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Dans le début des années 1990, un nouvel artifice graphique dans les jeux vidéo est perçue comme le summum du réalisme : les images digitalisées. Le principe est de prendre des vidéos de vrais acteurs et de les numériser pour en faire des sprites. L’exemple le plus connu reste le jeu Mortal Kombat et ses fatality. Mais malgré d’autres exemples de jeux, la mode s’estompe assez vite tandis que la 3D fait son entrée, pour revenir 20 ans plus tard. Les développeurs Français de Guard Crush Games décident de rendre hommage à leur façon avec une beat them all, non pas en 8 bit ni en 3D mais avec des acteurs. Le résultat s’appelle Street Of Fury EX, reste à savoir si cette originalité fait un jeu.

PARIS BRÛLE T-IL?

SOF2Dans cette reprise de Street Of Rage, le scénario tient sur une demi feuille de papier. La ville de Paris est complètement submergée par les gang dans une version catastrophique des émeutes de 2005, et même l’armée est en grève. L’Etat Français fait appel à vous, membre des grang de L.A pour faire le nettoyage et rétablir la sécurité. Vous allez donc dans le mode campagne affronter les caïd un à un , chacun ayant ses propres coups spéciaux et son armée de sbires prêts à se battre jusqu’à la mort. Pendant la sélection des personnages, on sent le bon cliché de la rue : des messieurs à capuches, des flingues, des wesh ma gueule ou encore des karatékas (?). Le fait que tous ont été digitalisés a partir de l’équipe de développement rend le résultat plutôt mythique. Un guest vient d’ailleurs s’incruster dans la bataille, bien connu des habitués de youtube : Benzaie.  Mais passons au jeu en lui même, et aux techniques de combat de nos guerriers des rues. Pour vaincre les ennemis, le joueur possède trois coups : un coup classique qui fait peu de dégâts et deux coups puissants plus utiles. Ces deux derniers utilisent cependant de l’endurance et il faudra récupérer entre deux séries de mandales. Enfin une barre de fury se remplit tout au long des combats, permettant de lancer des coups spéciaux à la manière d’un Street Of Rage. L’avantage de Street OF Fury EX est de proposer des variantes des coups cités ci-dessus que ce soit par l’ajout d’une direction, par une fury associé à chaque bouton ou des combos. Ajoutez à cela des conbos, et vous obtenez un jeu avec un gameplay digne d’un jeu de combat de la période Street Fighter 2. Et c’est bien là sa seule qualité, car pour être honnête : on s’ennuie.

 

UN DÉLIRE DE DÉVELOPPEURS NE FAIT PAS UN BON JEU

SOF3En mettant de côté le parti pris graphique des images digitalisées, qui ne plaira pas à tout le monde mais qui est assumé, le jeu ressemble plus à un trip sous acide des développeurs mis tel quel en mouvement. Les environnements sont tout d’abord très peu inspirés, et on alternera entre ville/métro/ville/métro, avec seulement quelques plans modifiés. Je ne dis pas que Paris est une ville multicolore, mais là c’est déprimant, et le level design n’arrange pas les choses. Pas de phases en scrolling forcé, d’intérieurs (sauf le métro), pas de plateformes (Double Dragon), ici on avance et on tape, en espérant ne pas brûler ses précieux crédits. Il y a bien trois niveaux de profondeur pour varier les plaisirs mais on touche au principal problème de EX : son côté répétitif. J’avais fait à peu près la même remarque pour Hyrule Warriors, à savoir foncer dans des ennemis à l’IA très variable en enchaînant coups-attaque spéciale-coups-…, avant de passer à la suite. On peut essayer tous les personnages disponibles, et débloquer les autres pour voir leur set de mouvements, mais si le reste ne suit pas on en revient à toujours prendre le même membre de gang. On essaye alors les autres modes comme les « Challenges » ou le « Survival » mais ce ne sont que des variantes basés sur le même jeu de base, donc vite lassantes. Bon point néanmoins, le multijoueur jusqu’à 4 peut permettre dans une soirée arrosé de délirer entre potes une fois ou deux. Pour résumer une bonne déception.

 

A retenir

Street Of Fury EX partait du principe qu’il fallait faire du second degré (scénario, graphisemes) mais oublie de nombreuses choses dans le jeu final. Malgré un gameplay plutôt fourni, le jeu est assez répétitif, plutôt moche et équipe ses ennemis d’une IA assez incompréhensible. Seul le multijoueur rattrape un peu le tout et permet de passer une ou deux soirées sympas avec des bières. A prendre à petit prix ou si vous êtes fan de Benzaie

Flbond

Informations sur le jeu

Plateformes : PC

Genres : Beat Them Ell

Développeurs : Guard Crush Games

Éditeur : Guard Crush Games

Date de sortie :  juin 2015

desert-bus-111810Vous connaissez ce jeu Desert Bus, sur Mega CD ? Non ? Bon, vu qu’il n’est jamais sorti dans le commerce, c’est un peu normal. Datant de 1995, Desert Bus d’Absolute Entertainment vous place aux commandes…d’un bus…à travers le désert. Oui, durée de vie massive, puisque vous roulez en ligne droite pendant des heures, de Tucson à Las Vegas, sans que rien ne se passe, à part un moustique s’écrasant sur votre pare-brise, et le bus qui a tendance à se déporter un peu. Mais ce n’est pas pour causer de la valeur ludique de Desert Bus, mais bien de la seconde édition du Desert Bus de l’Espoir, Marathon Gaming Caritatif organisé par Omake Books et Loisirs Numériques, soixante heures de conduite continue sur cette route infernale afin de lever des fonds pour les Secours Populaires. Se succèderont au volant – enfin se succèdent déjà, puisque l’événement a démarré hier, le vendredi 21 novembre, et s’achèvera dimanche 23 novembre -une avalanche d’invités prestigieux – soutenus entre autres par un Florent Gorges en grande forme -, parmi lesquels DamDam, le Joueur du Grenier, Antoine de Caunes, Benzai, Moguri, Medoc El Medoc, Aurelien Regard, Paul Latrasse, Davy Mourier, entre plein, plein d’autres! C’est diffusé en direct sur Twitch en ce moment même, ça se trouve à cette adresse, c’est pour une bonne cause, et, cerise sur le gateau, il y a des lots à gagner, des défis dans tous les sens, alors allons-y gaiement et faisons chauffer la carte bleue!

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EDIT : c’est fini, les valeureux conducteurs de l’Impossible ont parqués leur bus crasseux. Et niveau dons, ça donne quoi ? Plus de 26000 euros ont été levés! Ca fait chaud au coeur, avec quasiment 10000 euros de plus que l’année dernière! Espérons que l’année prochaine, ça se passe aussi bien.