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Ben Drowned (3)Le paranormal touche tous les domaines, sans épargner le jeu vidéo, Pourtant aucun des sites célèbres ne traite vraiment de cette actualité. Par contre les anecdotes pullulent sur les sites dédiés aux creepypasta ou légendes urbaines. Celle-ci est une des plus célèbres du net appelé Ben Drowned. Réalité ou mythe ? A vous de vous faire votre opinion au vu des faits qui vous seront relatés.

LSR vous conseille ce morceau pour accompagner votre lecture et vous mettre dans l’ambiance…

Les faits

Une des captures nous montrant des dialogues incohérent et un Linke au comportement étrange...

Une des captures nous montrant des dialogues incohérents et un Link au comportement étrange…

Pour commencer je vais aborder les faits de façon non exhaustive et c’est volontaire de ma part car l’histoire est très longue donc j’ai voulu aller directement à l’essentiel. La creepypasta commence il y a près de 6 ans lorsque dans un forum un certain Jadusable raconte une histoire étrange…Ce n’est pas une histoire mais SON histoire qu’il assure être vraie et qui lui serait arrivé du 07 septembre au 15 septembre 2010. Le ptit gars venait d’acquérir une N64 par le biais d’un ami, Jadusable se rendit donc dans un vide grenier pour acheter des jeux. Il acquit une cartouche sans étiquette avec écrit dessus l’inscription « Majora« . Cette cartouche fut donnée par un vieil homme qui tenait un stand et lui balança dans la figure que cette cartouche appartenait à un petit garçon décédé depuis, sympa le mec.

A peine rentré chez lui, il lança donc le jeu et vit qu’une sauvegarde était déjà présente elle était nommée Ben. Curieux, il lança cette sauvegarde déjà présente pour donc continuer la partie en cours mais voyant que la fin du jeu était proche il décida d’en faire une nouvelle sans pour autant supprimer la sauvegarde Ben.

Une fois sa nouvelle partie lancée, il constate des bugs de textures accompagnés de « flashs ». De plus, des PNJ l’appellent encore Ben au lieu de Linke (nom de sa nouvelle partie). il décide donc de supprimer la partie de Ben mais à partir de ce moment des choses bizarres commencent à se passer dans le jeu : des villages censés contenir des PNJ sont vides, dans les boîtes de dialogues, au lieu que les PNJ citent Linke il y a un espace vide, ou encore des événements censés se produire plus loin dans le jeu apparaissent plus tôt. Étrangement, un doppelgänger du joueur suit le personnage principal et s’arrête dès que ce dernier se retourne. Le jeu bugge de plus en plus et les incohérences se succèdent.

Il remarqua avec effroi que la cartouche avait réintégrée la sauvegarde de Ben et que la sienne s’appelait YOURTURN (ton tour).  De plus en plus de situations étranges apparaissent doublées d’incohérences, et même en dehors du jeu Jadusable se sentait observé… Apparemment, Ben prit le contrôle de son ordinateur et lui parla via Cleverbot. En parallèle Jadusable mena sa petite enquête et il apprit que Ben était un jeune garçon mort noyé à l’âge de 10 ans…. Jadusable termina Majora’s Mask avec l’aide de Ben qui prenait « possession »  du jeu pour l’aider dans sa quête. Après ses événements personne n’entendit plus parler de Jadusable après son dernier post sur internet le 12 septembre 2010.

Mythe ou réalité ?

Difficile de se faire un avis après de tel faits !  Pour preuve de sa bonne foi Jadusable filma ses parties pour montrer que sa cartouche était vraiment hantée on y voit bien des gros bugs mais aussi des animations bizarres de Link, c’est le propre des jeux d’avant où tout foutait le camp – les gens terre à terre (Le Serpent :)) se régaleraient à démonter pièce par pièce les légendes urbaines de ce genre -. Il filma également les conversations qu’il y’aurait eu entre lui et Ben sur Cleverbot. Malgré un discours bien ficelé, bien narré, cette histoire reste très célèbre dans le monde du paranormal et fût relayée de partout sur le net… mais la vérité est tout autre!

Alex Hall aka Jadusable avoua la supercherie il avoua avoir modifié les ROMS de la N64 pour pouvoir obtenir de tels bugs et incohérences graphiques ou même scénaristiques. Les plus pragmatiques n’ont pas mordu à l’hameçon les plus crédules croiront à cette creepypasta et certains naïfs croiront même à la possession de leur PC par Ben. Rappelons que le but de la creepypasta est  avant tout de faire peur aux internautes et j’avoue que Alex Hall a utilisé de très bons moyens pour arriver à ce résultat. Comme quoi vaut mieux toujours prendre avec précaution ce qui vient d’Internet.

La statue qui n’arrête pas de suive Jadusable dans le jeu

La statue qui n’arrête pas de suive Jadusable, un des nombreux mystères du jeu..

A retenir

Le problème d’internet c’est qu’on trouve de tout il suffit d’être en manque de notoriété et de savoir manipuler le PC, combiné à cela une bonne dose de mythomanie et on obtient des récits bien ficelés. Nombres d’histoires étranges ont jalonnés l’histoire du jeux vidéo, cette histoire là est particulièrement intéressante car elle fut virale et habilement mise en œuvre avec « preuves » à l’appui. Vous retrouverez des tonnes de vidéos sur la légende de Ben Drowned mais je vous recommande la vidéo de Sylartichot très complète sur le sujet et qui plus est bien narré par rapport à ce que l’on trouve. En tapant « Jadusable » sur Google vous aurez accès à la version française de ses événements ainsi que l’aveu de sa supercherie (en anglais) sur le site de Reddit.

 

Yannou

 

Salut les mioches ! Quand on vous cause des Pokémon, à quoi pensez-vous ? Au couple Sacha/Pikachu ? Aux évolutions de ces charmantes bestioles ? Aux heures que vous avez passées à faire grandir puis se battre ces bébêtes ? Pokémon c’est un peu tout ça ; c’est aussi et surtout une licence qui permit à Nintendo de conserver quelque audience en cette époque où l’entreprise accusait les coups que Sony lui portait.

Oui, imaginez si les Pokémon avaient été dès l’origine les valets de la Playstation, cette pauvre Nintendo aurait sans doute définitivement chaviré devant l’ogre Sony. Alors rendons à GameFreak l’honneur d’avoir su maintenir à flot le géant d’hier, et par là où on l’attendait le moins, c’est à dire sur Game Boy, la portable monochrome ! Bon et bien sûr, les monstres de poche n’ont pas tardé à coloniser d’autres supports et aujourd’hui sont de véritables institutions du jeu vidéo. Déjà très portée sur le jeu compétitif, les Pokémon ont acquis une durée de vie tout simplement exponentielle et figurent parfaitement les échanges entre joueurs, pardon entre dresseurs, car les monstres de poche, vaillants gladiateurs en pixels, ne sont finalement que des esclaves…

Si l’on y pense, la licence Pokémon est surtout une épouvantable pantomime : un jeune garçon qui part vers l’inconnu avec son compagnon pour lutter contre d’autres protagonistes, sans aucne garantie d’avenir… Pas sûr que je laisserai mon gosse faire ça. Mais au -delà, les Pokémon c’est un peu « du pain et des jeux » : faire s’affronter des créatures sur fond de vertus de fair-play et autres nobles intentions de devenir le meilleur dresseur… Sans être un Michel Onfray à la manque, je trouve que ça fait un peu « combats de coq » !

Mais tout ceci n’est que fictif, et les Pokémon sont une success story indéniable.

Mais alors pourquoi en causer dans une semaine spéciale sur es aspects sordides et autres creepypasta liés aux jeux vidéo ? Outre le côté éminemment belliqueux de l’entreprise Pokémon -illustré par l’arrogance de bien des dresseurs- la légende autour des Pokémon ne souffre pas que ces adversaires mystérieux ou ces nouveaux participants capables de se faire Mewtwo en claquant des doigts ; elle transite aussi par Lavanville, charmante bourgade tirée du premier Pokémon. Cette version, initiatrice d’une licence pesant plusieurs milliards aujourd’hui, se double donc d’un véritable mythe sinistre : le thème de Lavanville et ses effets dévastateurs.

(à mettre en stepbox : Pour vous ambiancer, accompagnez la lecture avec ce fond sonore)

C'est beau, une Lavanville, la nuit...

C’est beau, une Lavanville, la nuit…

L’air de Lavanville

Ville construite autour d’un cimetière de Pokémon (vaillants héros morts au combat pour leurs dresseurs, charmant tableau), Lavanville dénote clairement. J’en profite pour constater que « dresseur » sonne sans doute mieux que « laniste », et pourtant….

C’est dans cette plaisante localité que les joueurs devront franchir une tour infestée d’esprits et affronter la Team Rocket, qui apparaît ici beaucoup plus hargneuse que dans la série… Car dans l’anime, les antagonistes principaux sont largement « dédramatisés » par leur côté bêtement vantard qui les ravale au rang d’ennemis « bêtes et méchants » un peu comme les Dalton de Lucky Luke.

Dans Lavanville, l’air est infiniment plus pesant que dans le reste du jeu, avec ces références explicites à la mort et au deuil, ainsi qu’à la tristesse qui en découle. Choix surprenant pour un jeu essentiellement destiné à de jeunes joueurs. Il est vrai que l’appréhension du jeu vidéo au Japon se fait sur un modèle plus « adulte », largement édulcoré ailleurs ; prenons-en pour preuve les régulières censures qui ont modifié les versions occidentales de Castlevania par exemple.

PokemonTowerFloor1

Labyrinthe de tombes, so cute!

L’endroit est baigné d’un environnement sonore lugubre en accord avec sa thématique. Et c’est par l’oreille qu’arrive la tragédie : ce thème musical serait la cause de malaises et aurait poussé plus de deux cents enfants…à mettre fin à leurs jours. Quand on parlait de sinistre…

Le « Thème de Lavanville » serait une illustration des effets insidieux que pourraient produire certains agencements de notes et ainsi prendre le contrôle de notre perception, au prix de profondes sensations de désorientation amenant à l’abolition du raisonnement et de la proportionnalité des réponses psychiques, poussant donc jusqu’à commettre l’irréversible. Les répétitions d’un bref cycle de noires et de blanches accentuent la pesanteur du thème et offrent un assemblage sonore éminemment crispant qui jure avec les autres compositions beaucoup plus joyeuses. Un parti pris certes guère injustifié (à Lavanville se joue votre destin tout de même), mais cette spécialité de l’endroit serait si abrupte si brutalement assénée qu’elle en produit un effet trouble : celui de totalement investir l’esprit qui ne s’attendait pas à tant, imprégné qu’il était de l’ambiance jusque là très légère du jeu même dans les phases d’affrontement.