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Si les super héros et le jeu vidéo se sont acoquinés pour le meilleur et pour le pire, il est bien un de ces super-personnages qui à lui seul pouvait servir de test de game design, j’ai nommé Batman, le héros chauve-souris.

Des débuts difficiles

Batman_-_Vengeance_ObligeSi le personnage de Bob Kane et du trop souvent oublié Bill Finger a longtemps été un paria du jeu vidéo, c’est pour une raison bien évidente. Là où Superman a inauguré les salles de jeu dès 1987, ce pauvre Batman n’avait eu droit qu’à de tristes beat’em all sur micro ! En effet, le seul super-héros sans super pouvoirs ne pouvait donc justifier la débauche d’actions normalement à la portée de tout super-personnage. Batman est atypique, ses seuls pouvoirs résident finalement en sa parfaite maitrise des arts martiaux…et en son esprit torturé depuis l’assassinat de ses père et mère par un illustre inconnu qui finalement aura créé le double de Bruce Wayne. Difficile de briller quand la fidélité au personnage imposait donc de ne finalement guère lui accorder plus de puissance qu’à n’importe quel autre héros de beat’em all (au hasard, Billy Lee, Mike Haggar ou les ninja de Ninjawarriors). Ce pauvre batman, taré de sa malédiction semblait également être maudit du jeu vidéo…
Vient 1989 avec l’audacieux Tim Burton qui entreprend de rendre au vengeur justicier masqué une part de sa noblesse perdue pour cause de justaucorps d’Adam West (enfin je dis ça je dis rien, étant carrément fan de la série ultra kitch des années 60, mais moins du film adapté de ladite série). Le résultat dépassa toutes les espérances avec un film à la fois sombre, fantasque et majestueux. Mickael Keaton est impressionnant de sobriété, jack Nicholson livre un Joker tout en démesure et Kim Basinger…Ben elle joue du Kim basinger, c’est à dire la potiche qui fera office d’enjeu entre le bien et le mal, même s’il est finalement assez étrange que le Joker se soit entiché de ce personnage fadasse dont le seul mérite est d’avoir couché avec Bruce Wayne. D’ailleurs, signe qui ne trompe pas, sa première apparition dans le film n’en exposera que… ses jambes interminables. Tout est dit. Le film engrangera des recettes record, 262 millions de dollars le seul week end de sa sortie, et Prince dansait sa Bat-Dance. Bref c’était la fête !
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Mais que faire pour le monde du jeu vidéo ? Adapter le film de Tim Burton ? Foutrebleu, que risquons-nous de voir une de ces innombrables déclinaisons en jeu vidéo d’une licence, autrement dit un nouveau massacre ! Et bien, Sunsoft relève le défi. Et on peut aujourd’hui mesurer la dette qu’a Batman envers cet éditeur, car c’est avec l’adaptation par Sunsoft du film de Tim Burton que l’histoire de Batman commence vraiment dans l’univers du jeu vidéo !
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Hollidays in the Sun…soft

jXrawLe jeu sortit donc en 1989 et reste aujourd’hui un titre mémorable. Décors sombres et stylés, bande sonore hors du commun, construction exemplaire et jouabilité technique font de Batman sur NES un megahit intemporel. La difficulté de l’entreprise a également participé à la notoriété du jeu qui, enfin ouvrait à Batman les portes de la légitimité en tant que héros de jeu vidéo. Atari avait également tenté l’aventure avec un Batman arcade honnête mais hélas guère exempt d’incohérences de level design. Qu’importe, grâce à la NES, Batman était enfin adoubé héros de jeu vidéo !
 Le film connut également une adaptation sur Game Boy très agréable à jouer et sévira sur Megadrive de façon certes plus discrète mais pas moins réussie. Finalement, si le film de Tim Burton ne résiste pas à un examen poussé qui en révèle des faiblesses scénaristiques (Alfred qui fait sciemment entrer la potiche, euh pardon Kim Basinger dans la Bat-Cave, la vérité concernant l’assassin des parents de Bruce Wayne beaucoup trop simpliste là où au contraire le mystère qui entourait ce double homicide est finalement le leitmotiv du héros lui-même), les versions du jeu sur NES, GB et Megadrive restent des jeux incontournables.
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Le succès sera si foudroyant que Sunsoft n’attendra pas un nouveau film pour donner suite aux aventres de l’homme chauve-souris et en 1991 arrivera Batman Return of the Joker. Le jeu est beaucoup plus axé plates-formes que le premier qui faisait un subtil équilibre entre action et plates-formes. La beauté graphique, la magnificence sonore sont toujours au rendez-vous, bien que la difficulté du jeu ait découragé bon nombre de super-héros au parfum…Les versions Game Boy et Megadrive, à nouveau présentes, s’en sont hélas bien moins bien sorties faute à leurs contrôles hésitants qui rendaient ces jeux quasiment impraticables.

 Batman Returns… again

En 1992, Tim Burton fait revenir Batman dans le bien nommé Batman Returns, un film qui, s’il peut se parer des attributs de film culte d’une génération, n’en est pas moins complètement raté du point de vue de votre rédacteur ! Oui, le jeu tout en latex de Michelle Pfeiffer sont le cabotinage à plein nez, Michael Keaton a perdu sa reserve pour une interprétation beaucoup trop assurrée du personnage torturé de Bruce Wayne, et Danny DeVito voit son jeu se dégrader de minute en minute. Seul Christopher Walken relève un peu le plat…
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Désormais, Konami a repris la licence et Batman Returns abandonnera le genre pourtant éprouvé du jeu de plates-formes/action pour celui, plus évident, du beat’em all, comme une revanche sur les premières adaptations ludiques du héros de Gotham City. La NES et la Super Nintendo recevront donc deux nouveaux Batman baston estampillés Konami et il est juste de dire que leurs ludothèques respectives en sont flattées. Ces deux titres sont à la fois jouables, retors et fidèles au film dont ils suivent la trame de manière intelligente, loin des standards serviles des adaptations ciné de l’époque.
Chez Sega cependant on ne l’entend pas de cette oreille avec un Batman Returns qui sévira sur Master System et Megadrive sans céder à l’appel du jeu de cogne. Si la fidélité au genre plates-formes/action portera ses fruits sur Master System avec un jeu tout en finesse et très rythmé par un gameplay technique bien que peu intuitif, la version Megadrive est un naufrage avec un Batman lent, mal animé, mauve (oui, mauve, c’est un défaut!) et un univers totalement saugrenu loin des ruelles sombres et du ciel noir de Gotham City. Et que dire du jeu présenté comme produit-phare de la Lynx d’Atari, pauvre, injouable de difficulté et monotone comme le serait la vision d’une VHS vierge ?
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Konami n’a heureusement pas dit son dernier mot : si le prochain film Batman se fait attendre, pourquoi ne pas adapter la formidable série animée de la Warner ? Ni une ni deux, Batman The Animated series arrive en fanfare sur GB et suffit à faire oublier le ratage de Return of the Joker en proposant des niveaux détaillés et une maniabilité riche, ainsi que la Super Nintendo accueille The Adventures of Batman & Robin (aucun lien avec la catastrophe à venir en 1997), qui retranscrit à merveille l’aspect festif et délirant des personnages de la série animée en accentuant le contraste fait avec l’aspect sombre du héros.
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Dark days for the Dark Knight

1995, Batman Forever rompt le silence et hélas se révèle tel un funeste avertissement : attention quand un réalisateur prend trop de libertés avec l’univers établi d’un héros…ce film de Joel Schumacher n’est pas encore un échec irrécupérable bien que déjà notoirement mauvais, Jim Carey soutient encore l’esprit des méchants tel qu’on le savourait dans la série animée et réussit même à compenser le jeu insupportable de Tommy Lee Jones qui campe un Double-Face tout à fait hors-sujet (on avait droit ici à un sous-joker là où l’ancien Harvey Dent est surtout un être désemparé qui ne jure que par la fatalité), et Acclaim nous offre un jeu sur Super Nintendo. Enfin, offrir…le mot n’est pas bien choisi, on aurait du dire « inflige ! ». La cartouche de Batman Forever est un concentré d’ennui : niveaux illisibles, contrôles saugrenus et inadaptés , ergonomie zéro et transcription malheureuse du gameplay de Mortal Kombat font de ce jeu un véritable navet.
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Cette chronologie se limitera à l’ère des 8 et 16 bits et en l’achevant, je ne peux que déplorer le fait qu’après un démarrage en fanfare avec le mythique jeu de Sunsoft sur NES, elle doive ainsi se terminer par cet infâme ratage sur Super Nintendo…Mais voyons le bon côté des choses : je n’aurai donc pas à évoquer l’abominable Batman &Robin ! Disons simplement que le jeu sorti sur Playstation était très fidèle au film, c’est-à-dire…nul. Même criminellement nul. Ah, que le temps sera long avant d’enfin revoir un bon Batman sur console…avec Arkham Asylum !
Quoiqu’on en dise, Batman est né sur console à la grande époque du jeu vidéo. Si ça ne suffit pas à en faire une icône rétro, c’est déjà bien assez pour donner l’envie de replonger ne serait-ce que dans ce jeu de 1989 sur NES, qui à lui seul couvre de son ombre tous les Batman sortis depuis…
 Yacine Yace Djebili

Pour être franc avec vous, j’avoue être fan de l’univers « DC Comics » depuis mon plus jeune âge… Voilà, c’est dit… !
Je ne compte plus les comics dédiés à Batman, Superman ou Green Lantern minutieusement classés dans ma bibliothèque, non loin des boîtiers de leurs adaptations cinématographiques. J’ai encore passé des dizaines d’heures ces dernières années en combinaison du taciturne Chevalier Noir, à arpenter avec prestance Arkham City, ville prison plongée dans une nuit poisseuse et éternelle.  Et c’est contagieux… Les nombreuses boîtes de Lego DC de mon fils en témoignent.
Mais rassurez-vous, je ne suis pas (trop) sectaire, notamment à l’égard du concurrent historique « Marvel ». Et heureusement, car j’ai passé un excellent moment à partager la vie de l’ami Spider-Man, au(x) costume(s) plus coloré(s) que jamais, en exclusivité sur PS4.

Mister Negative

Et pourtant, mes premières impressions sur le jeu furent pour le moins contrastées…

J’ai d’abord été complètement scotché par la représentation photo-réaliste de New York, de jour comme de nuit… avant de prendre conscience, avec grande frustration, de sa faible interactivité. A mille lieues de la Liberty City offerte à Niko Bellic. Ensuite, j’ai loué le fan service agrémentant la recherche du moindre « collectible » ou autre objectif secondaire… avant de systématiquement retrouver ma carte complètement parasitée par les innombrables icônes « à la Ubi », sans cesse renouvelées jusqu’à l’écœurement.

A contrario, je suis resté dubitatif à l’égard de mes premiers combats, pâles copies des chorégraphies martiales de la série « Arkham » de Rocksteady… avant de prendre la pleine mesure de leurs possibilités tactiques et du fun qu’elles procurent. Surtout, et c’est sans doute le plus gros défaut du jeu, chaque moment agréable passé dans le jeu se voit atténué par cette impression, très tenace, de l’avoir déjà vécu… ailleurs dans d’autres jeux, tant cette exclusivité Playstation accumule les emprunts (mondes ouverts d’Ubisoft, séries Arkham, Infamous, God of War, Uncharted, The Last of Us, etc., etc., etc.). Bref, vos premiers pas dans l’univers de Peter Parker alterneront donc le chaud et le froid… le yin et le yang en somme.

Toutes les images de ce test proviennent de ma propre partie (PS4 Pro)

Déambulations vertigineuses

Malgré tout, sur la durée, les arguments ne manqueront pas pour inciter le joueur à rallumer sa console et relancer un « run », au sens propre comme au figuré vu l’agilité incroyable de Spidey. Car, et c’est pour moi la réussite principale du jeu, jamais l’homme-araignée n’aura été aussi mobile dans ses déambulations entre les gratte-ciels New-Yorkais, musique héroïque en prime ! Vos premières acrobaties seront aussi bluffantes que jubilatoires : courir sur la façade de l’Empire State Building, effectuer une chute libre embuant vos yeux pour ensuite redresser la barre, toile en main, en frôlant les voitures et piétons pour se projeter sur notre objectif… Personnellement, je ne me suis jamais lassé de cette sensation de liberté dans les mouvements tout au long du jeu.

D’autant, comme annoncé, que la mégalopole New-Yorkaise est reproduite à la perfection, tant dans sa représentation visuelle (photoréalisme des textures, colorimétrie et jeux de lumières) que fonctionnelle (verticalité de son architecture et déambulations qu’elle impose à notre « Tony Hawk » en collants). Quel dommage, toutefois, de ne pas pouvoir interagir davantage avec elle ! Nourris depuis tant d’années par l’école GTA, d’aucuns trouveront sans doute la coquille un peu vide : hors scripts préétablis, ne pensez pas entrer spontanément dans une voiture ou un bâtiment, dialoguer avec le premier passant venu ou vous acheter un hot-dog… Des détails, certes, mais qui nuisent un peu à l’immersion et dénotent face à la qualité remarquable de la représentation de « Big Apple ».

Regardez-moi ces couleurs et jeux de lumières !!! Ci-dessous par exemple, l’ombre de l’Empire State Building…

Mais revenons à la mobilité jubilatoire de Spider-Man. Celle-ci se voit agrémentée d’un système de combat très plaisant, amalgame réussi des meilleures mécaniques des séries Arkham, Infamous et DMC (exemples les plus frappants pour ma part) : infiltration, aspect chorégraphié et possibilités martiales multiples à base de combos, esquives, pouvoirs et visée « TPS » (envoi de projectiles). Le tout à débloquer, ou améliorer, au gré des gains d’xp et montées de niveaux de Spidey.
Une vision moderne et aboutie du beat’em all en somme, avec des combats variés et impressionnants, agrémentés d’une bonne perception d’impact des coups. Un vrai feeling « jeu vidéo » gratifiant, donc, et non une simple chorégraphie « QTE ».

En parlant de « QTE », le jeu en place tout de même beaucoup (avec possibilité de les supprimer en option) mais le fait de manière judicieuse, ludique et clairement au service de la narration, en parfaite cohérence avec les capacités extraordinaires de Spider-Man. Après un léger temps d’adaptation en termes de prise en main (chaque bouton de la manette est mis à contribution), on prend un réel plaisir à bondir d’un combat à l’autre, de manière fluide à travers les rues New-Yorkaises, pour sauver leurs habitants, contrecarrer le casse d’une banque et mettre fin à la folle et vaine fuite de malfrats livrés ensuite entoilés à la police. Du pur Spider-Man quoi !

Tactique « super héroïque »

Tactique furtive

« Un grand pouvoir implique de grandes responsabilités » (oncle Ben)

Outre son gameplay, l’autre belle réussite du titre est son histoire principale et la scénarisation de celle-ci.Je voudrais tellement rentrer dans le détail de vos rencontres, mais ce serait vous gâcher le vrai plaisir de la découverte… Pour vous en dire le moins possible, disons que l’histoire de Peter Parker ira véritablement crescendo au gré des relations avec ses proches et de l’évolution de New York, marquées par l’apparition successive de Super Vilains assez réussis. A ma grande satisfaction, le studio Insomniac Games est parvenu à digérer le passé narratif très riche de l’œuvre du regretté Stan LEE pour en offrir une vision rafraîchissante, mi-réaliste et mi-fantastique, entre celles offertes par exemple au cinéma par Sam RAIMI (trilogie de 2002 à 2004, produite par COLUMBIA, propriété de SONY) et Jon WATTS (le dernier « Homecoming », chapeauté par MARVEL STUDIOS).

Aucune surprise, donc, de retrouver autant de références à ces films, lorsqu’on endosse le statut d’exclusivité de la console de Sony, tout en étant qualifié de « Marvel’s » Spider-Man… Pour autant, malgré une bonne dose de fan service, jamais vous ne subirez la grosse patte intrusive d’un quelconque Avenger… et ça pour une nouvelle, c’est une bonne nouvelle, tant le fameux business du « Marvel Cinematic Universe » me tape habituellement sur le système !

Peter Parker est adorable

Exemple d’adversité

En ce qui concerne la scénarisation, on sera souvent « soufflé » par la limpidité de la transition entre les phases cinématiques et de gameplay (et l’inverse) grâce à une technique irréprochable, et notamment sur PS4 Pro. Narration et gameplay sont si intimement liés qu’on sera parfois étonné de reprendre la main dans ce qui nous semble être une cinématique par exemple. Par ailleurs, pour servir le propos, le gameplay adoptera souvent des formes très variées, sollicitant vos réflexes, vos neurones ou votre sens de l’observation. Mais je ne vous en dis pas plus pour vous préserver la surprise.

La mise en scène est très inspirée

A retenir

S’il n’est clairement pas un modèle d’originalité et peut paraître répétitif au joueur insensible à la course aux « collectibles », ce Spider-Man assume son statut de manière efficace et maîtrisée. A l’image de Peter Parker, tout y est sympathique et plaisant, sur le fond comme sur la forme, dans son gameplay comme dans sa narration. Surtout, le jeu vous offrira des sensations jouissives en slalomant entre les buildings New-Yorkais, tel l’homme-araignée que vous avez toujours rêvé d’incarner (oui… même toi, le fan de DC Comics !).

Batman

Pour clore cette semaine il fallait évidemment parler de Batman, que seraient les comics sans Batman !!! Héros expéditif, Batman est l’opposé de Superman, s’il faut puncher au lieu de blablater comme une jouvencelle qui raconte sa life sur Facebook, il le fera. Pas de pouvoirs extraordinaires, seulement une ingéniosité hors du commun et un mental d’acier. C’est entre autres pour cela que Batman  est apprécié des fans, il reste un simple homme qui surpasse sa condition d’homme pour arrêter le crime en écrasant même ses ennemis les plus puissants. 2009 : Rocksteady nous met une des ses claques en nous signant un Batman des plus monumental. Réalisation impeccable, gameplay propre, ambiance exceptionnelle, tout est là pour nous en mettre plein la rétine et nous faire vivre une expérience Batman unique malgré sa linéarité et sa répétitivité. Fini les frêles carrures de Michael Keaton, Georges Clooney ou Christian Bale, dans le jeu, Batman est dopé à la testostérone de Grizzly (dans les secrets du jeu on apprend que les développeurs se sont basé sur la carrure impressionnante de Yannou, un membre du Serpent Retrogamer, un site de jeu consacré au rétrogaming). Bref passons, cet opus ne laissa de marbre personne puisque 3 ans plus tard sortira le tout aussi excellent Arkham City, essayant de sortir des écueils de sa linéarité. 1 an plus tard Warner nous pond un Batsy frais et jeune car comme au cinéma c’est tendance de revenir aux sources. Alors va-t-il tomber comme pour Assassin’s Creed dans le piège du marketing en nous offrant chaque année une saga qui s’effrite ou va-t-il nous offrir le même spectacle que les deux  premiers. Je tranche dans le vif, prêt à vous donnez mon verdict.

C’est dans les vieux pots qu’on fait les meilleures soup…….Mon cul ouais !!

Un casting de bad boys qui ferait flipper Spiderman

Un casting de bad boys qui ferait flipper Spiderman.

Vous ne le saviez pas mais God of War : Ascension et Batman : Arkham Origins, c’est les mêmes jeux! Quoi ?! Mais il est fou ce Yannou, que dit-il  ? Explications : God of War, excellente licence de beat’em’all où à chaque titre la saga évolue, l’apogée étant GOW 3, un titre époustouflant, épique, puissant et j’en passe, qui ne laissera personne indifférent. 2009 : Batman : Arkham Asylum débarque sur nos consoles de salons nous en mettant plein la vue et nous offrant une vision de Batman autre que celle que nous connaissions des salles obscures, un héros qui se dépasse par sa simple volonté et qui fait face à n’importe quelle situation, et le rendu d’Arkham Asylum est vraiment impressionnant, ce Batman-là nous marque par l’orientation de son gameplay. Mars 2013 : God of War : Ascension sort sur PS3. Ce jeu se présente comme une préquelle de la vie de Kratos, et bien que très attendu, le jeu ne sera pas une déception mais il se révèle moins épique que le 3, moins percutant, il faut y jouer pour comprendre et ressentir cette sensation, au final on se dit : « merde ils se sont pas fait chier et je me suis fait enflé ». Ben Batman Arkham Origins c’est la même chose, comparativement à GOW qui essaie de se renouveler par le biais de son histoire, environnement, pouvoirs ou bestiaire, on sent que les développeurs ont voulu proposer une identité propre au soft, ici c’est ciao l’originalité, les gens, ils veulent voir Batman, on va leur mettre Batman mais dans l’environnement de Arkham City. En gros le titre aurait pu s’appeler Arkham City 2.0. Les gens de chez Warner se foutent royalement de notre figure mais à un point! Surtout pour au final arriver à servir du réchauffé, c’est vraiment pathétique et nous prendre pour des idiots, en plus sous couvert de mettre « Origins » dans le titre pour nous vendre du rêve en nous disant « ouais mais c’est les débuts de Batman » justement !!!! » Encore mieux, ils auraient pu en tirer parti pour nous offrir un beau bébé, mais non, faire du business et prendre les consommateurs pour des gros gros pigeon (comme moi), c’est tellement mieux. Le gameplay n’a pas évolué depuis 2009, que ce soit au niveau de certaines animations du chevalier noir, de l’IA des ennemis, la manière dont les combats se déroulent, les mêmes façons de descendre certains types d’ennemis, les mêmes combos, mêmes gadgets même type d’approches niveau infiltration, c’est vous dire qu’à ce niveau là ABSOLUMENT RIEN N’A CHANGE. Et ça ne serait pas drôle si ce 3 ème opus ne prenait pas des éléments du 2 ème épisode. Par exemple j’ai été choqué de voir une partie de la même map de Arkham City là-dedans, le pire c’est qu’ils ont juste embelli le décor pour que ça ne fasse pas prison (comme l’opus d’avant) et en plus ils ont rajouté une autre petite parcelle de ville histoire de dire qu’on a de la liberté. Et puis le comble : le jeu se permet de reprendre des niveaux d’Arkham City pour les inclure dans sa propre trame scénaristique!!! J’en reste encore bouche bée… Vous avez toujours en optionnel les énigmes de l’Homme Mystère à résoudre, rien de bien passionnant. Arkham Asylum : on aime et on accroche, Arkham City : on pardonne parce que c’est Batman et Arkham Origins : ont nous prend pour des fougasses. Donc vous êtes encore et toujours la chauve-souris en version plus jeune et plus énervée, Batman est plus bourru dans cet opus que dans les épisodes d’avant où il est calme et beaucoup plus réfléchi, ce jeu aurait pu nous montrer un Batman qui fait des erreurs, qui doute ou même moins expérimenté au combat. Là, ils ont décidé de le faire moins calme, c’était une bonne occasion de voir le chevalier noir sous un autre angle, on aurait apprécié de le voir comme Lara Croft dans Tomb Raider. Vous vous retrouvez dans Gotham City le soir du réveillon de Noël ou les gens sont cloîtrés chez eux à cause d’un tempête de neige et d’un fort taux de criminels dans les rues (l’excuse pour pas rendre Gotham vivante). Vous êtes comme dans Arkham City en mode exploration vous pourrez faire vos quêtes annexes et encore vous balader de part et d’autre de la ville, défoncer du criminels ou aller directement sur votre objectif. Cet épisode souffre aussi du grand défaut de la série, sa répétitivité : quand vous pénétrez dans un bâtiment le même schéma se présente à vous : vous défoncez des mecs, vous arrivez dans une grande salle carré avec des gargouilles et vous piégez des ennemis qui ont la même manières de réagir, qui ne savent toujours pas que Bats se planquent au dessus d’eux sur des gargouilles et que si ils pouvaient se foutre dans leurs gueules ils le feraient avec joie. L’IA des ennemis n’a pas évolué depuis le 1er opus à tel point que les joueurs connaissant la saga savent comment aborder ces salles, aucun effort n’a éré fait pour rendre les ennemis intelligent ou qu’ils aient une tactique différente comme par exemple regarder au dessus de leur tête, fouiller les grilles ou autres conduits, non, les développeurs ont préféré garder les IA d’origine tout simplement. Encore une blague, on retrouve les mêmes types d’ennemis sauf que là on a changé leur apparence mais leur approche en matière de combat reste la même. Un départ des plus mauvais.

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Episode #1 – Batman

Oyé oyé, la voici enfin venue, la première chronique vidéo du Serpent Retrogamer : Les Archives Oubliées. Chaque mois, Le Serpent et greyfox0957 vont revenir sur la communication faite autour du jeu vidéo en suivant le thème de la semaine spéciale. Cette semaine c’est sur Batman que nous nous sommes penchés et croyez-moi, nous avons déterré de sacrés merveilles. A nous les vieilles pubs bien salasses (j’ai bien dit pubs, ne lisez pas trop vite) !

Pardonnez nos maladresses de débutants et notre manque de matériel, vous faisons de notre mieux ! Bon visionnage à tous.

AAA

L’amour, c’est assurément mieux à deux, voire plus. Mais le héros dans le jeu vidéo? Préfère-t-il être seul ou est-il plus fort avec des copains? Quel genre n’a pas essayé les différentes facettes ? Batman: Arkham Origins est à l’honneur cette semaine, avec pour principal atout le gameplay de la relativement jeune série dédiée à l’incarnation de la surpuissance du Chevalier Noir. Dans le comics original, l’homme chauve-souris se savoure sous toutes les coutures: seul dans l’obscurité, flanqué de sidekicks qui sont au final des faire-valoir qui ne le font que plus briller, aidé par Alfred ou Barbara. Super-héros, plombiers bedonnants, agents secrets: les savoure-t-on mieux quand ils sont seuls ou accompagnés ?

Héros = joueur

Solid Snake est un personnage particulièrement apprécié des gamers, et ce n’est pas ici que cette assertion sera contredite. Homme fort et charismatique, agent froid et taciturne, il a tout ce que d’aucuns appellent la classe. Le joueur, qui commande à ses péripéties, vit à travers lui les séquences d’infiltration, la peur, l’angoisse, mais aussi et surtout la maîtrise des mouvements et des événements. Quoi de plus gratifiant au final que d’être pleinement le sprite, avec ses forces et ses contraintes. Hideo Kojima poussa le culte de son personnage principal dans une direction inattendue dans Metal Gear Solid 2: Sons of Liberty, en prenant le joueur à contre-pied et en le faisant incarner un jeune premier, Raiden, et contempler le grand héros depuis une position de spectateur. Plus généralement, le plaisir de l’infiltration est un genre à forte connotation solitaire, offrant des douceurs sadiques comme peu d’autres. La saga Arkham puise sa principale force dans cette incarnation réussie de Batman, de son agilité silencieuse à sa puissance tranquille et prodigieuse dans le combat à mains nues. Et si certains titres, comme Splinter Cell: Pandorra Tomorrow, ont tenté et réussi un mode multi pour donner une tendance inédite au genre, d’autres ont fait le chemin inverse. Les simulations de football ont depuis déjà quelques années intégré un gameplay purement solo, où l’incarnation et la carrière d’un personnage sont les uniques motivations du joueur, permettant l’écriture d’histoires particulières. Le héros digital n’est que l’expression et l’extension du contrôleur humain. Quand bien même il n’en est que ses yeux dans le FPS, genre ô combien immersif, ou dans le god-game où l’entité au-dessus de tout est finalement aussi absente que fusionnelle avec le joueur. Les open worlds se dégustent mieux à l’échelle de l’être vivant, comme pour mieux sentir le poids de l’univers à parcourir et à découvrir de ses yeux et par ses propres moyens. Et même si l’on peut multiplier les points de vue, comme dans le récent GTA V, ou faciliter les transports (Skyrim). Le Versus Fighting, quant à lui, est plus une question d’affinités, de style, de personnalisation, de signature.

Injustice

Tiens ca faisait longtemps que j’avais pas tâté du pad de versus, depuis que j’ai mis une pâté au Serpent sur Tekken 3 y’a plus rien eu, ma dernière expérience en la matière fut l’excellent Soul Calibur 4 sorti en 2008 sur consoles next-gen. Puis rien. Il faut dire que le versus fighting n’est pas mon genre mais quand l’univers est accrocheur, je plonge, sauf pour Street Fighter où j’ai du mal à adhérer, mais ca ne m’a pas arrêté pour autant surtout pour mettre à bas Totof. Le versus fighting avec les héros de Comics commencent à se répandre, citant le premier du genre Marvel Vs Capcom opposa Spiderman Hulk et sa clique contre les Ryu, Jill Valentine et consorts. Nous avons aussi les héros/méchants de DC Comics se frottent aux légendes des protagonistes de Mortal Kombat, rien de moins. Après un jeu moyen, faire un jeu mettant en scène l’univers DC relevait du défi puisque qu’aucun jeu n’existe à part des MMO douteux mais ca c’est autre chose. Alors que vaut cette castagne, verdict!

Y’a du peuple là dedans

Des persos sortis des divers comics de DC.

Des persos sortis des divers comics de DC.

Pour avoir un univers baston assez cohérent il faut du personnage, alors mettre la peuplade DC entière, non, mais les plus marquants, oui. On se retrouve avec des personnages connus ou d’autres moins mais participants activement à l’univers DC. Je vous cite les plus célèbres : Aquaman, Green Lantern, Batman, Le Joker, Bane etc…. pour les fervents supporters de Batman, oui, vous allez envoyer Superman ad patrès, si c’est pas tout beau ça! Donc pour pas spoiler ce merveilleux versus et parce que perso j’ai pas trop compris le scénar, je vais rien dire, je vais entrer dans le vif du sujet maintenant. Vous attendez pas à déjà jouer avec votre perso, c’est mort, le jeu sélectionne les persos au fil de l’histoire donc vous jouez avec des protagonistes imposés par le scénar, première incohérence, en fait vous ne vous arrêtez jamais de vous battre, aucun temps mort, vous enchaînez les chapitres assez nombreux scénarisé et surtout, le pire, c’est que l’on perd le fil de la trame scénaristique et on sait plus qui est qui avec vos Doppëlgangers qui apparaissent, sans compter ces voyages dans le temps qui rendent encore plus mal comprise l’histoire principale ; dommage, car intégrer l’histoire et enchainer les combats juste ensuite c’est pas mal, ca évite les encadrés à lire de Soul Calibur ou les combats à la chaîne de Tekken. Cette cassure tranche les codes traditionnels du VS-F, et elle aurait des plus intéressantes si la mise en scène faite à l’arrachée avait était peaufinée. Les cinématiques faites avec le moteur du jeu sont d’un ennui et la mis en scène nulle à chier nous propose des cinématiques molles et des scènes de combats dignes des films Mortal Kombat, un véritable gâchis parce que là, y’avait vraiment un potentiel énorme pour mettre en place les héros marquants du rival de Marvel dans de belles cinématiques en full HD – après tout, quoi de plus normal de garder la full HD uniquement pour les trailers du jeu pour vendre du rêve… 24 personnages plus ou moins jouables, certains sont faciles à manier et d’autre sont plus gavants à la prise en main. La maniabilité des Versus Fighting aujourd’hui est réellement fluide comme Soul Calibur, Tekken ou Virtual Fighter qui sont des nerveux, se manient aisément et se révèlent parfois jouissif. Ici, c’est l’inverse, vous avez l’impression de manier un pétrolier, aucune fluidité, rigidité au maximum, peu de coups impressionnants à part les finish qui eux ont le mérite de donner un peu de punch au jeu. Bon, ce jeu à un petit plus, c’est son interactivité avec l’arène : en gros, quand vous êtes au bord de l’écran un gros kick bien placé fait traverser de part en part votre adversaire, c’est assez jouissif et vous pouvez le refaire une seconde fois mais vous revenez à l’emplacement initial. Vous pouvez toujours grâce au kick utiliser l’environnement pour fracasser l’adversaire.

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Comme tout être vivant, un sprite se définit dans un cadre d’au moins deux dimensions: le temps et l’espace. Nous avions déjà évoqué dans ces colonnes le voyage dans le jeu vidéo, traitant ainsi des composantes sus-citées. L’une des parties était dédiée à la ville. Terrain de jeu à la fois accessible et riche, la cité a eu souvent son droit dans le jeu vidéo. On y a peur, on s’y bat, on s’y amuse, on s’y promène, on la façonne à notre image.

Terre de tous les dangers

gta4_01Le beat’em all doit ses lettres de noblesse à la rue. Lieu de vengeance et de malfaisance, elle a abrité les joutes sans règles de Double Dragon et Streets of Rage. Ici, la ville est sale, corrompue, mal fréquentée, le territoire du non-droit, et le joueur doit être le héros-nettoyeur. Pourtant, il n’en sera pas toujours de la sorte, puisque que la série des Grand Theft Auto permet de faire fi des règles sociales, du moins de les transgresser, dans le but de laisser libre cours à son envie de jouer sans limite dans un cadre pourtant policé. Quoi qu’il en soit, la ville devient le théâtre idéal de tragédies, d’histoires de violence et de vengeance. New-York enneigée sert de cadre à la déchéance de Max Payne, contrastant avec la noirceur du scénario mêlant des thèmes comme la drogue, la dépression et la perte d’un être cher. Lors de son exil au Brésil, l’asymétrie est créée par sa chemise à fleurs et le soleil auriverde. Petit à petit, l’envers du décor se dévoile, fait de machinations industrielles et de complots, comme peut le faire la saga Deus EX friande des conflits d’intérêt. Old Snake, quant à lui, doit composer avec une ville du Moyen-Orient en ruines et en proie à un conflit armé. Mais même au temps de sa splendeur, un assassin chauve (Hitman), masqué (Dishonored) ou capuchonné (Assassin’s Creed) peut s’y promener et sévir.

Batman_Arkham_City

Déjà éblouissant – bien qu’évoluant dans l’ombre – dans l’asile d’Arkham à l’été 2009, Batman continue d’être choyé par le studio Rocksteady. Tirant son épingle du jeu parmi les grosses sorties de l’automne 2011 avec notamment The Elder Scrolls V: Skyrim et Rayman Origins, Arkham City déploie désormais les ailes de la célèbre chauve-souris dans un grand quartier de la ville de Gotham. Et il parvient à sublimer les atouts de son aîné et à surmonter ses faiblesses.

Un casting de choix

imagesDès l’introduction, ce nouvel opus des aventures vidéoludiques de Batman surprend puisque le joueur incarne Bruce Wayne qui se fait enlever et enfermer par l’étrange Hugo Strange à l’intérieur d’Arkham City, quartier destiné à emprisonner les criminels de la ville et contre lequel le milliardaire milite. Le kidnappeur connait en fait la double identité de sa proie, et celle-ci va tenter de savoir ce qui se trame derrière tout ce toutim. Arkham City bénéficie d’une bonne mise en scène générale, servi en cela par un casting riche en quantité et en qualité. On retrouve ainsi un grand nombre de personnages de la mythologie du héros créé par Bob Kane. Le Joker et Harley Quinn sont de retour, la seconde se comportant de façon plus mesquine et moins immature. Bane a des quêtes annexes dédiées, tandis que Le Pingouin, Mister Freeze, Ra’s et Talia al Ghul, Double-Face et Catwoman font leur apparition, bouclant un casting quasiment exhaustif et fort en gueule(s). Le fan du Chevalier Noir sera ravi, surtout en admirant les courbes et la plastique de la fille du chef de la Ligue des Ombres, et celles de la femme-chat. A cela s’ajoute un nouveau très bon travail sur les voix, puisqu’on retrouve respectivement celle du Joker dans la série animée et celle du Pingouin dans le film Batman : Le Défi.

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Le jeu vidéo adore les séries. Pas forcément celles qui passent à la télé, mais bien les siennes, les sagas au long cours qui ont fait ou défait le succès de certains personnages, créateurs et autres concepts. Suites directes, revivals, reboots, remakes, tout est bon pour reprendre et exploiter des éléments déjà créés. L’histoire du jeu vidéo montre que le nerf de la guerre des itérations est la lutte fondamentale entre conservatisme et renouveau, entre recette qui fonctionne et besoin de dépoussiérer, entre prudence et risque, que ce soit du côté des créateurs ou des joueurs. Des rebelles aux timides, des réussies aux ratées, des audacieuses aux profiteuses, les suites dans le jeu vidéo sont de diverses natures.

Je marche dans les pas de mon père

256px-Bioshock_2_boxartSurfer sur la vague, utiliser une recette qui a fait ses preuves, apporter des changements parcimonieux volet après volet, sans changer fondamentalement ni le concept, ni le gameplay, ni le moteur graphique, c’est ce que nombre de simulations sportives font par exemple. Pro Evolution Soccer 2 et FIFA 10, pour ne citer qu’eux, apportent de la souplesse à la jouabilité de leurs ainés, sans marquer une rupture nette. De même, BioShock 2 et Sonic 2, des titres indéniablement réussis, se sont tout de même vus reprocher leur timidité, leur trop grande fidélité à leurs prédécesseurs et leur manque de nouveautés et d’initiatives. A contrario, Final Fantasy XIII-2 et Assassin’s Creed II, pour ne citer qu’eux, ont corrigé les défauts de leurs parents, tout en en reprenant l’univers et la formule. De même, des titres comme Doom II, Monkey Island 2: Le Chuck’s Revenge, Dead Space 2 et Batman: Arkham City ont marqué un aboutissement des idées des précédents opus, assouplissant le gameplay pour le rendre optimal, mettant la barre si haut que l’épisode suivant se doit d’être une révolution, sous peine de voir la série tourner en rond ou de souffrir de la comparaison avec le volet de la “maturité”. Une façon de contourner le problème est d’inclure les évolutions techniques des machines pour faire franchir un palier et faire perdurer les sagas.

L’innovation aide donc les Mario et les Metroid, entre autres, à être toujours présents dans le paysage vidéoludique, tout en restant des titres fidèles et réussis. Pour les séries tombées un peu dans l’oubli, ou au mieux la nostalgie, les reboots et les remakes sont là pour les remettre au goût du jour en profitant du contexte Prince of Persia-les sables du tempstechnologique. Si Deus Ex: Human Revolution a su donner un nouveau départ à la série de Warren Spector malgré ses gros défauts d’IA et ses approches répétitives, Duke Nukem Forever en a déçu plus d’un en partie à cause de son incapacité à capter l’essence de ses aïeux. De son statut d’arlésienne ultime du jeu vidéo, le titre de 3D Realms-Gearbox Software est donc passé à celui de suite ratée. Prince of Persia, quant à lui, a ainsi accompli sa mue vers la 3D en débarquant sur les consoles 128 bits avec ses Sables du Temps, en offrant un gameplay et une ambiance transcendés quoique fidèles au titre de Jordan Mechner.

Gotham city imposteur est un de ces jeux qui sortent sur les plateforme de téléchargement, et qui attire notre attention. Aspect sympa, univers de Batman, et vidéos alléchante. Cet épisode, résolument tourné vers le MMOFPS avait tout pour réussir. Mais alors, qu’en est-il ?

Aïe, aïe, aïe…

Très motivé, je chante, et je danse, sans oublier de lancer le jeu. D’emblée, à travers les menus, on peut sentir l’esprit qui se dégage de ce jeu. Décalage complet, se rapprochant de ce fait de team fortress, l’univers de Batman, bien que respecté, se tourne vers quelque chose de bien plus déjanté que les derniers épisodes de la licence, Arkham City et Asylum. Je me lance alors dans le didacticiel. Et là, aïe aïe aïe… Que c’est moche. Aliasing omniprésent, texture ultra-simpliste, les personnages font vraiment peine à voir. Effrayé, je fini tout de même le didacticiel. Et je me rends dans le menu de jeu. Et là, aïe aïe aïe… Seulement 4 types de parties, dont 1 en offline, sortes de défis où il faut utiliser des armes en tirant sur des cibles, et d’autres choses dans le genre. Quant aux 3 autres modes, ils restent très, très, très classique. Deathmatch en équipe, sorte de capture de base, et pose de bombe. Du classique. je reste toujours effrayé, mais dans un élan de professionnalisme, je me lance tout de même dans une partie. Et là, c’est la révélation…

Oui, oui, oui !!!

Je m’étais trompé… Ce jeu est en réalité une pure merveille. Me voilà dans la peau d’un aspirant Batman, face à leurs ennemis, les aspirants jokers. J’utilise un grappin, et me voilà sur un toit. Je vise, je tire, je marque des points, je débloque des bonus, je meurs, je recommence à me balader partout dans le niveau de toits en toits, de fenêtres en fenêtres. Je cherche la baston, la mort, le défi. Et ce jeu me procure cela. J’ai toujours plus ou moins apprécié les FPS dans leurs modes réseau. Call of duty 4 m’avais d’ailleurs laissé un très bon souvenir. Mais là… Gotham city imposteur dépasse toutes mes espérance. Très addictif, il s’agit là d’un des FPS multi les plus nerveux que je connaisse, à l’exception de Team Fortress dont il s’inspire beaucoup. Et bien que le système de progression soit finalement assez basique, on débloque des armes et des défis au fur et à mesure de l’expérience acquise grâce à des frags et à d’autres actions menant notre équipe à la victoire, il faut bien avouer que ce jeu devient, à mon égard, une référence du genre, du moins sur console. Surtout au prix où il  est proposé.

A retenir

Je ne peux que vous conseiller de foncer sur ce jeu. Rebutant au premier abord, il se dévore tel un café liégeois après une bonne et grosse pizza. Alors certes, il faudra lui pardonner quelques erreurs de jeunesse. Je pense notamment au matchmaking vraiment mal fichu, ou l’on se retrouve souvent avec deux équipes déséquilibrées. Ou encore le faible nombre de maps. Des défauts qui devraient être résolu par l’ajout, sur les plateformes de téléchargement, d’un DLC GRATUIT ! Mon dieu que c’est bon ! A courant mars. Mais s’il vous plait, faites moi plaisir. Essayez de venir me fraguer… Si vous en êtes capable !

Informations sur le jeu

Plateforme : PSN, XBLA, PC

Genre : MMOFPS

Éditeur : Warner interactive

Développeurs : Monolith productions

Date de sortie : 8 février 2012

Le Serpent