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Ca y est. Tu y es. Tu sais dans quel jeu je suis, et pour quel camp j’interviens. Et pour lequel tu vas intervenir aussi ! Et histoire de ne pas te faire trop attendre, ni trop réfléchir, je te propose de me rejoindre à un endroit précis :  sur la planète du sanctuaire NC, porte droite du TRHA C. Tu ne pourra pas me manquer !

Le rendez-vous aura lieu le mardi 17 mars à 20h00.

Pour me rejoindre, rien de plus simple : tu vas là https://www.planetside.com/register tu t’enregistres et tu télécharges

Je t’attends, car comme tu le sais : J’AI BESOIN DE TOI !

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Nous y sommes enfin. Planetside. Nous sommes sur Auraxis. Trois factions s’affrontent pour le contrôle de l’univers connu, celui des continents et des cavernes. Tout de jaune vêtu je me balade sur une planète qui m’a l’air ma fois plutôt accueillante.

PlanetSide

Je croise peu de monde. Il est vrai que le monde d’Auraxis 1.0 est assez peu peuplé. Tout le monde a déserté pour de nouveaux horizons ou presque. Toujours est-il que, enfin, je trouve un ami. Ou du moins quelqu’un habillé comme moi. Je lui demande donc

« Dis donc l’ami ! Sais-tu où nous sommes ? »

« Mon petit, me prends-tu pour un idiot ? Je ne vais donc pas te dire où nous sommes mais plutôt ce que nous devons faire ! Allez botter le cul des soldats de la république Terrane et de la souveraineté Vanu pardi ! »

Et mine de rien, en me disant cela, cet individu, qui s’est envolé dans un aéronef, m’avait donné une information cruciale : Je savais à quelle faction j’appartenais.

Mais toi, sais-tu laquelle était-ce ?

Bienvenue cher aventurier du pixel, dans la chronique qui dépoussière les mystères d’un genre pourtant évident : Run & Jump. Nous avons pu voir dans l’épisode précédent que prétendre trouver le jeu d’origine de la plate-forme était impossible, tellement la définition même du genre était compliquée. On peut parler d’époques mais également d’ajouts de gameplay. Et quel est l’élément de jeu le plus caractéristique de la plate-forme? le saut . De la hauteur à la course, de la distance à la profondeur, cette simple action n’aura plus de secret. C’est parti !

UN PEU DE THÉORIE

RAJ21Vu que nous avons fait de la chronologie, si je fais la même chose ici ça va gueuler. Non, on va plutôt décrypter comment le saut apporter aux mécanismes de jeu, et comment ces derniers lui apportent en retour. C’est pour ça qu’une petite définition mathématique du saut s’impose. Je sens que j’ai déjà perdu la moitié des lecteurs, mais il faut bien passer par là. Quand vous prenez Mario en main, vous n’avez qu’une seule envie, passer le trou juste à votre droite. Vous appuyez sur la touche de saut mais votre personnage part à la verticale, jusqu’au moment ou vous appuyez sur une direction au même moment.Voilà, vous avez votre saut! Mais savez vous que vous faites une parabole? cette figure géométrique est assez simple. Sur un plan en 2D, elle répond à la formule suivante : ax²+bx+c, soit la hauteur en fonction de la longueur. Si on appuie simplement sur le saut, le personnage gardera la composante hauteur et abandonnera la longueur, ce qui donnera un saut à pieds joints. Si la direction est appuyée la parabole est formée, plus ou moins grande.

 

RAJ210 Mais pourquoi suivant la durée d’appui sur la touche de saut, le personnage saute plus ou moins haut? grâce à une notion de vitesse initiale. Si vous sautez de 20 cm de hauteur, ce ne sera pas pareil que si vous prenez votre élan. Dans les jeux vidéo c’est pareil. Quand vous appuyez sur « A » dans Sonic 2, le temps d’appui va donner une impulsion, propulsant le hérisson plus haut (dans une limite haute définie par le développeur). Toujours dans la même logique, si vous utilisez une direction, vous allez former un angle avec la veticale. Une autre question se pose alors, c’est celle de la retombée du personnage. Si l’on ne fait rien, le personnage part dans une direction rectiligne et part dans l’espace. Pour remédier à ça, il va y avoir un principe de gravité appliqué au point le plus haut du personnage. Dès que le saut est fini en hauteur, un chiffre négatif va déterminer la chute. Plus le chiffre est grand, plus la chute sera rude. La combinaison des différents paramètres permet le saut. De plus si le scrolling intervient, le héros sera repoussé dans son saut le temps que l’écran avance. Cela permet que si la limite est atteinte, on ne parte pas dans le décor.

Et c’est donc de cette manière que les programmeurs décident d’orienter leur personnage selon la hauteur, la longueur et la gravité. Reste à voir comment ce procédé mathématique à révolutionné la manière dont on perçoit le jeu vidéo.

Nous n’étions pas prêts. Vivre une expérience comme la nôtre était trop traumatisant pour pouvoir continuer comme si de rien n’était. M’avait-on vu comme un démon ? Comme un mort vivant ? Comme le néant ? Je ne sais plus est c’est finalement de l’histoire ancienne. Une histoire que je tente d’oublier, mais qui reste graver en moi. Et qui restera gravé dans la mémoire des deux autres personnes qui m’ont accompagné.

Nous étions sur un flanc de colline, proche d’un édifice religieux. Une sorte de monastère entouré de moines combattant. Ces derniers ressemblaient d’ailleurs farouchement à des templiers, mas sans leur croix si représentative sur le torse. D’après mes informations, profondément enfoui dans cet édifice, se trouvait un portail me permettant de revenir à la réalité. De revenir parmi vous. Parmi les miens.

J’ai donc embarqué deux acolytes. Amis de fortune, le temps d’une aide forcement précaire et ponctuelle. Nous avons bravé les interdits. Surmonté les morts à répétition et appris à ressusciter. Et au final nous l’avons trouvé. Un vortex, tout ce qu’il y a de plus basique. Une sorte de trou noir qui ne cherchait qu’à me happer. Moi et uniquement moi d’ailleurs, puisque mes compagnons ne pouvaient franchir ce SAS. Me voilà donc parti dans l’inconnu.

Mais comme je le redoutais, ce n’était que le commencement d’un long voyage. Je partais du monde de Warcraft dans lequel j’ai été longtemps enfermé pour me retrouver dans un autre jeu.

Etes-vous prêt à me faire sortir de là ?

Le principe reste le même, vous pourrez écrire des mots clefs dans la barre d’adresse de votre navigateur. Par exemple, si je vous dis : « je vois plein de champignon qui font grandir les gens ! Plus particulièrement un qui a une moustache. Mais quel est son nom ?!! » Et bien vous rajoutez « Mario » à la suite de l’url du site. Et le tout sans espaces (http://www.le-serpent-retrogamer.org/mario) !

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« Sylvanas Coursevent. Ma Reine ». Ouf, merci ! J’ai cru que j’allais y passer pour de bon. Comme quoi, j’ai eu la bonne impression, cette rencontre aurait pu être fatale.

« C’est bien sujet. Tu es ici à dans notre Capitale : Lordearon. Ou devrais-je plutôt dire Fossoyeuse. Nous les Réprouvés, nous avons repris ce qui nous revenait de droit : Un royaume digne de ce nom ! Et nous ne comptons pas nous arrêter là ! Je te dis à bientôt noble mort-vivant. »

Alors que Sylvanas s’éloigne, j’exulte ! Sauveur ! Tu sais maintenant où je suis ! Fossoyeuse, la capitale des Mort-vivants ! Anciennement Lordaeron capitale d’un puissant royaume humain ! Il n’y a pas à dire, c’est vraiment laid. La fange déborde de tous les coins et les rats se comptent par centaines. Je me demande comment une personne aussi belle que Sylvanas s’est retrouvée dans ce trou crasseux. Elle mérite tellement mieux.

Bon, mon ami derrière ton écran, tu sais maintenant dans quel jeu je suis bloqué. Tu sais aussi dans quel coin je suis. Malheureusement, World of Warcraft est un terrain fragmenté en tellement de serveurs, qu’il te reste maintenant à découvrir dans lequel je suis. Et là… Ben je n’ai pas grand-chose… Mise à part le bout de papier dans ma poche, celui dont j’ai parlé plus tôt.

Il est écrit : « remplace les chiffres par les lettres et tu trouveras le réceptacle ». Et derrière la suite de chiffres suivante : « 12519 195142091451212519 ».

J’espère que tu arriveras à déchiffrer cette ultime énigme qui, je pense, te donnera le nom du serveur sur lequel me rejoindre… Pour enfin pouvoir me sortir de là !

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Je suis dans dans World Of Warcraft. Merci de m’avoir localisé. C’est déjà une première étape vers mon extraction. Je ne sais pas trop comment tu vas me retrouver maintenant, tellement le monde d’Azeroth est vaste et peuplé. Pour une première épreuve, je te demande tout de même de me sortir du MMORPG qui a rencontré le plus de succès. Mais je suis sûr que tu es à la hauteur.

Toujours est-il que je suis toujours plongé dans mon bouquin. Soudain, j’entends des pas qui s’approchent. « Qui est là ?! ». Une voix de femme. Je suis coincé. C’est bizarre comment, nous les humains, nous interprétons les situations qui ne sont pas habituelles. Je suis dans un lieu hostile certes, mais je pense tout de suite à une rencontre qui peut être fatale. Alors que peut-être, cette personne veut m’aider. Impossible de m’enfuir, je suis pris dans un cul de sac. Je vais attendre la mort.

La femme apparaît. Très belle femme, mais décomposée, tout comme moi. Je la reconnais tout de suite. C’est cette femme sur la première page du livre au croissant de lune d’argent. Terrorisé mais essayant de garder mon sang froid, je dépose le livre par terre en attendant qu’elle se rapproche de ma personne. Elle s’adresse à moi :

« Qui es-tu mort-vivant » ?

Quoi, je suis un mort-vivant ? Tout s’explique maintenant… Ma peau pourrie et mes os apparents… L’endroit hostile… Tout s’éclaire. Je suis un mort vivant et je suis dans World Of Warcraft. Je suis du coté de la Horde et je combats l’Alliance et toutes les forces extérieures qui se dressent face à moi. Je suis le fléau du monde connu.

« Je suis DerCerpen ».

A la suite de ces mots, j’ai vu son regard vaciller. Elle devint tout à coup furieuse !

«  Non-mort ! Sais-tu à qui tu t’adresses ? Je suis ta Reine ! La reine Banshee ! J’ai chassé Arthas de ces terres et fondé les Réprouvés ! Si tu ne me dis pas qui je suis, tu vas connaître la vraie mort ! »

Aidez-moi ! Qui est-elle ?!

Bonjour à tous et à toutes.

Parfois on me désigne comme un geek. Parfois comme un no-life. De manière péjorative bien entendu. Et pourtant, je suis sûrement bien plus ouvert d’esprit que la plupart de mes pairs. Je n’ai pas 30 ans et pourtant j’ai déjà vécu beaucoup de choses. J’ai sauvé des demoiselles en détresse, j’ai construit des villes, j’ai joué à la poupée, je me suis infiltré dans les bases ennemies. J’ai aussi été au contact d’autres formes de vie que la nôtre : orcs, hobbits, elfes, gnomes, et j’en passe. Je joue au jeu vidéo. et si j’y joue, ce n’est pas parce que je n’ai pas de vie, mais plutôt plusieurs.

Je me présente, Je suis DerCerpen, je n’ai pas d’âge et je n’ai pas de sexe, mais j’ai une passion. Et si vous lisez ces lignes c’est que vous la connaissez : j’aime les jeux vidéos. Ils me l’ont bien rendu pour le moment, ayant pu me construire une vie sociale autour d’eux. Mais aujourd’hui, je suis dans une situation critique, identique à celle que peuvent connaître nos héros. J’ai été aspiré, oui aspiré par ma passion. Attention, je ne parle pas d’une addiction quelconque à un média qui a du mal à s’affirmer. Non. J’ai littéralement été aspiré par les jeux vidéo. Je me suis, un beau matin, réveillé au milieu d’eux. Je suis un avatar.

Ou plus précisément, j’ai été des avatars… je me suis baladé de peau en peau, de personnage en personnage… Et voilà que l’enfer ne finit pas. Je n’ai jamais réussi à sortir de ce cercle infernal. J’ai essayé, par mes propres moyens, de revenir à la réalité, mais cela s’est toujours soldé par des échecs : mort « in game » synonyme d’attente encore plus importante, ou réveil dans un autre jeu, me forçant à revoir depuis le début tous mes stratagèmes d’évasion. Bien entendu, je vous parle, mais je suis encore coincé dans un jeu, et comme toujours, impossible de savoir lequel.

Je vous appelle donc à l’aide ! Le Serpent Retrogamer, par l’intermédiaire de ses serveurs a bien voulu me servir de porte-parole. Par les indices que je vais pouvoir vous donner, et par un mode opératoire extrêmement précis, je vous en implore, vous aurez l’occasion de m’aider dans ma quête pour la liberté. Je suis sur que vous êtes à la hauteur !

Pour cette première tentative, j’ai déjà réalisé pas mal de scripts sur les serveurs des développeurs, et je suis formel : vous pourrez écrire des mots clefs dans la barre d’adresse de votre navigateur. Par exemple, si je vous dis : « je vois plein de champignon qui font grandir les gens ! Plus particulièrement un qui a une moustache. Mais quel est son nom ?!! » Et bien vous rajoutez « Mario » à la suite de l’url du site. Et le tout sans espaces (http://www.le-serpent-retrogamer.org/mario) !

Je vais donc vous distiller quelques indices pour que vous puissiez venir me délivrer. Trouvez le jeu dans lequel je suis tombé ! Je n’attends plus que vous !

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Il n’y a pas à dire, tu es vraiment un chef ! Petit humain tu vas pouvoir réaliser ce que personne avant toi n’a réussi à faire : venir me délivrer ! Je suis tellement fatigué… J’ai tellement voyagé. Je te dis un grand merci d’être arrivé au bout de ces quelques énigmes.

Mais cela n’est pas encore fini, il faut que tu viennes me chercher. Pas physiquement non, enfin je ne te le souhaite pas. Mais en te connectant à World of Warcraft. Tu sais maintenant où je suis : A côté de Sylvanas, dans Fossoyeuse, sur le serveur « les Sentinelles ». Et attention, info primordiale, je t’y donne rendez vous le lundi 19 janvier à 21h00. Et nous devrons sûrement faire face à de terribles épreuves pour me sortir de là. Tu ne seras probablement pas seul.

Et pour te connecter, il suffit de suivre les instructions de ce lien :  Télécharger WoW. C’est gratuit ! Pas d’abonnement jusqu’au lvl 20. Ce qui est largement suffisant pour venir me délivrer. Allez hophophop !

 

Nous voici enfin de retour ! Après 3 mois d’absence, les Archives Oubliées reviennent en force.

Nouveau matériel, nouveaux délires et surtout un concept qui aura un peu changé. Comme promis dans le 11ème épisode, nous lâchons un peu la grappe aux marketeux pour s’intéresser aux autres métiers du jeu vidéo.

Et on commence ce mois-ci par nos amis les graphistes !

Sans avoir la prétention de décortiquer en détails chaque poste que l’on peut trouver sur un développement de jeu nous allons à présent essayer de vous donner une vision moins monolithique de ces professions.

Bon visionnage à tous !

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Joyeux Noël à tous ! Eh oui, la chronique PRE(JEUX)GES s’offre un niveau bonus en ce jour de fête. L’actualité récente a été marqué par le deuil dans le monde vidéo-ludique. En effet, le « père des jeu vidéos » Ralph Baer, nous a quitté en début de mois, et avec lui s’efface une époque un peu branlante dans laquelle les fondations du jeu vidéo ont été posées. Malheureusement, peu de choses sont connues sur cette personne et sur la révolution que cet homme a entraîné derrière lui. Et après le plus de recherches possible, on va essayer de corriger ça. Bien sur, tradition oblige, quelqu’un va poser les questions entre deux coupes de champagne : M. Toma Uber.

 

Toma Uber ; La première console est bien entendu la Magnavox Odyssey en 1972 > Je plaide coupable, j’ai pensé ça très longtemps. Mais comme pour l’histoire des jeux vidéos, l’histoire des consoles est plus compliquée qu’elle n’y parait.

Ralph H Baer est un ingénieur Germano Américain né à Rodalben en 1922. Face aux actions de plus en plus violentes du régime Nazi face à la communauté juive, il part en 1938 pour New York. C’est en 1956 que le jeune ingénieur rejoint l’entreprise d’électronique militaire Sanders Associates dans la division « Conception d’Equipements ». Rapidement il  en prend la tête et dirige 500 personnes, mais une idée lui trotte en tête. 10 ans plus tard, tandis qu’il attend un collègue au détour d’une gare, il écrit sur un bout de calepin des idées pour changer la manière d’agir sur sa télévision. Et le 1er septembre de la même année, il rédige noir sur blanc un document fondateur du jeu vidéo dans son laboratoire. Tout y est expliqué, le principe de la console comme les jeux, le canal de diffusion (chaine 3 du téléviseur) la couleur et les accessoires de jeux. Tout gamer sur Terre doit sa passion à ce bout de papier. L’inventeur perd pas de temps et, avec Bob Tremblay, seulement 5 jours plus tard, le (TV Game) TVG1 est créé. Cet énorme boitier gris, à la base un calibreur TV (IG-62), est rudimentaire mais possède deux caractéristiques primordiales. Il affiche deux points blancs à l’écran, et deux molettes pour les déplacer. Elle est la première console jamais créée et les présentations faites en décembre 1966 de celle ci impressionnent les équipes. Par contre on ne peut pas encore parler de « jeu » à part entière, ce qui sera corrigé avec le TVG2. Ralph Baer a obtenu un financement de 2500 dollars pour continuer ses recherches, accueilli une nouvelle personne nommée Bill Harisson, et écrit des schémas de nombreux jeux (sport, tir, poursuite, etc…).

Pour la deuxième console, fini le IG-62, un boitier radio fréquence maison est fabriqué. Le jeu de poursuite de carrés-blanc est amélioré pour que la collision change la couleur de l’un deux, des manettes sont créées, mais le point principal reste le jeu de tir. Au moyen d’une réplique d’un fusil et d’un générateur de cible, le joueur déclenche à chaque tir un « carré de lumière », et si celui ci correspond au carré à l’écran le joueur a gagné. Cette innovation est importante et sera source de conflits bien plus tard. A noter également l’apparition d’une barre montante à chaque victoire, un erzast de score. Un collègue du nom de Herb Campman est amené à tester le prototype, et fusil en main s’est mis au bout d’un moment à « dégainer à la hanche » selon Baer, ne voulant plus quitter le jeu. Des brevets concernant ces consoles sont déposés. Un succès qui en amènera d’autres, quoique…

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Le duo continue sur sa lancée et après une présentation réussie du TVG 2, les têtes pensantes de Sanders Associates envisagent une commercialisation de la machine de jeu (10 000 unités). Mais un problème demeure, car le budget alloué a cette activité particulière fond à vue d’oeil. Ralph veut un prix de 25$ (de 1967) pour l’acheteur, mais les avancées du TVG3 amènent à une estimation du double du prix dans le meilleur des cas. L’équipe dégage alors toute les fonctions non nécessaires au jeu sur les circuits imprimés, et tente d’utiliser un circuit plus évolué pour l’affichage entièrement couleur (TT7400). Mais le prix est encore plus élevé, et la situation critique. Mais Campman sauve la mise en proposant un ingénieur formé au MIT : Bill Rusch . Celui ci repense le projet, et permet la finalisation du 3ème TVG pour septembre 1967. Le TVG 4 est le prototype des jeux de sport, et notamment d’un jeu dans lequel les deux carrés contrôlés par le joueur, se renvoient un troisième point blanc. Cette « balle virtuelle » rebondit de manière réaliste grâce à un algorithme de l’équipe des 4 compères, et le fond change de couleur selon le sport. L’ancêtre de Ping Pong est né en Novembre 1967. Les travaux avancent bien mais les tensions arrivent : Bill Rusch en a marre d’être dirigé par Ralph Baer, et les dirigeants de Sanders s’impatientent. Une décision est prise pour faire rentrer des fonds. Nous voici déjà en mars 1968, et un détour par la télévision est opéré.

La machine TVG cinquième du nom censée accompagner des émissions de télévision, est une révolution pour l’époque. Le principe des flash pour les jeux de tir est réutilisée pour des émissions de quizz interactives, le joueur pointant vers la réponse qui semble être la bonne. Une implication inédite des personnes mais qui n’a pas aboutit. Bill Rusch et Ralph Baer se prennent la tête de plus en plus fréquemment et chaque personne de l’équipe doit repartir à ses activités initiales, le projet de console étant abandonnée. Du moins temporairement … (suite à la prochaine page)