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Yo tout le monde, c’est le Serpent. Aujourd’hui on se retrouve sur Clustertruck, et avant tout n’oubliez pas de laisser un commentaire et un pouce vers le haut, ça me ferait hyper plaisir (hashtag putaclick) ! Plus sérieusement, le titre de Landfall Games souhaite se faire une place dans les nombreux titres propices aux gameplay, en proposant de faire des courses de camions….en sautant sur ces mêmes camions. Le pari de la simplicité est il réussi? Le jeu referme t-il plus de surprises que prévu? Nous allons voir ca.

Un jeu pour youtuber

ct3Clustertruck est un jeu ayant un principe simple : se rendre au bout d’un circuit le plus vite possible. Mais la petite surprise du chef réside dans le moyen d’y parvenir, à savoir faire le yamakasi sur les toits des camions qui passent. Le moindre pied posé par terre et c’est l’échec assuré (ainsi que le fait d’embrasser un mur bien entendu).  En se basant sur ce principe, les niveaux courts s’enchaînent, les obstacles se multiplient (lasers, planches en bois, citrouilles,etc…) mais le principe reste le même. Des super capacités sont également disponibles avec les points récupérés à chaque course et permettent de faire encore plus de pirouettes sur les plateformes motorisées. En résumé, un jeu simple mais pouvant être frustrant et qui se joue sur de courtes sessions, ça ne vous dit rien ? En effet Clustertruck est un jeu parfaitement adapté au Let’s Play sur youtube, et nombreuses sont les chaînes qui en ont parlé. L’éditeur de niveaux renforce également l’aspect communautaire du titre, chacun pouvant avoir son expérience personnalisée et défier ses amis. Celui-ci est accompagné d’un tutoriel très simple, permettant une grande liberté dans le nombre de camions et l’agencement des décors, décuplant les possibilités du jeu en lui même. Pari réussi donc pour un jeu qui s’adressera aux joueurs qui aiment les titres simples à prendre en main, jouables sur des petites sessions et avec un peu de challenge. Qu’en est il des joueurs fans de rétro?

Un jeu pour speedrunner

ct4On peut se demander ce que ce jeu fait en test sur un site qui fait le lien avec le jeu-vidéo rétro. Tout simplement car il s’inscrit dans une tendance disparue pendant un temps : le scoring. Longtemps cantonné à l’arcade dès les années 70, le scoring a été la première manière de pouvoir se dépasser sur un jeu vidéo et de repousser les limites de ce qui est proposé par le développeur. Les joueurs consoles des années 80 (et début des années 90) ont également pu expérimenter cette nouvelle manière de jouer à travers les portages des jeux des salles, puis par des jeux dédiés. Mais dans le courant des années 90, les jeux devenus plus scénarisés, plus centrés sur les personnages, laissent de côté les défis plus basiques pour pouvoir amener le joueur dans une expérience plus cinématographique. Et à part de rares genres (comme les shoot em up), les records, et notamment par les points, ne sont plus réellement présents… jusqu’au début des années 2000 avec les speedrun. Lancés par Speed Demos Archive, les speedrun sont des records de vitesse enregistrés sur n’importe quel support, de manière directe ou sur émulateur, avec ou sans utilisation des failles techniques. Les gamers sont intéressés par ce moyen de repousser leurs limites, et avec la démocratisation d’internet et l’apparition des outils comme twitch pour diffuser les jeux, le speedrun est plus populaire que jamais. Et Clustertruck allie ces deux choses, le scoring pour savoir le talent du joueur en plein jeu, et le speedrun pour qu’il puisse se mesurer à d’autres, comme celui qui faisait des records à Space invaders en 1980. La boucle est bouclée!

A retenir

Clustertruck est un jeu qui s’adresse à plusieurs publics et qui réussit à le faire. Il réussit à être un jeu qui se joue rapidement et sans trop se prendre la tête, pour pouvoir correspondre à cette nouvelle tendance du jeu sur le net et plus particulièrement youtube. Il réussit à avoir du contenu notamment grâce à son éditeur de niveaux, et ses différentes manières de finir chaque niveau traversé de plusieurs façons avec les super capacités. Enfin, il réussit à proposer aux plus mordus des moyens de se dépasser en réalisant des défis de scoring et de speedrun. Un bon petit jeu sans prétention, mais qui fait très bien le job.

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Informations sur le jeu

Plateformes : PlayStation 4, Microsoft Windows, Linux, Mac OS

Genres : Speedrun – Plate-forme 

Développeurs : Landfall Games

Éditeur : tinyBuild Games

Date de sortie : 27 septembre 2016

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Avez vous toujours rêvé de manœuvrer des gros engins? de partir à pleine allure et de sentir le vent par la fenêtre? Rassurez vous, SCS Software a pensé à vous.  Après un Euro Truck Simulator 2 qui a motivé un public plus large que prévu, la simulation de camions revient sur le continent Américain, avec toujours plus de promesses de dépaysement et de plan de carrière complet. Voyons ça…

LE “PHENOMENE”  TRUCK SIMULATOR

ATS2Quand on débarque sur un tel test, il est normal de se demander : pourquoi une telle passion pour les camions? Faut se dire qu’au début des années 2010, les joueurs commencent à se faire envahir de simulateurs Allemand tous plus ratés les uns que les autres (pompier d’aéroport, infirmier, bucheron). Bugs, graphismes datés et plantages fréquents, le bonheur est complet. Quelques titres se sont néanmoins démarqués, et si Farmer Simulator a eu un succès modéré malgré sa qualité, Euro Truck Simulator et surtout le deuxième épisode ont fédéré une communauté plus grande de prévue. Le principe? devenir le roi de la livraison de marchandise. On commence sans son propre camion et en étant obligé de faire des petites missions, variant en distance (en France, Angleterre, Allemagne, etc…), en marchandise et en récompense. Une fois sélectionnée, la mission se déclenche et le jeu principal commence, à savoir la partie conduite. Les plus motivés pourront tenter le volant physique, mais le simple clavier peut suffire pour contrôler le camion prêté par l’entreprise. On tente d’apporter la marchandise en temps voulu, mais la moindre égratignure sur celle ci divisera les profits grandement. Il faut donc gérer la circulation, les feux rouges, la vitesse, les phares, pour ne pas avoir d’amende. Et pour en rajouter un peu au fun, l’essence et la fatigue seront à gérer également, même si en mission pour un employeur la fatigue est coupée à la livraison et l’essence est payée par ce dernier. Une fois les colis livrés en masse, on peut gagner des points d’expérience et débloquer des capacités spéciales (matières explosives, distance, matières précieuses) et monter en compétence pour devenir le camionneur en vue. Le Graal est atteint lorsque l’on possède son propre camion avec la possibilité d’engager des personnes. Notre influence s’étend à tout un pays, voir à la moitié du vieux continent, et notre véhicule boosté au max pourra booster même la pub des concessionnaires (si peu que la banque suive nos conneries). Un sujet de base pas forcément passionnant, mais un souci du moindre détail qui transforme cette simulation en un jeu de rôle réaliste accessible au plus grand monde.  Le studio surpris des réactions a lancé des DLC puis une suite dans un endroit particulier.

DE NOUVEAUX HORIZONS

ATS3Elle nous attend depuis que nous sommes né et elle arrive, l’Amérique. C’est la nouvelle destination emprunté par le jeu, et plus particulièrement la Californie. Comme dans sa contrepartie Européenne, la gestion d’entreprise se fait toujours en gravissant les échelons et cette fois ci dans les différentes villes de l’Etat. Sur le plan technique, SCS Software a fait de gros efforts pour rehausser le réalisme les environnements. Les villes ont maintenant des commerces visibles, des habitants, des ouvriers, les routes ont des boules de poussièrs les traversant de part en part, etc… Les longs voyages ont donc un peu plus de vie, et ce n’est pas de trop si nous avons 500 km a traverser (heureusement pas en temps réel). Les concessionnaires Renault et Peugeot échangent leurs rôles avec Kenworth et PeterBilt, la route 66 nous ouvre les bras et les kilomètres deviennent des miles. En résumé un travail énorme fait par les développeurs pour faire ressentir le rêve Américain. Et au moins il n’y a pas la surprise de se retrouver du mauvais côté de la route en traversant la manche. La Californie possède des déserts assez étendus, donc il faut avoir une bonne playlist à passer dans la radio pour passer le temps, mais dans l’ensemble les environnements sont réussits. Pour le reste le jeu est…assez identique à ses prédécesseurs.