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Cette génération de console est celle du grand flou artistique et/ou mercantile que les créateurs de jeux vidéo ont jeté sur les genres du média depuis cette la HD. En regardant de plus près certains styles de jeux, on a déjà pu remarqué la presque mort de la plateforme pure, qui mise à part quelques fulgurances venues de son créateur moustachu ou une expérience de DICE fort mal vendue (NDRL : Mirror’s edge), s’est désintégrée ou plus précisément intégrée dans tous les genres, oubliant la plateforme/aventure encore nombreuse sur la génération précédente, notamment avec les Sly, Ratchet&Clank et bien sûr Jak&Daxter. Malgré une résistance de Nintendo donc, et quelques petits titres qui tirent leur épingle du jeu, on a pratiquement plus de Triple A (titre avec une grosse valeur de production) complètement platerformer. Dans le même ordre d’idée, j’ai cru remarquer que les survival/horror disparaissent eux aussi au profit d’une action plus soutenue ; la langueur glauque des râles Pyramidesque ne ferait-elle plus effet ? Encore qu’il faille nuancer la remarque sur le survival/horror qui parfois s’en sort avec des Condemned, Dead Space (très bourrin tout de même) et Silent Hill qui survivent plus qu’ils n’effraient, je suis en revanche catégorique sur un point: cette génération de consoles a tué l’infiltration. C’est notamment en lisant un article assez fourni dans IG Mag #09 concernant le genre aujourd’hui même que cette triste réflexion m’est revenue.

La prise de risque au coeur du gameplay

Finir Splinter Cell Double Agent en tuant tout le monde à distance au sniper est très facile. Finir le même jeu sans toucher personne… C’est une autre paire de manches.

L’infiltration est un genre dont je vous passerais la naissance pour m’intéresser à son épanouissement. Quand on y regarde de près, la démocratisation du genre est arrivée avec le célèbre Metal Gear Solid. Le premier épisode en 3D de la saga de Kojima n’est certes pas le premier du genre (ne serait-ce qu’en comptant les opus MSX, on voit très bien que non) mais il a été l’un des tout premier à donner la notion d’infiltration en 3D, avec beaucoup d’observation et plus de prises de risques du au simple fait qu’on ne peut pas regarder partout à la fois en 3D, chose qui est très possible sur un screen en 2D. C’est là que je vais invoquer la sage parole d’un certain Chocapic qui lors d’une présentation de Splinter Cell Conviction dans une émission de jeux (si tu vois de quoi je veux dire) mettait en avant les mots « Prises de Risques ». L’infiltration c’est une prise de risque. C’est un genre qui est basé sur le rapport entre la dangerosité des ennemis et la faiblesse en comparaison de notre personnage. Cela ne veut pas dire que celui qu’on incarne est une chiffe molle. D’ailleurs si l’on regarde les héros porteurs du genre, il s’agit de ninjas, militaires sur-armés et sur-entraînés, de tueurs à gage ou assassins au sang froid remarquable. Mais le point commun entre tous ces personnages si blindés soient-ils, c’est leur faiblesse au regard du nombre et/ou de la force de l’ennemi qui oblige sinon à le contourner, au moins à l’abattre sans rameuter tous ses collègues. De plus c’est un genre qui contrairement à ce qu’on pourrait croire, appartient presque à une mouvance arcade où seul compte la perfection de l’exécution de ce qui est demandé. A mes yeux c’est cela qui rend ce genre si prenant et qui par ailleurs le place en premier dans mes styles de jeux préférés, c’est que l’intérêt vient du beau jeu, du role-play, du fait de vouloir créer l’expérience autour du gameplay et de se mettre ses propres défis.

Des pionniers

Probablement l’une des missions les mieux designées que j’ai pu voir.

Depuis 1998, il y a eu cinq sagas principales qui ont fait perdurer le genre jusqu’à la génération suivante. La première c’est Tenchu: Stealth Assassin, suivie de près par MGS en 1998 sur PlayStation. En parallèle sur PC, c’était Thief qui commaitait ses premiers crimes. Deux ans plus tard, c’est Code 47 qui prenait les armes (silencieuses) sur PC toujours. Enfin en 2002, c’est ma série fétiche qui voyait le jour, sortant de la pénombre avec trois led vertes sur la tête, Splinter Cell sur Xbox. Seulement cinq sagas pour un seul genre, je ne devrais même pas m’étonner d’un tel essoufflement, mais en vérité, le nombre de licence n’est pas à mettre en cause mais bien l’élargissement du public. L’infiltration est un genre qui demande de la patience, de la réflexion et comme je le disais plus haut un sens de l’auto-motivation pour entrer pleinement dedans. C’est peut-être aussi le genre le plus et le moins scripté dans le même temps. Pour faire simple, on est souvent dans l’observation de patterns précis et on tente de se faufiler sans faire de vague. C’est la prise de risque. Si on casse le pattern on provoque des réactions diverses et parfois très surprenantes en fonction notamment de comment l’IA est codée. C’est ce qui rend le genre si passionnant et c’est ce qui me pousse systématiquement à passer des heures pour finir une mission dans Splinter Cell et Tenchu sans toucher personne. D’ailleurs il est à noter que c’est aussi un des genres qui utilisent le plus l’intelligence du joueur et son imagination. Jouer à Hitman: Blood Money et vous comprendrez ce qu’est la perfection du level design.

Entre deux révisions, je m’amuse sur le quatrième volet de la saga Assassin’s Creed, j’ai nommé Revelations.

Patrickbrown


Pourquoi ne pas dédier un article à une série majeure de ces dernières années, déjà ancrée dans les têtes des joueurs et dont l’annonce de chaque épisode crée un effet d’attente important ?

En tout cas, on ne peut s’empêcher d’apprécier l’originalité de ces titres qui ont le mérite de mettre le joueur au coeur d’une histoire qui débute aux temps des Templiers et qui s’achève aujourd’hui au XVIe siècle, dans la très colorée Constantinople. Visuellement merveilleux.

Sirocco

Graphiquement, ce fut un grosse claque à l’époque

Et voilà la première marche à suivre paraissant sur le site ! Et pour commencer, nous n’allons pas commencer par un jeu rétro, non, mais plutôt un bon petit jeu current-gen qui a connu un franc succès, Assassin’s Creed. Sorti sur PS3, XBOX360 et PC, le 15 novembre 2007 sur console et le 10 avril 2008 sur PC. Il s’agit d’un jeu d’action – aventure édité par Ubisoft et développé par Ubisoft – Montréal, il se déroule dans le présent mais où, pour une histoire tortueuse, vous retournerez en 1191, entre les croisés et les Sarrasins… Etant donné que le jeu est assez long dans son déroulement, il a fallu plus de 55 vidéo pour en venir en bout. Vous comprendrez pourquoi nous avons mis en place un mur de vidéo, plutôt que d’enchaîner les vidéo les une après les autres.

Il est bon de rappeler, à intervalle régulier, comment le rétrogaming revient sur le devant de la scène, à la fois poussé par des tendances nostalgiques, mais aussi par un souci marketing. C’est surtout le style 8 bits qui est à la mode en ce moment. La version de Team Fortress jouable (mais pas relayé sur le site, nous en sommes désolé Oo), c’est au tour d’Assassin’s Creed de s’y coller. Malheureusement, le jeu ne verra jamais le jour, annulé en cours de route surement… Mais un vidéo a été faite, la voici, rien que pour vous !

Le Serpent

Ezio a tout de même la classe !

Depuis le 18 novembre, date de la sortie d’Assassin’s Creed Brotherhood, le pur carton est au rendez vous. Le but était de faire mieux que son prédécesseur (près de 9 millions de jeux écoulés… et 20 millions pour la série au global). Et c’est pour du moins chose faite.

D’après une interview de Geoffroy Sardin, chef du marketing et des ventes pour l’EMEA (zone Europe, Moyen-Orient, Afrique) accordée à MCV, les choses sont plutôt bien engagés. En effet, lors de sa première semaine de commercialisation, le jeu se serait déjà écoulé à 1 million d’unités. Le titre atteindrait même, à l’heure où on se parle, les 1,6 millions d’exemplaires dans le monde entier (avec une infime avantage à la version Xbox 360).

Mais ce n’est pas tout, Geoffroy Sardin en profite pour souligner que ce départ est meilleur que celui d’Assassin’s creed II, et tout simplement le meilleur démarrage historique pour un jeu Ubisoft sur le vieux continent.

Et ce n’est encore pas tout ! C’est l’espace d’une phrase durant l’interview que Mr Sardin nous a fait réver : « Ce que je peux dire, c’est que l’année prochaine, nous aurons un nouveau gros jeu Assassin’s Creed« .

On ne demandait que ça.

La version Xbox 360 a un léger avantage par rapport à celle de la PS3