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Même le plus myope d’entre les borgnes n’a pas besoin de faire des efforts pour constater une chose qui chagrine une grande partie des joueurs : le rpg dit « à la japonaise » n’est plus ce qu’il était. Depuis déjà quelques années, notamment depuis l’arrivée des consoles « next-gen« , les spécialistes, les profanes ou les simples amateurs tentent tant bien que mal de cerner les raisons du déclin significatif d’un genre qui a pourtant fait les heures les plus glorieuses de sociétés d’envergure telles que SquareSoft, Enix…

Concurrence ou évolution graphique ?

La première que l’on pourrait relever est tout d’abord, et c’est une évidence, la hausse notable de l’attractivité des jeux de rôle américains, The Elder Scrolls IV Oblivion en étant le porte-étendard, lui a qui a réussi à transposer un genre pourtant réservé aux pécéistes les plus acharnés. Une deuxième raison qu’aiment rappeler les grands amateurs du genre relève d’un manque de créativité des développeurs japonais. Que ce soit dans le character design, où l’on retrouve systématiquement des stéréotypes fatiguant tels que l’ado intrépide ou en quête d’identité, ou plus simplement dans la trop grande légèreté des tons abordés, signes d’une trop grande différence entre les cultures nippones et occidentales, ou de la qualité des scénarios évoqués, ces derniers commençant sérieusement à tourner en rond. Si tout cela est lié, c’est alors à une opération d’ouverture des esprits des créateurs qu’il faut travailler, chose qui risque de prendre beaucoup de temps, réclamant des restructurations importantes et une remise en question des mentalités difficile à envisager.Il existe une dernière raison qui à mon avis empêche les développeurs et créateurs japonais de reproduire des chefs-d’oeuvre reconnus de tous, celle de l’évolution technologique rapide et mal maîtrisée. Ce sujet risque de diviser, certes, surtout quand on étudie de près le dernier exemple en date, je parle de Final Fantasy XIII, qui a visiblement déplu, la faute à un travail sur les personnages au final inintéressant et à une linéarité flagrante dans le déroulement du jeu, chose à laquelle on n’était pas habituée dans un représentant du j-rpg. Mais ce dernier argument a le mérite au moins d’expliquer pourquoi la rarification des jeux de rôle nippons, et ce depuis la génération de la Playstation, au moins. Car oui, ce phénomène est à mon avis bien plus ancien que ce que l’on peut imaginer.

Un phénomène bien plus ancien

Tout d’abord, si l’on parle tant de ce problème aujourd’hui, c’est avant tout parce-que des consoles telles que la Super Nes, la Playstation et sa fille, la Playstation 2, ont respectivement marqué leurs époques en proposant des rpg de grandes qualité, certains d’entre eux étant même considérés comme mythiques. D’ailleurs, il est difficile de nier que l’on ne s’amuse pas en jouant à un Chrono Trigger, un Final Fantasy VII et à un Final Fantasy X, ces premiers exemples me venant à l’esprit. Toutefois, l’avènement de la 3d est un élément qui a bouleversé la conception de jeux de ce genre et qui, s’il a permis de donner une plus grande ampleur à certaines oeuvres, a aussi révélé des problèmes liés aux technologies utilisées qui déprécient grandement l’expérience de jeu. Les jeux SNes avaient l’avantage de bénéficier de la 2d qui ne permet de transposer que de manière minimaliste une aventure, une histoire. L’apparence est donc légère mais le contenu n’étant au final qu’une somme de chiffres et d’éléments de gameplay à prendre en compte, l’expérience se révèle riche et souvent complexe. Lors de l’arrivée de la 3d, il a fallu pour ne pas paraître ridicule mettre en avant la réalisation et la mise en scène pour permettre à la formule de fonctionner dans un univers en trois dimensions. Or, cela a un effet pervers, celui de considérablement ralentir le jeu.

Le passage à la 3D néfaste ?

Souvenez-vous, lorsque vous jouiez à des titres tels que les Dragon Quest, Chrono Trigger et Final Fantasy de l’ère 16 bits, tout s’enchaînait rapidement, notamment les combats. L’absence de cinématiques et de chargements parfois pénibles avait aussi l’avantage de dynamiser considérablement l’expérience de jeu. Au final, on se retrouve avec des jeux pleins, complets et vifs qui ne proposent pourtant qu’une durée de vie allant de 25 h pour les jeux les plus courts à, tout au plus, 50 h. On se rend d’ailleurs compte que les rpg qui ont conservé la représentation 2d lors du passage vers la Playstation, comme ce fut le cas pour Valkyrie Profile, gardent cette énergie qui permet au joueur de ne pas se lasser, notamment quand les fameuses séances de levelling sont indispensables pour progresser. Cela se voit aussi pour les tacticals rpg dont les Fire Emblem, que ce soit sur SNes ou plus récemment sur GameBoy Advance, qui proposent un profil technique similaire, conservent une certaine vigueur. Or, si la Playstation notamment dispose d’une ludothèque remarquable en matière de j-rpg 3d particulièrement marquants, parmi lesquels on peut citer Final Fantasy VII, Xenoblade, Legend of Dragoon et tant d’autres, la transition n’a pas toujours été réussie, loin de là. Pour rebondir sur cet argument, il peut sembler pertinent d’évoquer le cas de deux jeux en particulier. Le premier serait tout bêtement Final Fantasy VIII. Sans enrichir la polémique une nouvelle fois, il est nécessaire de constater que c’est l’intégration de cinématiques parfois très longues au sein même des combats qui a contribué à alourdir considérablement une composante importante d’un bon titre du genre. Cela reste à mes yeux le seul gros défaut de ce volet où l’abus des G-Force et des scènes d’inaction qui s’en suivent rendent l’expérience très vite pénible et les combats pas vraiment passionnants. Le second exemple concerne une autre suite controversée, Chrono Cross. Si Chrono Trigger avait le « défaut » de se terminer en un peu moins d’une trentaine d’heures, Chrono Cross balaie ce détail en proposant une aventure longue, onirique, graphiquement sublime, mais à quel prix ? Tout simplement celui d’un système de combat mou du genou et de scènes de parlottes particulièrement peu vives et réactives. Ajoutez à tout cela le 50 hz dont nous, pauvres européens, devons supporter le poids, augmentant de 20 % la durée de vie d’un CD, chose non négligeable surtout pour des jeux de cette ampleur.

Les graphismes malheureusement au centre des préoccupations

Cette mauvaise maîtrise de la technologie, de la transposition 3d et des exigences que cela nécessite a d’ailleurs perduré sur une nouvelle génération de console, que ce soit sur GameCube ou Playstation 2. En effet, le besoin de travailler les graphismes est encore plus présent, l’apparition de modèles de plus en plus détaillés oblige les développeurs à s’attarder de plus en plus sur la forme, au détriment du fond. Cela se voit par exemple sur Baten Kaitos, magnifique ouvrage disponible sur GameCube, même en France, mais qui dispose lui aussi d’un système de combat extrêmement fastidieux et d’une mise en scène très lente. Dragon Quest VIII n’échappe pas à la règle. S’il est considéré par beaucoup comme l’un des épisodes les plus prestigieux de la série, gameplay à l’appui, il est clair que le passage à la 3d a beaucoup nuit à la formule traditionnelle de la saga. Car DQ a toujours été un rpg très dynamique, très vivant, très rapide, se terminant en une trentaine d’heures à l’époque de la Super Nes. Ici, l’ambition démesurée de proposer une aventure dans lequel le joueur est pleinement immergée a pour but, certes, de proposer une plongée dans l’univers extraordinaire, mais cela aux dépends d’une aventure qui réclame énormément, comme à son habitude, de levelling et d’exploration, deux éléments primordiaux du j-rpg mais qui finissent par devenir presque handicapantes, dès lors qu’au bout de 60 h de jeu, vous vous rendez compte que vous êtes encore très loin d’avoir le fin mot de l’histoire. Au même niveau, si FF XII lui aussi a divisé les joueurs, il est clair que la mise en place des combats en temps réels contribue fortement à améliorer la fluidité du jeu et à proposer une transposition très réussie du jeu de rôle 2d vers la 3d. Car visiblement, le passage au CD, à ses temps de chargement, au besoin d’en mettre plein la vue au joueur, de montrer des cinématiques extraordinaires, de créer des villes fourmilliant de détails et aux proportions démesurées, tout cela a l’effet malsain de ralentir de manière significative le déroulement de l’aventure. Aujourd’hui, Final Fantasy XIII est critiqué, mais pas sur le plan du gameplay. Fort heureusement, ce dernier dispose d’un système de combat à toute épreuve, extrêmement dynamique, presque plus proche du jeu d’action que du rpg traditionnel au tour par tour. Seul problème, les possibilités techniques de la console n’étant pas totalement assimilées par les développeurs, il est nécessaire d’imposer des limites au champ d’action du joueur, d’où la présence de couloir dont on ne peut échapper. Conséquence inattendue, le jeu se révèle au final bien plus tonique dans son déroulement, même si l’on peut regretter la disparition d’importants éléments traditionnels du genre. Tout cela, Square l’avait déjà compris à la sortie de Final Fantasy X dans lequel les couloirs étaient déjà présents et l’aspect jeu de rôle réduit.

A retenir

Il existe tout de même des motifs d’espoirs, notamment celui de se rappeler constamment, façon Coué, que le temps défilant, les créateurs maîtrisent désormais de mieux en mieux le hardware et devraient au final parvenir à nous pondre une merveille qui finira par réunir l’attention des joueurs. Toutefois, il est clair qu’aujourd’hui, les supports de travail de ces développeurs proposent tant d’informations et tant de possibilités qu’il est difficile pour certains de parvenir à maîtriser la puissance intrinsèque de créatures imposantes tout en proposant un gameplay efficace mais surtout dynamique, qui ne nécessite pas 20 heures de jeu pour se lance. Cela ne concerne d’ailleurs pas que le genre du rpg, mais aussi celui florissant du fps, où le besoin de produire un Call of Duty par an oblige à réitérer des aventures certes intenses mais définitivement linéaires et n’ayant que très peu d’intérêt à être rejouer. La création de titre d’envergure va donc nécessiter du temps. Cependant, du temps, les développeurs en ont aujourd’hui de moins en moins, ce qui va peut-être mener à la mutation d’une catégorie de jeux sur consoles de salon. On peut terminer cette réflexion en affirmant que le rpg de la décennie pourrait être, selon certains, Xenoblade, développé sur Wii, système qui commence à être très connu des créateurs et sûrement bien plus facile à manipuler.

 

Akira

S’il est un mangaka qui a marqué son époque et son genre, en l’occurrence le shōnen, c’est bien Akira Toriyama. A l’origine de Dragon Ball, œuvre gigantesque et socle de la culture de nombreux adolescents des années 90, on lui doit beaucoup de très belles choses. Notamment le mal connu et pourtant grandiose Dr Slump, manga exceptionnel fait d’humour scatologique, naïf et tendre, où l’extraterrestre à tête de cul le dispute au caca fil rouge. Et bien entendu, des contributions au jeu vidéo en tant que character designer, et pas des moindres.

Des monstres gentils, oui c’est un paradis

Le nom d’Akira Toriyama évoque en particulier Chrono Trigger et Blue Dragon, mais aussi et surtout Dragon Quest, la série phare et pionnière du J-RPG. Selon Bounthavy dans le premier numéro de IG Mag, c’est même grâce au jeu vidéo que le natif de Nagoya a pu connaître un succès comparable à celui de Dragon Ball, lequel fut si grand qu’il l’a peut-être empêché de développer une autre série d’envergure. Retour en 1982. Yuji Horii revient du salon AppleFest à San Francisco, où il a eu le coup de foudre pour le jeu de rôle Wizardry. Après avoir réalisé le portage Famicom du point’n click Portopia Renzoku Satsujin Jiken, il décide de s’entourer des meilleurs talents pour proposer au public nippon un genre nouveau: le J-RPG. Déjà contacté par le compositeur Koichi Sugiyama, enthousiasmé par son précédent jeu, Horii propose l’aventure au mangaka phare de l’époque, Akira Toriyama. Le but est de donner une identité propre au jeu de rôle japonais, une patte qui conviendra mieux à son public que son homologue occidental, dont les mécaniques de gameplay vont pourtant inspirer le scénariste et game designer du futur Dragon Quest. Horii s’occupe des premiers dessins, Toriyama venant corriger et apporter sa touche dans un second temps.

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Simple mais efficace, la formule rencontre un succès colossal qui ne s’est jamais démentie. Au-delà de la maîtrise des mots, il y a aussi le design naïf, touchant et enchanteur de Toriyama. Le mangaka s’exprime pleinement et ne se renie jamais dans cette saga qui cherche constamment à dépayser et évader le joueur, tout en lui demandant un investissement dans la durée, à la hauteur de son propre respect des codes, mais sans jamais effrayer ni trop contraindre. C’est bien ce qui transparaît du design de Toriyama, fait de monstres drôles à la fois par leur attitude et par leurs contours. Le plus bel exemple est sans doute le Slime, mascotte de Dragon Quest seulement dotée de yeux ronds et d’un sourire imperturbable. Pour Yuji Horii, le monstre est la meilleure illustration de “la capacité de Toriyama à prendre quelque chose comme une goutte gluante et d’utiliser son imagination pour créer un grand personnage”. En effet, le chara design parvient, avec des traits simples, à symboliser le propos et le but du soft, et constitue un élément aussi essentiel que l’écriture amoureuse ou les compositions musicales attachantes et passionnées. Le trio créatif Horii-Sugiyama-Toriyama est immuable depuis les origines et constitue le meilleur atout d’une recette qui s’est déclinée en multiples épisodes canoniques et parallèles.

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Avec le même soin apporté aux personnages humains et aux monstres, le papa d’Aralé donne aux titres d’Enix une identité proche de son œuvre manga. On y retrouve le couple héros-dragon qui le poursuivra dans d’autres contributions au jeu vidéo, mais également ces oreilles et ces nez pointus, ces yeux caractéristiques, cette palette de couleurs aussi douce que riche, ces sourires malicieux et coquins. Bien souvent, le personnage principal évoque Songoku, tout particulièrement dans les cinquième et huitième épisodes. L’histoire multigénérationnelle de La Fiancée Céleste rappelle l’évolution vers l’âge adulte du petit homme-singe, tandis que les tensions maximales de L’Odyssée du Roi Maudit sont à mi-chemin entre une transformation en Super Saïen et la technique de Kaioh. Le bel Angelo porte des faux airs de Trunks, alors que les généreuses poitrines et autres costumes de lapin aperçus ça et là ne trompent pas sur l’identité du dessinateur derrière les artworks et sur son penchant pour l’auto-référence. Travaux qui ont d’ailleurs aussi servi à la conception des armures et des armes. Pour terminer, il y a l’exemple bien particulier du personnage de Torneko. Ce marchand, aperçu pour la première fois dans Dragon Quest IV, a connu un tel succès d’estime qu’une série spin-off lui a même été dédiée. Un bonhomme rondelet, plein de la sympathie et de la tendresse que Toriyama sait imprimer à ses créations.

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L’autre chef-d’œuvre du maître

La grandiose SuperFamicom permet enfin au trait si caractéristique d’Akira Toriyama de s’exprimer pleinement, offrant ainsi à la seconde trilogie DraQue une identité graphique, une ambiance, une âme dont peu de jeux peuvent se targuer. Car comme l’a si bien dit Totof plus haut en parlant des Gluants – oui, j’aime leur nom en français, j’avoue… -, la force évocatrice du trait du mangaka survit au pixel. Mieux, Toriyama comprend le medium sur lequel il travaille et réussit à retourner ses limites, à se les approprier. En 1992, le maître a fait ses armes, DraQue IV a été un succès retentissant et le cinquième opus vient de sortir et marquera lui aussi au fer rouge la Playhistoire. Mais Hinoboru Sakaguchi, fort d’une audace caractéristique de l’époque – n’oublions pas que Final Fantasy devait être le chant du cygne du studio, un suicide commercial et non le fer de lance de la renaissance du genre -, avec Yuji Horii et Akira Toriyama, décident tous trois d’aller plus loin, et d’offrir au J-RPG quelque chose d’inédit. Et quand des pointures de ce format parlent de quelque chose de nouveau, ils sont prêts à se donner les moyens de le faire. Tous trois au sommet de leurs capacités créatrices respectives, forgées par des années de pratique et d’analyse du medium vidéoludique, mettent en chantier dès 1993 – pour une sortie en 1995 – ce qui deviendra l’un des J-RPG les plus influents de l’histoire du genre, dont on prononce encore aujourd’hui le nom avec respect : Chrono Trigger.

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Il y a énormément à dire sur ce titre mythique, sur les raisons qui le placent immanquablement aux cotés des meilleurs FF, des DraQue ou Secret of Mana, sur la finesse et la simplicité avec laquelle le scénario aborde les paradoxes temporels, sujet glissant s’il en est, sur son système de combat dynamique prolongeant et dépassant le fameux Active Time Battle développé dans les Final Fantasy, ou encore sur le temps une fois de plus bien trop long qu’il a fallu à Chrono Trigger pour bénéficier d’une sortie en Europe – car si le jeu avait su trouver son public par le biais de l’import, puis de la rom et la fan-trad, il faudra attendre la tardive édition DS, soit 2009 (!!) pour voir ENFIN le jeu sortir officiellement dans nos contrée -. Mais ce qui donne le cachet principal du soft, c’est peut-être la capacité de Sakaguchi et de Horii à s’effacer pour laisser parler le talent du maître Toriyama au-delà de la partie graphique. Jusqu’alors essentiellement charadesigner, Toriyama donne la teinte, l’ambiance de chacune des époque traversées, participe à l’élaboration des décors et des machines, mais aussi au ton de l’histoire, une implication que l’on reconnaîtra au détour d’une situation burlesque, d’un échange juteux accentué par des expressions portant la patte du papa d’Aralé. Et ce dialogue permanent entre epicness et légèreté forgera l’identité de Chrono Trigger, et fera de celui-ci peut-être l’œuvre vidéoludique la plus marquée par la présence de Toriyama.

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L’après Chrono Trigger

Akira Toriyama continuera à œuvrer sporadiquement dans l’industrie du jeu vidéo, notamment à travers la série des Dragon Quest, dont les sorties s’espacent sensiblement, de par la taille des jeux et les changements de système d’exploitation entre chacun des épisodes suivants, les spin-offs Dragon Quest Monsters, entre autres projets. On notera sa participation active dans le design des personnages du jeu de combat Tobal sur Playstation, mais si les idées du maître sont bonnes, et les vignettes de présentation des personnages marquées par un style dynamique et mature, les modèles 3D ne parviennent pas à transcrire le supplément d’âme qui marque habituellement les créations de Toriyama, même si certaines idées dans le chara design de Tobal 2 portent indéniablement la trace de folie propre au mangaka.

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Mais même lorsque le dessinateur n’est pas directement impliqué dans le développement des jeux, son œuvre continue d’abreuver le monde vidéoludique. Sans parler des diverses séries Dragon Ball, auxquelles il ne participera que de façon périphérique, en assurant une quantité conséquente de dessins, de pochettes, et autres planches, il ne sera que rarement impliqué dans le processus de création à proprement parler, ce qui est bien dommage. Il en sera de même pour Go Go Ackman, adaptation du manga du même nom sur SuperFamicom sous forme d’un Megaman-like, dont il assurera les pochettes et autres plaquettes promotionnelles, mais là encore, restera en retrait. Néanmoins, on notera le soin apporté au charadesign qui respecte parfaitement le style originel du manga, là où les diverses manifestations vidéoludiques de Dragon Ball pourront rarement se vanter d’une telle ressemblance.

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C’est donc au final principalement en tant que mangaka que notre maître grivois traverse les années, à l’exception des Dragon Quest et autres exemples sus-cités, et ce jusqu’à Blue Dragon, nouvelle réunion de la dream team qui produisit à l’époque Chrono Trigger. Comment ne pas rêver, fantasmer sur ce jeu, d’autant plus que le cel-shading est désormais une technique maîtrisée par Toriyama depuis un bout de temps – DQVIII en est la preuve – et saura retranscrire son inimitable patte… Et c’est effectivement le cas, le style graphique Toriyama est en place, pas à dire… Sauf que le jeu n’est pas bon. Pas mauvais non plus, mais simplement bof… Et ça fait mal rien que d’y penser, inauguration douloureuse de MistWalker qui promettait d’amener le J-RPG à la Next Gen – ce que le studio fit au final, avec le trop vite enterré Lost Odyssey, considéré par les gens de bon goût comme le dernier véritable Final Fantasy, et pour l’instant le seul à mériter l’attention de la génération HD -. Graphiquement en place, la 3D manque néanmoins de dynamisme, notamment au niveau des expressions faciales des personnages, ce qui, pour un style aussi pointu et efficace que celui de Toriyama, pose indéniablement problème. Ajoutez à ça un gameplay plutôt générique, un scénario qui peine à passionner, et, pour enfoncer le clou, une absence de VO par chez nous, et vous avez Blue Dragon, un jeu qui a tout sur le papier, qui aurait dû offrir quelque chose de grandiose, mais qui loupe simplement le coche, probablement de peu, ce qui ne change pas grand chose. Ce résultat en demi-teinte n’empêchera pas Mistwalker de tenter de raviver la flamme notamment à travers une série animée, ainsi que deux suites sur DS, avec le même insuccès. Heureusement, Dragon Quest IX a su réaffirmer, si besoin était, la magnificence de la patte Toriyama au sein d’un jeu d’une générosité sans appel, et DQXI, au vu des bandes annonces et extraits de gameplay provenant du Japon qui nous narguent sur le net, reste une ode au mangaka, restituant son univers coloré et son trait dynamique avec brio, que l’on espère pouvoir goûter bientôt sur WiiU et sur 3DS…

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A retenir

Le travail d’Akira Toriyama est donc indissociable d’une série mythique (Dragon Quest) d’une part, et d’un titre d’anthologie (Chrono Trigger) d’autre part. Un bien joli palmarès pour un mangaka dont l’œuvre majeure n’a pas fini d’être adaptée en jeux vidéo, entre autres choses. Et l’influence primordiale d’un artiste en phase totale avec son temps.

Toma Überwenig et Totof

Nous y sommes, le début de la semaine spéciale sur Metal Gear Solid. On l’aura attendue celle-là… Enfin c’est surtout Metal Gear Solid V : The Phantom Pain qu’on aura attendu des lustres. Depuis, des centaines d’heures sur Peace Walker et une consolante avec l’édition HD, mais rien n’y fait : nous l’attendions comme le messie. Mais quoi de mieux, pour commencer cette semaine, que de parler d’un sujet connexe. Qui concerne de très près Metal Gear, mais pas exclusivement. Je veux bien entendu parler des prologue. Ce moment si particulier, souvent intense, qui constitue le premier contact avec le jeu. Allons-y pour une petite analyse pas piquée des canetons (c’est çà qu’on dit hein ?)

Qu’est ce qu’un prologue ?

C'est la blague du jour

C’est la blague du jour

C’est bien là la première question qu’on est en droit de se poser. Ben oui, qu’est-ce qu’un prologue ? Qu’est-ce qui le définit comme tel ? Nous le disions en préambule, un prologue c’est d’abord un premier contact, un moment charnière plus ou moins long durant lequel le joueur découvre le monde dans lequel il va évoluer. Bien qu’il ait eu l’occasion de se renseigner et de voir des trailers, ou peut-être de jouer à une démo, il est tout à fait logique de penser qu’il s’agit du premier contact « profond et véritable » avec le-dit jeu. En cela le prologue est très très important. Souvent, ou plutôt parfois couplé avec un didactitiel, il nous permet de comprendre les enjeux du jeu (et ce n’est pas une répétition), les personnages principaux, les mécaniques de jeu. On peut y appréhender la musique, les graphismes, les contrôles, et tutti quanti. Mais il serait inopportun d’appréhender les prologues comme un bloc uniforme. J’ai donc décidé arbitrairement, parce que c’est moi qui écris, de différencier deux types de prologues : ceux avec un gameplay, et ceux sans (j’aurais bien voulu écrire « et les autres » mais c’est copyright il me semble…)

Les prologues « vitrine »

Chrono Trigger dispose bien d'un prologue

Chrono Trigger dispose bien d’un prologue

Commençons par les prologues « dans lesquels on ne joue pas ». Dit comme çà, c’est bizarre n’est-ce pas ? Et pourtant il s’agit bien là du type d’entrée en matière la plus répandue de nos jours. En effet, d’Uncharted à Tomb Raider, en passant par les Call of Duty, les premiers moments du jeu demeurent « inactifs ». Dans ce cas là, deux options s’opposent. La première est celle de la longue cinématique qui nous en apprend sur les événements amenant au jeu. Le prologue n’est donc pas lié à un apprentissage des bases du jeu, mais simplement à la révélation d’un déclencheur scénaristique. C’est notamment le cas du dernier Tomb Raider, reboot sorti sur les consoles PS360 où on voit le naufrage du bateau dans lequel voyage Lara Croft. Cette dernière échoue sur une île, et c’est pour elle le début de l’enfer. La seconde option est pour moi la meilleure, qualitativement parlant du moins : les prologues « initiation ». J’aime bien nommer les concepts qui existent déjà avec des formules que j’invente. Ça me donne un air supérieur. Bref, le prologue « initiation » est un prologue dans lequel les interactions sont limitées, mais qui nous en met plein la vue ! Que ce soit par une gameplay au paroxysme dès le début, un emballement scénaristique jouable, bref, c’est comme le début d’un bon James Bond. Et dans cette catégorie je vois 3 représentant majeurs. Chrono Trigger dans un premier temps, qui nous balance dans le passé après une vingtaine de minutes de jeu après un combat épique. Final Fantasy VII ensuite, avec l’explosion du premier réacteur mako, exemple de montée en puissance. Et finalement, The Last of Us, véritable monument du prologue, je vous laisse en juger par vous-même au lieu d’essayer de vous l’expliquer :

Ouaissssss !!! Hourrraa !!! Tu contenu en plus pour ce merveilleux jeu qu’est THEATRHYTHM FINAL FANTASY : CURTAIN CALL ! Et c’est pas Toma qui va me dire le contraire ! Et il y a plein de musiques rétro !

Cette mise à jour ajoute une vaste sélection de morceaux au répertoire musical du jeu, vendu à 1€ pièce environ ! Voici ce qu’on a : « Assault » (FINAL FANTASY X), « Apoplexy » (FINAL FANTASY TACTICS), « Beat Them Up! » (Romancing SaGa), « Battle with Magus » (CHRONO TRIGGER), « Hills of Radiant Winds » (NieR Replicant & NieR Gestalt), « Into the Thick of It » (SECRET OF MANA)

Alors vous attendez quoi pour balancer la sauce sur la musique de Chrono Trigger non mais ! Pour la peine voilà :

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Annoncer la sortie d’un J-RPG quand on s’appelle Ubisoft Montréal, il fallait oser, quand même! Et pourtant, ça n’a pas refroidi Patrick Plourde qui, après avoir oeuvré sur un Far Cry 3 massif, a eu carte blanche pour développer un projet intimiste, revendiqué « indé » – comprenez par là avec une équipe de moins de 150 personnes (dix fois moins, en fait). Les puristes se gaussaient en attendant l’immanquable faux pas, en l’espérant, car on ne désacralise pas le J-RPG comme ça, je veux dire, merde, le « J », il est pas là pour rien, si ?!  Pourtant, les mêmes puristes réactionnaires auraient dû non seulement faire un peu plus confiance aux images somptueuses que les bandes annonces nous avaient laissé entrevoir, et auraient dû se souvenir que le J-RPG n’est plus une question de localisation mais plutôt de codes spécifiques, de modes opératoires que quiconque peut s’approprier… A condition de les comprendre, de les aimer. Et Child of Light, c’est en partie ça, une déclaration d’amour à un genre qui aura bercé bon nombre d’entre nous. Mais bien évidemment, il est bien plus que ça, et son adaptation récente sur PSVita nous offre l’occasion revenir sur un jeu qui touche au coeur…

Il était une fois…

Les contes pour enfants ont leur part d'ombre, et l'illustration d'Amano est là pour le rappeler, A child of Light in a world of Darkness.

Les contes pour enfants ont leur part d’ombre, et l’illustration d’Amano est là pour le rappeler, A child of Light in a world of Darkness.

Et non, je ne céderai pas à la tentation de parler en rimes, ni d’introduire cette critique sur le mode du conte pour enfant. Ce serait redondant, dans la mesure où le jeu le fait tellement bien. Car c’est bien d’un conte qu’il s’agit. On serait tenté d’ajouter « pour enfant », mais ce serait probablement une erreur, bien qu’indéniablement, ce soit dans l’essence de ces derniers que l’inspiration formelle et scénaristique du jeu plonge ses racines, avec en son centre le thème du passage à l’âge adulte, entre autres éléments puisé à la source de l’imaginaire collectif. Mais d’une part, les contes originels ont cette part de noirceur que  les relectures contemporaines de ces mêmes contes n’ont eu de cesse d’édulcorer. La grand-mère survit au loup, la sirène ne meurt pas de chagrin, la Belle Au Bois Dormant ne se fait pas violer pendant son sommeil par des nains démoniaques (euh, je confonds peut-être avec l’adaptation en film que j’ai vu en VHS et que personne ne semble connaître – à part Yannou -, c’est bizarre…), bref, les contes ancestraux ont la vie dure dans notre culture aseptisée, et c’est très mal, car toute la symbolique formatrice passe à la trappe lorsqu’on veut préserver nos têtes blondes. Bruno Bettleheim nous a mis en garde au début du siècle, mais visiblement Walt Disney a eu la flemme de lire Bettleheim. Enfin, je m’énerve et je m’égare… Revenons-en à Child of Light, qui malgré une certaine légèreté de ton qui convient à tout public, porte en lui cette once de noirceur qui fait la force du véritable conte. Et d’autre part, le public visé semble être, plutôt que le jeune public, l’enfant qui sommeille en nous autres, les adultes, ceux qui ont grandi avec une autre forme d’histoires de chevet : les J-RPG. Mais je reviendrai sur ce point plus loin.

Une introductions sobre et efficace.

Une introductions sobre et efficace.

L’histoire est introduite avec justesse et concision par une série d’images entre vitraux et peintures échappées d’un livre de conte illustrant le funeste destin d’Aurora, jeune princesse ayant perdu sa mère, puis – comme si ça ne suffisait pas – empoisonnée, semble-t-il, par la nouvelle compagne du roi, laissant ce dernier dépérir de chagrin. Pourtant, au lien de s’éteindre, Aurora se réveille dans un lieu mystérieux, à la fois enchanteur et inquiétant, le monde de Lemuria. Une petite boule de lumière répondant au nom d’Igniculus – du latin, qui se traduit malheureusement non pas par « arrière-train enflammé » mais « petite flamme » (ce qui fait un peu plus sens, en même temps) – se joint à elle pour la guider, car si la princesse ne souhaite que rejoindre son monde et réconforter son père croulant sous le poids de la tristesse, elle ne pourra le faire qu’en se pliant aux règles qu’une prophétie locale édicte, lui imposant la lourde tâche de sauver ce monde des ténèbres. Si classique qu’elle soit – tout du moins au départ -, cette histoire nous est contée avec une véritable justesse de ton – que certains ont dit trouver ampoulé en français, mais qui ne m’a à aucun moment dérangé, ayant pourtant goûté à la version française et à la version anglaise, cette dernière étant néanmoins un cran supérieure -, et s’avère plus archétypale au sens noble du terme que simpliste, à la croisée des codes du conte et du J-RPG, les mariant avec brio.

Chrono Trigger

Boîtier de Chrono Trigger

 

« Chrono Trigger… Chrono Trigger… » son nom résonne encore, rebondit de mur en mur à travers les autels souterrains des sectes cachées d’adorateurs de JRPG. Écrire une critique deux décennies après sa sortie consiste moins à satisfaire les vétérans que donner envie aux curieux de se confronter à ce monument du jeu de rôle japonais. Mais l’érosion du temps a-t-elle eu raison du géant de Square ?

Friendship is magic

Worldmap, plaisir des yeux.

Worldmap, plaisir des yeux.

Chrono Trigger a l’amabilité de se conformer aux stéréotypes du JRPG dès ses premiers instants : Chrono est ainsi réveillé par sa mère car… aujourd’hui est un grand jour. Non pas qu’il va devenir maître Pokémon, mais il doit assister à la fête du millénaire au cours de laquelle son amie Lucca va présenter une expérience de téléportation. Il rencontre en chemin Marle, une mystérieuse jeune fille qui va se prêter à l’expérience pour son plus grand malheur, puisqu’elle va être expédiée dans le temps à une époque inconnue. Et comme tout bon héros de JRPG, le premier réflexe de Chrono sera de se porter au secours de la belle.

Si cette intro est devenue culte, c’est moins pour ses péripéties que pour sa plastique irréprochable. Car pour tout amateur de pixel art, Chrono Trigger est une toile de maître. La mer brille, les nuages défilent, les oiseaux traversent l’écran : cette profusion d’animations discrètes donne vie à une world map qui a su brillamment résister à la tentation du Mode 7. Chrono Trigger baigne dans un minimalisme, une obsession du pixel qui confère énormément de personnalité à ses décors et ses personnages. Des petites attentions à première vue insignifiantes, qui rendent Marle attachante par sa façon de croiser les bras dans son dos, ou Gren/Frog extrêmement charismatique malgré un physique antihéroïque.

Et cette éclatante réussite en doit certainement pas mal à son équipe de choc. En 1995, un an après la sortie tonitruante de Final Fantasy VI, Square remet le couvert en rassemblant ce qu’il surnomme lui-même la Dream Team : Yuji Horii (Dragon Quest) et Hironobu Sakaguchi (Final Fantasy) à la conception, ainsi qu’Akira Toriyama (Dragon Ball) au character design. Yasunori Mitsuda sera sollicité à la bande-son mais devra laisser sa place sur la fin à Nobuo Uematsu (Final Fantasy) pour des raisons de santé. L’histoire ne retiendra malheureusement que très peu les noms des vrais réalisateurs du jeu (Takashi Tokita futur réalisateur de Parasite Eve, Yoshinori Kitase futur réalisateur de FF7 et Akihiko Matsui spécialiste des systèmes de combat des FF), ainsi que le brillant Testuya Takahashi alors directeur graphique, qui signera plus tard un autre monstre sacré du JRPG, la série des Xeno. Mais il faudra attendre encore 13 ans avant que Chrono Trigger ne paraisse sur le vieux continent grâce à son remake sur DS en 2008, qui bénéficiera pour l’occasion d’une traduction française intégrale.

Toriyama-011112C’est impressionnant le peu de rides qu’a pris Chrono Trigger ! Bien sur, techniquement, les jeux de nos jours sont plus sexy (et encore, quelle belle 2D !), mais en termes de rythme, de systèmes, de customisation et tout et tout, Chrono Trigger est une perle d’équilibre. On farm très peu les niveaux, les quêtes optionelles ne sont pas atrocement forcées et au final on se balade dans les mondes proposés avec plaisir. L’histoire aurait gagné à moins sentir le shonen, l’accroche aurait vraiment pu donner autre chose qu’un développement héroïque avec très peu de place pour les personnages, mais c’était dans l’air du temps; et très franchement c’est quand même chouette. Et c’est mythique, tout simplement. Et lorsque la fin se présente, plusieurs solutions s’offrent à nous, mais seule certaines s’imposent par elles mêmes… La tristesse de quitter un mode enchanteur, un monde envoûtant, un monde cohérent…. Et quand on sait qu’il y a 13 fins… On est 13 fois plus triste.

nintendo_dsLa Nintendo DS c’est fini. Voilà, c’est comme ça. Et plus qu’un coup de gueule, parce que ça devait arriver, c’est plus un hommage nostalgique que je rends avec ce coup de gueule. Nintendo a en effet annoncé, aujourd’hui, qu’elle ne serait plus produite. N’oublions jamais qu’il s’agit aujourd’hui de la console la plus vendue de tous les temps, la plus grosse réussite de Nintendo en la matière, avec 153 millions de consoles vendues à travers le monde depuis novembre 2004 ! Une console qui n’a même pas dix ans… Un succès plus que mérité tant le concept fut réellement novateur : le stylet avec un écran tactile. Mais surtout des tonnes de jeux en tous genres, et des titres cultissimes (Mario Kart DS,  Dragon Quest 9, le revival comme Chrono Trigger, la série Phoenix Whrigt, etc…). Le succès continue d’ailleurs avec sa petit sœur  la 3DS et c’est tout le bonheur comme lui souhaite, même si les ventes devrait être en deçà compte tenu du marché actuel du jeu vidéo. On te souhaite bon vent et bonne retraite chère DS !

Quasiment un an après son arrivée sous iOS, Chrono Trigger fait son apparition sur le Google Play. Le tarif est de 7,99 €, comme sur IOS. Après tout, c’est un peu moins que l’original sur Console Virtuelle, mais avec le contenu supplémentaire du portage DS. Autant dire qu’il faudrait vraiment que vous ne profitiez. Voyez d’ailleurs le petit trailer de lancement qui fait plaisir ! Bonne semaine !

Le Serpent

Divin graphiquement avec ses couleurs chatoyantes, ses décors aux goûts de paradis et ses personnages mignons, le tout accompagnés de mélodies magnifiques. Optant pour un systême de jeu novateur et très agréable, il culmine au sommet du genre sur Playstation. Une aventure depaysante à souhait, un jeu excellent dans son ensemble. Dépaysant, c’est bien le mot. La scène d’introduction nous le démontre. Je vous laisse en juger.

Le Serpent