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Satoru Iwata, ce nom qui évoque aujourd’hui une mort tragique d’un PDG de Nintendo et également celui d’un développeur pendant plus de 15 ans dans cette même boite. Il fait ses débuts entre autre sur la Famicom avec Balloon Fight et F1-Race, mais sa première œuvre de développement sur une grosse série (avec Masahiro Sakurai) est Kirby’s Dream Land sur Gameboy. La tâche est compliquée car il s’agit du premier épisode du glouton rose, pas encore devenu une mascotte à part entière. Mais les deux hommes auront une vision particulière du jeu de plate-formes, pour le meilleur et pour le meilleur. Il est donc intéressant de voir ce qu’il vaut en lui même, et ce que Nintendo pense de sa mascotte aujourd’hui (Wii U).

NAISSANCE D’UN CHEWING GUM

Kirby dans la première publicité pour le jeu

Kirby dans la première publicité pour le jeu

Kirby, c’est l’ami des petits. Kirby, il est gentil. Kirby, c’est une boule riquiqui tout mimi. Et Kirby c’est surtout un personnage créé par Docteur Sakurai à qui l’on doit un jeu qui m’a tenu en haleine quand j’étais gamin. Premier épisode la saga, Kirby’s Dream Land est un jeu de plate-forme sur Gameboy monochrome qui marque l’ascension de notre chewing-gum au panthéon des héros les plus mignons qu’il m’ait été donné de voir. Une pointe d’anecdote pour commencer (et parce j’essaie de meubler cette critique ultra courte) Kirby devait se  nommer Twinkle Popopo et Shigeru Miyamoto le voulait jaune. Difficile à croire, mais le mauvais goût, ça effleure  même l’esprit des plus grands. Durant le développement, Satoru Iwata rejoindra l’équipe et apporte sa jeune expérience, sans être crédité néanmoins dans le jeu en lui même. Il est très curieux de noter que la jaquette occidentale de Kirby’s Dream Land  montre un Kirby plus blanc qu’un aspro’.. Les rumeurs disent que Kirby tient son nom de l’avocat qui a défendu. Nintendo lors de son procès contre Universal dans les années 90, d’autres que ça vient de la société américaine,  Kirby,. Kirby a une particularité: c’est le fils caché de Dyson. Il aspire les ennemis pour les recracher en tant que projectile étoilé ou l’avale pour se copier leurs pouvoirs, mais ça c’est dans l’épisode suivant. Pour son premier roadtrip, Kirby va devoir parcourir 4 – 5 mondes pour botter le train au roi Doudou qui a piqué toute la bouffe de Dream Land. Mais quel goret ! D’accord le scénario ne casse pas 3 pattes à un Canardticho mais il faut savoir qu’à la base, ce jeu était (sauf mauvaise excuse) destiné aux plus jeunes joueurs afin de les initier au genre plate-forme. M’enfin ça tombe bien puisqu’on est tous de grands enfants au fond.

HOLY WOODS

x240-9YhLa première chose qu’on aime en jouant à Kirby, c’est sa simplicité de prise en main. Gameboy oblige, on a que 2 boutons d’actions sous le pouce : A pour sauter et B pour aspirer/recracher. Le jeu n’a d’autres prétentions que de nous imposer de la bonne vieille plate-forme 2D avec son lot de trous. Très rapidement, on se rend compte que le challenge devient complètement ridicule étant donné que Kirby peut voler à l’infini en se gonflant d’air. Du coup, ça devient pas trop dur de traverser le niveau 1 Greens Greens malgré la présence de quelques joyeux lurons pour nous barrer la route. Le bestiaire rencontré à la fois mignon et glaque : des p’tits oiseaux innocents jouent les kamikazes tandis que d’autres lutins nous lancent des bombes en pleine face. Mention spéciale pour l’arbre sadique qui envoie tout ce qu’il « en main » pour vous tuer. Dans le vif du jeu, tout ce bestiaire ne causera grand problème, puisque la difficulté reste très peu élevée pour n’importe quel joueur ayant fait ses dents sur de la plate-forme 3D.

6 BARRES DE VIE

Kirby-King-DededePrincipal souci du jeu, il n’y a que 5 niveaux à traverser sachant que dans le dernier faut rebattre les 4 boss précédents, ainsi que le roi Dadidou. En fait, comme je l’ai dit tout à l’heure, Kirby’s Dream Land était destiné aux gamins et c’est pourquoi le jeu est assez facile et court. Bien entendu, y’a des passages un peu corsés surtout le boss du niveau 3 que j’ai nommé « la montgolfière atomique » et qui m’a fait pleurer tellement c’était dur de la battre. J’avais 7 ans.  Ironiquement, c’était super simple car c’est le seul boss où Kirby peut voler, suffisait juste de bouger avec la croix et marteler le bouton B pour le cramer à coup de boules de feu. Ce bonus là, on l’obtenait 2 ou 3 fois dans le jeu: sous forme de curry et de feuille (?), il y’avait même des sucettes qui rendent invincible (??). Le reste du temps c’était « avale et recrache » puisque Kirby n’a pas d’autre moyen de se défendre. Si vous avez joué aux autres Kirby, ne cherchez pas à copier les pouvoirs des ennemis: c’est impossible car le concept n’est apparu qu’après dans Kirby’s Adventure. Si jamais vous vous faites chier en y jouant, faites Haut + Select + A pour rendre le jeu plus difficile et même Bas + Select + B pour accéder aux options et mettre le compteur de vie à 0 ainsi que la barre de sante à 1. Effet hardcore gamer garanti. Bon what else ? C’est pas que je veux pas parler de Kirby mais avec le recul; y’a strictement rien à dire que le jeu tellement c’est simple mais efficace. Graphiquement, c’est franchement pas mal et bien mignon mais techniquement on se tape des ralentissements dès que ça affiche 4 ennemis à l’écran. Musicalement, c’est vraiment top, le fanboy que je suis trouve que c’est le plus gros point fort du jeu. Les joyeux bruitages et les divines mélodies qui forment la base de la saga relèvent de l’epic win.  J’ai laissé plus d’une fois la GB tourner sur l’écran titre tellement la musique est bonne. Comme Disneyland: rien que d’y penser ça me fait band rêver… Descendons du petit nuage, Kirby c’est bien, Kirby c’est chouette mais Kirby c’est vraiment trop court. Loin de moi l’envie de comparer mais quand on voit Kirby’s Dream Land 2 qui multiplie la durée de vie par 10 ça fait froid dans le dos. Ce jeu est un véritable coup de coeur pour moi mais faut savoir nuancer dans la vie: c’est un vrai jeu pop corn, même les jeux iPhone font pas pire. Vraiment dommage.

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Déjà bien rodé avec sa précédente chasse aux souris, Kirby signe pour un « back to basics » en guise de grande première sur 3DS, le tout avec un sous-titre qui donne envie de fastfooder sévère.

… Mon estomac crie famine…

HAL la bonne franquette

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Pourtant habitué à des formules très insolites depuis l’arrivée de la portable tactile de Nintendo en 2004 (Kirby : Le Pinceau du Pouvoir = BGE), HAL nous gratifie d’un Kirby retour aux sources en plate-forme 2D. Je vois déjà les détracteurs hurler « may cay supayr original » et ils ont raison. Même si Kirby Triple Deluxe ne cherche absolument pas à changer les acquis de la série, il parvient tout de même à nous proposer une aventure des plus sympathiques. Après tout, chez Nintendo, c’est dans les vieux chaudrons qu’on fait les meilleures soupes… malgré quelques exceptions dont je tairai le nom (kof kof New Super Mario Bros 2). Pour commencer le grand plongeon au pays des couleurs, quoi de mieux qu’un scénario bidon pour nous mettre en appétit ? Je la fais courte : c’est l’histoire de Kirby qui grimpe un haricot magique suite au rapt de DeDeDe par un mystérieux émissaire volant. Voilà, merci d’avoir lu. 8)

J’explique rapidement le concept des jeux Kirby pour les caverneux : on a affaire à un classique de la plate-forme 2D où le héros boule-de-chewing-gum peut voler à l’infini (ce qui rend le jeu facile) et copier les capacités des ennemis. C’est pour cette raison que le gameplay est toujours varié selon le pouvoir absorbé : on peut attaquer au corps à corps (avec l’épée par exemple), à distance (le feu), ou même un mix des deux (le cutter). Premier fait étonnant : je me suis surpris à utiliser le stick plutôt que la croix alors que le jeu ne s’y prête pas forcément : le dash est plus facile à réaliser au Circle Pad. Pour le reste, on a droit aux esquives aériennes avec les gâchettes L/R et à une posture « défense d’acier » au sol pour annuler les faibles dégâts. Comme d’hab’ le constat est sans appel : la prise en main est quasi-parfaite mis à part que je trouve Kirby toujours aussi lent. Un petit mot sur l’écran tactile qui ne sert à rien si ce n’est qu’à stocker un objet de son gracieusement offert par Waddle Dee ou les quidams croisés via StreetPass.

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L’effet de relief est saisissant. Les possesseurs de 2DS loupent quelque chose.

Bien que les jeux Kirby soient loin d’être des baffes graphiques, on a droit d’entrée de jeu à un rendu des plus honorables. Reprenant l’idée de l’épisode Wii en « 2.5D », Kirby Triple Deluxe joue dans la cour du top tiers des plus jeux 3DS (aliasing compris). Plus rare parmi les productions actuelles, la 3D prend tout son sens lorsque Kirby virevolte entre les profondeurs de champs. Le choix des multiples plans est assez douteux dans la mesure où Nintendo est en pleine promotion de la Nintendo 2DS (qui, je le rappelle, est dépourvu du 3D stéréoscopique). Au fur et à mesure de l’aventure, on se demande vraiment pourquoi le jeu n’est pas sorti en phase de commercialisation de la 3DS, l’effet relief flattant agréablement la rétine. J’en profite pour saluer bien bas l’équipe de développement qui a sublimé le solo d’un 60FPS constant. La bande-son n’est pas non plus mal lotie en dépit de quelques reprises trop évidentes et des compositions parfois douteuses. Mais que l’on ne crache pas impunément dans la soupe les 2/3 de l’OST bénéficie d’une bonne variété dans les styles musicaux (parfois même orchestrés).