrathi est Hobbes, qui aura un plus grand rôle dans le futur. La nouvelle alliance devra donc venir à bout à nouveau des Kilrathi et de leur nouvelle technologie, ou encore de leurs pilotes d’élite. Comme dit précédemment, de nombreux liens sont faits avec la suite de la série. A côté des pilotes habitués comme « Maniac » ou encore « Angel », de nouvelles têtes sont visibles comme le vice-amiral Tolwyn. Le futur grand obstacle du héros jouera un rôle important dans la Confédération, et n’hésitera pas à faire porter le chapeau de chaque erreur au joueur, mais nous le verrons plus tard. La faction humaine des Mandarins sera évoquée également, montrant que le monde de Wing Commander n’est pas si manichéen que ça et que tous ne partagent pas la vision de la Confédération. Les autres pilotes, que ce soient Jazz, Doomsday ou Bossman, ont quant à eux des backgrounds développés, et la mort de l’un d’eux pour sauver un membre clé de la série est un réel crève-coeur. Tous les moyens techniques sont utilisés pour rendre une réelle émotion pour des dessins au départ pixelisés. L’histoire du Tiger’s Claw est aussi étoffée, pour préparer les événements de Wing Commander 2, avec l’apparition du TCS Austin par la même occasion. Pour le reste l’aventure est toujours prenante, même si la difficulté est bien plus élevée sur certaines missions, pouvant frustrer les moins passionnés (certains utilisateurs ne pourront finir la série sans cheat-codes). Mais l’aventure, les personnages, les rebondissements, font de cet add-on une excellente entame à Wing Commander 2. Une version SNES a été prévue, avec des prototypes disponibles, mais finalement non commercialisé.

A savoir : un roman ayant un lien direct avec le titre sera publié. Freedom Flight, de Mercedes Lackey et Ellen Guon, raconte l’histoire du jeu mais sous le point de vue des Firekka, en évoquant plus longuement la défection de Hobbes (ou Lord Ralgha) des Kilrathi. Il sera la première partie de l’univers étendu de Wing Commander

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L’idée générale d’un jeu vidéo pour les néophytes est celle d’un passe temps en solitaire. Dans le pire des cas, il rend nazi et psychopathe (coucou TF1), dans le meilleur, débile profond associal. L’arrivée de la Wii a changé légèrement les mentalités mais il reste encore du chemin à faire. Pourquoi ce début d’introduction? car dans cette rétrospective, il est question d’une série de Nintendo essayant tant bien que mal d’attirer les non joueurs sur le terrain de l’amusement vidéoludique. Je veux bien sur parler de Mario Party, le jeu de l’oie au pays des champignons. Tous ne sont pas un monument de fun, mais la série à imposé sa marque, pour le meilleur comme pour le pire.

Avant Mario Party

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Il faut remonter en 1983 pour avoir le premier party game sur consoles : Party Mix. Développé par Starpath sur l’Atari 2600, ce jeu exploite les capacités du SuperCharger, un accessoire boostant les capacités de la console.Et pour la première fois, les 5 jeux proposés sont des jeux uniquement jouables de 2-4 joueurs. On peut jouer à une course à deux, à un jeu de tir à la corde, à un jeu de tir avec des magiciens, un jeu de chariot et un jeu de colis. Les graphismes sont assez beaux pour de l’Atari 2600 mais la jouabilité est clairement limitée avec l’unique bouton de la manette. Party Mix comme le SuperCharger seront très peu vendus, la crise venant peu de temps après.

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Sur une console Nintendo (NES), c’est Anticipation (de Rare) qui ouvre le bal des party game en 1989. Ici, c’est sous la forme d’un Dessinez c’est Gagné que les joueurs peuvent s’affronter. Chacun choisit son pion parmi des items ressemblant à des pions Monopoly, et avance sur des plateaux de différentes formes et difficultés. Mais au lieu de lancer un dé, ce sont les mini-jeux qui déterminent le nombre de cases à avancer. Pour faire simple, chaque couleur est liée à une catégorie de dessin (nature, vêtements, sciences, …), et tandis que le dessin commence à se dessiner il faut écrire le nom correspondant. Plus le résultat est trouvé vite, plus le chiffre sur le prochain est élevé, Le tour passe ensuite au joueur suivant, et ainsi de suite. Le titre des créateurs de Banjo est plutôt intéressant à jouer, et la re jouabilité est présente, mais il sera vite oublié.

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Il faut attendre 7 ans avant qu’Hudson Soft soit contacté par Nintendo pour réaliser un jeu famillial avec la licence du plombier. En 1996, Shuichiro Nishiya et Yoshimasa Ikeda réfléchissent à un ensemble de jeux pouvant impliquer le plus grand public dans la plus grande accessibilité. Au final, le choix d’un jeu de plateau se fera avec une succession de mini-jeux. Ceux ci vont se résumer à un seul ou deux boutons, mais présenteront un challenge tout en donnant envie aux joueurs de recommencer. Les idées pleuvent et les équipes d’Hudson Soft se retrouvent avec plusieurs centaines de concepts, gardant finalement qu’une cinquantaine pour le titre final. Nintendo est satisfait et deux ans plus tard le développement est terminé sous une association des deux constructeurs, la méconnue Monegi,  pour une sortie quelques mois plus tard.

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Avant de commencer le test, il faut vous faire une confidence : la question des remasters pose débat dans la rédaction. Certains trouvent que c’est une arnaque, d’autres pensent que « si tu n’aimes pas, t’achètes pas »…bref c’est le bordel. Et au jeu des refontes, Sony truste le haut du classement avec de nombreux titres avec les portages HD PS3 (Sly Racoon, Jak And Daxter, Ico & SOTC,…) ou les versions remasterisées de cette même console sur PS4 (Gof Of War 3, The Last Of Us,…). Généralement on oscille entre le paresseux et le bon, et quand les aventures de Nathan Drake ont été annoncées en collection avec du lifting ainsi qu’avec un collector de cette même collection, il y avait de quoi fuir. Mais on va laisser les préjugés de côté et chercher des trésors une seconde fois en compagnie de l’Indiana Jones vidéoludique.

 

QU’EST CE DONC QU’UNCHARTED?

UNDC2Avant de rentrer dans les détails d’un remake, il ne faut pas oublier les personnes n’ayant jamais touché au jeu d’origine. La série Uncharted nous plonge dans une aventure digne d’un Indiana Jones, ici sous forme de jeux de tirs à la troisième personne. Vous incarnez Nathan Drake, un « voleur » de trésors partant aux quatre coins du monde pour découvrir les plus grands mythes de l’Histoire. C’est ainsi qu’il part dans le premier épisode sur les traces de l’ElDorado, aidé des écrits de son aïeul et son acolyte Sully, espérant trouver des montagnes d’or. Il sera également amené à rencontrer Elena, une journaliste en quête du reportage ultime, qui aura un rôle important à jouer dans l’aventure. Le jeu alterne phases d’actions, de tir, de plate-formes et de véhicules avec une volonté de se placer comme « dans un film » tout en oubliant pas le gameplay. La formule est reprise dans Uncharted 2 : Among Thieves, où cette fois-ci il part compléter l’œuvre de Marco Polo, en allant déterrer le mythe du royaume de Shambhala. Bien sûr, un taré à la tête d’une armée privée va vouloir également sa part du butin, et notre héros se trouve quasiment seul pour choisir entre sa soif de trésor et de survie. Quasiment, car en plus d’Elena et Sully, une aventurière de braise va faire son entrée qui ne laissera pas indifférent ce cher Nate. Côté réalisation, le jeu est plus travaillé, plus spectaculaire, bien mieux mis en scène, et même s’il reprend les mêmes mécanismes, donne une gigantesque claque au joueur.  D’ailleurs le jeu va recevoir de nombreux prix, et récoltera les plus grandes éloges de la presse, seulement pour être dépassé par…The Last Of Us. Cerise sur le gâteau, un mode multijoueur plutôt complet est ajouté. L’exploit ne sera pas ré atteint avec Uncharted 3, bien qu’il soit de très bonne facture. L’aventure s’ouvre sur encore plus de destinations, que ce soit en Europe (Paris, Londres) ou dans le Moyen Orient (Syrie, Yemen, …), et trouve encore un mythe de la vie réelle (la cité enfouie d’Iman) pour en faire une aventure vidéo-ludique. Les standards de qualité technique et de gameplay sont là, mais il manque un poil de folie pour aller encore plus loin. En résumé une trilogie solide, qui sait mixer les genres pour faire vivre une aventure épique digne du cinéma, avec des personnages charismatiques, sans pour autant oublier le gameplay.

 

SUR LA FORME

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Mais vous voulez en savoir plus sur la collection retravaillée. Sur ce point, si l’on oublie le débat sur le bien fondé des remasters, le travail de Bluepoint Games est très convaincant. Outre le passage obligé en résolution haute (1080p) plusieurs petits ajouts ont été faits. Les visages ont par exemple été refaits, les décors ont bénéficié de nouvelles textures, et certains effets comme ceux de l’eau sont plus réalistes. Les 60 images par seconde quant à elles apportent un réel plus, car la fluidité est primordiale pour un jeu de ce type, et chaque scène s’enchaîne naturellement. Malheureusement tout n’es pas parfait dans le royaume des remakes. Dans une remarque plus globale la refonte bénéficie surtout à Uncharted 1 et moins à ses deux suites. Non pas que le travail soit mal fait dans les deux tiers de la collection, mais le deuxième et le troisième opus avaient déjà placé la barre haute en termes de réalisation. On retrouve donc, et même si je vais me faire des ennemis, le même problème que The Las Of Us. Enfin les bugs persistent encore et toujours, souvent reproductibles dans les phases de plates-formes. Comme vous le pouvez voir sur la photo, ci-contre, les collisions ne sont parfois pas si bien gérées que ça et l’on peut se retrouver avec un Nathan Drake dans le vide. Plus gênant encore, j’ai eu la mauvaise surprise de rester coincé dans les glaces du Népal sans pouvoir bouger, et donc recommencer la partie. Pour vous rassurer, ils ne sont pas non plus partout et le jeu se laisse jouer avec plaisir. Mais pour une collection qui se vendait à 49 euros à sa sortie, c’est quand même dommage.

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Dans la très grande liste des jeux indépendants, on peut distinguer des grandes catégories. Parmi elles nous avons les jeux rendant hommage à la culture vidéoludique, parfois de manière directe ( j’ai mis du pixel art, regardez moi je suis geek) ou par le biais de références placées ici et là. Et dans ce domaine, Evoland premier du nom a pu montrer les évolutions du jeu vidéo a travers un jeu d’aventure. Mais le gros souci est qu’il n’a pas vraiment de personnalité propre, et que les évolutions techniques montrées se concentrent sur le début du titre. Sa suite sort cette année, et promet de corriger ces points et le moins qu’on puisse dire c’est qu’il y a une différence.

 

UN BON JEU

evo2Le jeu reprend le principe d’un action RPG, sous couvert d’un scénario assez simple : une bataille entre les démons et les humains et un voyage dans le temps. Notre héros est quelqu’un qui va avoir une destinée particulière, et va rencontrer une amie avec qui il se passera des choses, un démon finalement sympa, une archéologue du futur, etc… On reprend globalement les codes du genre, avec quelques rebondissements ça et là. Un bon point avec cet épisode est que le travail sur les personnages et l’univers ont été plus importants. Il faut dire qu’Evoland 1 a été développé en Ludum Dare (compétition de codage en 48 heures dont nous avons parlé à plusieurs reprises dans les pages de LSR, notamment par ici et par ), mais pour sa suite, ça empêche de tracer son chemin pour juste voir ce qui a été ajouté pour faire référence à quoi. De plus la durée de vie a été bien augmentée, et voir le bout du jeu n’est pas une mince affaire, surtout si l’on choisit les différents niveaux de difficulté. Les décors sont également plus évolués et variés, et les différentes villes/plaines/montagnes renferment plusieurs voies ou PNJ possibles. La courbe de difficulté est elle aussi améliorée, avec peu de passages contraignants , et les quelques boss ont toujours un pattern (cycle de déplacement) suffisamment prévisible pour qu’en quelques coups ceux ci soient détruits. Une aventure globalement solide qui également s’accompagne de petits extras ici et là. Les étoiles sont toujours à ramasser pour les plus collectionneurs, et un nouveau jeu de carte fait son apparition. Dans ce « Game Of Cards », on possède un set de départ de cartes ayant chacun des dégâts et une vie, et le but et de détruire les autres cartes pour attaquer les points de vie du joueur adverse. Un jeu assez simple mais qui occupe le temps, surtout qu’on peut collecter des cartes durant tout le jeu et affronter des adversaires dans chaque ville. Les développeurs ont voulu s’améliorer et ça se voit, mais voyons côté « références » ce qu’il en est.

 

UN BON HOMMAGE

evo3Lorsqu’un jeu a un concept, il est difficile de ne pas plonger la tête la première dedans et de proposer une coquille vide à côté. Et le petit plus d’ Evoland 2 c’est l’hommage global aux jeux vidéo. Par le biais de la technique d’abord, on débute directement dans un environnement Gameboy dans une sorte d’entraînement aux commandes. Par la suite on passe au gré des voyages dans le temps des graphismes 16 bits, à la 3D, à une pseudo 8 bits, ce qui laisse de côté l’évolution technique très linéaire du premier pour plus de liberté. On assiste également à la venue de plusieurs phases de jeux qui reprennent les nombreux genres du média. De base, le jeu se découpe comme un Zelda Link’s Awakening avec des phases vu de dessus et des phases vu de côté, mais ce n’est pas tout. Sans tout dévoiler, une course poursuite dans les airs nous mettra dans la configuration d’un shoot’em up, un combat contre un boss nous encouragera à sortir nos Hadoken, etc… Et cette apparition des références se produit très tôt, car même une partie du tutorial nous amènera à résoudre des énigmes…à la manière d’un Professeur Layton, avec en prime les animations types de la célèbre série. Les références sont également au delà du jeu vidéo, et vont piocher dans toute la culture populaire des années 80 et 90, que ce soit dans la musique ou encore les dessin animés (le combat contre les écureuils ninja vaut le détour). Des grands amoureux des jeux vidéos sont à l’oeuvre ici, et c’est un semi documentaire sur le média qui est réalisé avec Evoland 2. Une démarche qui n’a pas que des avantages.

057e2b9ecb26c23b0d411db19df0ceac5cadf72dFans du hérisson bleus, soyez attentifs car cette news risque de vous plaire. Le Humble Store propose pour encore deux jours des promos, et parmi elles se trouve une offre sur la saga Sonic. Pour la somme gigantesque de 15 euros, vous pouvez obtenir les jeux suivants : Sonic 1,2,3& knuckles; Sonic 4 épisode 1/2; Sonic CD; Dr. Robotnik’s Mean Bean Machine; Sonic 3D Blast; Sonic Adventure 1 & 2 (dont Battle); Sonic & SEGA All-Stars Racing + Transformed (et leurs DLC);  Sonic Generations…Et Sonic Spinball.

Une collection assez impressionnante, avec le meilleur (à un jeu près) des aventures de Sonic. Foncez ! pour la rédac c’est déjà fait.

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3 décembre 1994, c’est une date que certains bénissent encore aujourd’hui (même à LSR) pour un événement allant bouleverser le jeu vidéo. En effet, la PlayStation sort au Japon et coiffe au poteau tous ses concurrents avec une puissance énorme et un prix touchant le sol (299$ aux USA). Et telle une tradition, les jeux de lancement ont donné une idée de la manière dont les joueurs ont pu expérimenter leur nouvelle machine. Si en Europe, nous avons pu nous amuser sur un Wipeout ou encore Tekken, au Japon un jeune développeur du nom de Kazunori Yamauchi travaille avec son studio Polys Entertainement sur un jeu de course. Un concurrent de Mario Kart montrant la puissance de la Playstation nommé Motor Toon Gran Prix.  Mais le jeu réussit à se démarquer sur plusieurs points, et c’est sa suite qui a pu sortir du Japon qui nous l’a montré.

CARTOONESQUE

MTGP22Attention vous allez aimer les arc en ciel ! Motor Toon Grand Prix 2 est un jeu qui se veut hommage aux cartoons, à commencer par les personnages. Dans le casting on retrouve le héros charismatique prêt à sauver les dames en détresse (Captain Rock), un duo d’aliens barrés (Raptor & Raptor) ou encore le Robot pas très malin Bolbox.  Mention spéciale pour l’un des boss déblocables, dont le nom garde toute sa subtilité (Ching Tong Chang). Leurs véhicules sont tous improbables et l’ambiance générale est vraiment excellent. En parlant d’ambiance, les circuits pètent des arc en ciel sous LSD. Le but étant de montrer les capacités de la 32 bits de Sony, les courses sont surchargées en couleurs , la 3d épurée et les animations sont présentes partout. On retrouve des bords de mers, des autoroutes dans le ciel , la maison de Gulliver , la maison hantée,… en résumé du classique mais à la sauce toon. Dans ces mêmes circuits on retrouve les éternels objets à se lancer mutuellement. Les carapa…bombes lâchés à l’arrière comme les missiles téléguidés sont toujours présents, mais des nouveaux objets plus délirants font leur apparition. Le mythique poids de 32 tonnes vous permet d’immobiliser le concurrent le plus proche, la boite de pandore perturbe tout le monde et il existe même des champignons hallucinogènes gentiment donnés par le fan club de Vandamme. Du reste les courses, que ce soit en tournoi ou simples, doivent être gagnés dans premières places, sinon le poids de 32 tonnes nous est réservé dans un Game Over bien ironique. En résumé un hommage appuyé à la culture cartoon.

MAIS REALISTE

MTGP23Mais au delà des animations loufoques et des items typés Looney Toons, la conduite est assez particulière. Yamauchi exprime l’envie de réaliser des jeux de conduite réalistes et tente quelques mécanismes dans son Mario Kart version Sony. Par exemple, derrière les enveloppes bariolées des véhicules du jeu, chaque personnage à sa propre inertie. Pour prendre le plus classique, à savoir Captain Rock, nous nous retrouvons avec une voiture sourire qui régira comme une voiture réelle (côté toon à part). Dans les faits, le jeu prend le contrepied d’un Super Mario Kart semi arcade, en imposant des virages négociés au plus serré, une gestion de la vitesse par paliers et une longue bataille pour passer devant son concurrent dans les difficultés élevées. Attention ne vous attendez pas à du Gran Turismo, le fun restant toujours la priorité, mais il est intéressant de voir un jeu faisant office de laboratoire de gameplay. Yamauchi réutilisera des mécanismes d’inertie du jeu pour ses productions bien plus simulation.

VERDICT AUJOURD’HUI?

MTGP24Si j’étais subjectif, je dirais que ce jeu est excellent et reste un de mes plus grands souvenirs sur la 32 bit de Sony. Les parties enchaînés avec la frangine ont toujours été aussi fun. Mais ça reste un test, et oui du temps est passé depuis 1996.  Le point qui a sans doute le plus mal vieilli est le côté graphique. Il faut se souvenir que Motor Toon Grand Prix 2 est la version ++ d’un jeu ayant accompagné la sortie de la PlayStation, et ça se voit. Les textures sont souvent unies , clignotent par moments et il n’est pas rare d’avoir du clipping en inversé (des polygones disparaissant quand on se rapproche). Si la camera s’éloigne le constat « bouillie de pixels » se voit un peu, et si vous êtes habitués à la PlayStation 4 vous allez déchanter. Au niveau du Gameplay, pas grand chose à redire, mais le nombre de circuits restreint ne permet pas vraiment d’en profiter en solo. On a le tournoi, les time attack ou encore des personnages et des mini jeux à débloquer, mais en une grosse heure de jeu on a fait le tour. En multijoueur par contre comme dans tous les jeux du genre, le fun est bien présent, et si les grosses bagarres à coups d’objets sont la priorités, les défis au temps occuperont un certain temps. Donc si vous ouvrez vos chacras en prenant compte la date de sortie du jeu, vous aimerez Motor Toon Grand Prix 2, sinon Gran Turismo 5 est disponible.

A retenir

Un bon petit jeu typé Mario Kart, ayant un peu vieilli mais avec un habillage cartoon, c’est ce qu’on peut retenir de Motor Toon Grand Prix 2. Le travail fait pour créer un univers coloré et fun est le gros point fort du jeu, et les personnages caricaturaux sont à tous tester. Le gameplay ressort aussi par des touches étonnamment réalistes dans un jeu du genre. A essayer, pour la culture et a petit prix sur le PSN, pour voir comment le papa de Gran Turismo a travaillé sur autre chose que la série en question.

 

Flbond

Badge Pour les fans

Informations sur le jeu

Plateforme :  PlayStation

Genre :  Course

Développeur : Polys (Polyphony Digital de nos jours)

Éditeur : Sony

Date de sortie : 1996

Car1Des voitures de rêve, des courses endiablées et des litres d’hémoglobine : voici la vie idéale. Si vous êtes d’accord, vous êtes soit psychopathes soit fans du culte et polémique Carmageddon de Stainless Games. Ce jeu de course sanglant avait fait fortement parler de lui en 1997 et sa suite, Carpocalypse Now, avait fait de même en poussant le délire et le gore beaucoup plus loin. Avec le temps malheureusement, le jeu est devenu assez difficile à tester, et seulement Good Old Games le proposait. Chose corrigée avec l’arrivée du titre sur Steam pour 7.99 euros (Windows uniquement).  Le principe est toujours d’écraser des personnes, de finir premier ou de détruire ses concurrents, mais les nombreuses références cinématographiques, le level design et le fun quasi omniprésent font de ce classique un indispensable à tester…pour personnes averties.

Remarque : Si vous avez déjà pris le reboot de la série (Carmageddon Reincarnation); le 2ème opus est inclus dans l’accès anticipé de ce dernier

Malgré des ventes en demi-teintes, des salons calamiteux et mine de rien pas mal de points d’interrogations qui commencent à se lever quant à l’avenir de la Vita, Sony ne lâche pas son bébé, et nous le prouve en lui offrant une nouvelle mise-à-jour, dispo la semaine prochaine, le 28 août monsieur. Au programme de cette version 1.80, de nouvelles fonctions d’interaction entre la Vita et la PS3 (s’en servir comme manette…), quelques features gadget, et surtout (et enfin) la rétrocompatibilité avec une centaine de jeux classiques PS1, téléchargeables pour l’occasion. De quoi enfin profiter des Final Fantasy VII, Resident Evil 2 et compagnie sur portable-oled-stick analogique !

Bloodevil