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Oh que les fans d’Alien ont pris cher! Après la catastrophe Alien Colonial Marines, les joueurs ont fait une crise cardiaque, en plus de mettre Gearbox sur toutes les cibles de fléchettes. SEGA a donc changé son fusil d’épaule et confié la licence à The Creative Assembly (série Total War). Un choix un peu étrange, mais qui s’accompagne d’un changement radical de traitement de la série. Au lieu de faire des FPS avec armes et ennemis multiples, pourquoi ne pas essayer de recréer la terreur du premier film, où l’absence d’armes nous laisse sans défense face à l’Alien?

DANS L’ESPACE PERSONNE NE VOUS ENTEND JOUER

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Les Ripley : une famille un peu poisseuse

Pour les rares personnes ne connaissant pas le chef d’oeuvre de Ridley Scott, voici un résumé. Alien le 8ème passager raconte l’histoire de 7 navigateurs du vaisseau Nostromo, cryogénisés pendant un très long voyage. Un signal provenant d’une planète les réveille cependant en 2122, et notre équipe est priée de vérifier ce dernier sur ordre de l’entreprise qui les emploie, entreprise qui souhaite également voir si la planète renferme des traces de vie. Mais l’expédition tourne mal quand un extraterrestre pond dans la bouche d’un membre d’équipage et ressort par le ventre. Un jeu de cache cache glauque s’enclenche dans le vaisseau, mais la personne d’Ellen Ripley (Sigourney Weaver) ressort du groupe, et vainqueur de l’Alien et seul survivante, envoie un message audio sur ce qu’elle a vu . Le jeu reprend cette continuité avec sa fille Amanda, qui est mise au courant que la boite noire du Nostromo a été retrouvée par l’équipage du Sébastopol. Elle se rend donc sur le Sébastopol pour la récupérer, et bien entendu rien ne se passe comme prévu.  Cette volonté de lier film et jeu a déjà été abordée dans cette horreur de daube de ….. Colonial Marines, mais ici le travail est plutôt bien fait. Dès le lancement du jeu, la vidéo de présentation de la Fox est volontairement dégradée pour un effet VHS, plongeant le fan dans une extase intense. La cohérence une fois en jeu est du même calibre, avec notamment les ordinateurs qui ont un bon goût de MS-DOS, les retransmissions vidéos qui crépitent et quelques scènes bien placées qui plairont aux cinéphiles. En général, les développeurs ont fait un gros travail sur l’ensemble du jeu pour faire le lien entre le support. Mais les références ne font pas tout….

CRISE CARDIAQUE A CHAQUE COULOIR

Le Téléthon a bien changé en 2122

Le Téléthon a bien changé en 2122

Car l’ambiance est un gros point fort d’Alien Isolation. Pour tout dire, vous ne vous sentez en sécurité nulle part dans cette station. Les lumières vacillent, le plafond émet des craquements bizarres et des cris peuvent se faire entendre au loin. La meilleure technique est alors d’avancer accroupi en ayant peur de sa propre ombre. Certains passages nécessitent de passer par les conduits d’aération, ou à de très rares occasions en extérieur. Les rencontres par contre sont à éviter le plus possible. Dans l’ordre vous pouvez croiser les humains en alerte maximale, qui après avoir croisé la menace venue d’ailleurs, sont pistolet à la main prêts à tirer sur tout ce qui bouge. Autre ennemi, les synthétiques sont les nouveaux androïdes de la série Alien. Ressemblant à des mannequins de cire vivants, ils vous pourchassent dans toute la station en vous proposant leur aide, se résumant à éclater votre tête contre un mur. Enfin le clou du spectacle réside dans la présence de l’Alien dans le Sebastopol. Véritable Némésis vidéo-ludique , le simple fait de croiser son regard et c’est la mort assurée. C’est du au fait que la bête court plus vite que vous, résiste à toute tentative de défense de votre part et réussit même à passer par les conduits. L’un des rares moyens de contrer la créature est disponible mais à un stade très avancé de la partie, et cela ne fait que la faire fuir. En résumé pour la quasi totalité du jeu, c’est un cache cache macabre qui va s’organiser. Heureusement, ou presque, on peut s’en sortir.

SEULE CONTRE TOUS

Il est passé par ici, il repassera par là

Il est passé par ici, il repassera par là

Nous voilà donc  dans un univers hostile, dans une station quasi vide, où tout le monde veut votre peau ou presque. Vous pensez avoir un arsenal pour débiter du synthétique ou l’Alien? pauvre naïfs. A l’instar d’un Amnesia, vous êtes symboliquement nus face au danger. Pour seules armes dans la station, des fumigènes et une clé à molettes. Pour le reste il faut soit être chanceux et trouver des objets laissés par l’équipage dans sa fuite, où fabriquer des choses avec les moyens du bord. Pour ce faire vous pouvez  trouver différents plans dans la station, et fabriquer des choses pour vous défendre, nécessitant des matières premières trop rares. Par exemple, si l’on veut faire un médikit, il est nécessaire de récolter à la fois des pistolets seringues, du mélange B et de l’agent collant. Mais ces éléments peuvent être utilisés pour fabriquer des grenades aveuglantes, ou un taser maison. Il est donc nécessaire de gérer ses priorités : voulez vous avoir de quoi vous protéger et survivre, ou préférez vous foncer dans le tas (sachant que les munitions sont limitées)? Ce qui donne plusieurs manières de survivre dans la station, toujours dans une optique de faire le moins de bruit possible. Reste à savoir ce qui caractérise la peur et un jeu du genre pour vous.

ETES VOUS FAITS POUR L’ENFER SPATIAL?

Le système D du futur

Le système D du futur

Alien Isolation reprend le principe de sa source d’inspiration, dans son ambiance surtout. Vous passerez un long moment avant de voir l’Alien, et le sentiment de peur se résumera pour partie à de la suggestion : les bruit dans les conduits, les cris, les grognements glauques, …  Il y a plus de jumpscares dans le jeu, mais ceux ci sont mieux dosés que dans 75 % des films d’horreur. Comme dans le premier film, le seul personnage jouable du jeu n’est pas un militaire super entraîné, mais une personne qui avec tout un équipage arrive en territoire hostile et devra s’en sortir. Les joueurs souhaitant un FPS nerveux ne seront donc pas réellement passionnés par ce jeu et se tourneront vers Alien VS Predator de 1999. Pour les autres et surtout les fans de la saga cinématographique, c’est une aventure longue, dure et flippante qui les attendra. Une remontée en force des adaptations d’Alien qui fait réellement plaisir.

A retenir

Enfin un bon jeu Alien depuis des années ! La catastrophe de Gearbox était très dure a effacer, mais Alien Isolation a réussi son pari. Le jeu est une déclaration d’amour aux fans du premier film, fait le lien correctement entre les aventures de la famille Ripley, et propose un changement de ton bienvenu. Exit le shoot bête et méchant et bonjour le jeu de cache cache qui vous fera sursauter pour le meilleur, et surtout pour le pire.

 

Flbond

Informations sur le jeu

Plateforme :  PS3/360/ONE/PS4

Genre : Survival Horror

Développeur : The Creative Assembly

Éditeur : SEGA

Date de sortie : 2014

GR1On a longtemps reproché à Sony de ne pas avoir de licences fortes en interne. Mais au fil des années et avec deux générations dominées complètement, des héros sont apparus sur les PlayStation. A cette période, Le studio Santa Monica propose de revivre la mythologique Grecque (et un peu Romaine) par les yeux d’un guerrier Spartiate : Kratos. Cela donne le jeu God Of War, un beat them all à grand spectacle sur PlayStation 2, qui a eu son succès critique et public. Après un deuxième épisode tout aussi bon, la série fait un bon sur la nouvelle console de Sony en HD. Pour dix fois plus de fun?

KRATOS VS TITAN VS OLYMPE

GLa rage du Dieu de la Guerre Kratos est éternelle, et son combat sera terminé lorsque tous les dieux agoniseront devant lui. On reprend donc l’histoire là où God Of War II s’est arrêté, avec un Kratos bien décidé à gravir l’Olympe pour tuer son père Zeus, avec l’aide des Titans.. S’en suit une bataille cinématographique entre le guerrier de Sparte et le Dieu des mers Poséïdon, mais une fois celui ci terrassé la confrontation avec Zeus n’est que de courte durée. La plus grande des divinités fait trébucher Gaïa qui s’écroule avec notre anti héros sur le dos et dans un élan de trahison, le Titan décide d’abandonner Kratos dans une chute interminable vers les enfers. Comble du malheur (et bien utile dans un jeu vidéo), son aventure dans le Styx lui retire tous ses pouvoirs mais pas sa rage contre Zeus. Il ira détruire tout les Dieux qui se mettront en travers de son chemin, à commencer par Hadès. Bien sur il va y avoir plusieurs retournements de situations, car c’est bien connu : Kratos est un John McClain de l’Olympe. La scénario peut paraître classique mais il s’inscrit vraiment dans une représentation personnelle de la mythologie grecque. On retrouve bien sur les Titans et les dieux mais également des lieux et événements qui témoignent d’une excellente documentation sur le sujet, et qui ont poussé certains à se renseigner plus en détail sur la période (n’est ce pas Yannou). Mais que les joueurs se rassurent, rien de rébarbatif pour autant et dès qu’on a la manette en main, c’est le spectacle. Et pour le 3ème épisode, la Playstation 3 est mise à rude épreuve.

PAR TOUS LES DIEUX, C’EST BEAU

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Et dès l’introduction, on en prend plein les yeux. Une bataille sur la route de l’Olympe est en cours et on ne sait jamais ce qui va se passer dans la minute qui vient. Les plans de caméras font d’ailleurs penser aux blockbusters, tranchant franchement avec les autres jeux du genre, les développeurs voulant que la personne assise devant se télé soit joueur et spectateur. Les boss sont également gigantesques, divinités oblige, et les combats contre eux ont chacun un côté unique. Par exemple, la rencontre avec Chronos se fera en plusieurs étapes et chaque partie de sa gigantesque silhouette est un combat en perspective. Les environnements ne sont pas en reste, et du temple d’Aphrodite aux eaux du Styx, la HD apporte un grand bien à l’univers de God Of War 3. Enfin les effets de lumière sont du plus bel effet, que ce soit dans les grands palais des différents personnages où lors de l’utilisation des différentes armes mystiques. Et en parlant de ça, et vu que ce n’est pas une brochure Sony, voyons plus en détail le gameplay.

Après 3 épisodes principaux sur la génération précédente, il était temps pour Namco de clôturer le bal. Si l’animé est encore en cours, le manga lui est bien terminé, et ce nouvel opus (et dernier dans ce genre ?) permet aux joueurs les plus impatients de découvrir en mouvement et en couleur la fin de la saga. Pour rappel, le studio en charge du titre a surtout brillé par sa capacité à en mettre pleins les yeux, notamment grâce à une maîtrise sans faille de l’animation, du spectacle et des effets spéciaux.

téléchargementNaruto Ultimate Ninja Storm 4 se découpe en deux modes de jeux solos principaux : le mode histoire, permettant de revivre pendant environ 5 ans la fin de la grande guerre ninja (du combat contre Obito jusqu’à la toute fin), et le mode aventure, permettant de revivre plus légèrement les combats cultes de la série depuis le tout début tout en laissant au joueur la liberté de défiler comme bon lui semble dans plusieurs lieux et de faire des quêtes annexes.  Dans le mode histoire, pas de liberté, le but étant de faire revivre une partie du scénario sans concessions, sans tromperie, sans écart et sans fioriture. La partie narrative s’axe sur deux modes d’affichage : des plans fixes repris de l’animé, et des cut scenes faites avec le moteur du jeu. Le but étant de jouer sur la fibre nostalgique avec les plans fixes pendant les phrases de dialogues, et d’en mettre pleins les mirettes avec les cut scenes pendant les phases de mouvement. Ces phases passives du joueur sont un régal tant le respect de la série est posé, accompagné en plus d’une OST à tomber. Si les développeurs n’ont encore une fois pas eu la licence pour la bande son, ils ont, comme pour les autres opus réussis à trouver une OST quasi similaire, dans le même ton, au bord de la tromperie.

images (2)Passé ce moment de nostalgie, le combat se lance. Si certains épisodes ancestraux (Gekitou Ninja Taisen 4 sur Gamecube) offraient un gameplay technique, ce naruto propose une fois de plus un gameplay totalement facilité mais assumé. Point de technique difficile à apprendre ou de combinaison différente pour chaque personnage. Les coups sont peu nombreux et simples à sortir, mais le déroulement est rapide, jouissif et sans faille. On court et rush sur l’adversaire très rapidement, on se téléporte et esquive en un clin d’œil, et les coups spéciaux tous plus impressionnants les uns que les autres sortent en un éclair. Et comme si ce n’était pas suffisant, un mode éveil (lorsque le personnage a perdu trop de vie) permet de se transformer et d’acquérir des pouvoirs complètements surhumains. Jouer Gai en mode éveil avec sa vitesse supersonique et sa force de frappe décuplée est absolument merveilleux, même si encore une fois il ne faudra pas chercher une quelconque technicité à côté. Bref, les combats du mode histoire, couplant techniques ultimes et QTE suivis de scènes éclatantes, sont passionnants. Et comme si ce n’était pas suffisant, plusieurs combats un peu spéciaux (contrôler des invocations, ou de battre dans les airs) jonchent le jeu de part et d’autre afin de varier les plaisirs. Bref, pour tout fan de la série, tout y est. Respect de l’animé, voix japonaises, OST très proche de la série, plans fixes, cut scènes, QTE endiablées et combats vifs et explosifs, tout est mis en place pour satisfaire le joueur.

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L’idée générale d’un jeu vidéo pour les néophytes est celle d’un passe temps en solitaire. Dans le pire des cas, il rend nazi et psychopathe (coucou TF1), dans le meilleur, débile profond associal. L’arrivée de la Wii a changé légèrement les mentalités mais il reste encore du chemin à faire. Pourquoi ce début d’introduction? car dans cette rétrospective, il est question d’une série de Nintendo essayant tant bien que mal d’attirer les non joueurs sur le terrain de l’amusement vidéoludique. Je veux bien sur parler de Mario Party, le jeu de l’oie au pays des champignons. Tous ne sont pas un monument de fun, mais la série à imposé sa marque, pour le meilleur comme pour le pire.

Avant Mario Party

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Il faut remonter en 1983 pour avoir le premier party game sur consoles : Party Mix. Développé par Starpath sur l’Atari 2600, ce jeu exploite les capacités du SuperCharger, un accessoire boostant les capacités de la console.Et pour la première fois, les 5 jeux proposés sont des jeux uniquement jouables de 2-4 joueurs. On peut jouer à une course à deux, à un jeu de tir à la corde, à un jeu de tir avec des magiciens, un jeu de chariot et un jeu de colis. Les graphismes sont assez beaux pour de l’Atari 2600 mais la jouabilité est clairement limitée avec l’unique bouton de la manette. Party Mix comme le SuperCharger seront très peu vendus, la crise venant peu de temps après.

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Sur une console Nintendo (NES), c’est Anticipation (de Rare) qui ouvre le bal des party game en 1989. Ici, c’est sous la forme d’un Dessinez c’est Gagné que les joueurs peuvent s’affronter. Chacun choisit son pion parmi des items ressemblant à des pions Monopoly, et avance sur des plateaux de différentes formes et difficultés. Mais au lieu de lancer un dé, ce sont les mini-jeux qui déterminent le nombre de cases à avancer. Pour faire simple, chaque couleur est liée à une catégorie de dessin (nature, vêtements, sciences, …), et tandis que le dessin commence à se dessiner il faut écrire le nom correspondant. Plus le résultat est trouvé vite, plus le chiffre sur le prochain est élevé, Le tour passe ensuite au joueur suivant, et ainsi de suite. Le titre des créateurs de Banjo est plutôt intéressant à jouer, et la re jouabilité est présente, mais il sera vite oublié.

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Il faut attendre 7 ans avant qu’Hudson Soft soit contacté par Nintendo pour réaliser un jeu famillial avec la licence du plombier. En 1996, Shuichiro Nishiya et Yoshimasa Ikeda réfléchissent à un ensemble de jeux pouvant impliquer le plus grand public dans la plus grande accessibilité. Au final, le choix d’un jeu de plateau se fera avec une succession de mini-jeux. Ceux ci vont se résumer à un seul ou deux boutons, mais présenteront un challenge tout en donnant envie aux joueurs de recommencer. Les idées pleuvent et les équipes d’Hudson Soft se retrouvent avec plusieurs centaines de concepts, gardant finalement qu’une cinquantaine pour le titre final. Nintendo est satisfait et deux ans plus tard le développement est terminé sous une association des deux constructeurs, la méconnue Monegi,  pour une sortie quelques mois plus tard.

Uncharted, que de bons moments passés de 2007 à 2011, sur une série explosive abreuvant sans cesse le joueur d’un cocktail d’actions déjantées. Fusillades, aventure, exploration, toute la recette du film pop corn fut incarnée par cette série, dont la côte de popularité fut au sommet avec le deuxième épisode. Entre temps, Naughty Dog se faisait une petite cure avec The Last Of Us et surtout une nouvelle expérience en terme de narration. C’est après ces deux périodes, l’une misant avant tout sur la puissance des scènes d’action, l’autre sur la qualité des dialogues, que le studio décida de rempiler pour une dernière virée avec la série Uncharted, en essayant de proposer un résumé de tout ce que le studio a appris ces dix dernières années. Est-ce que la pâte a pris bonne forme ? C’est ce que l’on verra dans ce test.

Un changement total de rythme…

neon_0001_large Si Uncharted proposait à la fois des scènes d’actions/fusillades et à la fois des scène d’escalade/exploration (afin de renforcer l’aspect aventure), les trois premiers épisodes viraient quand même plutôt en faveur d’un jeu d’action chevronné. Le rythme étant la plupart du temps soutenu, Naughty Dog s’efforçait de combiner coup sur coup des phases totalement délirantes à couper le souffle. Cependant, Uncharted 4 prend un tout autre virage. S’il est vrai qu’il existait déjà bel et bien des chapitres axés sur l’histoire précédemment, en particulier pour le 3e opus, cette fois-ci le curseur est poussé à fond sur la narration. Les relations entre les personnages sont beaucoup plus travaillées, que ce soit au sein des chapitres crées explicitement dans ce but, ou dans des passages classiques dans lesquels des dialogues sont diffusés ici et là afin de donner vie aux compagnons. Ainsi, de longs pans du jeu seront réservés à toute la partie scénaristique du jeu. Histoire qui est d’ailleurs une fois de plus ultra classiques mais accrocheuses, comme tout bon film Indiana Jones. Le déroulement est comme d’habitude convenu, et les retournements de situations peu nombreux/prévisibles, mais l’on ne demandait pas à Uncharted de nous offrir du Inception. C’est un jeu pop corn, après tout. Enfin, c’était.

…rendant le joueur bien plus spectateur que joueur

Car oui, la narration, si réussie soit-elle, occupe une place bien trop importante dans le jeu. Naughty Dog a en effet décidé d’allonger la durée de vie de son jeu, environ 15h, mais a en contre partie dû proposer beaucoup, beaucoup trop de scènes ennuyantes pour faire passer l’ensemble de ses dialogues. Car oui, durant les 9 premiers chapitres, ce qui représentent environ 5 heures de jeu, vous ne ferez rien, ou presque. La moitié des chapitres vous demanderont simplement d’aller à un point B sans jamais sortir votre arme. Les phases d’escalades vous pomperont tout simplement environ 80% de votre expérience de jeu. Jusqu’à en écoeurer le joueur. Certes, le jeu est magnifique (nous y reviendront plus tard) par moment, mais cela ne suffit pas à couper l’ennui du joueur face à certaines phases de jeu. S’ajoutent des flash back parfois extrêmement mal placés, dont un vous demandant pendant 30 minutes de fouiller chaque salle d’un environnement afin de trouver un objet. Le tout sans jamais changer de rythme avec de l’action, non. Vous devrez juste vous contenter d’avancer et d’appuyer sur triangle quand on vous le dira. Sachant qu’en plus ce chapitre ne brille absolument pas par son intérêt, extrêmement mesuré. Mais il fallait bien ça pour caler tous les dialogues. Les chapitres possédant de l’action ne sont pas pour autant mieux rythmés. C’est simple, on vous verra grimper pendant 20 minutes, puis vous aurez une scène d’action de 5 minutes, pour vous rendre compte que ce n’était pas le bon endroit et hop, c’est parti pour encore 20 minutes de grimpette. Chapitre terminé, temps de jeu effectif : 5 minutes. Car il ne fait pas s’y tromper, nous ne sommes pas contre les jeux narratifs. Le soucis c’est qu’Uncharted 4 n’a pas le scénario pour ce type de rythme. Et le pire, c’est que cet écueil vous poursuivra jusqu’à la fin du jeu, donc ne vous attendez pas à un dernier quart finissant en feu d’artifice, bien au contraire. Cependant, ce défaut est moins persistant sur la deuxième partie du jeu, car elle propose des environnements bien plus jolis et surtout des événements scénaristiques bien plus intéressants. S’ajoutent aussi des environnements plus ouverts, mais pour rien. Le seul intérêt d’explorer certaines zones est de trouver les trésors habituels, c’est à dire la chasse aux trophées PSN. Un agrandissement qui ne se traduit donc pas en un réel changement. Et c’est d’autant plus dommage que le gameplay de cet épisode a été grandement amélioré.

Des phases d’action déjantées.

uncharted_4_headerCar oui, dans toute cette paraisse imposée au joueur, il y a parfois, à quelques rares moments, encore des traces du Uncharted d’antan. Les phases d’action scryptées sont tout simplement bluffantes et réussies, même si la prise de risque est minimale. Les sensations de tirs ont été améliorées, même si encore inférieures à Gears of War, et les phases de jeu bien plus intéressantes qu’auparavant. Sans devenir un Splinter Cell, cet épisode propose des phases plus ouvertes pouvant être jouées en infiltration, avec en plus l’aide d’un nouvel outil : le grappin. Si ce dernier est un détail en escalade sans ajouter de réelles sensations, il est redoutable pendant les phases de tirs et d’infiltration. Vous pourrez alors jouer de plusieurs manières différentes. La jouer à l’ancienne en tirant derrière votre muret comme un bon soldat, vous déplacer à la verticale grâce au grappin et avoir donc un style de jeu tout en mouvement, ou bien tenter la patience et surprendre vos ennemis par derrière. Si vous voulez profiter à fond du jeu, il est recommandé de jouer avec le grappin offrant des possibilités intéressantes. Ou bien en infiltration, même si l’IA est totalement perfectible. Ce choix laissé au joueur est néanmoins intéressant d’autant plus qu’il se retrouve en mode multijoueur, où tous ces changements prennent réellement leur sens.

Incroyable graphiquement et un contenu à la hauteur

Uncharted-4-2On le savait, Naughty Dog sait pousser une console, et ils ne se sont encore une fois pas trompés. Si la première partie du jeu est très jolie sans pousser non plus le joueur à s’extasier, les deux tiers du jeu vous envoient dans des environnements à couper le souffle. Jeux de lumières, textures, feuillages, direction artistique, tout est parfait. C’est tout simplement le jeu le plus beau existant sur console à l’heure actuelle. Cependant cette beauté a un coût, puisque le jeu ne tourne qu’à 30 fps et n’est pas tout à fait stable. Mais comme dit plus haut, rien de dramatique vu le peu de fois où le joueur aura réellement jouer. De plus, contrairement à Uncharted 3, les environnements évoqués n’arrivent pas comme un cheveu sur la soupe, et sont dévoilés au joueur avec une certaine cohérence. La concurrence (et le studio lui même pour un prochain titre) a du boulot pour battre cet étalon graphique. Concernant le contenu, s’ajoutent aux 15h d’aventure et au mode multijoueur des bonus, permettant de refaire le jeu avec des munitions illimitées, ou bien avec des filtres de couleurs, ou encore de nombreux bonus un peu hilarants. Naughty dog n’a pas eu la main légère, et l’on sent que les reports ont permis en été faits pour proposer un jeu ultra complet.

Un multi amélioré qui profite des améliorations du solo

imagesLe mode multijoueur d’Uncharted a souvent été passé à la trappe, et pourtant dès le 1e épisode en ligne (Uncharted 2), il avait quelque chose d’intéressant à proposer. Un jeu vertical, utilisant autant la partie shoot que le combat au corps et au corps et enfin les déplacements en escalade. Pour ce dernier épisode, Naughty Dog a ajouté un dernier outil surprenant à ce gameplay, des pouvoirs/améliorations en jeu. Pendant la partie, tuer des adversaires où récupérer des trésors vous donnera de l’argent, argent qui vous servira selon vos choix et votre classe à améliorer des grenades, sortir un pouvoir tuant les gens à proximité, où appeler l’aide d’une IA qui défouraillera les joueurs à la gatling. Et dans un soucis d’équilibrage entre bons et mauvais joueurs, chaque fois que vous utiliserez un pouvoir, il vous coûtera plus cher à acheter la fois suivante. Ainsi, même un bon joueur ne pourra pas utiliser ses skill à l’infini. Cet ajout unique au mode multijoueur du jeu donne un joli coup de fouet au gameplay, qui bénéficiait déjà des améliorations du solo (sensations de tirs, grappin). Dans un soucis du détail, terminer des défis vous donnera de l’argent servant à débloquer des capacités, des personnages, des skins, des chapeaux ect, donnant un joli contenu pour les fans de frag. De plus, le tout tourne à 60 fps constamment tout en offrant une réalisation encore une fois de haute volée malgré les concessions vis à vis du solo. Si le mode multijoueur n’a pas encore assez de modes de jeu ou d’intérêt pour vivre sur le long terme, il y a moyen de passer facilement une dizaine d’heures (voire plus) dessus sans s’ennuyer. Une réussite de cet opus.

A retenir

Qu’on se le dise, Uncharted 4 n’est pas un jeu culte. Le scénario du jeu, bien que très agréable à suivre, n’est pas assez consistant en rebondissements et en suspens pour permettre de trop longues sessions de non jeu, répétitives qui plus est. Le rythme du jeu viendra à bout des plus impatients. Cependant, Uncharted 4 reste un très bon jeu et un fer de lance de la console, grâce à des scènes d’actions superbes, des décors splendides et une aventure riche et intéressante de bout en bout. S’ajoutent en plus à cette belle expérience un mode multijoueur consistant et solide, ainsi qu’une tonne de bonus solo offrant la possibilité au joueur de profiter pleinement de cet univers. A conseiller aux possesseurs de Playstation 4.

 

Informations sur le jeu

Plateforme : Playstation 4

Genre : Action Aventure

Développeurs : Naughty Dog

Éditeur : Sony

Date de sortie : 10 Mai 2016

Golbez

3 semaines de rien plus tard me voilà de retour dans la course. Excusez cette absence et replongeons dans l’univers des vilains de FF avec celui du 4 ème opus : Golbez.

Lequel est le plus sombre des deux Chevaliers noirs? Cecil ou Golbez?

Lequel est le plus sombre des deux Chevaliers noirs? Cecil ou Golbez?

Commençons tout de même avec un petit aparté pour parler du jeu en lui-même. FF4 est le premier jeu de la série à réellement proposer un scénario digne d’un jeu de rôle. Notre héros Cecil Harvey, chevalier noir capitaine des Ailes Rouges, est chargé au début du jeu par le roi de Baron d’aller voler le crystal de l’eau de Mysidia. Malgré la réussite de sa tâche, c’est le doute qui l’assaille quant à la raison et le bienfondé de cet acte. A peine le crystal remis à sa majesté, ce dernier sans un merci et en fustigeant contre les remarques de Cecil comme quoi c’est mal de voler aux innocents (blablabla *chevalerie honneur grosse armure*), l’envoi livrer un anneau dans le petit village de Mist. Son ami et bras droit Kain Highwind prend sa défense et se trouve lui aussi chargé du transport FedEx. A peine arrivés à bon port, le colis réagit avec le lieu… S’ensuit une énorme explosion, réduisant le village et tous ses habitants en poussières. Tous ? Non… A son réveil Cecil retrouve une jeune fille nommée Rydia. En revanche son ami Kain demeure introuvable. Livrés à eux-mêmes et malgré la haine que Rydia ressent envers Cecil, le considérant comme le responsable de tous ses malheurs ; ils vont former le duo de départ de notre aventure. Cecil rongé par la culpabilité va chercher à comprendre qui il est vraiment, quelle est sa vraie nature et pourquoi le roi a-t-il tenté de l’éliminer en même temps que ce petit village.

La haine...peut être le point commun à tous les bad guy de la série...

La haine…peut être le point commun à tous les bad guy de la série…

Face à lui on trouvera Golbez, dit Man in Black, homme massif vêtu d’une énorme armure noire et bleu avec des liserés d’or, coiffé d’un heaume à double corne et d’une cape gigantesque. Cruel et sans cœur son but ultime est de réussir à s’emparer de tous les cristaux du monde. Pour cela il prend le contrôle du royaume par des moyens détournés et se fait nommer Chef des ailes rouges à la place de Cecil, envoyé à la mort au village de Mist. Au commande de ces troupes d’élite il mènera les raids sur toutes les villes possédant un cristal. De son côté Cecil tentera de l’en empêcher ou tout du moins de prévenir les dirigeants des différents royaumes de se préparer à l’attaque.

**WARNING SPOIL ALERT**

Golbez se révèlera finalement n’être qu’un simple pantin à la solde d’un autre ennemi plus…lunaire… Zemus. Une fois réveillé, avec l’aide d’un vieil ermite, Golbez tentera de se racheter en détruisant Zemus. C’était sans compter les japonais et leur amour pour les twists cachés dans d’autres twists, l’âme de Zemus s’échappe et elle se décrit elle-même comme l’incarnation de sa haine pure. Elle fait alors office de Boss Final : Zeromus. Golbez aidera Cecil et toute sa bande à se remettre d’aplomb pour ce combat final particulièrement épique.

**SPOIL ALERT END**

Golbez s’avère en fait être à l’origine un homme bon, toujours à l’écoute et extrêmement empathique. De plus son histoire est intimement lié à celle de Cecil comme nous permet de l’apprendre l’extension The After Years. Comme quoi les méchants peuvent cacher des héros…