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D2LOD1

Après un Diablo 1 révolutionnaire en une suite s’installant au panthéon des titres PC (non je n’en fais pas trop), les développeurs décident de mettre un terme à la traque des démons primordiaux avec une bataille finale contre Baal. Cette extension vaut-elle le coup ? est-ce un vulgaire DLC de maps? Peut-on encore y jouer 13 ans après? En un mot :oui. Mais vu qu’un test ne se résume pas en 2 secondes, retournons dans le monde du Sanctuaire.

 Les trois frères

Le conseil municipal ne m'inspire pas.

Le conseil municipal ne m’inspire pas.

Sans rentrer dans toute la mythologie Diablo (si ça vous intéresse il existe la trilogie Sin War en roman), voici le contexte dans lequel se place Lord Of Destruction. Le guerrier de Tristram du 1er épisode a réussi a vaincre Diablo dans les sous terrains de la cathédrale, libérant le prince Albrecht de la malédiction. Pour être sur d’emprisonner le démon à jamais, le héros prend la pierre contenant l’âme damnée et se l’introduit dans le front. Mais le démon est puissant et corrompt progressivement l’esprit de son hôte. C’est à ce moment que démarre le voyage de celui qui se fait appeler dorénavant le rôdeur, voyage guidé par Diablo lui même pour libérer les Frères Démoniaques : Baal (Lord Of Destruction) et Méphisto (Lord Of Hatred). Mais un espion un peu particulier le suit à la trace,  dont l’apparence frêle ne témoigne pas d’un métier de Chevalier. Son nom? Marius, un simple villageois témoin qui malgré lui va assister à la renaissance du Mal. Il raconte son histoire à l’archange Tyraël visiblement très intéressé, ainsi que la quête d’aventuriers pour mettre un terme aux agissements des 3 démons primordiaux. Et tandis qu’il termine son récit, le vieil homme montre la seule pierre d’âme non détruite par les Héros, celle de Baal. Mais le prétendu Tyraël dévoile son identité et tue Marius, reprenant la pierre sombre : il s’agit de Baal lui même. Ce dernier lève une armée et part pour le Mont Arreat, dans la terre des barbares dans le but de corrompre la Pierre Monde, seul rempart des humains contre les Enfers. Qui peut l’arrêter ?

Un arsenal de nouveautés

L'assassin et le druide veulent également en découdre.

L’assassin et le druide veulent également en découdre.

Nous voilà donc dans la cité d’Harrogath, près à en découdre malgré des barbares peu enclins à nous aider. Nous allons traverser les terres du nord afin de gagner leur confiance et espérer avoir accès à l’entrée du mont gardé par les anciens. La durée de vie est correcte, avec de nombreuses grottes secondaires tout au long de l’ascension. De nouveaux ennemis font leur apparition, avec une direction artistique suffisamment différente de Diablo 2.  L’extension permet aussi, sur le plan du contenu, à deux nouvelles classes de prendre part à l’aventure : le druide et l’assassin. Le druide est un expert des forces de la nature, pouvant maîtriser les éléments et invoquer des animaux (loup, ours, corbeaux,…). L’assassin quant à elle est experte du combat au corps à corps, alliant griffes et rapidité pour imiter le prédateur affamé. Des nouveaux items font leur apparition, que ce soit des rares, uniques ou objets de sets. Chaque classe existante récupère d’ailleurs de nouveaux objets spécifiques pour satisfaire les envies de personnalisation maladives. Dans la même optique les compagnons de route que l’on engage à chaque acte (un barbare dans le V) ont subi quelques modifications. Dorénavant ils ont leur propre équipement et augmentent de niveau indépendamment du personnage principal. Un côté plus stratégique, loin de la foire aux clics que l’on peut penser. Et comme toujours les trois modes de difficulté sont présents (Normal, Cauchemar, Enfer), couplées avec les mondes aléatoires pour toujours être intéressé à chaque essai. Une bonne recette de jeu prenant.

Depuis aussi longtemps que les divergences entre les joueurs PC et les joueurs consoles existe, le PC n’a cessé d’être déclaré comme mort ou sur le point de disparaître. Qu’apporte réellement un PC de jeux par rapport à une console et quels en sont ses inconvénients ? Est-il réellement utile, en 2012, d’acheter un nouveau PC ou de mettre à jour le sien alors que des consoles comme la Xbox 360 ou PS3 proposent, a priori, des jeux similaires ?

Acte I : Confort de jeu

La souris et le clavier sont également souvent pris à défaut par les joueurs habitués depuis leur plus tendre enfance aux joypads de leur console favorite. Il y a plus de touches, l’ergonomie peut paraître moins user-friendly. Néanmoins, la grande majorité des jeux sont maintenant compatibles avec le Pad Xbox 360, parfaitement supporté par Windows, qui aideront les plus réticents à mettre le clavier et la souris de côté. Certains jeux, souvent des portages de jeu consoles, privilégient notamment cette façon de jouer. Quant au confort physique, il faut privilégier un bon fauteuil de bureau pour éviter d’avoir mal au cul trop vite. De ce côté là, le confort du canapé manque quelque peu. A noter qu’avec un peu d’astuce et une bonne installation, il est tout à fait possible de brancher son PC à sa TV et donc de profiter du canapé. S’il y avait un point à accorder aux consoles,selon moi, ce serait bien celui du confort pour toutes les raisons évoquées plus haut. Le PC étant ce qu’il est, il reste moins accueillant et facile d’accès qu’une console où insérer un disque suffit pour jouer (même si de nos jours, certains jeux requièrent une installation obligatoire). Même si le PC fait des efforts, il reste toujours destiné à un public possédant un minimum de connaissances.

Acte II : Du côté des bourses

« Un PC ça coûte une blinde et en plus il faut le changer tous les 6-12 mois. » Voilà, en substance, la phrase que l’on entend le plus souvent dans la bouche d’un joueur étranger au monde du PC. D’un point de vue matériel, un bon PC de jeu peut se trouver aux alentours de 800-1000€ (même un peu moins si vous le montez vous-même). Avec ce prix, vous pouvez faire tourner n’importe quel jeu actuel en 1920×1080 dans de très bonnes conditions, c’est à dire un jeu tournant entre 45 et 60 images par seconde (Frame Per Second) avec les options poussées à fond (j’émets tout de même une petite réserve pour certaines options très gourmandes). Les PCs de fabricants et de grande surface sont absolument à éviter. Les pièces utilisées sont souvent cheap et ne sont pas optimisées pour le jeu. « Ça fait quand même de 2 à 4 fois plus chers qu’une console ! » disent certains. Alors oui c’est un investissement de départ plus élevé qu’une console (ceci dit, la PS3 à sa sortie coûtait tout de même 600€) mais le PC ne vous servira pas qu’à jouer évidemment. De plus, contrairement à la légende, il ne vous sera pas nécessaire de le renouveler l’année suivante. A mon avis, vous pouvez tout à fait attendre 2 ans avant de modifier quoi que ce soit des entrailles de la bête (carte vidéo ou processeur généralement). Changer une pièce n’étant pas très compliqué pour peu qu’on soit attentif et soigneux. Le PC a l’avantage d’être évolutif sur le long terme là où le hardware d’une console restera peu ou prou le même tout au long de la vie de la console. Du côté software, un jeu console reste en règle générale 10-15€ plus cher que son homologue PC, notamment à cause de la taxe imposée par chacun des trois constructeurs lorsqu’un jeu sort sur leur console. Cependant, avec un peu de débrouillardise, il est facile de trouver sur le net (Zavvi et Amazon.uk par exemple) des jeux nettement moins chers. Les magasins comme Micromania sont, évidemment, à proscrire. Côté PC, de nombreuses offres, promotions sont trouvables sur les plateformes de téléchargement comme Steam qui permettent d’acquérir, à moindre frais et parfois peu de temps après la sortie, des hits ou des jeux de plusieurs années pour une poignée d’euros. Il faut voir l’achat d’un PC comme un investissement à long terme et aimer le mettre à jour de temps en temps. Si nous n’aimez pas vous prendre la tête et que les graphismes sont secondaires à vos yeux, acheter une console semble être un bon compromis. Il n’est pas vraiment question de budget au final car les deux mondes se rejoignent. Les deux peuvent coûter chers si vous aimez en prendre pleins les mirettes ( une bonne télévision peut facilement coûter le double d’un bon moniteur). A contrario, si vous aimez faire dans le minimalisme et qu’une TV cathodique vous suffit, une 360 ou une PS3 suffira et elle sera même sous-exploitée.