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A l’E3 2016, Battlezone fait son grand retour en réalité virtuelle. Et Battlezone, grand jeu de l’arcade, à LSR ça nous connait. Nous avons donc filé sur le stand Rebellion pour pouvoir voir comment la série, pionnière des années 80, a pu (ou non) passer l’épreuve du temps, tout en intégrant la nouveauté technique des casques de réalité virtuelle. Voici nos impressions! 

 

battlezone_vrC’est dans une petite salle que l’un des développeurs de chez Rebellion nous accueille pour nous faire tester le jeu. A tour de rôle on porte donc le casque PSVR, les écouteurs et la manette Dualshock 4, ce qui donne une impression de lourdeur dans l’équipement nécessaire à l’expérience. Sentiment estompé rapidement dès les premières minutes du jeu et la prise en main du tank. Des commandes simples mais qui s’assimilent vite, la manette PS4 permettant de contrôler le tank et de le faire tirer, tandis que le casque VR  permet de regarder autour de soi. On s’amuse à repérer tous les détails et indications du cockpit, tout en regardant la base depuis laquelle on part vers le champ de bataille. Et en parlant de combat, la nervosité du reboot du titre de 1998 (lui même reboot du classique de 1980) est présente à chaque seconde. Les ennemis apparaissent dans tous les coins, et avec des missiles ou une mitraillette, on cherche avec la tête et les mains à faire un score parfait tout en évitant de trop gros dégâts. On peut également se mettre a couvert et repérer le bon moment pour mettre à terre les tourelles meurtrières en très peu de coups. Un bon programme en quelque sorte, mais que vaut Battlezone en temps qu’expérience VR ? Et respecte t-il le « feeling rétro » de la série?

battlezone_02Côté VR c’est une réussite. Retroz comme moi même avons apprécié le fait de contrôler le tank de cette manière, dans les déplacements comme les attaques. De plus, pour compenser les mouvements lents du tank, un boost est intégré rendant le jeu plus dynamique. L’immersion est totale et  cette jouabilité semble naturelle sur un jeu de ce genre. Et la partie rétro est également respectée grâce à la direction artistique du titre. Les graphismes à la fois simples mais colorés et futuristes donnent une impression de se retrouver dans un Tron 3, avec des effets de lumières et des batiments « néon » renforçant cet aspect. Le sound design quant à lui mélange la nouveauté apportée par le support exclusif PS4, aux « bips » et sons synthétiques des années 80. Un bon mélange de deux mondes, qui doté d’une durée de vie suivant les promesses de départ, pourra être un jeu phare du line up du PSVR.

Flbond & Retroz

Alors que nos envoyés très spéciaux sont actuellement à l’E3 2016 en train de poser leurs pattes imberbes sur le remake Redux du célèbre jeu de char Battlezone, profitons-en pour revenir sur l’original. Oui, l’original, par la version d’Activision de 1998, mais bien celui sorti en 1980 sur arcade, ainsi que son portage sur Atari 2600 en 1983. C’est parti pour une pluie de souvenirs, les amis!

Char-cade

Le fantasme de l’immersion par la vue subjective ne date pas de Call of Duty et la tripotée de FPS qui ont inondé le marché ces vingt dernières années. C’est en fait un rêve de très longue haleine que les explorateurs de donjons ont caressé des années durant avec la série des Wizardry et sa noble descendance, que les amoureux de l’aventure textuelle ont effleuré à renfort d’imagination, les cases graphiques évoquant généralement ce que le héros avait sous les yeux, que les possesseurs de PC puissants ont pu goûter grâce à des perles de réalisation comme Ultima Underworld ou Wing Commander. Bref, ça ne date ni d’hier, ni d’avant hier.

Atari_BattleZone_Screenshot

Ce que l’on a tendance à oublier aujourd’hui, c’est que dès les débuts de l’arcade, le rêve était devenu réalité. Atari, dès 1980, maîtrisait la 3D « fil de fer », permettant, trois ans plus tard, d’offrir au monde l’un des jeux Star Wars les plus mémorables avec une attaque de l’Etoile Noire immersive au possible. Mais Atari n’a pas attendu 1983 pour proposer de la 3D à la première personne, car c’est en 1980 que sort en arcade le surprenant Battlezone – dont le titre apparaît à la façon du générique de Star Wars… -, dans une borne dédiée somptueuse – comme c’était systématiquement le cas à l’époque – composée de deux joysticks et d’un périscope à travers lequel le joueur suivait l’action. Par souci d’économie – et probablement de sens pratique – le périscope a vite été abandonné, rendant d’autant plus recherchées les premières versions de cette borne arcade pour les malades de la collection avec des sous sur le compte et un gymnase pour stocker les trouvailles!

BattlezoneCabinet

Le but est simple : tuer tout ce qui bouge, chars, missiles à tête chercheuse aliens, soucoupes volantes… et c’est à peu près tout. Mais c’est déjà pas mal! Le joueur peut tourner à 360 degrés et dispose d’un radar pour repérer l’unique adversaire présent sur la map grâce à un bip battant le rythme. Le terrain propose de nombreux obstacles pouvant faire office de bouclier, entre pyramides, bloc carrés, sur fond de montagnes lointaines et d’une lune aproximative. Le jeu bouge de façon souple et espèces de missiles extraterrestres à tête chercheuse sont très rapides. Audacieux, à la réalisation maîtrisée, en 1980, le jeu envoyait du lourd, au point que l’armée a approché Atari pour se servir de la base du jeu et en faire un programme d’entrainement – sans soucoupe volante -, The Bradley Trainer, aka Army Battlezone, au grand dam du créateur du jeu Ed Rotberg, vraiment pas chaud pour bosser pour l’armée!