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On y est mon petit, le patron du 4X est de retour. Pour l’occasion mon petit, il délaisse notre bonne vieille Terre le temps d’un épisode (ou plus peut-être qui sait) un peu particulier pour se lancer à la conquête de l’espace. Beyond Earth (rien à voir avec la mouise de David Cage attention) fait suite à l’excellent Civilization V, dont il reprend d’ailleurs la substantifique moelle. Firaxis nous offre un digne héritier d’Alpha Centauri. Et rien que pour cette promesse, moi je dis banco direct !

Nouveau décor pour le meilleur ? Pas sur…

Beaux décors. Dommage qu'ils ne soient pas nombreux

Beaux décors. Dommage qu’ils ne soient pas nombreux

Pour évoquer tout de suite la question du « mais qu’est-ce que c’est », voici un bref laïus que je dois à un site peu connu, Wikipedia : À l’instar des autres opus de la série Civilization, le joueur doit coloniser le terrain de jeu divisé en sous-ensembles hexagonaux (« cases » ou « tuiles »). La progression se fait par un système au tour par tour. Merci, passons maintenant aux choses suivantes.

Se détacher de l’histoire de l’humanité ne se fait pas sans heurts.. Et quand je parle de heurts, je pèse tellement mes mots qu’il s’agit du premier reproche que je peux adresser à Beyond Earth. Exit la présence conjuguée de Napoléon, Moctezuma, Bismarck, Gandhi et consorts qui, bien que parfaitement anachronique, apportait une véritable personnalité aux peuples incarnés dans Civilization. Et une personnalité à Civilization tout court. Ca à l’air con, voire vieux con qui dit : « faites des nouveautés et des nouvelles expériences les gars ! Mais pas trop ni là ». Donc, on devra choisir entre 8 sponsors fictifs (contre 18 peuples dans la version de base de Civ V. Je dis ça comme çà hein ^^) tels que l’Union Africaine, la Coopérative Panasiatique ou encore la Fédération Slave. Chacune de ces factions a bien évidemment ses bonus différent, comme dans l’opus précédent, mais contrairement à celui-ci, il n’y a ni unités ni bâtiments propres à chaque sponsor. En gros, vous êtes des humains, et au moment de la conquête spatiale, et bien tous les humains sont pareils. Un sens de l’histoire particulier mais pas dénué de sens. Les factions manquent ainsi regrettablement de personnalité.

Mais pourquoi c’est moins bien ?

Civ reste Civ. Et pour ça, c'est tout de même bien !

Civ reste Civ. Et pour ça, c’est tout de même bien !

Outre le choix de sa faction, on détermine également sur quel type de planète on s’apprête à atterrir qui va déterminer beaucoup de choses ; Et c’est ça que j’attendais le plus ! Et bien perdu… La variété des environnements laisse franchement à désirer, par rapport à ce qu’on aurait pu attendre d’un nouveau Civ, qui plus est libéré des contraintes terrestres. Et bien non, pour faire rapide, c’est moins bien… Idem pour les extra-terrestres qui viennent remplacer les barbares et empoisonner les débuts de partie ; si le premier contact est appréciable, parce que ce sont des extra-terrestres, le bestiaire est limité (sept espèces) et peine à passionner à moyen terme. Un constat similaire pour les ressources : six sont d’un intérêt capital, les autres sont anecdotiques, et d’autres sont tout simplement inexistantes. C’est le cas des ressources de luxe de Civ V, importantes pour la gestion de la jauge de bonheur, ces dernières disparaissent en même temps que le bonheur, remplacé par une jauge de santé bien moins intéressante à gérer. Pour les six ressources intéressantes, elles se divisent en deux catégories : le pétrole et le titane servent à la construction de satellites (assez anecdotique, quoi je me répète ?), et l’énergie géothermique qui est utilisée comme source énergétique à long terme. La seconde catégorie est plus intéressante et nous mène à l’une des principales qualités de ce Beyond Earth, le système d’affinités.

Cover

Vous ne le savez peut-être pas mais XCOM est une vieille série. Et ouais. Ca vous en bouche un coin, n’est-ce pas ? En attendant, elle n’était plus très connue du fait qu’elle est tout d’abord l’une des très rares représentantes de son genre, que les derniers épisodes dataient déjà de quelques bonnes années et que son ambiance n’est pas spécialement « glamour ».Pourtant, ce titre là à la saveur de ces jeux typiques du PC, au gameplay si spécifiques et qui ne plairont qu’à une certaine tranche de joueurs, tout simplement car il s’avère très particulier et pas particulièrement vif. Vous allez vite savoir pourquoi.

Back to the 90’s

Alpha Tango Charlie !

Alpha Tango Charlie !

Remettons les choses dans son contexte, XCOM n’est pas sexy et ne l’avait jamais été dès lors. Baignant dans son ambiance SF plus orientée vers la série Z que par le style plus léché d’un Star Wars, ce n’est pas l’esthétique qui séduira ni ses graphismes d’un ancien temps. Car oui, cela fait longtemps que la mode de l’alien aux yeux en amande et du trio de couleurs bleu/violet/vert ne séduit plus. Beaucoup trouveront ça moche, et on ne pourra pas leur donner véritablement tort, d’autres révéleront leur nature d’indécrottable optimiste en affirmant que cela sent bon le mauvais goût, argument que l’on ne peut pas non plus réfuter, quand on s’y attarde. Mais tout l’intérêt de XCOM Enemy Unknown n’est pas véritablement dans son apparence. Non, il demeure dans son gameplay proche du tactical rpg où l’on contrôle une équipe de soldats spécialistes de la chasse à l’envahisseur extra-terrestre plus rigolo que terrifiant. Un gameplay au tour par tour où il sera nécessaire de mesurer les distances de déplacement de vos personnages pour optimiser à la fois les chances d’attaquer avec précision, sans se prendre trop de contre-attaques dans le buffet. Car oui, toute la difficulté réside dans cette absolue nécessité de peser les risques que vous prenez à chaque action, d’autant que chacun des membres de votre escouade n’obéira pas forcément aux mêmes règles. Ne vous avisez donc pas de placer vos snipers en première ligne, ni d’éloigner vos équipiers de soutien trop loin des tanks, par exemple, car un mauvais calcul peut être vite puni par un tir de laser violacé particulièrement violent.