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Meilleur ou pire ennemi du joueur et du héros, le méchant de jeu vidéo a souvent le mauvais rôle (normal, nous rétorquerez-vous), pour ne pas dire la place du con. Des origines à nos jours, les exemples d’antagonistes numériques tocards ne manquent pas et ils font aussi le succès du médium. Article garanti avec un maximum de fiel et un léger soupçon de mauvaise foi, évidemment.

Le méchant de jeu vidéo, tocard originel et authentique

À tout seigneur, tout honneur. Comment ne pas débuter cette réflexion sans parler de l’inimitable Bowser, parfait représentant de la tocardise absolue du méchant de jeu vidéo ? Pauvre bête qui n’a de cesse de vouloir à tout prix pécho Peach et qui s’y prend de plus comme un vrai manche. Pour ne rien gâcher, il se fait systématiquement battre comme un neuneu par un plombier du dimanche bedonnant. Oui, parce que m’voyez, monsieur a la brillante idée de laisser derrière lui un mécanisme tout simple qui va le précipiter trankilou bilou dans la lave juste sous ses pieds. Ledit plombier, pas rancunier pour un sou et probablement pris de pitié, l’invite même à toutes les sauteries qu’il organise. Quand il ne le sort pas lui-même de quelque embrouille dans laquelle Bowser a foncé évidemment tête baissée, sans réflexion aucune, comme le gros relou et teubé qu’il est. Si vous n’êtes toujours pas convaincu, admirez donc ce regard empreint de détermination et de ruse :

Bowser

Une bonne tête de vainqueur.

 

Chez Sega, on n’a pas seulement voulu trouver un concurrent à Mario, on a aussi visiblement pris chez Nintendo des inspirations pour les méchants. Que dire du Dr Robotnik, scientifique à la moustache interminable, obsédé et aussi capricieux que soit-disant brillant. Rêvant de conquérir le monde avec des inventions toutes plus loufoques les unes que les autres, ses projets sont régulièrement stoppés par un hérisson (bleu qui plus est, excusez du peu), voire parfois un renard à deux queues. Tu parles d’une ambition et d’un soit-disant QI de 300. C’est à croire que cette mégalomanie stupide est une maladie répandue chez les docteurs vidéoludiques, Neo Cortex et Nitrus Brio ne donnant pas leur part au marsupial dans la série Crash Bandicoot. Et pourtant, on ne peut pas dire qu’ils aient non plus en face d’eux un mec qui aurait inventé l’eau tiède.

On ne va pas trop s’attarder non plus sur le cas Wario, antagoniste au nez grotesque, au comportement monomaniaque et obsédé par le fric, encore et encore. Toujours chez Nintendo, il y a également Andross, de la série des Star Fox, boss final caché dans son repaire de la planète Venom : une énorme tête de singe avec des mains qui veut tout simplement contrôler la galaxie. Et encore, là, on parle de sa version améliorée à partir de Star Fox 64 (ou Star Fox 2, maintenant qu’on peut mettre nos mains dessus), n’oublions pas sa version originelle, un espèce de masque géant crachant des parpaings, dévoilant lors de son explosion un cube composé uniquement de faces avec sa face de macaque pas content. Ça c’est fort de fruit

Le pire peut-être, c’est quand ils décident de faire ça en bande organisée. L’Aube Mythique, culte dédié au Prince Daedra Mehrunès Dagon et mené par Mankar Camoran, l’aide à ouvrir les portes de son plan d’Oblivion, pensant que ça sera forcément la bonne solution… Bravo les mecs, bien joué, franchement. Les exemples de méchants tocards ne manquent décidément pas : LeChuck défait par le héros le plus débile de l’histoire du jeu vidéo ou encore le Dr Fetus dans Super Meat Boy qui n’est évidemment pas sans rappeler Bowser (tout comme le reste du jeu qui s’inspire délibérément de Super Mario Bros., jusqu’à son acronyme).

On remarque cependant un schéma assez régulier : ces tocards finissent par devenir malgré eux sympathiques, voire certains changent même de camp, ou presque. Donkey Kong, premier ennemi pas très futé de Jumpman, devient une sorte d’anti-héros dans les jeux qui portent son nom. En effet, rappelons que notre gorille à cravate préféré est loin de sauver le monde ou quelqu’un dans le premier Country, il part à l’aventure uniquement pour récupérer son stock de bananes, volé par l’infâme King K. Rool, un autre somptueux tocard. Ce sont en fait Diddy, Dixie et Kiddy Kong les vrais héros, puisque dans Donkey Kong Country 2 et 3, c’est justement eux qui viennent sauver un Donkey en détresse, capturé par K. Rool. Peut-être est-ce juste une facétie propre à Nintendo, mais on peut refaire un coucou à Wario, héros de sa propre série Wario Land, où il court, pour ne pas changer, après la thune, et les hilarants Wario Ware, où il cherche à se faire… du blé !

Super Meat Boy - Dr Fetus

Je vous emmerde, je mange ce que je veux !

Même quand il essaie d’être vraiment sérieux, le méchant est en fait un loser #mauvaisefoi

Peut-être qu’à l’image de tout autre forme d’art de la narration, comme on est finalement encore au début du jeu vidéo, on commence “à peine” à voir des méchants moins caricaturaux, à l’image de certains présents dans les romans ou films, bien torturés et complexes, où la frontière gentil-méchant est parfois ténue (Negan, Dark Vador…). À l’image de la réalisation, on “commence” à voir des plans plus léchés, plus cinématographiques dans le jeu vidéo ; avec le temps, le média mûrit et devient plus sérieux. Certains méchants se prennent plus au sérieux que les tocards évoqués précédemment et se donnent à fond pour moins passer pour de grosses buses. Mais cela ne veut pas dire qu’ils réussissent toujours, bien au contraire.

Et ce n’est pas parce que nous sommes sur Le Serpent Retrogamer que les méchants de Metal Gear Solid ne vont pas en prendre pour leur grade, loin s’en faut. Que dire, par exemple, de ce saltimbanque de Revolver Ocelot, accoutré comme un cowboy ringard qui ne trouve pas de meilleure idée que de se “greffer” la main d’un psychopathe. Brillant, vraiment. Le coupable d’ailleurs, un certain ninja répondant au doux nom de Greyfox (“renard gris”, paie ton pseudo, on t’aime aussi Victor), est un tantinet maso sur les bords puisqu’il demande sans cesse à Solid Snake de le taper pour le “faire [se] sentir vivant”. Fatman, outre le fait d’avoir le charisme d’une fraise tagada, porte quand même un nom qui a tout d’un sobriquet. Le boulet qui se porte lui-même, quoi. On ne va peut-être pas tous les énumérer, mais on se demande encore ce que peuvent bien prendre des mecs comme The Fear et The Fury, le premier à sauter d’arbre en arbre et à sortir une langue de trois kilomètres de long, et le second à se croire cosmonaute égaré qui brûle tout sur son passage, tel un pyromane détraqué qui fait joujou avec un lance-flammes. Une belle brochette de tarés…

MGS - Fatman

Hou, effrayant… Je sais pas si je vais arriver à dormir ce soir.

Dans la même veine, la série Final Fantasy nous en a offert certains gratinés également. Le tocard mégalo avec un accoutrement chelou semble être une espèce qui y sévit. Sephiroth, tout aussi classe qu’il puisse être en apparence, nous a un peu imposé cette norme insupportable du méchant androgyne mal dans sa peau. Franchement, on ne te remercie pas, mec. Surtout, il cache en fait un gros souci de complexe d’Œdipe et de manque d’affection par rapport à une mère qui n’en est même pas vraiment une. Va voir un psy et arrête de faire chier ton monde, mon grand. De même que Seifer, complètement manipulé par Edea pour laquelle il a les yeux de Chimène (Badi), et qui se révèle pas si dangereux au final. C’est surtout une grande gueule, une tête à claques et un gros jaloux de son camarade d’école. Drago Malefoy, sors de ce corps. La série autrefois rivale, Dragon Quest, n’est pas en reste non plus. Comme ce clown de Dhoulmagus dans le huitième épisode qui, soit-disant, veut conquérir le monde, mais se retrouve être le pantin de forces qui le dépassent. Cassez-vous.

Les méchants qu’on respecte quand même… un peu

Bon ok, on arrête le discours volontairement teinté de mauvaise foi pour parler des méchants dont il est difficile de rire, qu’ils soient de vrais pervers ou au contraire des anti-héros. Parmi ceux qui forcent littéralement le respect, il y a par exemple le terrible Kefka dans Final Fantasy VI, qui se pose comme un véritable psychopathe, de la catégorie des fous dangereux avec qui il vaut mieux ne pas plaisanter (c’est con, quand on se souvient son taf). De même que Vaas dans Far Cry 3, dont l’esprit machiavélique, manipulateur et sadique a troublé plus d’un joueur, éclipsant même le méchant en chef de l’histoire.

Une terreur que savent également faire ressentir La Chasse Sauvage de The Witcher 3 ou Alduin dans Skyrim. Difficile de rire d’eux. On peut aussi mentionner le Rôdeur noir dans Diablo 2, héros du premier épisode devenu à son tour seigneur de la terreur bien malgré lui. On suit tout au long du jeu sa progression pour libérer ses frères Baal et Mephisto grâce au témoignage du malheureux Marius qui l’accompagne durant son périple, et le mec en impose, c’est le moins qu’on puisse dire. Certaines petites âmes sensibles, comme notre Yannou préféré, font encore des cauchemars à cause de Nemesis de Resident Evil 3.

Diablo - Wanderer

Tel est pris qui croyait prendre.

À retenir

En fin de compte, à part quelques exceptions d’âmes torturées ou représentant simplement mais on ne peut plus efficacement le mal, les méchants sont bien souvent de beaux spécimens de tocards, et c’est bien normal : une des raisons de l’existence d’un méchant dans une histoire, c’est la possibilité offerte au témoin du récit de détester quelqu’un, de ne pas ressentir de scrupule à voir ce personnage anéanti pour transcender ou valoriser le héros, marquer la fin d’un périple, d’une aventure. C’est d’ailleurs ce qui constitue à la fois son charme et sa principale faiblesse. On adore le détester. Et les méchants de nos jeux vidéo ne sont finalement pas plus tocards que ceux issus des autres formes de narration : Gargamel, le Gouverneur, Sauron, Blaine le Mono, l’Empereur, Commode et j’en passe… Une belle brochette de tocards !

Elaine Replay et Totof

 Jaquette-de-Super-Smash-Bros-Melee

Dans mon histoire de gamer, la Game Cube est surement ma console de cœur. Peut-être est-ce parce que c’est la première console que j’ai pu me payer avec mes trois roupies de lycéen, peut-être parce qu’elle a été un des supports les plus boudés par le grand public ou peut-être tout simplement parce qu’elle a accueilli mon jeu préféré. Quoi qu’il en soit, comme toute console Nintendo qui se respecte, elle a accueilli toutes les exclusivités habituelles de la firme et le second épisode de la série Smash Bros. Pour les nazes… hum, les gens pas au courant, Super Smash Bros est un jeu de combat regroupant toutes les figures emblématiques de Nintendo. Mario, Peach, Bowser, Kirby, Link, Pikachu en passant par Captain Falcon, Fox ou encore Donkey Kong se sont regroupés non pas pour se taper une banane sur un circuit ou faire des mini jeux, mais bien pour se mettre sur la tronche sévère. Après un premier épisode qui pose les bases du gameplay, Nintendo, aidé par les capacités fournies par la Game Cube, explose toutes les attentes des joueurs pour produire un titre monumental. Certes ça ne laisse pas trop planer le doute sur mon état d’esprit à l’écriture de ce test, mais je vais vous expliquer en quelques chapitres pourquoi ce jeu est juste un « must have » vidéoludique.

Une fluidité sans faille…

60fps? Ca va chier!

60fps? Ca va chier!

60 fps… Oui messieurs-dames, alors que nos PS4/Xbox One ont eu besoin de leurs versions vitaminées Pro et X, la mamie GC pouvait afficher un grand nombre de ses jeux en soixante frames par seconde (Mario Kart entre autre). Pour expliciter la chose, ces jeux là tournent avec une image qui se « rafraichit » 60 fois par seconde, ce qui est la norme américaine (NTSC), notre ancien système français (péritels SECAM puis PAL) ne permettant pas d’afficher une telle fréquence sans une adaptation du système. Bref pourquoi parler technique pour commencer ce test ? Parce que Smash Bros est un vrai foutoir visuel à l’écran : quatre personnages à l’écran en simultané (jusqu’à plus d’une dizaine dans certains modes), niveaux dynamiques (Mute City, Stade Pokémon, Brinstar etc), des objets dans tous les sens, des explosions, des caisses, des expulsions, de l’invisibilité… mais aucune baisse de framerate.

…au service d’un gameplay solide

bas + B, et BAM fatal foudre de Pikachu!

bas + B, et BAM fatal foudre de Pikachu!

Certes c’est le bordel dans les premiers moments de jeu, juste le temps de se familiariser avec les commandes. Au cas où vous auriez raté le test de Smash Bros 64 nous allons faire un rapide rappel du principe fondamental du jeu. A l’inverse d’un jeu de combat habituel où il faut mettre des beignes à votre opposant jusqu’à ce que mort s’en suive, ici il faut cogner vos adversaires pour monter leur pourcentage de dégât. Plus votre barre s’approche des 100% et plus vous les faites décoller haut, un smash bien placé et vous pourrez les éjecter définitivement, vous octroyant un point. Ce principe est simple et permet à tout le monde de prendre ses marques sans forcément se sentir impuissant. L’autre point renforçant ce sentiment est la simplicité des coups spéciaux de chaque personnage. Le bouton A correspond au coup simple, plusieurs pressions fait un combo, une direction en plus donne un coup spécifique, pressez la direction en même temps que le bouton et vous réalisez une attaque smash, chargeable quelques secondes pour plus de puissance. Si cette manipulation est trop difficile pour vous, basculer le stick C de la manette réalisera automatiquement une attaque smash niveau 1 de la direction choisie. Le bouton B vous servira aux coups spéciaux, seul ou avec une direction, il vous permettra de prendre l’avantage sur vos ennemis ou de vous sauver d’une chute (le coup haut et B est un coup vous propulsant le plus souvent vers le haut). Comme ne faire qu’attaquer finit par faire mourir, les boutons R ou L vous permettront de vous protéger à l’aide d’un bouclier « bulle ». Lorsque vous êtes protégé, dirigez le stick dans une direction pour esquiver. Abuser du bouclier n’est pas non plus une bonne solution, chaque coup diminue sa résistance jusqu’à l’implosion, vous étourdissant quelques secondes, prêt à ramasser une cartouche mémorable. De même le bouclier ne vous immunisera pas contre la chope, utilisable en pressant le bouton Z. Alors certes énuméré comme ça, cela peut sembler compliqué, mais en résumé 2 boutons d’attaque, 1 bouton de défense, 1 bouton de chope, le stick directionnel et le stick raccourci smash, c’est à la portée de tout glandu avec 5 doigts à chaque main.

La mythologie asiatique possède une immense richesse, que le jeu vidéo a repris abondamment à son compte. Du Japon à l’Inde, en passant par la Thaïlande et la Chine, nombreuses sont les références aux religions de la partie la plus orientale du continent, parmi lesquelles le shintoïsme, le bouddhisme ou l’hindouisme. Nous vous invitons à un voyage coloré, multiculturel et peuplé de divinités et de démons de toutes sortes.

Du côté du Japon

Sainte Terre du médium, le Japon et son folklore ont été maintes fois dépeints, des légendes du Nippon ancestral aux démons Oni connus de tous. L’inoubliable Ōkami propose au joueur d’incarner Amaterasu, déesse du Soleil et de la Lumière réincarnée en loup, à travers un magnifique voyage tout en estampes au coeur du Japon mythique, à la recherche des pouvoirs des dieux du Pinceau Céleste – qui empruntent eux à l’astrologie chinoise. Le but est de redonner vie à un monde plongé dans l’obscurité par Orochi, le démon-serpent à huit têtes. Le titre de feu Clover est parsemé de références aux mythes nippons. On y visite temples de cultes et autels, on y loue les Cieux, on y bénit la Nature, on y croise des divinités animales, on y combat toutes sortes de démons. Sa suite, Ōkamiden, sortie sur Nintendo DS en 2011 en Europe, emprunte les mêmes chemins, les mêmes mécaniques, les mêmes tons et la même calligraphie qui rendent si bien hommage à la mythologie japonaise.

Les démons Oni ont eu droit à une série éponyme de RPG au tour par tour développée par Pandora Box sur Game Boy, SNES et PlayStation, et dont les opus les plus notables sont probablement Kininkou Maroku Oni et Bakumatsu Kourinden ONI. Ces entités ont surtout été reprises dans Onimusha, Muramasa: The Demon Blade ou encore le récent Nioh. Ils y incarnent évidemment une bonne partie des antagonistes, et sont le menu fretin à éliminer pour samurais courageux et autres ninjas vagabonds. Une thématique simple, mais ô combien efficace pour un jeu vidéo d’action brutal et technique, qui peut même lorgner vers l’horreur s’il le souhaite. Plus sombres que Ōkami, ces titres sont surtout des prétextes à implémenter les mythes nippons dans l’histoire réelle du pays: ère Genroku pour Muramasa, époque Sengoku pour Onimusha et Nioh, tous invoquant des conflits ayant secoué le pays ou des personnages politiques forts, les Tokugawa et autres Oda. La mythologie sert donc ici à enrichir un contexte, plutôt qu’en être le sujet principal. Décors et narrations s’entremêlent, comme l’est le combat exceptionnel face à la pieuvre Umibōzu avec une toile de fond qui rappelle évidemment La Grande Vague de Kanagawa.

Toujours dans le genre beat’em all, Mystical Fighter, sur Mega Drive, fait incarner un kabuki (du nom du théâtre japonais traditionnel épique) dans un jeu en 2D à scrolling horizontal, avec un gameplay proche de Golden Axe. Le titre de KID Corp. use lui aussi d’un style sombre et fait visiter temples, maisons et lieux hantés. Plus orienté plateforme, Ninja Kid, de son nom original Gegege no Kitaro: Fukkatsu! Tenma Daiou pour ne pas le confondre avec des homonymes, met aux commandes d’un jeune garçon yōkai dans une adaptation de la série animée Kitaro Le Repoussant. Le but est ici d’empêcher la résurrection du Roi Démon Tenma. On est plus ici dans l’hommage aux esprits de l’imaginaire japonais, comme dans le très apprécié Shin Megami Tensei: Persona 4. Jeu ô combien psychologique, le soft d’Atlus fait intervenir les personas, entités miroirs des personnalités et des âmes des protagonistes (des lycéens contemporains de notre époque), et lui donne directement des noms de divinités nippones: Izanagi (co-créateur shintoïste du monde), Jiraiya, Amaterasu (encore), Himiko, Izanami (femme de Izanagi et à la fois déesse de la création et de la mort), etc.

Bon, il faut le reconnaitre, je suis un véritable zélateur du plombier italien, mais surement pas dans ses rôles d’athlète olympique aux côtés de Sonic, le rival d’hier, ou dans ces orgies pseudo-sportives qui font les beaux jours des consoles présentes. Non, non, pour moi, la seule véritable activité de Mario, c’est le sauvetage de princesse, qu’elle s’appelle Daisy, Peach ou Toadstool. Et même Pauline, bien que je ne sache point si la Pauline de Donkey Kong et le titre de princesse. Et à vrai dire on s’en cogne un peu, après tout, le fun était présent, intact, et trop rarement égalé…

Donc Mario est avant tout un garde du corps bien incompétent, ou alors Bowser et sa marmaille (ou fait, personne ne s’est jamais demandé qui était la mère des gamins Koopa ? Et le premier qui me cite la pitoyable fin du non moins décevant Super Mario Sunshine sur NGC qui veut que Bowser soit le fils de Peach, je lui rentre ses poings dans la bouche jusqu’à ce qu’ils ressortent par les oreilles, pigé ?

Ce quatrième volet fut donc appelé la plupart du temps comme « Super Mario 4 », et aujourd’hui encore, ce numéro d’ordre est encore collé au jeu. Alors qu’il est foncièrement erroné ! Et dès 1993, je m’évertuais à corriger cette infâme écart de numération : Super Mario World est en fait Super Mario 5. Oui, vous avez bien lu, Super Mario 5 ! Pourquoi ? Et bien, comptez : -Super Mario Bros, Super Mario 2 jap révélé en Europe en 1993 sous le titre évocateur de The Lost Levels, Super Mario Bros 2 (Doki Doki Panic à l’origine), Super Mario Bros 3 et enfin Super Mario World ! Les plus attentifs d’entre vous me diront dans ce cas que le Super Mario Bros 3 de la NES était donc le véritable Super Mario 4, et ils auront raison.

Le jeu fut de cette catégorie privilégiée qui disposa d’un pack à son effigie dès le lancement de la console.
Et inutile de redire à quel point ce pack fut le début de mon gout pour le jeu vidéo et lança officiellement ma « carrière » de gamer depuis toutes ces années…
Et puis après tout, c’était Mario ! Et le nouveau Mario sur la nouvelle console 16 bits de Nintendo, avant même d’avoir joué, on ne pouvait que fort légitimement présager du caractère historique du jeu en question. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que monsieur Miyamoto ne nous a pas pris pour des canards boiteux. Il y a des fois où je me demande si ce bienfaiteur de l’humanité a réellement mesuré l’ampleur du cadeau qu’il faisait au monde des jeux vidéo…Un peu comme Mallarmé à la poésie, Michel-Ange à la peinture et Georges Brassens à la chanson…

Allez, on aborde le jeu à présent.

A new kidnapping story…

La Team Koopa au grand complet

La Team Koopa au grand complet

L’histoire est très simple : après avoir sauvé la princesse des griffes de Bowser dans Super Mario Bros 3, Mario, Luigi et donc la charmante donzelle décident de s’offrir un peu de vacances. Pour cela, ils choisissent une île tranquille, si tranquille que les dinosaures n’y ont pas encore disparu, d’où son nom : Dinosaur Island.
Mais ce qu’ils n’avaient pas prévu, c’est que Bowser et son irritante marmaille les ont suivis ! Et devinez quoi ? Cette gourde de Peach a encore trouvé le moyen de se faire enlever comme un vulgaire otage français en Afghanistan ! Décidément, il est difficile de prendre des congés payés quand on trimballe une princesse dans ses bagages…
En déambulant dans l’île, les deux frangins découvrent un curieux œuf, d’où émerge un sympathique dinosaure nommé Yoshi, qui, si l’on en croit la notice, fut capturé par Bowser ainsi que 7 de ses copains. Et devinez quoi ? Entre nos deux Italiens et le reptile va se créer une association, les uns cherchant ce boulet de Peach, et l’autre voulant sauver ses amis. Yoshi apprend aussi à Mario que l’île recèle moult trésors, dont une cape magique…Cape qui en fait va remplacer la feuille qui changeait autrefois Mario en raton-laveur.
Et vous voilà fins prêts à explorer votre lieu de villégiature ! Bienvenue dans Dinosaur Island, terre de Super Mario World !

Ce qui frappe d’emblée, c’est la totale refonte graphique de l’univers et du personnage de Mario. Et c’était à l’époque une constante, si l’on excepte le lien entre Super Mario Bros et The Lost Levels : Super Mario Bros 2 était différent, Super Mario Bros 3 également, et le style graphique de ce Super Mario World marque une nouvelle évolution.

Les décors et les personnages sont nettement « arrondis » pour un effet très « dessin animé » qui s’éloigne du style très « NES » qui était celui du précédent volet. De même, les lieux visités fourmillent désormais de détails, notamment les niveaux souterrains et les divers châteaux et autres forteresses.
Mais le principal moteur du renouveau de Mario, c’est la non linéarité qui est ici poussée à son paroxysme. Reprenons le prédécesseur Super Mario Bros 3 : si certains stages pouvaient être accomplis dans un ordre au choix dans certains mondes, ces divers mondes s’enchainaient de façon très classique (Grass Land, Desert Hill, Sea Side, Big Island, The Sky, Ice Land, Pipe Maze & Dark Land), alors que dans l’île de ce volet, vous pouvez à tout moment aller d’un monde à l’autre, découvrir des zones cachées qui vous donneront des aperçus de ce qui vous attend, et même une quête parallèle, la Star Road puis les 8 niveaux de la Star Road Special, qui se veulent les 8 levels les plus corsés du jeu …et ils le sont !

Ici, on a une véritable impression de liberté qui accomplit le prodige de parfaitement respecter la légendaire progressivité de la difficulté dans Super Mario (ou tout au moins dans tout Mario qui se respecte, entendez que je fais abstraction de Super Mario Land 2 sur Game Boy qui prenait décidément trop de distance vis à vis de ce principe sacro-saint). On avait dès lors des lieux titanesques à explorer, lieux eux-même composés de niveaux bourrés de secrets…Et ô comble de la joie pour tous ceux qui aiment fouiller et se creuser les méninges, Super Mario World table énormément sur un aspect « puzzle » qu’il convient de détailler.

Halloween 20 ans en arrière

Halloween 20 ans en arrière

Vous vous souvenez des fantômes « Boo » de Super Mario Bros 3 ? Et bien comme on ne change pas une équipe qui gagne, ils sont de retour dans Super Mario World, mais sont beaucoup plus nombreux, à tel point qu’ils sont désormais des niveaux rien que pour eux, les « Ghost House ». Ces stages ont pour particularité d’être de vrais casse -tête offrant pour la plupart plusieurs sorties, ces diverses sorties vous menant évidemment à des endroit divers du jeu ! Et pour arriver à débusquer ces portes de sortie, autant vous dire qu’il faut parfois chercher longtemps…
De même, les niveaux de la Star Road contiennent tous une sortie cachée qu’il vous sera indispensable de trouver si ne voulez pas resté coincé. Et enfin, idée de génie,, il y a deux mondes dans lesquels les niveaux eux-mêmes se dessinent comme autant de puzzles, Chocolate Island et Forest of Illusion, dans lesquels le nombre de pièces ou même le temps restant à la fin d’un stage peut vous ouvrir les portes vers un itinéraire tout nouveau…Franchement, cette idée est grandiose : comment refaire deux fois le même stage sans que le stage soit le même ? En jouant à Super Mario World.
Les plus vieux se diront que tout ceci était déjà présent dans Super Mario Bros avec les forteresse-labyrinthe ( stages 4-4, 7-4 et 8-4 si mes souvenirs sont bons)…

En gros, et contrairement aux précédents volets, on construit véritablement sa progression dans Super Mario World. On est maitre de son destin, en sachant bien sur qu’il faut tout trouver pour prétendre avoir fini le jeu…Car s’il est possible de voir le générique de fin avec 55 niveaux accomplis, le jeu en comporte 96 (je reviendrai là-dessus plus tard !).

Bref, le jeu est effectivement tout un monde, le monde de Super Mario…le SUPER MARIO WORLD !

Bon d’accord, mais et le reste ?

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L’ami Mario a clairement animé les plus belles pages de la jeune Histoire du Jeu Vidéo. Référence de la plate-forme 2D avant de s’approprier la 3D à partir de la Nintendo 64, le plombier le plus célèbre du monde s’est autorisé de petites vacances sur DS en 2007, occasion de revenir à ses premiers amours et d’évoluer de nouveau sur un seul plan seulement. Et il le fit avec réussite. Le jeu remporte un franc succès autant auprès des joueurs que des critiques, qui apprécient le plaisir simple de sautiller, d’écraser des goombas et d’envoyer quelques boules de feu de temps en temps. Ce titre connaîtra une suite sortie, elle, sur Wii, New Super Mario Bros. Wii, qui à défaut de véritablement enrichir la formule offre la possibilité de jouer à 4, pour le plus grand plaisir des bandes de potes qui ne se gêneront pas pour se poignarder dans le dos en toute bonne humeur.

Est-ce dans les vieux pots… 

Mais là, on touche peut-être à la limite de la formule avec New Super Mario Bros. 2. Et si le jeu se catapulte d’ores et déjà aux sommets des ventes, on ne peut s’empêcher de regretter l’impression de déjà-vu qui pollue clairement le plaisir de jouer à un titre du genre. Soyons néanmoins honnêtes, ce troisième Mario de la nouvelle génération 2D demeure toujours un modèle de maniabilité; un modèle de précision, un exemple de richesse de gameplay avec ses nombreux passages secrets, ses multiples objectifs annexes, Clairement, le jeu obéit au cahier des charges des très bonnes expériences de plate-forme et tout cela pour notre plus grand plaisir. Mais n’attendons-nous pas plus d’un jeu qui arbore sur sa cartouche la casquette du plus connu des héros du Jeu Vidéo ? Sûrement. Car si NSMB2 est bon, rodé, huilé, il n’offre cependant aucune surprise. L’épopée ressemble cruellement aux précédentes, avec ses huit mondes et les quelques niveaux qui les composent, avec ses ambiances visuelles et esthétiques sympathiques mais déjà vues, déjà connues et qui plus est, beaucoup moins séduisantes que celles d’un Super Mario World (SNES/1990) et d’un Super Mario Bros. 3 (NES/1988). Et ce n’est pas la présence des innombrables pièces dorées, argument mis en valeur lors des diverses présentations du jeu, qui va convaincre un acheteur qui trouvera l’idée légère et qui ne sortira pas cette fois-ci sa carte bleue sans réfléchir.

   images

Cela fait bien longtemps que Mario ne se contente plus de sauter et de se balader dans le Royaume Champignon. D’ailleurs, c’est presque comme si on l’avait toujours connu multi-casquettes et s’amusant de partout. Le spin-off le plus connu de la série Super Mario Bros. est bien entendu Mario Kart, mais il y en a beaucoup d’autres, tous servant l’icône de Nintendo et étoffant son univers.

Here we go!

makasn021Super Mario Kart débarque le 21 janvier 1993 en Europe et bouleverse le jeu vidéo en multi, en famille ou entre amis. L’équilibre entre fun et course automobile tutoie la perfection et permet à tous d’y trouver du plaisir simple, immédiat, addictif et durable. Un grand nombre d’éléments de la mythologie Mario sont exploités à merveille et servent un gameplay basé sur les coups traitres et l’élimination des adversaires par tous les moyens. De la banane à poser pour faire glisser le kart du concurrent, à la carapace rouge qui file dans les fesses du personnage placé devant à l’éclair réduisant la taille de tous les autres, il y a là moult pièges à utiliser à bon escient pour tracer sa route. Tout est pensé et équilibré de manière à ce que chacun ait toujours une chance de gagner. Surtout, Super Mario Kart ne rate pas le coche sur l’essentiel et offre un vrai plaisir de conduite. Chacun des personnages a un style, une vitesse, une accélération et une inertie qui lui sont propres. La série est lancée et ne s’arrêtera pas, ni sur consoles de salon, ni sur portables, ni sur arcade avec les opus Arcade GP. Parmi les épisodes ayant apporté des nouveautés marquantes, il y a Mario Kart 64 et ses dérapages spéciaux, son casting étoffé et son mode quatre joueurs, l’épisode Double Dash! où il y a un conducteur et un passager par kart ou même par moto, ou encore la version Wii qui peut se manier au volant.

Dans une rubrique parlant de héros, nul doute que le premier personnage qui viendrait à l’esprit du plus grand nombre serait Mario. Même si celui-ci n’est peut être pas le personnage le plus aimé du monde vidéoludique (Link étant arrivé en tête dans le dernier concours des héros Gamekult) il est au moins le plus connu (et là tous les fans de Sonic me balancent des parpaings). Bref toujours est il que nous ne sommes pas dans une rubrique de héros, mais dans celle du true evil maniac bad guy of each world. Et dans le monde merveilleux de champignon land dirigé d’une main manucurée par Peach, le méchant de l’histoire c’est Bowser.

Squat sur un pont de lave avec mécanisme d’ouverture apparent…ingénieux…

A l’instar du Roi Loth dans Kaamelott, Bowser (alias Koopa sur l’archipel nippon) pourrait presque se targuer de n’être pas responsable de ses actes, qui lui seraient dictés par l’amour. En effet ce dino de 5-6 mètres de haut est total in love pour la dind…princesse Peach, qui est bien évidemment plus intéressée par un plombier bedonnant et moustachu. Chaque opus des jeux de plateforme estampillés Mario est donc une course poursuite entre le princessnapeur à sang froid avec barbie champi sous le bras et l’ouvrier à salopette parfois accompagné de son trouillard de frangin.

Il fait son apparition en 1985 dans Super Mario Bros

Le jeu du Écrase Mario

sur NES où des clones de lui-même tentent de barrer la route à casquette man tous les 4 niveaux. Bowser alors nommé dans la notice Big Demon Koopa attend son tour au dernier niveau du jeu en bon boss qui se respecte.

Si ça puissance pure n’est plus à démontrer (surtout dans Smash Bros où il a des coups de boule dévastateurs) ses approches sont rarement dans la finesse et sa taille fini par le desservir face à cette sale fouine de casquette man. Ainsi dans Super Mario World il tente l’attaque aérienne dans une machine qui n’a rien à envier au Dr Robotnik, dans Super Mario 64 il préfère le contact dans une arène minée laissant son appendice dorsal (pour ne pas dire queue) à la merci de la poigne de l’ouvrier, et

Eye of the Tiger

dernièrement dans Mario Galaxy il tente l’écrasement facial du moustachu par propulsion dans les airs de son monumental arrière train, ce qui évidemment lui sera également nocif. Il sera parfois épaulé par son rejeton, Bowser Jr, qui soutiendra son paternel dans sa quête notamment dans Super Mario Sunshine sur Game Cube ou New Super Mario Bros sur DS.

Si le gros reptile a souvent qu’une idée en tête, ça l’empêche pas de faire des pauses dans ses fuites pour aller fritter de la salopette sur d’autres terrains, comme le foot, le baseball, le basket ou même aux jeux olympiques. Et malgré une rivalité immuable entre les deux compères, ça ne les empêche pas de s’allier le temps d’objectifs

Arrête de fuir nabot!

communs comme par exemple dans Super Mario RPG : Legend of the Seven Stars où, expulsé de son château par la bande de Mighty, il va s’associé aux héros pour récupérer sa demeure. De même il sera temporairement associé à la team Red/Green face a Gracowitz dans Voyage au centre de Bowser sur DS.

Finalement est ce que Bowser est un mauvais gars ? Non mesdames et messieurs les jurés, il ne cherche qu’a combler le vide de son cœur avec l’amour. Esclave de ses sentiments et meurtri par le rejet de cette pimbêche de princesse, il est contraint et forcé au méfait. Certes son apparence ne prête pas confiance et il a un caractère assez difficile, mais dans le fond c’est un grand romantique… enfin évitez de lui marcher sur la queue quand même.

Association de bottage de derche d’ennemis commun (à durée limitée)

Garr

Absence inexpliquée relevée. Pour la peine, double dose d’images rien que pour vous faire « zizir ». D’ailleurs, rien à voir avec la choucroute mais le site a fait peau neuve, une mue bienvenue pour les visiteurs assidus que vous êtes. Et ça…ben, c’est cool, voilà tout.

Kowan

Bref, revenons à nos moutons. Ici, on parle image, on parle esthétique, on parle visuel. Et pour attirer le chaland, quoi de mieux que d’évoquer ces femmes qui font l’Histoire du Jeu Vidéo, qui font indéniablement partie des personnages marquants d’un média.

Tom Preston

D’ailleurs, loin des Lara Croft et Samus Aran, aventurières particulièrement actives, c’est aux princesses auxquelles on peut penser. Pourquoi cela ? Tout simplement car ce sont les premières véritablement connues, les premières sauvées par de simples héros en quête de réconfort ou de reconnaissance ou plus simplement par devoir.

Genzoman

Car oui, nos chères damoiselles ne se sont pas vraiment illustrées par leur intelligence. Bien au contraire, ces dernières ont plutôt tendance à disparaître ou à prendre la poudre d’escampette. Peach, en effet, s’illustre systématiquement par sa faculté à se faire chopper régulièrement par une énorme tortue libidineuse.

Et s’il lui arrive de sortir les armes à certaines occasions (Super Princess Peach, Super Smash Bros. Melee/Brawl), elle est tout de même moins connue pour sa fougue que l’amie Zelda, qui bien que rarement efficace, a tout de même le mérite de faire quelques efforts pour tenter de cacher la Triforce au vil Ganon.

Reaper Bunny

Certes, Link est toujours obligé de remettre les choses en place mais il faut avouer que notre petite princesse prend petit à petit de la graine, s’affiche une épée à la main, accompagne son copain tout de vert vêtu au cours de ses aventures. Et il y a mérite à le signaler, vous ne pensez pas ?

Da Phase Meister

Sirocco