Articles

dust

Dust an Elysian Tail est un jeu indépendant sorti en 2012 dans un premier temps exclusivement sur Xbox 360, puis plus tard sur Playstation 3 et PC. Développé par Dean Dodrill, animateur et game développeur indépendant, ce dernier a réussi à donner naissance à une petite perle indé qui propose une expérience de jeu très agréable que ce soit au niveau de la jouabilité, du rendu visuel ou audio.

Dust…Dust ! Debout ! 

bloggif_566212e8b920eOn commence par incarner Dust, enfin il semblerait que ce soit son nom puisque pour une raison encore obscure il se réveille amnésique dans une forêt. A son réveil, Ahrah une épée dotée de la parole arrive vers nous et nous informe avoir été invoquée par Dust. Après ce bref échange arrive Fidget, une sorte de croisement entre un chat et un renard avec des ailes lui permettant de voler, qui se présente à lui comme étant la gardienne de cette épée. Une fois ces présentations assez énigmatiques faites, l’aventure commence pour notre trio improbable. Très vite on s’attache aux personnages, notamment Fidget qui saura apporter de l’humour dans les dialogues et certaines situations. Ahrah en revanche apparaît comme un personnage ayant plus de sagesse, les dialogues avec lui sont donc moins fréquents et ses interventions feront avancer le scénario, notamment sur ses origines ainsi que celles de Dust sans oublier les causes de son amnésie.

Dieu que c’est beau

bloggif_5662135fe7ae4Le début de notre progression se fait à travers une forêt qui propose un petit tutoriel pour se familiariser avec les commandes. Le rendu graphique flatte l’œil car un gros travail sur les décors a été fait, sublimés par des animations qui rendent le tout magnifique. Sans pour autant être surchargés de détails, les environnements restent variés et dégagent une ambiance qui leur est propre à chacun. La progression s’accompagne de compositions signées Hyperduck Soundworks, que ce soit la douce mélodie aux quelques notes de piano pour les lieux calmes ou bien a contrario des chœurs accompagnés de percussions pour donner une dimension épique aux scènes adéquates. Les musiques du jeu proposent une palette auditive variée même si certains thèmes reviennent plus souvent que d’autres, ce qui est un poil dommage.

De la bagarre…

bloggif_566213098035bParler avec Ahrah notre épée c’est bien sympa, mais l’utiliser comme arme c’est cool aussi, après tout c’est une épée. Et ça tombe bien car des monstres font leur entrée. Aux premiers abords le système de combat ne fait pas dans la dentelle, on tape sur tout ce qui bouge tout en plaçant quelques esquives histoire de ne pas prendre de dégâts. Mais le jeu propose rapidement une complémentarité avec Fidget qui permettra de réaliser des combos de manière à enchaîner les ennemis. A cela s’ajoute une dimension aérienne qui permet là encore de réaliser des combos avec beaucoup de fluidité. Attention à ne pas abuser des compétences, car Dust reste limité par une jauge de fatigue comme pour inciter le joueur à varier les plaisirs et éviter de spammer de manière abusive certains coups plus efficaces que d’autres.

Puis vient s’ajouter un petit aspect RPG qui laisse la possibilité d’améliorer certaines statistiques (attaque, défense, santé…), laissant le choix au joueur de composer son style de jeu. Et vient ensuite s’ajouter le loot où l’on récolte des matériaux (après avoir tué un ennemi ou en ouvrant des coffres) qui serviront à créer des équipements de plus en plus efficaces au fil de l’aventure.

…mais pas que.

bloggif_5662139baddf7Outre les combats, le jeu nous fait voyager à travers divers environnements. Le jeu favorise l’exploration de chaque lieu pour découvrir des trésors et récolter les divers éléments collectibles du jeu. Mais certaines zones sont impossibles à découvrir car elles demandent une compétence spécifique (comme glisser, sauter plus haut…) que l’on acquiert plus tard au fil de la trame principale. Cela incite le joueur à revenir sur ses pas pour découvrir des zones qui étaient jusque-là inaccessibles, dans la pure tradition du Metroid-Vania.

On pourra compter sur la présence de quêtes annexes confiées par les PNJ, qui ont pour la plupart le mérite d’ajouter des bribes d’histoire de manière à en apprendre un peu plus sur la personnalité de certains personnages.

Conclusion

Au final, Dust propose une expérience de jeu fort agréable, le gameplay est simple à prendre en main et les possibilités d’enchaînement pour réaliser des combos de manière fluide force le joueur à s’améliorer sans pour autant se prendre la tête. Le style graphique ainsi que les animations rendent le tout magnifique. L’avancement dans l’aventure ainsi que l’exploration se laissent savourer. Bref, un vrai plaisir du début à la fin.

Informations sur le jeu

Plateforme : XBLA, Steam, iOS, PS4

Genre : metroid-vania, A-RPG, beat em up

Développeurs : Dean Dodrill

Éditeur : Microsoft Studios

Date de sortie : 15 aout 2012

1080602201Les retrogamers et amateurs de beat’em up old school disposant d’un abonnement PlayStation Plus seraient bien inspirés d’aller traîner leurs guêtres du coté de la sélection d’octobre. En effet, outre un Spellunky pur jus old-school – mariage entre l’impitoyable Spelunker de 1983, Rick Dangerous et certains principes du Rogue-Like – qui ravira les masochistes, les nostalgiques, les bouffeurs de trésor et les amateurs de plateformer hardcore, les amoureux du Pixel Sacré ayant un compte PS+ pourront profiter sans lâcher un kopeck d’une des véritables gemmes de l’âge d’or du beat’em up. Une, que dis-je, DEUX gemmes, car D&D : Chronicles of Mystara regroupe D&D : Tower of Doom, sorti en 1993 et sa suite, Shadow over Mystara, datant de 1996. Les deux jeux bénéficient d’une réalisation somptueuse et d’une ambiance magique, le vent de l’aventure et de l’epicness soufflant en continu dans les contrées de Mystara. Le genre, à cette époque, était à la fois à son apogée technique, au faîte de sa maturation, et dans une certaine mesure en fin de vie, puisque le succès de Street Fighter II quelques années plus tôt poussait les combattants vidéoludique vers les gameplays riches et techniques du vs fighting. La réédition des Chroniques de Mystara nous rappelle que les herbes verdoyantes de l’aventure sauce baston avaient encore beaucoup à offrir en misant sur une dimension RPG jusqu’alors présente seulement ponctuellement et à l’état de trace. D&D prolonge donc l’axe doré – clin d’oeil appuyé – plutôt que la technicité d’un Punisher, et le fait magnifiquement bien. Le seul vrai problème de la chose, c’est son prix : 15 euros pour des jeux émulés légalement sur MAME, ma foi, c’est beaucoup – et c’est bien peu -, bien qu’ils valent clairement leur prix et enterrent0 bon nombre des nouveautés du genre qui voient le jour ces dernières années. Fort heureusement, la question ne se pose pas ce mois-ci pour les nantis du PS+, alors on fonce, on télécharge, on invite trois potes et on fait la bagarre!