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Un peu plus de deux mois après la Japan Expo Sud, votre humble serviteur que je suis a eu la chance de retrouver les vieilles machines d’Archéoptérix à l’occasion de la seconde édition du Retrogaming Show qui s’est tenue les 26 et 27 mai derniers au Dock des Suds. Reportage.

La grande scène ou le cœur du jeu

Il est pas beau lui !

Marseillais vieux de 31 ans désormais, je ne connaissais pourtant que de nom cette fameuse salle de concert. Au-delà de son aspect underground et un peu sombre, le Dock des Suds a cette particularité de créer une atmosphère conviviale de par sa relative petite taille. Bref, le cadre idéal pour faire une exposition sur le retrogaming dans laquelle quelques bornes d’arcade étaient disposées ça et là. Street Fighter II, ou plutôt sa version Turbo, déjà pierre angulaire du stand d’Archéoptérix lors de la Japan Expo Sud, est ici encore mis en avant et projeté sur grand écran dans la salle principale pour des confrontations amicales ou des tournois. L’occasion de se réjouir de voir ce satané campeur de Guile se faire avoir au Time Out, de retrouver les classiques gammes de mes chouchous Chun-Li et Ryu (les trois Head Stomp pour elle et le combo 3 hits j. HK, cr. LK, LP shoryuken pour lui) et de se surprendre à observer un jeu plus fluide visuellement que manette en main. Sur la scène, des membres du staff organisent un blind-test portant sur des musiques de jeux rétro ou de dessins animés de notre enfance. L’affluence n’est pas énorme mais connaisseuse, et il m’est impossible d’en placer une. Mon amusement est alors grand quand j’entends que Totof a marqué un point! Mais je ne peux m’empêcher, en voyant toute cette bonne humeur et ces interactions avec le public, d’être déçu de ne pas avoir été vraiment impliqué par l’organisateur alors que l’envie de participer et de filer un coup de pouce était grande. Cependant, je tiens à le remercier de m’avoir offert l’entrée.

Ce classique des bornes d’arcade aura très bien vécu sur la NES en conservant son esprit. Un jeu très sympathique, qui est toutefois un brin répétitif, et dont la difficulté progressive reste très abordable. Je parlerai ici de la musique, une seule, hormis face au boss final, qui est devenue mythique. L’écoute parle d’elle même. Si vous cherchez en vain à quel compositeur nous devons ce morceau d’anthologie, sachez qu’il s’agit de Tadashi Kimijima, un des nombreux artistes de chez Taito.

Elemusic

Revenir sur un test de megadrive… Cela fait longtemps que je n’en avait pas fait… Avant tout je tiens à vous remercier… Euh ? Désolé mon petit Stryder je parle à ta place. Je te laisse la parole :

Amis gamers et amies gameuses, bonjour à tous et bonjour à toutes, c’est Stryder et c’est toujours avec grande joie que je vous retrouve une nouvelle fois pour ce 13e volet de « Jeux electrogeek ». Pour ce volet, nous ferons un retour sur la 16bits de Sega avec le test de « Super Hang On ». Conversion directe de la version arcade, cette version mégadrive supporte plutot bien la comparaison et à fait le bonheur de nombreux joueurs, notament les possesseurs de la compil « Mega Game 1 » possédée par le nombreux joueurs à l’époque.

Super Hang on, je connais vite fait. Un bon petit jeu dans le style graphique de Nicky Larson. Un jeu de moto bien fun et très bien calibré. L’effet de perspective est bien rendu et globalement l’impression de vitesse est là. La conduite n’est pas en reste avec un système à la fois simple d’accès mais exigeant puisqu’il vaut mieux éviter les chocs. Le mode carrière est assez complet, quand on sait l’âge de la console, beaucoup de jeu actuels devraient en prendre de la graine. En multi ou en solo, en partie courte ou en carrière, un jeu toujours aussi bon. Je vous souhaite une bonne vidéo.


Jeux Electrogeek 13 test "Super Hang On" [MD] par stryder33

Le Serpent

Bubble Bobble est … un… mix entre Denver et des dragibus. Deux lutins transformés en dragons vont devoir partir au secours de leurs dulcinées,  en  parcourant une multitude de stages fermés, bien évidemment semés d’embuches et de monstres trop choupi-kawai sanguinaires. Ce jeu de plate forme sorti en 1986 (un excellent cru) est édité par Taito et sera la base de l’univers d’un autre jeu qui n’aura pas inspiré que Young MC : « Bust-a-Move » (« Puzzle Bobble », au pays du soleil qui monte). Ce jeu qui aura martyr…bercé mon enfance mérite, de par son statut de classique, un petit retour sous les feux des projecteurs.

Chiptune vous avez dit Chips Thune ?

Ça n’a pas encore commencé que ça sent déjà la guimauve.

Alors certes commencer par parler du thème musical du jeu avant de parler du jeu en lui-même n’est peut être pas ce qu’il y a de plus conventionnel, j’en conviens. Mais techniquement lorsque vous lancez le jeu vous tombez directement sur ça. Et ce « ça » durera touuuuuuuuuuuuuuuut le jeu.  J’ai qu’un exemple qui me vient à l’esprit pour décrire  l’effet de cette musique, c’est celle de l’attraction des poupées à Disneyland « It’s a small world » ,avec ce thème qui tourne en boucle et vous fait progressivement fondre le cerveau. La musique de Bubble Bobble c’est le caractère addictif de ce thème (dans le sens que vous le garderez dans la tête tant que vous ne ferez pas un formatage c:\mental) mais en CHIPTUNE.  Pour ceux qui auraient hiberné (ou ne serai pas nés) durant les années 80-90, le Chiptune est une musique électronique générée en temps réel par un ordinateur où en l’occurrence ici une puce audio. Et malgré le peu de tons et de pistes exploitables simultanément sur les vieilles consoles, les auteurs arrivaient à produire de petits bijoux sonores dont Bubble Bobble fait indéniablement parti. Ce thème sera  votre seul ami auditif durant l’intégralité du jeu et vous apprendrez à l’aimer en version lente parce que quand il passe en version rapide c’est que ça pue.

It’s the beginning of a fantastic story : You’re going to die !

Vous êtes deux, ils sont mille. Courage !

Voila comment vous êtes accueillis dans le jeu (avec traduction inside pour les english haters): « C’est le début d’une histoire fantastique ! C’est parti pour une journée à la cave aux monstres ! Bonne chance ». Minimaliste ? Clairement ! Efficace ? Indubitablement ! Inutile ? Ouai aussi… Suite à cette merveilleuse intro qui donne vraiment envie d’aller au casse pipe, vous êtes bullé directement dans le premier niveau de cette fameuse cave qui n’en comporte pas moins de 100 et des poussières. Comme j’ai pu le préciser plus haut, vous êtes des lutins/enfants transformés en dinosaures distributeurs de bulles qui se font transporter de niveaux en niveaux à chaque fois qu’ils y ont exterminé toute la vermine qui s’y trouve. Ces bulles sont votre principale arme, tel un sniper, vous allumez à distance les mobs pour les enfermer à l’intérieur, il ne vous reste plus qu’à les achever fourbement avec vos laguioles dorsaux. Au delà de leur puissance d’attaque, vous avez la possibilité de rebondir en sautant sur vos bulles, permettant ainsi de se déplacer dans le niveau, d’atteindre des points élevés ou de se sortir du level design piégeur. C’est là où réside toute la finesse du gameplay, deux boutons:  Sauter – Buller!

Golden Axe. Qui ne connait pas ? Une série adulé de presque tous, en tout cas pour son époque megadrive. Un beat them all à l’ancienne, à scrolling horizontal. Une qualité au rendez vous, bref, vraiment bien ! Et là, tout change. Place à un jeu de combat en versus fighting. C’est du 1 contre 1 pur et dur, le seul de la série. Il est sorti sur le système d’arcade Titan, équivalent en terme de puissance à sa sœur de salon, la Saturn. Bien que je me suis fait mon propre avis sur ce soft assez atypique. Stryder nous offre son analyse. Sans être The jeu de combat de la saturn, il reste cependant un jeu à avoir sur  votre étagère gamer.

Plateforme : Saturn, Arcade

Genre : Combat

Éditeur : Sega

Développeurs : AM3

Date de sortie : 1996

[Rating:4]


Jeux Electrogeek 07 test "Golden Axe : The Duel"… par stryder33

Le Serpent

Il est parfois difficile de choisir des insolites que l’on peut mettre à la une, sur le slider du site. Mais cette vidéo en a sans aucun doute le mérite. Voici la borne d’arcade ultime : un borne Out Run qui roule ! Celui qui a construit ce petit engin tout simplement délirant est sans doute un fan du jeu et ne veut en aucun moment s’en séparer. Il a donc inventé un système qui analyse la route devant lui, en temps réel, et la reproduit avec les graphismes du jeu. A la place du pare-brise, c’est un écran qui est positionné. Alors bien sur, le tout est bien approximatif et le monteur se garde bien de nous montrer, souvent, le rendu à l’écran. Mais l’intention est tellement louable, qu’il fallait bien que nous la relayons sur le site !

Le Serpent