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Une nouvelle IP de Blizzard, cela faisait bien longtemps qu’on n’ y croyait plus. Et histoire de ne pas faire dans la facilité, le géant du jeu PC réalise un triple défi : sortir un FPS au milieu de la jungle, se battre sur la scène e-sport, et en plus sortir son jeu sur consoles (Diablo 3 n’étant qu’un portage tardif). On peut le dire, la chose n’était pas aisée, d’autant plus que la première tentative de renouvellement faite par Blizzard avec son projet Titan – abandonné depuis – fut un cuisant échec. Est-ce que Blizzard a réussi son pari ? Réponse dans ce test !
 th34EROY8Z  D’abord Overwatch, qu’est ce que c’est concrètement ? La réponse est simple, en forçant le trait, on peut dire que c’est Team Fortress 2 mais en 2016 et avec plus de personnages. Dépourvu de tout mode solo, et d’un contenu très mince (très peu de modes de jeux, peu de map pour un jeu sans mode solo) misant avant tout sur son nombre de héros et sur son suivi, Blizzard a jeté tous ses oeufs dans le même panier : le gameplay.Le but d’overwatch est simple : une carte, un objectif (amener un véhicule d’un point A a un point B par exemple), et une grosse dizaine de joueurs répartis en deux équipes pour défendre ou attaquer. Et comme Overwatch est un jeu de teamplay, ce qui compte pour mener à bien son objectif, c’est d’avoir un certain équilibre et surtout une complémentarité entre les classes. Et si les FPS se limitent en grande majorité à 5 voire 10 classes, Overwatch en propose 21, et surtout en propose beaucoup qui sont vraiment originales. Si ces 21 classes sont réparties en 4 grands groupes (Attaque/Defense/Tank et Soutien), beaucoup d’entre elles proposent des fonctionnalités jamais (ou rarement) vues dans un FPS. L’exemple le plus concret reste Tracer, un personnage un peu fébrile mais extrêmement rapide, qui peut se déplacer jusqu’à trois fois à la vitesse de la lumière (très difficile à suivre du coup) et qui peut surtout remonter le temps et revenir quelques secondes en arrière au niveau de sa position. Ainsi, une fois bien géré, il est presque impossible à viser. Mais il demande aussi une grande maîtrise de la part de son utilisateur, qui doit bien se souvenir de tous ses déplacements sous peine de ne plus savoir lui même où il se trouve.
overwatch_blizzard-2Chaque classe s’articule autour d’une arme, et deux  ou trois capacités (dont une spéciale activable quand la jauge est pleine), et si certaines classes restent  classiques, d’autres comme Tracer sont vraiment excellentes à jouer. Comme dit plus haut, la complémentarité des classes est aussi un élément crucial du jeu. Et Blizzard ne s’est pas loupé, s’aidant de nombreuses bêta afin de paramétrer au mieux son titre. Ainsi, les tanks avec leur bouclier protègent parfaitement les archers ou classes plus faibles, et les soigneurs ont un rôle primordial lors de la protection d’un véhicule qui se doit d’avancer, permettant d’avoir un défenseur toujours en forme prêt à encaisser les nombreux tirs ennemis. Du coup, avec un éventail de 21 classes, Overwatch regorge de possibilités, et nul doute que les parties e-sport seront passionnantes à regarder. Chaque partie se déroule différemment et ce de manière fluide, avec en prime la possibilité de changer de classe à chaque réapparition, donnant encore une clé de plus à la dimension stratégique du jeu. Concernant les maps, elles sont, comme souvent dans les jeux à dimension stratégique, assez petites. Cependant, le level design est totalement maîtrisé. Grandes routes pour les tanks et défenseurs munis de leurs boucliers afin de faire avancer un véhicule, verticalité afin de permettre aux archers ou snipers de défendre une base, petits embranchements pour que les assaillants prennent à revers l’ennemi, rien n’est laissé au hasard. Et en plus du level design classique mais inspiré et jamais pris à défaut d’ailleurs, la direction artistique fait le boulot. Chaque carte est vraiment jolie et dans un contexte différent. Vous passerez ainsi en 10 minutes de la Russie au Japon, et toujours avec un style épuré mais charmeur. C’est un jeu Blizzard, en somme.
thUKBQRENEBon, la compétition c’est bien mignon mais, et pour les casuals voulant juste déconner ? Ils seront aussi conquis, puisque la plupart des classes sont drôles et plaisantes à jouer, et parce que modes classements et classiques seront bientôt séparés via une mise à jour future (pour le moment le mode compétitif n’est pas présent). Que peut-on reprocher à Overwatch du coup ? Probablement d’avoir, à l’instar d’un Splatoon ou d’un Street Fighter V, un lancement avec un contenu très pauvre. Comme dit précédemment, quelques cartes, quelques modes, et c’est tout. Autant dire qu’en dehors du gameplay, on fait le tour du jeu en vraiment très peu de temps. Cependant, avec le succès du jeu et Blizzard derrière, nul doute qu’Overwatch sera régulièrement mis à jour durant les prochaines années.

Wolfenstein Ennemy Territory

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Pourquoi relier ce dieu du FPS, champion derrière Counter Strike 1.6 à Overwatch ? Tout simplement car au debut des années 2000, c’était l’un des seuls jeux à proposer un multijoueur (gratuit qui plus est) avec des maps à objectif (plus poussés que ceux d’Overwatch d’ailleurs)

Complementarité des classes, avec notamment l’ingénieur au centre, étant chargé de faire avancer le tank (comme le vehicule du jeu de blizzard) ou de le réparer, ou encore de poser des mines pour protéger son camp, ou d’amorcer la dynamite sur l’objectif principal. Sans teamplay, et ce même en jouant avec des inconnus, pas de victoire. Le médecin est primordial car sa piquouse redonne un coup de fouet à l’ingenieur tombé au combat sous la rafale de bombes lancées par un avion appelé par un joueur ennemi. Le Sniper est capable de prendre les habits d’un adversaire, lui permettant d’ouvrir les portes nazis et de faire passer un ingénieur directement vers l’objectif principal.

Sans Wolfenstein Ennemy Territory, nul doute que le monde du jeu online à objectif aurait été différent. D’ailleurs sur ce terrain là, il est peut être encore le maître, car peu de jeux ont réussi là ou id software a brillé.

A retenir 
Que vous aimiez les FPS originaux, compétitifs, ou pour le fun, Overwatch aura forcément quelque chose a vous offrir. Fun, rapide, bien foutu, Overwatch donne toujours envie de lancer une partie le temps d’une mi-temps pendant un Euro 2016, ou de brancher le micro et appeler tous ses potes a la rescousse. Si vous ne souhaitez pas avoir une expérience solo, le nouveau jeu de Blizzard est fait pour vous.
Tarask

Informations sur le jeu

Plateformes : PC/Mac/One/PS4

Genre : MMO FPS

Développeur : Blizzard

Éditeur : Blizzard

Date de sortie : 24 mai 2016

Dernier volet de la trilogie Starcraft II, Legacy of the Void nous promet la résolution finale de l’intrigue en laissant la belle part aux Protoss, faction alien adulée par des millions de joueurs dont moi-même, votre humble serviteur. Blizzard poursuit donc dans la lignée des volets précédents en nous offrant son petit STR sur PC tout beau tout chaud… En taro Tassadar !

L’héritage Starcraft, ou le savoir-faire Blizzard

Starcraft 1

Emotion…

Starcraft 1er du nom, initialement sorti en 1998, s’inscrit dans le sillon du célèbre jeu de stratégie Warcraft II. Blizzard abandonna donc la populaire licence Warcraft, délaissant l’heroic-fantasy au profit de la science-fiction au ton résolument plus sombre et mature. Il lui a fallu pas moins de trois ans pour produire sa mouture, apportant une innovation importante en proposant trois factions différentes au gameplay totalement différent. Il connut un engouement général dès sa sortie, son succès étant dû à sa campagne captivante, d’une histoire et d’un background solides.

D’un côté, les Terran, descendants de colons et prisonniers humains, rescapés d’un crash dans un monde inconnu à des années-lumière de la Terre, et de l’autre les Protoss, race très avancée technologiquement utilisant des capacités psioniques, et les Zergs, fleuron de l’évolution biologique, gigantesque essaim colonisateurs de mondes, ces deux dernières étant le fruit de l’ingénierie génétique des Xel’naga, civilisation ancienne disparue. Les trois factions se disputent donc la suprématie du secteur de Koprulu, avec pour chacune leurs objectifs et motivations propres.

Plus jeune, me souviens avoir lu le livret du jeu des dizaines de fois, totalement fasciné par cet univers, voulant en connaître les moindres détails. Oui mes enfants, à cette époque pas de démat’, que du bon vieux CD-ROM et sa grosse boite en carton !

Starcraft I fut rapidement suivi de « Brood War », sorti seulement quelques mois après, qui corrigera de nombreux bugs, ajustant notamment l’équilibrage entre les races. Il amènera son petit lot de nouvelles unités, dont certaines uniques dans le cœur des joueurs (le Lurker ou le Dark Templar par exemple). D’ailleurs, pour la plupart de ces joueurs, le vrai Starcraft I reste bel et bien Brood War, et certains continuent même à jouer encore aujourd’hui.

Niveau ambiance sonore, le jeu n’est pas en reste : les thèmes musicaux composés par Blizzard sont entraînants et immersifs, et bien identifiables d’une race à l’autre. Les cinématiques sont elles aussi très soignées, et à l’instar de celles des jeux Final Fantasy, elles ont marqué plus d’un joueur de l’époque ! Je me souviens également du trailer de Brood War qui m’avait fasciné.

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Jim Raynor, le mec qui en a une grosse

C’est en 2010, après 12 ans d’attente, et pas moins de 7 ans de développement (le projet fut mis en pause un moment à cause de World of Warcraft), que sort enfin StarCraft II –  Wings of Liberty, attendu par des millions de joueurs dans le monde. En plus d’un sérieux lifting, le jeu propose une campagne dédiée aux Terrans, cuisinée aux petits oignons, faisant suite directement à la campagne de Brood War. Très orienté multi, Blizzard intègre son bébé à Battlenet, offrant au joueur une interface élégante et claire avec tout plein de petites fonctionnalités, dont une mise à niveau globale gratuite à la sortie de chaque opus. Chose à noter : si l’on n’a pas la dernière extension du jeu, on peut profiter de ses nouveautés en multijoueur si l’un de ses petits copains possède l’extension… Donc pas de laissés pour compte ! Cependant, grosse déception de la part de Blizzard : impossible de jouer à Starcraft II en réseau local, obligeant le joueur à se connecter à internet pour défier ses camarades, au grand dam de ceux qui avaient l’habitude de se retrouver pour des nuits LANs sans fin, câbles croisés bien durs, suant dans le mêmes pièces en agitant frénétiquement leurs mains sur leurs petits claviers (oui… il y a du vécu).

Trois ans plus tard, en 2013, le second volet de la saga pointa le bout de son nez : Starcraft II : Heart of the Swarm. Cette fois, ce sont les Zergs qui sont au centre de l’intrigue, promettant donc un dénouement bien différent de Brood War. Enfin, c’est en 2015, que Blizzard dévoile le dernier volet de l’histoire, en proposant avant la sortie du jeu une mini-campagne faisant le lien avec le jeu précédent. D’ailleurs en parlant d’histoire, où en est-on ?

DEChez Blizzard, les plaisantins sont à l’honneur. Annoncé à la BlizzCon pour sortir le 7 novembre prochain, voici le jeu d’échecs à l’effigie de la série Diablo. Vous aurez le privilège d’avoir une boite avec 32 pièces fabriquées à la main, représentant les différents héros de la saga (Tyraël, Deckard Cain, etc…) tout comme les démons badass de la série (Diablo, Mephisto, Baal, …). Premier problème cependant, le prix de cette boite est annoncé à 300 euros. Un prix très élevée qui peut dissuader déjà une bonne partie des fans, mais qu’on peut excuser par le côté collection et car il y a pire. En effet, si vous espérez avoir un plateau de jeu aux couleurs de la série pour jouer aux échecs par exemple, vous pouvez vous asseoir sur un cactus aspergé de tabasco, car il n’y a que les pièces de disponibles. Je vois difficilement les collectionneurs jouer avec leurs pièces de première qualité sur un plateau récupéré dans un bazar du coin.

Il y a une marge entre le fan service et ce qu’on a là.

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L’intérêt du portage du remake du portage est une question qui est maintes fois posée et décriée sur les forums des joueurs qui sont hargneux face à cette prise de position de la part des éditeurs. Doit-on vraiment cracher sur ces versions ? La réponse est évidente, l’écosystème du Jeu vidéo est une industrie qui coûte cher et que faire si on veut gagner de l’argent pour réaliser les rêves d’hardcore gamer ? Qui plus est le système trouve quand même un avantage, j’écris notamment pour le prochain portage sur consoles HD de Resident Evil. Sorti uniquement sur une console dont les ventes n’étaient pas au beau fixe, trouver une version du jeu et la console pour jouer à ce bijou, tolérer la résolution et les contrôles, tous ces paramètres peuvent en rebuter certains et c’est là tout l’intérêt de ces versions remastérisées.

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Diablo ne m’a jamais réellement intéressé, pour moi le Hack’n Slash c’est un travail plutôt qu’un jeu, fracasser la tronche à 60 millions de démons pour looter du stuff épique ça ne me fait rêver moyen, alors qu’en plus si ça se trouve, les ennemis qu’on déboîte sans dire bonjour ne se sont que des personnes tout à fait modeste qui se font tuer pour délit de sale gueule, ça vous plairait vous de vous faire démolir la tronche à chaque coin de rue parce que vous ne ressemblez pas à Ryan Gosling ? Le fait que le package du troisième volet sorte sur console next-gen me permet enfin de découvrir la saga, profitant d’un vide intersidéral sur le planning de sortie de la PS4, je n’avais plus d’excuse, alors j’ai pris ma plus belle babe, je l’ai équipé d’un soutif et d’un gourdin puis je suis parti péter la gueule à ceux qui sont moins beau que Gosling.

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Je vous ne le cache pas, la version console next-gen dans sa forme reste un portage assez classique, portant clairement son avantage sur l’upgrade graphique de la version PS3/360 qui se rapproche désormais des textures PC. Pour le côté original, on a tout de même droit à quelques loot et donjons supplémentaires, l’ajout du remote play sur le combo PS4/PSvita, mais avec tout de même un micro avantage qui fait toute la différence par rapport à la version PC. Au moment de la sortie du jeu sur PC, je suppose que si vous aviez un ordinateur convenable vous deviez attendre comme le messie sa sortie, mais vous vous êtes tous fait plus ou moins niquer par l’odieux système de jeu en ligne, même si vous souhaitez vous palucher seul à cette aventure dantesques, les serveurs de Blizzard vous demandaient d’être connecté, le seul hic et ça à chaque day-one et première semaine de commercialisation d’un jeu attendu (n’est-ce pas Sim city), les serveurs plantent sous le nombre incalculable de connexion. Triste, triste vie. Après le problème d’authentification, le second problème est la connexion internet et sa qualité qui peut également vous ennuyer à coup de lag à la con.

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Bref, la version PC, c’est de l’auto-sabotage pur et dur et pour une fois, les versions consoles ont un avantage, elles peuvent jouer hors-ligne à Diablo, ça paraît con comme la pluie, mais le jeu ne sera jamais influencé par la qualité de votre connexion internet, ce qui remet en cause tout le bullshit des community manager au moment de la sortie de la version initiale. Il y a d’ailleurs un autre détail qui me chamboule en avançant dans l’aventure, j’ai l’impression que Diablo 3 a été fait pour ces consoles « Next Gen », entre les contrôles et interfaces intuitifs spécifiques pour les consoles avec notamment les sticks analogiques qui permettent d’esquiver, la possibilité de jouer à 4, les graphismes quasiment similaires à la version PC et ce plaisir de partager une partie épique complètement bourrée sur le même écran sans que ça dénature l’expérience, et les textures loin d’être dégueulasse pour une simple version console, Blizzard a finalement donner plus de crédit à des versions du « pauvre » qu’à la version originale, alors que ce studio n’a jamais été un fan du développement pour consoles.

Si vous souhaitez plus de détail sur le jeu en lui même, je vous laisse la critique de Totof sur la version PC, la critique de l’Add-on Reapers of the souls de Flbond et la critique du portage console de notre ami Greyfox pour le détail des spécificités consoles.

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A Retenir

Diablo 3 Ultimate Evil Edition est une version qui conviendra essentiellement à ceux qui ont zappé la version PC et le premier jet des versions console. Une version qui permettra non seulement de vous occuper pendant un moment seul ou à plusieurs et aussi de prendre part à une aventure épique, un peu creuse et redondante à certains moments, mais ici, contrairement à d’autres comme Sacred 3, quelques fois taper sur des trucs, ça peut être fun.

Informations sur le jeu

Plateformes : PS4, Xbox ONE, PS3, Xbox

Genre : Hack’n Slash un peu creux mais on pardonne c’est du Blizzard

Développeurs : Blizzard

Éditeur : Blizzard 

Date de sortie :  19 août 2014

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Après un Diablo 1 révolutionnaire en une suite s’installant au panthéon des titres PC (non je n’en fais pas trop), les développeurs décident de mettre un terme à la traque des démons primordiaux avec une bataille finale contre Baal. Cette extension vaut-elle le coup ? est-ce un vulgaire DLC de maps? Peut-on encore y jouer 13 ans après? En un mot :oui. Mais vu qu’un test ne se résume pas en 2 secondes, retournons dans le monde du Sanctuaire.

 Les trois frères

Le conseil municipal ne m'inspire pas.

Le conseil municipal ne m’inspire pas.

Sans rentrer dans toute la mythologie Diablo (si ça vous intéresse il existe la trilogie Sin War en roman), voici le contexte dans lequel se place Lord Of Destruction. Le guerrier de Tristram du 1er épisode a réussi a vaincre Diablo dans les sous terrains de la cathédrale, libérant le prince Albrecht de la malédiction. Pour être sur d’emprisonner le démon à jamais, le héros prend la pierre contenant l’âme damnée et se l’introduit dans le front. Mais le démon est puissant et corrompt progressivement l’esprit de son hôte. C’est à ce moment que démarre le voyage de celui qui se fait appeler dorénavant le rôdeur, voyage guidé par Diablo lui même pour libérer les Frères Démoniaques : Baal (Lord Of Destruction) et Méphisto (Lord Of Hatred). Mais un espion un peu particulier le suit à la trace,  dont l’apparence frêle ne témoigne pas d’un métier de Chevalier. Son nom? Marius, un simple villageois témoin qui malgré lui va assister à la renaissance du Mal. Il raconte son histoire à l’archange Tyraël visiblement très intéressé, ainsi que la quête d’aventuriers pour mettre un terme aux agissements des 3 démons primordiaux. Et tandis qu’il termine son récit, le vieil homme montre la seule pierre d’âme non détruite par les Héros, celle de Baal. Mais le prétendu Tyraël dévoile son identité et tue Marius, reprenant la pierre sombre : il s’agit de Baal lui même. Ce dernier lève une armée et part pour le Mont Arreat, dans la terre des barbares dans le but de corrompre la Pierre Monde, seul rempart des humains contre les Enfers. Qui peut l’arrêter ?

Un arsenal de nouveautés

L'assassin et le druide veulent également en découdre.

L’assassin et le druide veulent également en découdre.

Nous voilà donc dans la cité d’Harrogath, près à en découdre malgré des barbares peu enclins à nous aider. Nous allons traverser les terres du nord afin de gagner leur confiance et espérer avoir accès à l’entrée du mont gardé par les anciens. La durée de vie est correcte, avec de nombreuses grottes secondaires tout au long de l’ascension. De nouveaux ennemis font leur apparition, avec une direction artistique suffisamment différente de Diablo 2.  L’extension permet aussi, sur le plan du contenu, à deux nouvelles classes de prendre part à l’aventure : le druide et l’assassin. Le druide est un expert des forces de la nature, pouvant maîtriser les éléments et invoquer des animaux (loup, ours, corbeaux,…). L’assassin quant à elle est experte du combat au corps à corps, alliant griffes et rapidité pour imiter le prédateur affamé. Des nouveaux items font leur apparition, que ce soit des rares, uniques ou objets de sets. Chaque classe existante récupère d’ailleurs de nouveaux objets spécifiques pour satisfaire les envies de personnalisation maladives. Dans la même optique les compagnons de route que l’on engage à chaque acte (un barbare dans le V) ont subi quelques modifications. Dorénavant ils ont leur propre équipement et augmentent de niveau indépendamment du personnage principal. Un côté plus stratégique, loin de la foire aux clics que l’on peut penser. Et comme toujours les trois modes de difficulté sont présents (Normal, Cauchemar, Enfer), couplées avec les mondes aléatoires pour toujours être intéressé à chaque essai. Une bonne recette de jeu prenant.

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A l’heure où certains se demandent si une hache unique peut s’acheter 20 euros dans Diablo 3, je me souviens avec nostalgie de premier épisode. Un Hack&Slash où seul son propre courage prévalait, où l’on ne trichait pas pour accumuler les objets. Mais surtout je me souviens du petit garçon que j’étais en train de surmonter ma peur, dans des couloirs sombres ponctués par les cris et les grognements, tandis que mon père affrontait les Kilrathis sur Wing Commander. Suis-je devenu un vieil aigri ? Où a-t-il encore de vraies qualités ?

Le diable du Nord

Casimir a pris un sacré coup de vieux.

Casimir a pris un sacré coup de vieux.

Mon aventure signée Blizzard North commence en 1996 dans une petite bourgade du nom de Tristram, et en premier lieu on me propose d’être un sorcier bardé de sorts, un guerrier valeureux ou une archère précise et meurtrière. Etant de nature délicate, le guerrier est mon choix, mais mon plaisir est bref quand je discute avec les villageois : le Démon du nom de Diablo sévit dans la cathédrale au nord de là (heureusement qu’il n’en sort pas tout de suite, merci la magie des jeux). L’archevêque Lazarus, un ancien gentil, a aidé à faire un joli passage à son nouveau maître, le roi du coin a été corrompu par la perte de son fils, et un monstre appelé le Boucher a élu domicile dans les sous-sols, découpant tous ceux qui y sont allés avant moi. Un grand bonheur pour l’instant. J’aurai pour mission traverser les catacombes, les grottes avant d’arriver dans les enfers enflammés habités par Diablo pour lui apprendre la vie. C’est tout pour le contexte, mais si on me dit que je peux tuer, et que je suis le seul espoir de l’humanité entière ça me va. Chose importante, je découvre parmi ces personnes un vieillard près d’une fontaine qui attire mon attention. Il semble connaître plus en détail l’histoire du coin et me propose « d’identifier» les mystères de mes trouvailles. Je garde son nom en cas de besoin au cas où je suis amené à le revoir : Deckard Cain.

Jouer à la poupée pour les mecs

Tristram : le village de tous les ennuis.

Avec ces informations je suis prêt à en découdre, mais il me manque un détail important : je suis tout nu. Pour avoir de quoi me battre, je vais voir Griswold. Ce mec est un peu bourru mais cache de petites perles, aussi bien dans les armes que dans les armures. Je vois aussi que je peux porter des casques, des anneaux ou des amulettes, mais pour le moment je n’ai pas beaucoup d’argent et repars avec une robe fine et une dague. Avec des futures récoltes d’or j’espère pouvoir refaire ma garde robe, car non seulement les objets sont travaillés par une main de maitre mais également apportent des caractéristiques, à la manière d’un Dongeons & Dragons.

Ce soir je serai la plus belle pour vous égorger.

Ce soir je serai la plus belle pour vous égorger.

Un exemple ? Ma première arme augmente mes dégâts minimum et maximum, et ma robe me donne des points de vie , sympa pour un battant comme moi! Mais les ajouts peuvent concerner la vie, la magie, ou encore la force, un vrai jeu d’habillement. Dans ce village qui ne compte que 7-8 âmes habitent également Adria la sorcière qui me vend des parchemins de sorts, Pepin l’alchimiste et ses potions ou encore Wirt le fumier aux objets hors de prix. Pour ce dernier les joueurs de Diablo 2 se souviennent que ce qui restera de lui dans le futur, c’est sa jambe. Mais maintenant l’heure est grave, place à l’action.

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Presque un an après la sorti du mastodonte Diablo 3 sur PC et Mac, Blizzard sort de son chapeau une version console de son titre chéri. Jeu de tous les débats, attendu pendant des centaines d’années par les fans du 2 (en tous cas c’est ce qu’ils vous diront) et arrivé pas complètement comme on l’attendait, Diablo 3 a tout de même fait un tabac sur nos bons vieux ordinateurs. Sauf que la série Diablo n’avait jamais vraiment tenté d’incursion sur nos machines de salon à cause d’un gameplay et d’une interface trop dépendantes de la souris et du clavier. Ce n’est pas cela qui a arrêté Blizzard, fort de budgets illimités, le développeur a décidé de refondre complètement son jeu pour l’adapter à nos petites manettes. Le but de cette critique n’est pas tant de revenir sur le jeu Diablo 3, déjà testé dans nos colonnes par Totof, mais plutôt d’évaluer l’effort de portage et les éventuelles augmentation ou diminution du plaisir de jeu qui en découlent. Je ne manquerai tout de même pas de donner mon avis sur le jeu au passage.

Diablo 3 sera toujours Diablo 3

Illustration difficile à choisir pour illustrer mon propos, les cinématiques 2D sont une réponse approximative aux sublimes cutscene en 3D du jeu.

Autant évacuer tout de suite, si comme moi vous étiez passé à côté du jeu à l’époque de sa première sortie, un bref rappel s’impose. Ceux qui ont déjà fini le jeu ou se sont déjà fait un avis sur la version PC sont donc invités à rejoindre la page 2. Comme son nom l’indique, Diablo 3 est le troisième opus de la série de hack n slash éponyme dans laquelle un noble héro doit parcourir le monde afin de le sauver de la menace que Diablo et ses copains (Méphisto, Baal, Bélial et consort) font peser sur lui. Au départ fortement influencée par la mystique chrétienne de l’apocalypse, dont les noms des personnages sont tirés, la série a ensuite tranquillement évolué vers un univers de fantasy qui lui est propre. Le premier reproche que j’ai d’ailleurs à faire à Diablo 3, c’est sa direction artistique branlante qui oscille entre la dark fantasy et le quasi-cartoon. Perdu entre World of Warcraft et le premier Diablo, deux directions artistiques en tout point opposées ; le premier Diablo était sale, gore et sentait l’odeur de la mort, en face la série Warcraft et son MMO en particulier proposent aussi une fantasy assez sombre mais avec un parti pris plus chatoyant à la limite du cartoon. Plus grave, les cinématiques, absolument magnifiques, respirent bien plus la dark fantasy que le jeu en lui même. Du côté du gameplay, bien qu’il en soit une des meilleures engeances, Diablo 3 reste un hack n slash, et donc un jeu brutalement répétitif surtout en solo. J’en resterai donc là pour mon avis personnel sur ce jeu en dehors de tout ce qui concerne les spécificités de la version console, que je vais dès maintenant vous décrire.

C’est quoi un VRAI portage ?

Sur les quatre images de mon test de Diablo 3, vous ne me pensiez pas capable d'insérer un screen de MGS ? Je sais, c'est un peu culoté mais ça illustre bien !

Sur les quatre images de mon test de Diablo 3, vous ne me pensiez pas capable d’insérer un screen de MGS ? Je sais, c’est un peu culoté mais ça illustre bien !

Portage par-ci, portage par-là, c’est la foire aux remakes, le web fleurit de débats sur ce qu’est un portage, un remake et sur la différence entre les deux. C’est à dire que les éditeurs s’en donnent à cœur joie dans le domaine. Entre les portages de jeux qui se sont bien vendus sur des plateformes plus récentes, les portages « HD » de classiques, la différence entre une simple application d’un filtre d’anti aliasing – ce qui est fait pour la plupart des « HD collection » – et la reconfection complète d’un jeu dans un nouveau moteur 3D – par exemple Ocarina of Time sur 3DS – est loin d’être claire. Diablo 3 se présente donc ici comme un portage pur et simple sur PS3 ou Xbox 360, mais pour être un vrai portage il ne s’agit pas juste d’adapter les contrôles, il faut penser à nouveau le jeu et nous allons voir que c’est ce que Blizzard a fait. Les antécédents n’étaient pourtant pas encourageants et le jeu PC a souvent eu du mal à squatter la console, souvenez-vous de Duke Nukem 64 et de ses merveilleux contrôles (Koreana_ vous en dira des nouvelles) ou de la prise en main fabuleuse de Age of Empire sur PS2. Heureusement pour Blizzard, le hack n slash n’en est pas à ses premiers essais mais le travail effectué dépasse largement les espérances.

diablo_3Pour célébrer les 15 ans de Diablo (c’est rare, mais je ne me dis pas « putain déjà »… je trouve tellement que Diablo premier du nom à vieilli…), Blizzard propose 17 morceaux cultes, dans une compilation signée du célèbre Matt Uelmen. Cet album n’est pas gratuit, et ce n’est pas non plus une playslist Youtube, vous vous en doutez bien… L’album est vendu à près de 12 dollars soit 9 euros et des poussières, sur iTunes. Et si vous n’êtes pas fan de tout, vous pouvez vous achetez les morceau, à la pièce, pour même pas 1 € ! (0,99€, ahahahaha). Un petit aperçu ? C’est par ici : lien.

Douze ans, c’est la durée qui sépare deux présences en finale de la Coupe du Monde de football (respectivement du Championnat d’Europe des Nations) de la Squadra Azzurra. C’est également le gouffre parfois insupportable – quoique bien compensé par des centaines d’heures de jeu dues à la grande qualité des titres en question, qui existe entre les derniers volets de deux séries phares de Blizzard : Starcraft et Diablo. Le premier a vu Wings of Liberty enfin lui succéder en 2010, tandis que le démon de Tristram a fait sa réapparition le 15 mai dernier. Associé à des polémiques fâcheuses et toujours affublé des mêmes qualités, le soft de Blizzard a littéralement le diable dans le ventre.

Puissance et volupté

A l’aide d’une jouabilité simple et efficace, utilisant les deux boutons de la souris et quelques touches du clavier que l’on doit tous associer à des compétences, Diablo III est fidèle à la réputation et à la signature de la série, avec de la baston, du loot et donc du farming et de l’XP à foison. Des pièces d’équipement à revendre ou à porter, à la forge permettant la synthèse d’objets magiques (et dont il faudra former le tenancier via des récompenses et de l’argent), le joueur de Diablo III passe la majeure partie de son temps à défourailler, à “nettoyer” les zones aussi bien en tuant des tonnes d’ennemis démoniaques qu’en fouinant ça et là en quête d’items toujours plus intéressants. Bref, un concept de gameplay prodigieusement efficace qui a fait la réussite de son prédécesseur et dont seul l’avenir nous dira s’il constituera la clef de voûte de sa longévité, avec l’aide indispensable et primordiale de la vie de sa communauté. Les cartes et donjons de Diablo III sont toujours en vue 3D isométrique et sont des terrains de jeu immenses, beaux, générés aléatoirement et magnifiquement colorés dans lesquels le héros, à choisir parmi cinq classes différentes (chasseur de démons, moine, féticheur, barbare et sorcier), fait parler sa puissance. Il y a là le nerf de la guerre de Diablo, à savoir cette sensation grisante de force souris en main, que la présence de PNJ compagnons plutôt faiblards et les modes de difficulté peu élevée procurent jusqu’à parfois malheureusement la routine. Après la gourmandise, on est ici en flagrant délit d’orgueil. Heureusement, les défis sont là, notamment les Hauts Faits qui viendront récompenser le vainqueur de grandes luttes, ainsi que tous les objets rares à glaner et qui peuvent même être revendus ou achetés à d’autres joueurs en ligne via l’Hôtel des Ventes, finissant d’attiser un autre pêché capital : l’envie.

Long et agréable sera le chemin tracé

Grâce à son éventail bien fourni de castes, Diablo III offre des possibilités très diversifiées. Nombreux seront sans doute les joueurs à créer voire mener de front plusieurs destinées en choisissant l’une ou l’autre des classes. Chacune a ses caractéristiques propres mais toutes souffrent du même gros défaut, à savoir une progression et une acquisition des capacités bien trop scriptées. En effet, il est absolument impossible de contrôler son évolution et chaque niveau glané apportera sa ou ses nouvelles compétences prédéterminées. Finalement, la vraie personnalisation réside dans le choix d’utilisation de ces capacités et de leur association avec les runes en vue de leur approprier des caractéristiques bien précises. Par exemple, la Frappe Mortelle du moine, si elle est associée au Trident, peut devenir une attaque de zone très utile couvrant les côtés selon un angle d’envergure intéressante. En somme, voilà une orientation qui ne perdra ni les nouveaux venus, ni les fans de la première heure, mais qui pourrait être qualifiée de paresseuse. La caste nouvelle-venue donne l’occasion de saluer le travail effectué sur la direction artistique et scénaristique du soft. Si l’histoire a une ossature somme toutes classique, avec le sempiternel retour de Diablo et la découverte d’autres membres de son gang, la mise en scène ainsi que la qualité sonore et musicale sont au rendez-vous. L’accent russe dudit moine est par exemple un régal, ainsi que ses phrases et leçons balancées dans des moments opportuns pour relancer ou ponctuer le rythme d’une aventure bien narrée, bien maitrisée et offrant la possibilité de visiter intérieurs et extérieurs aux visages divers et variés (plaines, déserts, donjons, etc.). De plus, les interactions avec les PNJ sont facilitées par la possibilité de retourner en ville facilement grâce à un pouvoir de téléportation acquis assez rapidement. Enfin, si Diablo III la joue plutôt simple et efficace dans ses graphismes in-game, il se lâche complètement dans ses cinématiques qui sont tout simplement superbes, de même que les compositions symphoniques et wagnériennes de Russel Brower.

Incarner le héros, l’Élu devant pourfendre et chasser de la surface terrestre les forces du Malin est un schéma simple et classique que le jeu vidéo a toujours aimé reprendre et utiliser. Mais ces chers démons digitaux, êtres définis comme tels de par leur nature de génies, anges déchus, esprits ou bien encore familiers, qui sont-ils vraiment : ennemis, compagnons ou nous-mêmes ? Une analyse de cette thématique dans le domaine du jeu vidéo tend à montrer que le médium a proposé et réussi nombre d’approches du sujet.

Deus Ex Manichéen

A tout seigneur des Enfers, tout honneur. Aborder le sujet du démon en particulier et du Diable en général dans le jeu vidéo renvoie tout naturellement à… Diablo. Le titre de Blizzard est le pilier du genre hack’n slash et donne dans l’éternel duel entre le Bien et le Mal. Plus précisément seigneur de la terreur, Diablo est là pour ennuyer les habitants de Tristram et des environs, avec ses frangins Méphisto et Baal. Et avec surtout une bonne armée fidèle, bien fournie et composée d’esprits, de fantômes, de démons qu’il faudra allègrement détruire. On est ici dans un schéma de défouraille jubilatoire, simple et directe, dans un contexte bien manichéen où le joueur incarne le gentil et puissant héros devant sauver le monde. Le détendu et rêveur Dragon Quest met également aux prises avec le Seigneur des Ténèbres. La série nippone investit de plus le personnage principal – muet et dont le manque de caractère permet beaucoup de projections de la part du joueur, d’une mission sacrée car il est généralement le Héros, l’Élu destiné à vaincre le méchant Satan. Les hardcores Ghosts’n Goblins et Ghouls’n Ghosts lorgnent du côté de la légende du roi Arthur, posant le cadre d’une quête à la rescousse d’une bien-aimée enlevée par les vils démons. Ils s’inspirent de sources médiévales, religieuses, châtelaines et familiales que le récent et également ardu Demon’s Souls emprunte aussi. Les légions démoniaques peuvent aussi représenter autre chose que le Mal pur : l’horreur et le dégoût. Les FPS Doom et Quake sont infestés de monstres répondant plus à des délits de faciès que de crainte devant leur toute-puissance. La boucherie n’est pas loin et c’est ici avec des flingues, des fusils et des lance-roquettes de space marines dévoués plus que destinés que le joueur explose les démons. Futuriste et technologique, l’atmosphère est malsaine, sale et sombre. Repousser l’Envahisseur, c’est également ce que proposent Okami et Okamiden avec de plus la possibilité d’incarner carrément une divinité. La conception japonaise du démon prend ici toute son expression, ainsi que le lien avec Dame Nature que tentent de ternir les alliés d’Orochi, serpent à huit têtes incarnant le Mal. Clover offre ainsi une représentation moins humaine de la lutte contre le démon, volontiers tournée vers le règne animal et le divin. Les guerres de clans sont au cœur de Ninja Gaiden et Onimusha, Nobunaga Oda l’antagoniste principal étant ici un rival ayant choisi de devenir un honni Oni au moment de sa mort. Le démon est ici une âme damnée, une forme humaine tourmentée comme les draugrs des séries occidentales The Elder Scrolls et The Witcher, les habitants des cercles de Dante’s Inferno et les plus célèbres de tous : les vampires, dont les serviteurs vidéoludiques les plus connus se trouvent dans Castlevania.