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Crazy_Taxi_Wallpaper_BDJoePetite information qui ne fait pas de mal pour tout rétrogamer Parisien qui se respecte : le créateur de Crazy Taxi, Kenji Kanno, sera présent au Festival Japan Expo qui prendra place début juillet au Parc des Expositions de Paris-Nord Villepinte. D’abord disponible sur borne d’arcade en 1999, le premier épisode de Crazy Taxi est un des titres les plus emblématique de la Dreamcast, au coté de Shenmue et Soul Calibur (et tellement d’autres…) et sort prochaine Csur Smartphone.

Kenji Kanno n’est cependant pas la pour faire figuration : il animera deux conférences revenant sur la genèse de cette saga devenue l’une des plus célèbres du jeu vidéo, son développement et son évolution. Ces conférences se tiendront le jeudi 3 juillet à 13h30 et le vendredi 4 juillet à 14h00 sur la scène Jeux Vidéo de la Japan Expo. Chacune de ces présentations sera suivie d’une séance de questions / réponses, d’une mini-compétition sur le premier épisode Dreamcast entre Kenji Kanno et des fans choisis parmi le public, puis d’une séance de dédicace dans l’espace dédié du salon.

Vous y serez ?

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Comme tout être vivant, un sprite se définit dans un cadre d’au moins deux dimensions: le temps et l’espace. Nous avions déjà évoqué dans ces colonnes le voyage dans le jeu vidéo, traitant ainsi des composantes sus-citées. L’une des parties était dédiée à la ville. Terrain de jeu à la fois accessible et riche, la cité a eu souvent son droit dans le jeu vidéo. On y a peur, on s’y bat, on s’y amuse, on s’y promène, on la façonne à notre image.

Terre de tous les dangers

gta4_01Le beat’em all doit ses lettres de noblesse à la rue. Lieu de vengeance et de malfaisance, elle a abrité les joutes sans règles de Double Dragon et Streets of Rage. Ici, la ville est sale, corrompue, mal fréquentée, le territoire du non-droit, et le joueur doit être le héros-nettoyeur. Pourtant, il n’en sera pas toujours de la sorte, puisque que la série des Grand Theft Auto permet de faire fi des règles sociales, du moins de les transgresser, dans le but de laisser libre cours à son envie de jouer sans limite dans un cadre pourtant policé. Quoi qu’il en soit, la ville devient le théâtre idéal de tragédies, d’histoires de violence et de vengeance. New-York enneigée sert de cadre à la déchéance de Max Payne, contrastant avec la noirceur du scénario mêlant des thèmes comme la drogue, la dépression et la perte d’un être cher. Lors de son exil au Brésil, l’asymétrie est créée par sa chemise à fleurs et le soleil auriverde. Petit à petit, l’envers du décor se dévoile, fait de machinations industrielles et de complots, comme peut le faire la saga Deus EX friande des conflits d’intérêt. Old Snake, quant à lui, doit composer avec une ville du Moyen-Orient en ruines et en proie à un conflit armé. Mais même au temps de sa splendeur, un assassin chauve (Hitman), masqué (Dishonored) ou capuchonné (Assassin’s Creed) peut s’y promener et sévir.

Bonjour à tous ! Ca y est, c’est arrivé. Les Podcasts, que nous appelons ici Rétrocasts, sont arrivés chez Le Serpent Retrogamer. Il fallait bien s’y mettre ! Et comme nous sommes des gens sympas, nous le réalisons une fois par mois, et en direct sur Showprime. Allez vous inscrire tout de suite !

Afin de savoir quand se déroules ses lives, n’hésitez pas à suivre notre page Facebook, nous communiquerons par ce biais. C’est ce format qui demeure le plus intéressant pour tout le monde puisque vous pourrez directement réagir avec nous, en direct. Alors inscrivez vous, c’est gratuit (choisissais l’inscription traditionnelle par mail, et non par facebook ou autres qui ne marchent pas), et c’est par ici

Vous les retrouverez, comme c’est le cas ici en fait, une semaine plus tard sur le site, avec de la musique et des invités toujours plus amusant set concernés les uns que les autres. Ce mois-ci, c’est Dorian Chandelier, Alias Louis Emile de Réac, Petit Gros, et bien plus encore, qui nous a fait le plaisir de nous accompagner durant une heure et demi. Bonne écoute à tous.

Le Serpent

Sega mise de plus en plus sur le dématérialisé, et ce n’est pas la fermeture de Sega France qui prouvera le contraire. Dans cette optique, Crazy Taxi nous revient, mais pas sur HD : sur les appareils Apple. La teaser suivant, très court certes, et tout nul…. enfin, je vous laisse tout simplement saliver et je vous tiens au courant pour les dates de sorties et les éventuelles autres plateformes.

Le Serpent

Sega est le raccourci de Service Games, société fondée dans les années 50 par les américains Martin Bromley, Irving Bromberg et James Humpet et dont David Rosen fera l’acquisition en 1964. Avec le recul, on peut dire que la firme vidéoludique porte bien son nom. Sega, c’est une histoire chaotique voire inachevée, mais c’est aussi et surtout une audace, une extravagance, une recherche et une offre de plaisir de jeu pur, intense et direct.

Arcade un jour, arcade toujours

A l’origine une entreprise fabriquant des machines de divertissement pour les bars (flippers, machines à sous), Sega a un ADN lié aux salles de jeu, au loisir, à l’arcade. Principalement tourné vers ce domaine, son but a très souvent été de procurer un fun immédiat et intense à ses utilisateurs. A vrai dire, le gamer visé par Sega est un performer, un chasseur de scores, un compétiteur, un amateur de sensations fortes, bref une personne qui lui ressemble. Ce qui lui est proposé, c’est un gameplay plein de pêche, percutant et rapide, à l’instar de son emblème sprinteur Sonic, de ses simulations sportives Virtua Striker et Virtua Tennis, de son aérien Space Harrier, de son nerveux et sanglant House of the Dead, ou de son renversant After Burner. Cet héritage de la culture urbaine au sens général se ressent également à l’intérieur même des softs, dans les inspirations et les décors. Les recoins sales et mal famés de Streets of Rage, les corniches et les bâtiments de Shinobi, les grandes rues et la couleur de son Crazy Taxi, les rails et le cel shading de Jet Set Radio, Sega les aime, les maitrise et en fait des univers en cohérence avec son gameplay typé action. Si le marché des consoles de salon a été investi par le constructeur bien avant sa naissance, la Dreamcast est peut-être finalement la machine qui a le plus réalisé le rêve absolu de l’arcade à la maison, et surtout plus accessible qu’une Neo Geo par exemple. Avec un catalogue d’une qualité incroyable, comportant notamment nombre de titres phares voire cultes boxant dans cette catégorie (Soul Calibur, Crazy Taxi, Jet Set Radio, Virtua Tennis, Street Fighter III: Third Strike), la 128 bits et dernière console de Sega symbolise à elle seule les atouts et les défauts de ses parents.