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C’est qui le plus fort : le canard ou la souris ? A cette question triviale, surtout chez Disney, il existe une réponse évidente qui tient de l’enfonçage de porte ouverte, mais que le fantastique Toma va pourtant se charger de nuancer, n’oubliant pas quand même de rendre hommage aux excellents jeux de plateformes estampillés Mickey des époques 8 et 16 bits, l’univers vidéoludique étant le seul endroit où la médiocre souris à la voix agaçante ait pu vraiment briller – à quelques épisodes noyés dans Picsou Magazine près (même là, il venait faire chier). Puis nous nous glisserons, tel un Donald Duck mains et bec en avant, vers les softs du même genre impliquant les oncles nerveux de la famille coin-coin. Aventure, dépaysement et nostalgie garantis au bon souvenir de ces titres mythiques orangés et suintant l’exotisme et la bonne humeur. De Duck Tales à QuackShot, en passant par Lucky Dime Caper et Deep Duck Trouble, embarquons sans plus attendre dans l’avion à hélice!

Canards contre souris: les deux faces de Disney

Disney, grand vendeur de rêve – et accessoirement amasseur de billets verts – devant l’Éternel, aura marqué au fer rouge l’imaginaire de générations successives de joueurs en proposant des jeux de plateforme toujours à la pointe : graphismes magnifiques, univers colorés, animations flirtant avec le dessin animé, pas à dire, Disney a su prendre soin de ses joueurs! Mieux encore, la firme de Mickey a su le faire intelligemment, notamment à travers l’exploitation de ses licences longs-métrages sur les consoles 8 et 16 bits. Très rares sont les joueurs de ma génération à ne pas avoir été émerveillés par la richesse du level design d’Aladdin, la beauté et la souplesse des animations du Roi Lion. Que l’on soit amateur desdits dessins animés ou pas – et à l’époque, les longs métrages de Disney représentaient encore quelque chose d’important, avec un Aladdin et son Génie qui réussissent à fédérer toutes les tranches d’âges, la qualité des jeux était tout simplement indéniable. Et oui, on parle bien d’adaptation de licences, ces jeux normalement terminés à la pisse pour coïncider avec la sortie cinéma du matériau de départ! Non, pas de ça chez Disney!

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Mais outre ces adaptations ponctuelles envahissant littéralement tous les supports possibles pour ne laisser personne sur le carreau, l’essence de Disney sur console ne s’est jamais aussi bien illustrée que dans l’opposition entre Mickey et Donald & co, incarnant chacun une tendance spécifique dans le vocabulaire ludique du géant de l’animation. Alors disons-le tout de go, je méprise Mickey en tant que personnage. Je déteste sa voix, son sourire, ses apparitions dans les Kingdom Hearts, bref, je HAIS MICKEY!! (NDTotof: Et moi donc!) Et pourtant, je suis un fan absolu des jeux de plateforme dont il est le héros, qui m’ont fait littéralement rêver durant mes jeunes années. Rêver est le terme adéquat, puisque Mickey représente le pendant onirique des aventures plateformeuses made in Disney. Les jeux estampillés Mickey, comme le magistral Castle of Illusion et ses suites, sont habités par des ambiances mystérieuses, parfois surréalistes, passant des couleurs sombres et brumeuses d’une forêt enchantée aux tons acides et pastels d’un monde de gâteaux ou de jouets, le tout toujours servi par un gameplay, un level design et un soin dans la réalisation qui continue aujourd’hui de faire référence.

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Dans la série Magical Quest, assurée par le géant Capcom, le gameplay est plus péchu et audacieux – l’introduction de costumes donnant des capacités spécifiques à Mickey qui viennent dynamiser un gameplay déjà incisif avec des stages à différentes strates lorgnant parfois (presque) vers le Castlevania-like, sans pour autant pousser jusqu’au Metroid-Vania -, mais l’ambiance reste à l’image de la licence vidéoludique Mickey, avec pour ces deux séries majeures (les Illusion chez Sega et Magical Quest chez Nintendo, donc) l’annonce du programme dans le titre : magie, rêve, illusion, fantastique. Même le médiocre Fantasia, beau comme un camion à première vue – l’ambiance du premier stage en aura berné plus d’un avec ses magnifiques décors et couleurs – pour se transformer en séance de torture comme seul Infogrames était capable d’en faire avec un gameplay cauchemardesque, et des niveaux designés avec des moufles, respectait cette tendance onirique propre à la souris de Disney.

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Alors que reste-t-il à Donald et à ses confrères canards ? Hé bien l’Aventure avec un grand A, exotique, dangereuse, excitante : jungle, volcans, cavernes secrètes, non, clairement, les ansériformes ne sont pas en reste! Si les jeux Mickey nous font rêver, ceux de la fratrie Duck nous font littéralement voyager. La beauté brumeuse des premiers laisse place à des mondes colorés, les forêts sombres dans la rosée nocturne à des jungles chiadées sous un soleil qui sent l’aventure et les vacances, les quêtes magiques à des chasses aux trésors évoquant les tribulations d’un certain professeur Jones. La sensation de voyage est accentuée par la sélection des stages de départ via une carte du monde, là encore tranchant avec les portes de Castle of Illusion, beaucoup plus abstraites et une fois de plus ancrées dans le rêve. Certes moins nombreux que les titres Mickey, les softs “Duck” n’en ont pas pour autant moins marqué les joueurs, et ont sécurisé leur place au panthéon des jeux de plateforme grâce à leur réalisation sans faille, leur souffle épique, sans compter le charisme de leur personnage principal, généralement Donald, bonne âme qui – lorsqu’il ne vient pas en aide à la souris sous hélium dans World of Illusion et Magic Quest 3 – prête main forte à ce vieux grigou de Picsou ou à ses poisons de neveux lors d’aventures que nous allons embrasser dans le détail ci-après.

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Duck Tales

Duck Tales, développé par Capcom, sort initialement en septembre 1989 sur la NES et va marquer au fer rouge l’histoire de cette console et s’imposer d’office comme une référence atemporelle. C’est rien moins que l’oncle Picsou que l’on dirigera dans ce jeu légendaire adapté de la série animée éponyme (La Bande à Picsou -ouhou- chez nous), tant par sa difficulté marquée que par son rythme intense, son gameplay d’une précision parfois cruelle, ses respawns d’ennemis – parfois bien pratiques lorsque ceux-ci servent à atteindre une lointaine plateforme -, ses trésors cachés, ses passages secrets. Les sprites des ennemis prendront souvent forme connue, comme par exemple les serpents du premier stage qui évoquent étrangement un certain Kaa du Livre de la Jungle. Véritable prouesse pour une console 8 bits, dynamique au possible, le coup de maître de ce jeu tient en un outil tout simple: la canne de Picsou – un poil plus élégant qu’un arrière-train de souris, vous en conviendrez! -. A la fois arme et outil de déplacement autorisant des sauts gigantesques et rebonds en série, tout tient à son maniement, plus fin qu’il n’y paraît. La gestion de l’amplitude des rebonds s’avèrera primordiale pour passer des conduits bordés d’épines mortelles ou atteindre des trésors autrement inaccessibles. Dans la pure tradition des jeux de l’époque, Duck Tales est difficile à dompter, ce qui rend chaque victoire d’autant plus méritante. Sans hésiter l’un des meilleurs softs Disney, qui n’a pas à pâlir face aux cadors de la plateforme qu’abrite la console de Nintendo, pose et impose de façon durable l’impératif de qualité à l’oeuvre dans la quasi intégralité des jeux de plateforme Disney. Encore considéré aujourd’hui comme une date majeure dans la Playhistoire, son influence transparaît à travers des titres-hommages tels que le très bon Shovel Knight. Notons que le jeu a même eu droit il y a quelques années à un remake sur nos supports contemporains, ne parvenant pas tout à fait à égaler la superbe du soft originel, malgré le soin apporté à cette adaptation.

Lucky Dime Caper

Lucky Dime Caper, avec sa variété de couleurs, est un jeu typé Master System probablement autant que le rougeâtre Duck Tales est marqué NES. Il débarque en 1991, fort d’un background et d’un univers forestiers et transylvaniens. Donald part à la rescousse de ses agaçants neveux Riri, Fifi et Loulou et à la recherche du premier sou fétiche de Picsou, enfin volé par cette coquine de Miss Tick – qui ne veut quand même pas enlever sa jupe comme tout bon canard de chez Disney se doit pourtant de le faire. Ici, Donald se débarrasse des ennemis en leur sautant dessus ou en les salvatant à coups de marteau et de frisbee. Ses pérégrinations l’amèneront en Antarctique, au Mexique, en Transylvanie… Le soft joue également sur la patience, la gestion du rythme et l’apprentissage pour retenir et éviter les différents pièges. L’animation est excellente, le character design fin et chaud en couleurs. On reconnaît bien la démarche de Donald et même si ce dernier sourit beaucoup, la difficulté de Lucky Dime Caper est d’une justesse rare, aussi bien dans les phases de plateformes que lors des combats de boss, de l’ours qui porte un chapeau de ruche pleine de miel à Miss Tick et ses corbeaux, en passant par le lion fonceur et les statues de pierre. Surtout, il se targue d’une rejouabilité énorme qui tient tout simplement au plaisir de faire et refaire ce jeu enchanteur et éminemment sympathique, dont se dégage un craquant parfum d’aventure et de voyage. Une véritable madeleine de Proust. Quand je (Totof) pense qu’à l’époque, j’avais longtemps hésité entre ce jeu et Astérix, et que choisir Lucky Dime Caper était a priori plus par raison que par envie, je me dis que je ne regrette absolument pas cette option, tant les heures passées dessus ont été nombreuses et délicieuses!

 

news_castle_of_illusionVoici une nouvelle qui va faire plaisir à beaucoup de nostalgique du temps ou adaptation Disney rimait avec qualité : Sega Studios Australia va revisiter Castle of Illusion starring Mickey Mouse, sorti sur Megadrive et Mastersystem. Le jeu sortira cet été sur XBLA, PSN et PC. Et comment annoncer un remake autrement que par une bande-annonce ? En tout cas, Castle of Illusion starring Mickey Mouse devrait rester fidèle à son ancêtre mythique tout en s’adaptant à la modernité, avec une durée de vie un peu rallongée peut être. Mais ne nous trompons pas, le jeu a été retravaillé jusqu’à la moelle avec des nouvelles mécaniques de jeux. Il faudra toujours délivrer la belle Minnie des griffes de la vilaine sorcière Mizrabel… Ahhhh… Que de souvenirs ! Allez on se plonge dans la vidéo !

MAJ : Jouable à l’E3, le nouveau Castle of Illusion a enfin pu dévoiler quelques-uns de ses secrets. On sait désormais que ce remake ne se différenciera pas de l’original que par sa réalisation. En effet, le level design sera aussi totalement différent. Le gameplay restera en « 2,5D » durant la majeure partie de l’aventure. Petit bémol, ou plutot mécontentement de rétrogamer : plus besoin d’appuyer une seconde fois sur la touche saut pour écraser un ennemi avec son derrière. Vite, faisons que cet été arrive vite, en même temps que le jeu sur PC, Xbox Live Arcade et sur le PlayStation Store. Et au fait ! Une petite vidéo supplémentaire ! C’est juste dessous.

En octobre dernier, Disney avait redéposé le nom Castle of Illusion auprès d’un organisme de classification. Et là toutes les rumeurs les plus folles étaient sorties de tous les chapeaux. Nouveaux jeux ? Rééditions ? Suite au classique de Sega ? Hier, Warren Spector présentait, à la Gaîté Lyrique Epic Mickey 2, prévu pour septembre sur consoles de salon. Et, son équipe a confirmé que la 3DS aurait droit à son spin-off intitulé Power of Illusion. Et là, tous les rétrogamers sont en rut ! Et même s’il n’est rétrogradé qu’à un niveau de spin-off, et bien on s’en fout ! Développé par DreamRift, il s’inscrit clairement dans la lignée du chef d’œuvre de la Megadrive, du moins sur sur le plan graphique. Très coloré et très mignon, nous sommes finalement assez loin du design d’Epic Mickey 2. Mais il s’agit d’un spin-off, il reprendra donc le pinceau d’Epic Mickey, via le stylet, pour donner vie à des objets, à l’instar de son grand frère. Nous vous en dirons plus dès que possible.

MAJ : Nintendo Power nous avez livré cette info : Epic Mickey : Power of illusion va sortir sur 3DS. Et bien Disney interactive a confirmé l’info aujourd’hui, et il s’agit bien de l’héritier du légendaire Castle of Illusion de la Megadrive, C’est aussi, confirmation, DreamRift (Henry Hatsworth) qui développera le jeu et la sorcière Mizrabel sera de nouveau l’antagoniste.

MAJ : L’E3 et le rétro ne font en général pas bon ménage. Mais on a tout de même pu y voir Epic Mickey: Power of Illusion. Depuis les premières news que nous avons relayés, nous attendions d’en savoir plus. Durant sa conférence dédiée à la 3DS Nintendo a assouvi notre envie en invitant Warren Spector (fameux créateur si je dois le rappeler) pour présenter plus en détail le jeu. Ce jeu est à la fois la suite d’Epic Mickey sorti sur Wii, dont il reprend le gameplay autour des deux pinceaux, mais aussi la suite du mythique Castle of Illusion, très grand titre mettant en scène la fameuse souris sur Megadrive. Mais vous allez pouvoir vous faire votre propre avis grâce à cette vidéo. Un certains feeling old school en ressort. C’est indéniable. Et les ajoutsdes différentes films Disney passent très bien. Il devrait arriver fin septembre, en même temps que les versions pour console de salon. Viiiitteeeeee

Le Serpent

La rumeur enfle… Et ce n’est pas pour nous déplaire ! SEGA pourrait se décider à proposer, la date est évaluée au 25 octobre prochain, une version XBLA et PSN du grand, très grand, immense, Daytona USA. Pour prouver que ne nous disons pas n’importe quoi, sur le Serpent Retrogamer, on s’appui sur un article lâché sur le blog officiel de la firme au hérisson, montrant une vidéo référence au soft, ainsi que sur un tweet (cui-cui) publié, cette fois-ci, par Sony et indiquant que SEGA proposera sur son PSN un jeu mystère le 25 octobre prochain. Héhéhé ! Mais ce n’est pas tout ! Sega joue des petites cachotteries avec nous ! Les plus vieux d’entre nous (quoi que, le soft n’est sorti il y a si longtemps que cela) se souviennent peut-être de Castle of Illusion, un jeu de plates-formes proposé par SEGA et proposant d’incarner la petite souris de Disney dans un jeu d’une excellent qualité. Et bien, ce même soft pourrait, et la il s’agit vraiment d’une rumeur floue, revenir sur le devant de la scène d’ici peu, dans le sens où il a vu son nom redéposé par Disney. Enfin, il n’y a jamais de fumée sans feu… A mon avis, ce ne sera pas un « remake », mais plutôt une adaptation du jeu original sur les plateformes de téléchargement, après laquelle… J’en sais rien… Merci Sega pour ces rumeurs !

MAJ : SEGA vient cette fois d’annoncer officiellement l’arrivée de Daytona USA sur consoles de salon. Et plus précisément en téléchargement via XBLA et PSN. Alors c’est qui le plus fort qui véhicule des rumeurs qui se vérifient ? Le jeu de course mythique,datant, au départ, de 1993 en Arcade, reviendra avec des graphismes retravaillés, une prise en charge des volants et pour la première fois, la possibilité de jouer en ligne face à d’autres humains de souche, jusqu’à 8. Ere du temps oblige. On nous annonce également une bande son refaite à neuf. Il verra donc le jour le 25 octobre prochain (encore bien deviné), au prix de 800 MS points sur XBLA et à la fin du mois de novembre sur PSN à 7,99 euros, soit un prix tout de même abordable. Je vous laisse, pour la peine, avec la première vidéo promotionnelle. Et voilà, Le Serpent avait encore frappé !


DAYTONA USA – Trailer d'annonce par SEGA

Le Serpent