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Aujourd’hui, le retrogaming et le retrocomputing sont à la mode. De jeunes utilisateurs de machines continuent à faire vivre avec bonheur des technologies de presque un demi-siècle. Comment ce vieil ordinateur qu’est l’Apple II, à des années-lumière des productions actuelles de la marque à la pomme peut-il continuer à plaire ? Quelle recette les créateurs ont su mettre au point pour lui garantir une pérennité qui semble inaltérable ? C’est peut être grâce aux nombreux jeux de qualités sortis sur a machine, dont un certain Lode Runner

Issu des réflexions du groupe Facebook Apple 2 France, l’association Silicium a imaginé une semaine (du lundi 3 août au dimanche 9 août 2015 au matin) ou les fans de l’Apple 2 (et les autres) pourront venir se ressourcer en famille ou pas autour de l’Apple 2 comme prétexte.
Vous pourrez ainsi participer à des ateliers, des présentations ou des animations, et la possibilité de partager autour de cette bonne vieille machine qui plait encore à pas mal de monde.

Pour répondre à ces questions et entretenir cet esprit, les organisateurs du festival proposent aux amateurs et au grand public de profiter des joies du célèbre ordinateur Apple 2. Cela se déroulera dans une atmosphère bucolique de la campagne gersoise. Cette machine, née en 1977, a connu une carrière exceptionnellement riche. Vous êtes fan et continuez à l’apprécier ? Vous aimez ces vieilles machines et vous souhaitez venir vous plonger dans ses entrailles ? Vous souhaitez venir simplement découvrir ? De nombreux témoins de l’époque viendront conter leur expérience. La conférence du vendredi soir et la journée du samedi sont grand public et d’accès entièrement libre et gratuit. Un concert 8 bits de clôture permettra aux visiteurs de plonger dans un univers délicieusement rétro et très contemporain.

C'est d'époque et c'est pas plus cher !

C’est d’époque et c’est pas plus cher !

Le cadre de cette semaine thématique est d’ailleurs magnifique. Depuis 1843, Le Maska est un lieu riche par son histoire : les premiers thermes de la région y ont vu le jour. Vous pourrez venir vous ressourcer autour de l’Apple 2. La région étant riche en occupations variées, il y aura moyen de trouver plein d’activités en plus de celles qui seront proposées lors du Festival.

Pour plus d’information, sur l’hébergement (L’Intégrale : inscription 6 jours avec hébergement (gite « La Petite Pierre », entre 2 et 4 lits par chambre) et restauration 2 repas (Maska) sur 6 jours et 6 nuits : 320 €, franchement c’est un très bon coup), le programme, l’accès et toutes les informations, sur www.apple2festivalfrance.fr

Un mois est déjà passé, et les passionnés de plate-forme ont du se demander  » quand est ce que Run & Jump arrive? ». Ne stressez plus, voici un nouvel épisode la chronique sur le genre le plus diversifié du monde vidéoludique. Nous allons ce mois ci reprendre là ou nous avons arrêté, à savoir les sous genres du genre. Complétons donc la liste pour avoir un index, suggéré, des différentes facettes de la plate-formes. Go!

COMICAL ACTION GAME
RAJcagDans les sous genres de la plate-formes, il y en a un qui n’a pas de nom précis dans le monde occidental, mais qui est bien classifié chez nos amis Japonais : le Comical Action Game (CAG). Ancré sur les bornes d’arcade et majoritairement sur celles-ci, ce type de jeu à déjà été mentionné dans la chronique. Il s’agit d’un jeu de plateforme, sur écran unique dans lequel il est nécessaire de tuer tous les ennemis à l’écran, avant de pouvoir passer à la suite. Les écrans s’enchaînent donc les uns après les autres, avec comme but le scoring. Dernier point, le jeu met en scène non pas des vaisseaux, mais des personnages (animaux, humains, etc..). Le premier jeu a avoir eu cette appellation date de 1983 : Mario Bros. Je ne vais pas vous faire l’affront d’en reparler une nouvelle fois, mais il rentre dans la définition du sous genre. Le grand manitou du CAG est bien entendu Bubble Bobble. La série à commencé en 1986 sous « la plume » de Fukio Mitsuji à destination de l’arcade. Elle met en scène deux garçons transformés en dragon qui devront faire leur chemin dans de nombreux tableaux. Outre le saut qui est maintenant un standard, la défaite des ennemis se fait en deux temps : les enfermer dans une bulle et les « éclater ». Bien entendu, si l’on tarde trop, les ennemis vont plus vite et l’ensemble de vos actions ainsi qu’un timer vont déterminer notre score final. Le jeu a donc eu un succès énorme et a été adapté sur 16 machines. Plusieurs suites ont vu le jour, et la série à été l’une de sagas du jeu vidéo à avoir des spin-off aussi fournies en épisodes : Rainbow Islands (même gameplay avec des dragons libérés de leur sort) et Puzzle Bobble (puzzle game).  On peut également citer par extension les Bonzana Bros de Sega, qui même si c’est un jeu comprenant un scrolling, reprenant les bases du CAG. Mais de manière générale, le sous genre est resté assez confidentiel, en arcade et sans un réel public après les années 80.

PLATE-FORMES PUZZLE

RAJpuzzleUn jeu de plate-formes, ça demande des réflexes, ça permet de vivre une aventure mais ça peut aussi faire réfléchir. Selon les sources l’origine du genre varie entre Door door (Enix-1983) et Doki Doki Penguin Land (Sega-1985). Mais là ou le premier utilise l’élement de gameplay central (les portes) juste pour éliminer ses ennemis, Doki Doki à un objectif distinct de la plate-formes. En effet, le pingouin que l’on contrôle doit faire rouler un oeuf le long du niveau sans le faire tomber. Certains peuvent voir ça comme une variation du gameplay de base, mais le jeu aura inspiré toute une idée de game design. On peut parler aussi de la série Dizzy (Codemasters). Dans les jeux mettant en scène le petit oeuf, certains passages sont bloqués, et seulement des objets permettront de passer. Une idée originale, mais qui est associé à un gameplay beaucoup trop rigide, réservant la saga aux plus endurants. On note également des plateformers basé sur des capacités spéciales, comme la série des Lost Vikings. Crée par Blizzard (Diablo, Wow, Starcraft, …), le jeu repose sur le principe des personnages complémentaires. Dans chaque niveau, on contrôle 3 personnages, et chacun sera nécessaire pour avancer. Reste à savoir à quel moment et quel endroit. Très astucieux, il restera dans les mémoires des joueurs pour son innovation, mais n’aura qu’une seule suite. Petit à petit, les puzzles ont fait partie intégrante du genre en général, et encore plus avec l’avènement de la 3D. Les ténors de la Nintendo 64 en sont le parfait exemple, et entre un Mario qui permet de finir un niveau de 6 manières différentes et un Banjo qui use parfaitement du duo Banjo & Kazooie, le genre aura connu son âge d’or tout le long des années 90.   Plus récemment la scène indépendante a amené son lot de puzzle platformers. L’exemple le plus parlant est Braid de Jonathan Blow (2008-PS3/360/Ordinateurs), où sous l’apparence d’un jeu avec puzzle, l’aventure propose un jeu bien plus profond et philosophique. Le Finlandais Trine quant à lui (2009- PC/PS3/Linux/Mac OS) reprend beaucoup à Lost Vikings, en alliant aventure médiéval et graphismes sublimes. Pour résumer, le puzzle est un sous genre du jeu de plate-formes, lui même contenant des sous genres, avec une quantité impressionnante de jeux.

Bienvenue dans la nouvelle chronique PREJEUXGES, tous les deuxièmes mercredis du mois. Dans celle ci nous allons revenir sur des idées préconçues, des légendes urbaines ou encore des “vérités générales” et essayer de séparer le faux du vrai. Aujourd’hui nous allons parler de la crise du jeu vidéo apparue au début des années 1980. Celle-ci à mis sévèrement à mal de nombreuses sociétés, Atari en tête, et dégoûté les joueurs  de ce média qui a été considéré par la presse comme “un média de bricoleurs enfantins qui ne peut durer”. Et comme pour tout événement majeur de nombreuses histoires ont été racontées, et pour tenter d’y voir plus clair voici M. S (préférant rester anonyme).

 

MrSMonsieur S : E.T est le pire jeu de la Terre et s’est si mal vendu qu’il est à l’origine de la crise.

 

 

Pjg

Eh bien…non. En effet E.T sur Atari 2600 n’est pas un monument artistique et n’a pas atteint toutes les attentes, mais n’est pas un échec historique.

 

 

Revenons sur l’histoire de ce jeu. En juin 1982, Steven Spielberg étonne toutes les générations avec le film E.T l’extraterrestre. Celui-ci raconte l’histoire d’un extraterrestre s’écrasant sur une antenne-relais de la terre, perdant tout réseau pour contacter sa planète. Sur son chemin pour récupérer un forfait, il tombe sur Eliott qui même un peu dérouté va tout faire pour l’aider, en le présentant à ses frères et sœurs. Il va également attirer les services secrets américains, tentant par tous les moyens de le capturer pour regarder son corps de plus près, déclenchant un des premiers films « je viens d’ailleurs et je tente de me faire à la vie quotidienne Américaine ». Bien entendu le succès fut immense, et Warner par l’intermédiaire d’Atari ne peut pas passer à côté d’une occasion de se faire de l’argent.

E.T._the_Extra-Terrestrial_Interface

La notice se focalise sur les trous, donc sciemment sadique.

Et contrairement à ce que l’on peut penser, c’est bien la maison mère d’Atari depuis peu (Warner) qui décide de se lancer dans le jeu E.T. Deux obstacles surviennent. Le premier est le délai très court pour développer le jeu, devant être prêt pour noël. Quant au deuxième point, il concerne la personne qui va mener à bien le projet, et c’est Howard Scott Warshaw qui s’y colle. Le game designer a un C.V en dent de scie à l’époque avec une référence (Yar ‘s Revenge) et une daube sur 2600 (Raiders Of The Lost Ark). Il est d’ailleurs étonnant que Steven Spielberg donne à nouveau son aval pour une nouvelle adaptation. Les revendeurs relancent en permanence Atari pour être surs de recevoir le « must have » de noël. Eh bien ils n’ont pas été déçus, le jeu est mauvais sur tous les points. Mais l’absence de journaux spécialisés, d’émissions et un léger bouche à oreille font que le jeu se vendra à 1.5 millions d’exemplaires. Une performance plus qu’honorable qui placera le jeu parmi les meilleures ventes du support.

ray_kassar_largeContrairement à ce qu’on pense, les avis de la presse sont assez partagés. Il y a bien sur des avis négatifs comme celui du magazine New York ou celui de Tilt en France. Mais contrairement aux magazines plus récents, le jeu est à la sortie plutôt bien accueilli, notamment par le magazine BillBoard qui le place dans le top 15 des jeux vidéos de l’année 1982. Chez nous le Monde ou encore le recueil Atari : le meilleur des logiciels 1983 (éditions Michel Laffont), classent le jeu comme une bonne retranscription du film, même s’il est clairement cité comme difficile. La majeure partie des descentes en flammes viendra 10 ans plus tard.

Une autre question intervient quant à la quantité de cartouches ayant été revendues et aux témoignages concernant les réductions massives. Il est courant de voir que « tous les magasins ont réduit leurs prix sur la cartouche E.T » pour arriver en dessous de « 1 dollar ». Le fait est que cette manipulation n’est possible qu’aux Etats Unis et au Royaume Uni, le reste de l’Europe et le Japon ayant des règles plus strictes sur la vente à perte. Et il n’y a qu’un seul témoignage connu sur le fameux 1 dollar, celui de Al Nilsen de J.C. Penney. Tout n’est donc pas faux, mais plus probablement exagéré. Pour l’affaire du nombre de cartouches renvoyées chez Atari, les avis divergent. R.Kassar estime la mise en vente à 5 millions mais le retour de quasi toutes les cartouches. Le problème dans cette phrase est que le jeu est très très courant, avec des prix sur Ebay n’excédant pas les 10 dollars le plus souvent. Howard Scott Warshaw table quant à lui sur une fourchette entre 1 et 2 millions de cartouches sur les bras, ce qui parait plus problable, mais celles-ci seraient toutes parties sous terre. Le doute reste présent, mais en se basant sur l’hypothèse la plus censée, la perte est présente mais en rien comparable à celle d’un autre jeu. Le coupable s’appelle PACMAN.

lode_runner_classicCela faisait trente ans que, l’été dernier, le grand classique de Douglas E. Smith, Lode Runner, était sorti. Et pour fêter tout çà, une réédition était sortie sur Windows Phone : Lode Runner Classic. Le jeu étant né sur Apple II comme le rappelle l’historique du site officiel, il est donc bien normal de le voir à présent sur l’AppStore, le smartphone de la firme à la pomme croqué, mais aussi sur Google Play. Ces deux nouvelles versions sont tarifées à 2,69 € tandis que l’original est toujours à 2,99 €. Alors rabattez vous sur ces nouvelles versions, conseil de rétrogamers. Allez c’est parti, on monte et on descend des échelles.

Le Time, fameux journal américain, a établi sa liste des 100 meilleurs jeux vidéo de tous les temps, et chose rare, ce dernier est classé par décennie. Celle-ci reste forcement subjective, et certains choix vont surprendre ses lecteurs, moi le premier, avec l’absence de mon « best game ever », j’ai nommé Red Dead Redemption. Notons que les internautes peuvent aussi voter pour le meilleur jeu de tous les temps. Il en ressort trois jeux : Super Mario Bros., Pac-Man, et The Oregon Trail, une surprise pour ce dernier,  puisque méconnu du grand public, sorti en 1971 sur Apple II. Le joueur doit mener sa famille du Missouri jusqu’en Oregon à bord d’un chariot de pionnier. C’est le Red Dead Redemption de l’époque. Mais pourquoi ce jeu n’est-il pas présent ?! Enfin bref, je vous laisse juger et faire remonter au classement les jeux que vous aimez !

Pour consulter le classement, cliquez ici

Le Serpent

Aujourd’hui, juste une petite info. Fin mars, Jordan Mechner a retrouvé, grâce à son père selon la légende, quelques disquettes d’Apple II. Mais pas n’importe lesquelles, celles contenant le code source de son grand classique, Prince of Persia. L’opération consistant à récupérer les données était délicate, mais le créateur a voulu absolument les récupérer, afin de les mettre à disposition du public. Mission accomplie ! Les fichiers sont en téléchargement libre sur github.

Pour télécharger le code : cliquez ici

Le Serpent

Euh… Tu en pense quoi Atomium ?

Un petit retour dans le temps ça vous dit ? Choplifter HD est le remake du jeu éponyme sorti en 1982 sur Apple II. Ce n’est pas le jeu du siècle, mais ça mérite quand même qu’on s’y attarde car il va rappeler des souvenirs à pas mal de monde et je suis sur que parmi vous certains vont l’apprécier !

Et pour le coup je suis assez d’accord avec ce petit chenapan. Ce jeu me fait d’ailleurs un peu penser à Dead Nation : jouabilité correcte,  graphismes corrects, maniabilité correcte, bande son correcte. Bref, le jeu est correct. Mais lassant assez vite. en tout cas, je le conseille à tous les rétro, rien que pour passer une petite soirée avec un collègue à essayer de battre les high scores ! Sauver des vies à bord d’un hélico en 2D, c’est ÇA la vraie vie !

Le Serpent

C’est dans ces moment là que l’on se dit : « comme le temps passe… » ! Il y a 30 ans le Commodore C64, ce micro-oridnateur si génial, était présenté au CES de Las Vegas, pour une sortie quelques mois plus tard, en août. C’était le successeur du Vic-20, assez obscure, et il était considéré alors comme un micro dit « semi-professionnel ». Cet ordinateur deviendrait le micro 8 bit le plus vendu au monde, et forcement la référence absolue en matière de jeux vidéo sur micro 8 bit. enfin çà c’est mon avis ! Il connaîtra tout logiquement rapidement le succès aux Etats-Unis, éclipsant l’Atari XL comme la lune éclipse le soleil une fois tout les 70 ans. D’ailleurs Commodore aimait bien se moquer de ces concurrents. Vous le verrez bien assez vite. Tous les éditeurs vont se ruer sur la machine, le succès étant également au rendez-vous en Europe, surtout en Allemagne. Les jeux proposés surclasseront les jeux sur Apple II, Spectrum, Oric et Amstrad CPC, et là, c’est bien objectif. Au final, le catalogue de jeu sera monstrueux, avec des milliers de titres sortis entre 1982 et 1994, une longévité à toute épreuve ! Malgré un piratage rongeant les éditeurs, bien que la pratique fasse partie du jeu… En France cette machine sera étouffée par le marketing et les prix agressifs de d’Amstrad, Européens pour le coups. Il est aussi reconnu que la « demoscene », le faite de crée des musique sur fonds de prouesses graphiques, est née avec le Commodore 64, du fait de ses capacités graphiques et sonores. Et il y a encore des jeux qui sortent aujourd’hui ! En amateur forcement.

Le Serpent