Articles

S_MP1

L’idée générale d’un jeu vidéo pour les néophytes est celle d’un passe temps en solitaire. Dans le pire des cas, il rend nazi et psychopathe (coucou TF1), dans le meilleur, débile profond associal. L’arrivée de la Wii a changé légèrement les mentalités mais il reste encore du chemin à faire. Pourquoi ce début d’introduction? car dans cette rétrospective, il est question d’une série de Nintendo essayant tant bien que mal d’attirer les non joueurs sur le terrain de l’amusement vidéoludique. Je veux bien sur parler de Mario Party, le jeu de l’oie au pays des champignons. Tous ne sont pas un monument de fun, mais la série à imposé sa marque, pour le meilleur comme pour le pire.

Avant Mario Party

S_MP2

Il faut remonter en 1983 pour avoir le premier party game sur consoles : Party Mix. Développé par Starpath sur l’Atari 2600, ce jeu exploite les capacités du SuperCharger, un accessoire boostant les capacités de la console.Et pour la première fois, les 5 jeux proposés sont des jeux uniquement jouables de 2-4 joueurs. On peut jouer à une course à deux, à un jeu de tir à la corde, à un jeu de tir avec des magiciens, un jeu de chariot et un jeu de colis. Les graphismes sont assez beaux pour de l’Atari 2600 mais la jouabilité est clairement limitée avec l’unique bouton de la manette. Party Mix comme le SuperCharger seront très peu vendus, la crise venant peu de temps après.

S_MP3

Sur une console Nintendo (NES), c’est Anticipation (de Rare) qui ouvre le bal des party game en 1989. Ici, c’est sous la forme d’un Dessinez c’est Gagné que les joueurs peuvent s’affronter. Chacun choisit son pion parmi des items ressemblant à des pions Monopoly, et avance sur des plateaux de différentes formes et difficultés. Mais au lieu de lancer un dé, ce sont les mini-jeux qui déterminent le nombre de cases à avancer. Pour faire simple, chaque couleur est liée à une catégorie de dessin (nature, vêtements, sciences, …), et tandis que le dessin commence à se dessiner il faut écrire le nom correspondant. Plus le résultat est trouvé vite, plus le chiffre sur le prochain est élevé, Le tour passe ensuite au joueur suivant, et ainsi de suite. Le titre des créateurs de Banjo est plutôt intéressant à jouer, et la re jouabilité est présente, mais il sera vite oublié.

Hudson_logo

Il faut attendre 7 ans avant qu’Hudson Soft soit contacté par Nintendo pour réaliser un jeu famillial avec la licence du plombier. En 1996, Shuichiro Nishiya et Yoshimasa Ikeda réfléchissent à un ensemble de jeux pouvant impliquer le plus grand public dans la plus grande accessibilité. Au final, le choix d’un jeu de plateau se fera avec une succession de mini-jeux. Ceux ci vont se résumer à un seul ou deux boutons, mais présenteront un challenge tout en donnant envie aux joueurs de recommencer. Les idées pleuvent et les équipes d’Hudson Soft se retrouvent avec plusieurs centaines de concepts, gardant finalement qu’une cinquantaine pour le titre final. Nintendo est satisfait et deux ans plus tard le développement est terminé sous une association des deux constructeurs, la méconnue Monegi,  pour une sortie quelques mois plus tard.

MK80

Dès que l’on parle de Mario Kart, les fans de soirées multijoueurs se mettent à rêver. En effet, il est rare qu’un épisode de la série de jeux de kart déçoive. Et même sans connaître le jeu, quelques minutes suffisent à en profiter. Par contre l’épisode Wii a été plus critiqué, les joueurs lui reprochant des pistes très larges et un jeu trop dépendant des objets. Quel sera le constat pour le 8ème épisode, sur une console ayant besoin d’être relancée? Eh bien, suivez le guide.

 

GRAVITE : SANS DESSUS DESSOUS

Les koopalings sont de retour.

Les Koopalings sont de retour.

Quoi de mieux qu’une course simple pour jauger le titre?  Au risque de décevoir les puristes,parmi les personnages, Diddy ou encore Birdo sont absents. Ils sont remplacés ici par les Koopalings, les boss que vous avez pu voir dans Super Mario Bros 3. D’autres surprises sont présentes au rythme des dévoilements. On passe ensuite par le choix su véhicule avec un peu de personnalisation : les roues, le deltaplane et la carrosserie. Tandis que le deltaplane est, depuis Mario Kart 7, nécessaire pour tous les passages aériens, le reste est au choix du joueur selon ses manières de conduire. Vous pouvez prendre une moto aux roues de vélo, tout comme un kart aux roues énormes de Monster Truck. Le tout dépendra de votre profil de pilote. Profil qui sera mis à rude épreuve avec la nouveauté de cet épisode : l’anti gravité. Cet ajout un peu déroutant au début est simple. Dans les différents circuits proposés, il y a dorénavant des tremplins bleus qui une fois pris font perdre toute gravité au véhicule. On peut alors se retrouver collé sur le mur et au plafond, rendant les courses dans les univers de Mario plus intéressantes. Les pistes larges sont alors compensées par un dynamisme présent en course. Les raccourcis sont également de la partie, plus nombreux que sur Wii, ce qui n’est pas le cas pour les objets. On verra seulement l’apparition du klaxon, qui permet de défier la sacro-sainte carapace bleue ainsi que le boomerang, ce qui fait peu pour un nouvel opus.  Enfin, le jeu est plutôt soigné techniquement grâce (enfin) à la HD. Les animations sont détaillées, les couleurs pétantes, et même s’il reste un peu d’aliasing, le tout reste propre.  Un beau tableau, mais Mario Kart ne s’arrête pas à une course, aussi bien au niveau des tracés que des modes de jeux…

 

MODES DE JEU : DÉMODÉ ? 

MK83Quand on y regarde de plus près, il n’y a pas vraiment de révolution. Les tournois sont toujours répartis en trois difficultés : 50 cc, 100 cc, 150 cc. Les circuits couverts par ces mêmes tournois suivent d’ailleurs la mode récente de la série qui consiste à placer des anciens circuits (SNES à la 3DS) avec des nouveautés. Pour les nouveaux circuits, ils vont de l’excellent avec les deux dernières pistes du tournoi étoile au moyen (Manoir Trempé),  mais restent assez variés pour plaire. Pour les reprises anciennes, il y a quelques changements de faits, que ce soit des phases dans l’eau ou encore des tremplins d’anti gravité. Certains crieront à l’hérésie de toucher au patrimoine, mais cela permet de profiter au mieux des nouvelles idées de gameplay. Dans les autres modes, le célèbre contre la montre est présent avec ses fantômes transférables par le net, mine de scoring pour les plus courageux. Le plus grand changement reste cependant un coup de pied dans le mode « bataille de ballons ». Là où sur 7 épisodes, les joueurs se battaient dans une arène, sur Wii U on abandonne totalement les zones fermées. Ce sont maintenant les circuits classiques qui servent de terrain de jeu, pouvant être traversé dans n’importe quel sens. Les habitués seront complètement déboussolés mais après des dizaines de courses, la partie du chat et de la souris prend une tournure assez délirante.  Les modes multijoueurs ne sont pas oubliés, et là où le mode local est très classique, le mode online…