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[REFLEXION] Metal Gear, du petit jeu MSX à la grande saga

MGS-Une

Metal Gear fêtait il y peu ses vingt-cinq ans, c’est autant de temps qu’il a fallu à cette série pour s’installer dans le paysage vidéoludique mondial, marquer les cœurs et les esprits, diviser une cohorte de fans toujours plus exigeants. En somme, ce sont vingt-cinq années pleines de paradoxes, de joies et de déceptions, mais aussi d’émotions que représente aujourd’hui la série Metal Gear. Mais ces considérations nous feraient peut-être oublier les origines de la série, ce petit jeu sorti en 1987 sur MSX, le vieil ordinateur de Microsoft. A l’époque, presque rien de ce qui fait aujourd’hui la signature du bébé de Hideo Kojima ne semblait présent : pas de cinématiques aussi longues qu’un film, aucune réflexion métaphysique sur la vie, nos gènes ou les successions de générations, encore moins de thèmes cyberpunks comme les nanomachines, faut-il croire que tous ces éléments qui nous semblent être au cœur de la saga ne figuraient pas dans ses racines ?

Au commencement n’étaient que la menace nucléaire et l’infiltration. Et pourtant, quiconque a joué à ce premier opus pressent que tout ce que je mentionne plus haut était bien là, prêt à surgir, à se dévoiler dans l’œuvre aujourd’hui complexe d’Hideo Kojima ; comme les grecs avant nous, qui percevaient dans l’arbre la chaise future de l’artisan, nous pouvions sentir la grandeur et la force de l’œuvre en puissance dans cette première ébauche. Mais pour autant, rien n’était prédit, et je doute que beaucoup de joueurs furent prêt à parier, dès 1987, sur le succès à venir et dont nous sommes aujourd’hui les témoins. C’est donc moins une rétrospective qu’une réflexion sur les raisons, les hasards, les choix, qui ont fait de ce Metal Gear la série que nous connaissons. On pourra s’attarder autant sur les choix artistiques, commerciaux mais aussi sur les hasards purs et simples qui ont permis à la série de se hisser, et s’étonner de voir cette capacité, tout en étant un grand succès commercial, de conserver une originalité qui tient du film d’auteur. L’objet de cet article, avec toute la modestie qui est de rigueur, sera de dire quelque chose de nouveau, ou du moins de différent sur un thème qui a tout de même été largement discuté auparavant. Ce n’est pas tant la recherche d’informations nouvelles qui motivent l’écriture de cet article que la tentative d’apporter un regard différent, alternatif, du haut de ces vingt-sept ans d’existence.

Comment ce petit jeu sorti sur MSX en 1987 a pu devenir la série que nous connaissons ?

Les premiers pas, un départ à retardement.

Faute de moyens techniques, le premier Metal Gear était immobile et n'attaquait que par l'intermédiaire de ses caméras de surveillance. Il fallait trouver une combinaison de C4 à placer sur ses deux jambes pour le détruire.

Faute de moyens techniques, le premier Metal Gear était immobile et n’attaquait que par l’intermédiaire de ses caméras de surveillance. Il fallait trouver une combinaison de C4 à placer sur ses deux jambes pour le détruire.

Nous pouvons tout de suite affirmer au lecteur que le premier Metal Gear n’a jamais été pensé comme le premier épisode d’une saga comme le font de nombreuses productions récentes. A titre d’exemple on pourra citer Assassin’s Creed, qui a tout de la production orientée vers la création d’une saga, son succès étant bien évidemment attendu et prévu par l’éditeur afin d’en poursuivre la rentabilisation. Les coûts astronomiques d’un lancement de licence sont aujourd’hui pensés en fonction de la rentabilité attendue de tous les futurs épisodes. [Evidemment, l’époque n’est pas la même et on ne pense pas aujourd’hui comme on le faisait en 1987 car les logiques économiques ne sont pas les mêmes. Durant les années 80 on produisait une grande quantité de titres de façon à investir chaque plateforme d’un maximum de produits estampillés par l’éditeur, aujourd’hui les plateformes ne sont plus aussi nombreuses et on limite la création de licences à des titres qui pourront être profitables à long terme grâce aux multiples suites qu’ils engendreront.] Ainsi Metal Gear a été financé par Konami pour doter le MSX, alors plus populaire que la Famicom (nom japonais de la NES), d’un jeu de guerre estampillé par l’éditeur japonais loin d’en soupçonner le potentiel ; et ils avaient raison, en l’état Metal Gear restait un petit jeu. Mais ce petit jeu n’en était pas moins celui d’un homme et il portait une originalité fondamentale, Kojima venait avec lui de fonder le jeu d’infiltration. Aussi triviale que cette invention puisse paraître aujourd’hui, elle n’en est pas moins la raison du succès relatif de ce premier opus au Japon. Ce choix, principalement motivé par des raisons techniques désormais connues (impossibilité d’afficher plus de trois ennemis à l’écran) n’en est pas moins génial et inattendu. Au-delà de cet élément clé, Metal Gear se tient du début à la fin, il distille un scénario maigre mais intéressant et ses péripéties sont assez variées et cohérentes pour tenir en haleine un joueur contemporain. Néanmoins nous ne sommes pas en face de Metal Gear Solid et le succès est très loin d’être aussi important que dix ans plus tard. Metal Gear devait même compter sur un hasard assez étonnant, celui de son frère ennemi.

Pourquoi Metal Gear Solid V m’a déçu… Chronique de la chute d’un jeu mythique

Pourquoi Metal Gear Solid V m’a déçu… En voilà un appel du pied au clic, n’est-ce pas ? Et pourtant… Je dois bien avouer que c’est totalement vrai… J’ai été profondément déçu de la dernière production de notre bon vieux Kojima. Et tout le paradoxe réside dans le fait que je trouve aussi ce jeu tout bonnement exceptionnel, voire mythique. C’est un MGS qui aura su marquer son époque, mais qui a laissé un très fort goût amer dans ma bouche. Et si vous voulez savoir pourquoi, je vous invite à lire les lignes qui suivent. Mais faites attention, cet article est 100% spoils. Si vous ne connaissez pas les tenants et aboutissants de l’histoire, si vous n’avez pas fini ce monument, je vous conseille de faire demi-tour et de vous y mettre. Pour les autres, c’est parti.

Le cas Ground Zeroes

Metal Gear V Ground Zeroes : Arnaque ou véritable avant gout ? Mouais..

Metal Gear V Ground Zeroes : Arnaque ou véritable avant gout ? Mouais..

Comme on peut parfois le dire : « on ne va pas revenir dessus, c’est de l’histoire ancienne, il y a prescription ! » Hé bien, je ne suis pas d’accord et la situation de Ground Zeroes dans la saga MGS V fait partie du premier grief que j’ai à faire à Konami. Car oui, là tout de suite c’est bien à l’éditeur que je m’adresse et non pas à Kojima Productions. Car oui, il y a eu coupure artificielle. Ground Zeroes est le tanker de MGS V, la mission vertueuse de MGS 3. Bref, il n’y avait aucune raison scénaristique et/ou logique à couper la poire en dix. Car oui, Ground Zeroes ne représente que 1/10, et encore, de MGS V. Enfin, une raison il y en a une : l’argent et le bénéfice. Et c’est tout à fait compréhensible, Konami en ayant marre de payer des mille et de cents pour un jeu dont la date de sortie n’était pas encore annoncée, et dont le créateur voulait peaufiner les moindres détails. Le calcul est simple : je sors beaucoup d’argent, j’en rentre peu, et je doute que les gains des ventes du jeu comblent les dépenses que j’ai effectuées pour le réaliser. Clair, net, précis, concis, pragmatique. Et certains fans vont même dans ce sens de l’histoire en donnant d’autres explications à cette coupure temporelle : Snake tombe dans le coma, le fait de laisser des mois entre le prologue et The Phantom Pain est en quelque sorte le coma du joueur… Mouais. Toujours est-il que Ground Zeroes demeure ma première frustration.

Le cas de la version PS3

La différence est flagrante en jeu, voir indécente

La différence est flagrante en jeu, voir indécente

Avant de passer à ce qui fait réellement foi dans ma déception, je tenais à revenir sur un point un peu plus technique, dont Yannou a déjà parlé dans son test. Désolé mes petits farfadets comme pourrait dire notre ami Jean-Marie Ganesh, nous nous sommes faits entuber. Car oui, en prolétaire que je suis, je ne me suis pas encore saigné pour passer à la Next-gen, PS4 en tête. J’ai donc dû jouer à ce pauvre bougre sur la version du pauvre, celle de la PS3. Et que dire… Que dire mis à part que je suis réellement outré de cette réalisation. Si le frame rate n’atteint pas les 60 fps de la version PS4, on reste sur du bon vieux 30 fps quasi-constant. Le problème ne vient pas de ce côté-là, mais bien de la réalisation technique en elle-même. Le jeu est très souvent moins beau que MGS 4 pourtant sorti en 2008, et même parfois, pour certains points, moins beau que MGS 2 voire MGS 1 ! Et je ne blague vraiment pas. Deux moments m’ont plus particulièrement choqué. La première fois, lorsque l’on voit Big Boss dans l’hôpital, sa barbe est tellement pixelisée qu’on se croirait dans un remake HD de Pac-Man sur Virtual Boy. La seconde est la première fois que j’ai utilisé mon sniper pour zoomer au maximum : les textures au loin étaient du niveau de la PS1, et je ne blague clairement pas… On dirait concrètement une bonne vieille configuration PC d’un jeu récent, downgradé en 600×480, sans ombre, sans détail, sans rien… C’est tout simplement une honte et je n’ai pas peur du mot. Toujours est-il que cela n’entache en rien le gameplay fluide et le plaisir de jeu, mais disons que cela fait des travailler les yeux…

Metal Gear Solid V : The Phantom Pain : Tactical, Espionage, Désillusion

TPP (0)Je l’ai attendu depuis des années, j’ai vu ses trailers des différents E3 des centaines de fois j’ai regardé le launch trailer presque toutes les heures, tellement le feu MGS me dévorait de l’intérieur. Rien n’y  faisait, je voulais y jouer, je le voulais. Cela faisait un moment que je n’avais plus acheté de jeu vidéo mais là, je devais reprendre du service. Metal Gear, c’est cette série qui a façonné mon orientation vidéoludique, peu de jeux me procurent autant d’émotions autant que MG et pourtant je suis pas du genre sentimental avec les jeux. Je joue par passion, par plaisir et MG, c’est au delà de tout ça. A la vue de chaque trailer, je voyais le visage de Big Boss si expressif, si marqué qu’il en devenait vraiment émouvant et il dégageait quelque chose d’humain pour un jeu vidéo et pourtant ce n’est qu’un jeu. MGS a ce quelque chose que les autres n’ont pas: il nous donne des émotions, nous fait vivre une histoire fabuleuse. MGS 5, tant d’attendu car il est le chaînon manquant de l’histoire des Metal Gear, il est aussi le chant du cygne de Hideo Kojima qui nous signe là son dernier chef-d’œuvre ? Pas sur que ça soit un chef d’œuvre.

Le faux pas PS3

Magnifique sur PS4, vraiment décevant sur PS3 Konami aurait pu faire un effort pour ceux qui n'ont pas de PS4.

Magnifique sur PS4, vraiment décevant sur PS3 Konami aurait pu faire un effort pour ceux qui n’ont pas de PS4.

A la vue de ce titre violent, on peut se demander ou je veux en venir, vous le savez je ne passe pas par quatre chemins pour dire ce que je pense d’un soft, et même si c’est MGS 5 je ne tairai ma langue parce que j’ai un devoir d’objectivité envers les lecteurs de LSR. Il est important pour moi qu’ils connaissent chaque aspect du jeu, négatif ou positif. La version que j’ai aujourd’hui est celle de la PS3, le jeu sur PS4 est vraiment d’une beauté exceptionnelle Greyfox pourra vous en parler… Ne le cachons pas: la version PS3 de The Phantom Pain est en-dessous de Ground Zeroes et de MGS 4 de 2008 !!!! Les graphismes sont inégaux: tantôt les décors sont très bien modélisés, tantôt d’autres le sont à l’arrache.com. L’aliasing et le clipping sont récurrents, le décor part en vrille et se pixellise surtout quand on utilise un fusil de sniper. Les animations des soldats sont saccadées et les textures vraiment moches. Les visages sont expressifs, très bien modélisés et les cinématiques sont très bien faites. Mention dégueulasse au visage de Big Boss dans le prologue modélisé avec un équarrisseur, ça fait peur surtout pour de la PS3. MGS nous a toujours habitués à des graphismes de grandes qualités ainsi qu’a des animations très correctes. Mais sur cette version, c’est comme si on retournait sept ans en arrière. A mon humble avis, tout a été donné pour la version PS4 et la mouture PS3 n’est là que pour ne pas laisser les fans sombrer dans la vente de drogue ou les braquages pour acheter une PS4. C’est un peu comme pour Assassin’s Creed Unity sur new-gen: ceux qui n’avaient pas de PS4 ou de ONE se contentaient d’AC Rogue. Elle n’est ici que pour nous car il n’y’a vraiment que peu de jeux qui sortent sur PS3 et 360. Nous pouvons saluer l’initiative, mais ce n’est pas pour autant qu’il faut lésiner sur la qualité. Vraiment dommage mais ça ne gâche pas le plaisir de jeu pour autant.

Le chaînon manquant de la saga ? NIET !

Une nouvelle histoire dévoilant l'étape qui mènera Big Boss sur le chemin qu'on connait

Une nouvelle histoire dévoilant l’étape qui mènera Big Boss sur le chemin qu’on connait

MGS possède une histoire riche et passionnante, chaque épisode venant combler les trous de l’opus d’avant. Le 5 vient clôturer 30 ans de jeu en nous apportant les derniers détails sur la vie de Big Boss, sur le comment et pourquoi est il devenu l’ennemi du monde libre. Rappelons-le, TPP commence là ou GZ nous avait laissés (dans l’angoisse et le stress). Je ne vais pas vous spoiler le jeu ici, mais sachez une chose: l’histoire se lance très lentement, ne vous attendez pas à une heure de cinématique d’emblée. Il faut progresser dans l’histoire et cela vient au fur et à mesure où vous pouvez tout apprendre sur ce chapitre de la saga, comme MGS 4 était venu apporter sa conclusion passionnante, accusé délibérément de faire du fan-service… Peut-être mais c’est ficelé avec grande classe et habilité, rien n’avait était laissé au hasard ni fait à la hâte. MGS 5 nous apportera-t-il les dernières réponses ? Hé bien non ! pour plus de détails je vous recommande de lire l’article du Serpent daté du 20 novembre qui vous expliquera le faux pas scénaristique de Konami, il est dommage de pas avoir pu profiter de cet opus pour tout passer en revue. Les cinématiques sont des denrées rares à l’instar de ce que nous connaissons de MGS toute l’histoire est relatée via des cassettes vous donnant des explications scénaristiques importantes mais pas suffisant pour le joueur qui souhaite toujours plus du jeu mais surtout de MGS ! Une douleur fantôme que ressent le joueur lui aussi car on le laisse nu et sans réponses. C’est vraiment triste quand on sait l’attente qu’a suscité ce jeu et les nombreux trailers qui nous éblouissaient la rétine et le cœur au final ce n’était qu’un attrape nigaud.

L’infiltration pure, le renouveau du genre

A vous de pouvoir approcher une base comme bon il vous semble le terrain est immense et idéal pour planifier une infiltration.

A vous de pouvoir approcher une base comme bon il vous semble le terrain est immense et idéal pour planifier une infiltration.

MGS 4 est vraiment un titre magnifique à tout point de vue, mais il fut critiqué notamment pour son gameplay rigide et antidaté. MGS 1 nous offrait à son époque déjà un panel de possibilités correct pour pouvoir s’infiltrer en toute quiétude. Le gameplay s’est affiné au fil des années en rajoutant de nouvelles possibilités, comme lancer un chargeur vide pour prendre un ennemi à revers, poser un magazine pour piéger un garde et aussi surprendre un ennemi en le mettant en joue. Avec l’arrivée de Snake Eater, le gameplay prend une orientation survie vraiment agréable tout en conservant les ajouts de l’opus précédent et l’arrivée du CQC qui vous permettra d’interroger vos ennemis quand vous les étranglez. Le 4 n’apporte pas grand chose en termes de gameplay, il reste sur ses acquis en proposant deux/trois trucs sympas mais rien de constructif. Le 5 trouve lui la combinaison parfaite déjà en renforçant l’aspect infiltration: fini d’aller dans une zone comme un naze là il faut planifier ses mouvements, analyser le parcours de l’ennemi. Le gameplay moins rigide que le 4 nous offre un dynamisme sans précédent, déjà avec un monde ouvert immense (c’est relatif) finis les lieux cloisonnés à l’ancienne. Vous vous baladez librement dans de vastes environnements avec à votre disposition les véhicules de l’ennemi ou les vôtres. Du jamais vu dans MGS ! Ces véhicules vous serviront de moyens de déplacement et vous permettront d’affiner vos stratégies ou de faire une diversion dans les rangs de l’ennemi. Libre à vous de tout faire à pied aussi. Le CQC a été affiné, vous pouvez dès lors enchaîner des coups rapides sur un ennemi ou encore lui faire une prise directe au sol sur plusieurs ennemis à la fois, un peu comme dans Peace Walker. Sprinter, faire un plongeon sont de nouveaux ajouts très utiles. Les objets comme les jumelles ou les chargeurs n’ont jamais été aussi utiles pour pouvoir s’infiltrer. Cet aspect oublié dans le 4 reprend tout son sens: les gardes sont aux aguets, les projecteurs éclairent de partout, les endroits lumineux sont légion, les patrouilles pédestres et motorisés ne favorisent pas la chose et donne cette impression réaliste de l’infiltration. C’est comme si vous y étiez et vous vous dites souvent « putain mec magne bouge là ! » ou encore « je fais comment là ? » Mention spéciale (again) au menu de sélection des choix des armes, des objets, des coéquipiers etc… Avant chaque mission, ce qui permet aussi de planifier vos infiltrations en utilisant tel type de matos il faut souligner que MGS 5 dans sa partie gameplay est en partie inspiré de Peace Walker. MGS 5 nous offre un dynamisme exceptionnel et devient d’office le meilleur MGS en termes de gameplay par ses possibilités d’une et de deux redonne vraiment son sens au mot infiltration. Par contre quel plaisir de rejouer certaines missions en difficulté extrême ce qui nous donne un challenge tout de même appréciable surtout pour les amateurs de sensations fortes vous allez être servi !! le Online et les FOB vous feront revoir la définition du mot infiltration quel plaisir d’infiltrer la base d’un ennemi pour tout voler là dedans sans qu’un coup de feu ne soit tiré.

« Hein ? c’est quoi ce bruit ? »

Kojima, durant sa carrière chez Konami, a toujours su s’entourer de gens talentueux dans tous les domaines. La bande-son est un élément important dans un jeu, elle nous immerge et nous transporte autre part et MGS nous a toujours offert un grandiose spectacle. La musique a sa part dans MGS, souvent s’accordant parfaitement au moment. Elles sont mélancoliques et belles, du compositeur Harry Gregson-William aux voix magnifiques de Cynthia Harell (Snake Eater), Natasha Farrow (Portable Ops) ou encore la magnifique Stefanie Joosten (The Phantom Pain). Tous nous ont transportés dans des états à leur écoute, sur ce point-là Kojima nous a toujours fait plaisir aux oreilles. Vraiment discrètes sur cette opus elles ne laissent pas un souvenir grandiose à part les deux principales Sins of the father et Quiet’s Theme qui laisseront un souvenir marquant mais  qui ne sont pas employées à travers le scénario seulement dans les génériques de fin de missions, pas de musique qui laissera un souvenir épique comme ses ainés ce qui vraiment dommage surtout pour un titre comme celui-ci. Je peux vous donner mon point de vue concernant les bruitages concernant l’environnement du jeu, qui sont discrets mais efficaces, des soldats étrangers qui parlent aux bruitages des véhicules tout est correct, mention spéciale (Third) lors des affrontements le bruit des balles nous fait penser que nous sommes dans la vraie vie avec l’écho qui retentit au loin lors des tirs. La VO est parfaite et j’avoue que Kiefer Suntherland est parfait pour le rôle de Big Boss, même si David Hayter aurait était parfait (ça fait trop de parfait) et qu’il manque aux fans de la saga et qu’ils n’ont jamais oublié ses magnifiques prestations pour la série.

Ambiance moi davantage grand fou

La gestion de la Mother Base plus poussée que dans Peace Walker est vraiment une réussite. Par contre c'est le désert des tartares là dedans.

La gestion de la Mother Base plus poussée que dans Peace Walker est vraiment une réussite. Par contre c’est le désert des tartares là dedans.

L’ambiance du jeu est prenante, le jeu commence à se lancer après un prologue intense. L’histoire prend forme et l’intrigue se démêle pour au final laisser comme dit Le Serpent un goût amer mais ce jeu n’est pas à jeter il nous offre une bonne ambiance le jeu monte sur ces grands chevaux à la fin du chapitre 1 pour baisser en intensité à la toute fin du jeu ce qui est vraiment navrant il y’avait vraiment de quoi faire un  grand jeu le soft unique, l’ultime MGS rien n’a était fait dans ce sens pour nous éblouir ce qui surprend venant de Kojima qui nous a toujours su offrir de la qualité à ses fans. Je veux pas vous déprimez mais ce jeu a tout de même ses bons moments aussi mais ils sont plus rares. Il est quand même drôle de constater que si l’on refait les missions une fois le jeu terminé vous les verrais d’un autre œil une autre perspective que seul Kojima maitrise tout n’est pas noir mais tout n’est pas parfait.

Conclusion

Comme pour Le Serpent le même point de vue ! Un jeu épique signé feu Kojima mais qui laisse un gout d’inachevé. Je l’avais annoncé comme le jeu du siècle au vu de tout ce qu’on a pu apercevoir (trailer et launch trailer) mais il n’en n’est rien. Son ambiance, son gameplay, son histoire, ses graphismes (pas sur PS3) feront de lui un très bon jeu mais qui je l’espère sera remplacé par un autre soft marquant. Je n’en ai pas parler mais les bugs de la version PS3 gâche le jeu ça fait « jeu moyen » ainsi qu’une IA perfectible pas assez retors et combative limite gogol parfois comme dans le 4 nous offrant des situations aberrantes pas digne de MGS  après ce n’est qu’ un jeu aussi. Est-ce que les tares de la version PS3 sont présentes sur PS4, à vous lecteur et fans de la saga de nous de le dire ! Quand à moi je m’y replonge et je ne sais pas pourquoi je m’amuse quand même bien :).

Informations sur le jeu

Plateformes : Playstation 4, Playstation 3, Xbox ONE, Xbox 360 et PC
Genre : Action/Infiltration
Développeurs : Kojima Productions
Éditeur : Konami
Date de sortie :  1er Septembre 2015

Yannou

 

 

 

 

Opinion – L’affaire Kojima Productions

Que n’a-t-on pas écrit sur le dernier sujet « people » de l’industrie du jeu vidéo : Hideo Kojima, véritable taulier de Konami, responsable de la dernière saga à n’avoir pas sombré, serait en passe de quitter l’entreprise qui l’a révélé en 1987 avec la sortie du premier Metal Gear sur MSX. Pour cette nouvelle semaine spéciale Metal Gear, je me voyais mal ne pas participer, or, une fois n’est pas coutume, ce ne sera pas au test du dernier né auquel je vais me coller – il me faudra sans doute encore quelques semaines / mois pour m’en remettre – mais à cet article un peu plus personnel, sorte de billet d’humeur un peu réfléchi quand même.

Kojima expulsé de Konami, lui qui a peut être été véritablement la première star du jeu vidéo, dont la venue en séance de dédicaces incitait les joueurs du monde entier à former des files d’attentes interminables dans l’espoir d’avoir une signature et une poignée de main. Qu’a-t-il donc pu se passer pour que Konami se sépare de sa poule aux œufs d’or ? Au delà du traitement un peu hasardeux qu’a réservé la communication de Konami à cette affaire, et l’abandon sans explication des marques de fabriques (et des marques tout court) « a Hideo Kojima game » et « Kojima Productions » il faut essayer de comprendre un peu le fond du problème. Evidemment, je ne dispose pas de plus d’information que ce qui est déjà sur le net, cet article se propose donc plutôt d’exposer une opinion sur le sujet et d’éclaircir un peu certains éléments passés sous silence dans la plupart des papiers sur ce sujet.

Koji Pro 2

Rapide analyse économique

Le management de Konami est-il donc tombé sur la tête ? Peut être pas complètement. Beaucoup aujourd’hui parlent de la « mort » de l’éditeur en apprenant cette nouvelle, car il est vrai que Metal Gear est probablement la dernière série de Konami à tutoyer le succès et l’actualité. Il y a pourtant une longue liste de jeux dont les titres sont accrochés dans les livres d’histoire de l’industrie, ISS / PES n’est plus que l’ombre de lui même, Castlevania a connu la gloire mais malgré un soubresaut en 2010 avec Lords of Shadow, est retombé dans l’oubli, Silent Hill s’est doucement perdu dans son propre nuage de cendres, Contra et Suikoden ne bénéficient plus que de réédition même pas HD. En bref, Metal Gear était la dernière série à réellement connaître le succès chez Konami.

Mais si on y regarde de plus près, ce déclin évident de Konami sur le marché du jeu vidéo disons classique ne date pas d’hier et on peut même dire que l’éditeur est passé au travers de la génération PS360. Konami a donc fait ce que de nombreuses entreprises en difficulté font, de la diversification, en investissant dans les salles de sport et les salles de jeu au Japon ainsi que dans les jeux vidéo mobiles, sur lesquels l’investissement nécessaire est bien moindre et le potentiel de rentabilité en cas de succès (surtout au Japon) est démesuré. C’est finalement surtout parce que nous, occidentaux, ne connaissons Konami que pour ses jeux sur consoles qu’on parle alors que la mort de l’éditeur alors que celui-ci s’est déjà reconverti depuis longtemps. L’abandon du créateur de Metal Gear serait donc peut être un pas de plus vers ce retrait d’une industrie dans laquelle Konami ne trouve plus économiquement sa place. Au cours de ces dernières années, Square Enix a plus ou moins connu le même destin mais en assurant des ventes tout de même solides sur la série Final Fantasy XIII et en focalisant ses efforts sur le jeu vidéo et non ailleurs, l’autre éditeur star des année 80-90 a effectué un vrai retour sur le devant de la scène en ayant modifié ses pratiques, focalisé intelligemment sur le mobile et le Online ; c’est un choix que Konami n’a pas fait, et économiquement aucun des deux n’est plus ou moins valable que l’autre.

[LES TEMPS MODERNES] Metal Gear Solid V : Ground Zeroes, et on remet le compteur à zéro.

MGSGZ Box

J’arrive un peu après la bataille et je dois vous avouer que ça me plait. Il faut dire que de l’encre a coulé depuis la sortie, en Mars dernier, de Metal Gear Solid V : Ground Zeroes déjà annoncé par ses détracteurs comme l’arnaque sans nom, dernier coup bas de Kojima et de son éditeur vénal, Konami. Mais ne croyez pas que je vais simplement venir mettre de l’huile sur le feu en favorisant aveuglément l’un ou l’autre camp. Metal Gear est pour moi un jeu très particulier et j’espère qu’avec l’achèvement de cette semaine spéciale à laquelle j’ai massivement contribué, vous aurez compris qu’il ne s’agit pas d’un simple bon jeu mais d’une œuvre immense qui a marqué l’ensemble de ma vie depuis ce jour où j’ai placé la galette fraîchement achetée d’occasion dans ma PSone flambant neuve. Transformant mon plaisir d’adolescent en chemin initiatique avec MGS2, Kojima me faisait mettre les choses en perspectives pour la première fois et de fil en aiguille par les hasards de la vie, m’amenait à rencontrer Le Serpent et à rejoindre ce site. Mais trêve de bavardage sur ma sensibilité, au moins vous saurez que c’est un fan qui écrit cet article, pour autant je ne vais pas écrire avec ma sensibilité, ni parler de jouissance ou d’orgasme pour décrire mon expérience de jeu comme l’ont déjà fait certains sur d’autres sites. Non, j’essayerai de vous montrer pourquoi le jeu n’est pas tel qu’on l’a décrit, une démo payante, ni le chef d’œuvre complet d’un créateur qui n’a pas dit son dernier mot. Ground Zeroes est à part dans la saga, et probablement à part au sein du monde vidéoludique, un futur cas d’école sans doute, mais comme toujours, il n’a pas fini de nous faire parler.

Et alors, est-ce qu’on en a pour son argent ?

Il n'y a pas que la mission Ground Zeroes qui vous attend dans le jeu et vous aurez fort à faire pour venir à bout de tout le contenu une première fois (environ 10h).

Il n’y a pas que la mission Ground Zeroes qui vous attend dans le jeu et vous aurez fort à faire pour venir à bout de tout le contenu une première fois (environ 10h).

Je ne vais pas rejeter cette question comme bon nombre de journalistes qui soutiennent le jeu. Pourquoi ne pas en parler ici alors que partout on aborde la question de la durée de vie confrontée au prix ? Il n’y a aucune raison d’éviter ça. Tout dépend réellement de ce que vous êtes venus chercher avec ce prologue, car de prologue il sert à de multiples endroits. D’abord prologue scénaristique, Ground Zeroes fait en effet le lien entre la fin de Peace Walker (PW), qui se déroule en 74 et le début du futur The Phantom Pain (TPP) qui se passe lui en 1984, mais aussi prologue de gameplay en se plaçant comme le chaînon manquant entre un gameplay divisé en missions contenant de petits lieux clos dans PW et un open world dans TPP. Dès lors il convient de signaler un élément fondamental, si vous êtes venus trouver avec cet opus un Metal Gear traditionnel, contenant de longues cinématiques et des heures d’épopée hollywoodiennes, eh bien vous serez déçus car la seule mission scénarisée du jeu se boucle en environ deux heures lors de votre première partie (il m’a fallu précisément 1h19 pour en venir à bout). Mais là où la plupart des journaleux s’arrêtent en disant que c’est là la durée de vie de base du jeu, j’aimerais ajouter un petit élément.

L'open world est grand mais pas forcément immense et ce n'est pas vraiment un problème compte tenu des différents objectifs de mission.

L’open world est grand mais pas forcément immense et ce n’est pas vraiment un problème compte tenu des différents objectifs de mission.

En effet, Ground Zeroes se compose de 6 missions au total qu’on appelle souvent « missions annexes » mais qui en vérité composent bien l’expérience principale du jeu. Chacune contient un petit scénario comme c’était le cas dans Peace Walker avec leurs moments mémorables, leurs qualités et leurs défauts ainsi que des éléments à récupérer pour en apprendre plus sur les événements qui se déroulent dans la mission « principale ». En ne suivant donc que le chemin critique, vous en aurez pour environ une dizaine d’heures pour voir le terme de l’expérience sans avoir à refaire quoique ce soit (en excluant la nécessité de débloquer la dernière mission en récupérant les patchs de la mission Ground Zeroes, ce qui pousserait à une douzaine d’heures environ). Une dizaine d’heures de contenu pour un jeu triple A vendu 30 euros maximum, c’est donc tout sauf une arnaque en soi à condition bien sûr d’être venu chercher une introduction au gameplay de The Phantom Pain, car Ground Zeroes est finalement bien plus un prologue gameplay que scénaristique. Beaucoup des commentaires négatifs que le jeu a reçu viennent en fait de fan frustré de ne pas avoir accès à une expérience scénaristique plus large sans voir qu’une expérience gameplay intéressante d’une dizaine d’heures vendues 30 euros n’est finalement pas si mauvaise en rapport quantité prix quand on voit qu’un shooter avec 7 ou 8 heures de durée de vie est aujourd’hui vendu 70 euros.

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[ARCHIVES OUBLIÉES] Episode #6 – Metal Gear Solid

Episode #6 – Metal Gear Solid

Pour ceux qui nous suivent depuis quelque temps vous savez que ce jour est important. Les Archives Oubliées s’intéressent aujourd’hui à Metal Gear Solid, la série qui passionne vos serviteurs ! Avec ce monstre du jeu vidéo, Hideo Kojima n’a pas seulement crée une saga mythique aux messages profonds, il a mis au monde un cas d’école de la communication.

En alternant l’épique d’un trailer hollywoodien et l’humour moisi si propre à la série, Metal Gear a toujours su surprendre et nous revenons avec notre regard d’aventuriers des archives sur les diverses faits d’armes du marketing de Konami.

Bon visionnage à tous !

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[TEST] Metal gear

Olalala, je sens déjà la foule en liesse devant cette annonce osée ! Le test de Metal gear premier du nom arrive enfin ! Mais que vois-je ? Des fans déchaînés ? Et oui la série des Metal gear, étendue à celle des Metal gear solid plus tard, et une légende. Beaucoup de fans, et de détracteurs, certains n’hésitant pas à surnommer la série d’un de mes dieux (Hideo Kojima), de « Richard gear solid », en référence aux longs discours des différents épisodes. Alors, bien que tout le monde, ou presque, admette la qualité des derniers épisodes sortis, quel en est véritablement du tout premier ? Celui sorti en 1987 au Japon et en 1989 chez nous, sur MSX2 et NES (qui sera d’ailleurs notre support de test) et qui est finalement passé assez inaperçu. Naissance d’une légende certes, mais est-ce un grand jeu ? La réponse dans les lignes qui suivent… Lire la suite