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Marvel’s Spider-Man

Pour être franc avec vous, j’avoue être fan de l’univers « DC Comics » depuis mon plus jeune âge… Voilà, c’est dit… !
Je ne compte plus les comics dédiés à Batman, Superman ou Green Lantern minutieusement classés dans ma bibliothèque, non loin des boîtiers de leurs adaptations cinématographiques. J’ai encore passé des dizaines d’heures ces dernières années en combinaison du taciturne Chevalier Noir, à arpenter avec prestance Arkham City, ville prison plongée dans une nuit poisseuse et éternelle.  Et c’est contagieux… Les nombreuses boîtes de Lego DC de mon fils en témoignent.
Mais rassurez-vous, je ne suis pas (trop) sectaire, notamment à l’égard du concurrent historique « Marvel ». Et heureusement, car j’ai passé un excellent moment à partager la vie de l’ami Spider-Man, au(x) costume(s) plus coloré(s) que jamais, en exclusivité sur PS4.

Mister Negative

Et pourtant, mes premières impressions sur le jeu furent pour le moins contrastées…

J’ai d’abord été complètement scotché par la représentation photo-réaliste de New York, de jour comme de nuit… avant de prendre conscience, avec grande frustration, de sa faible interactivité. A mille lieues de la Liberty City offerte à Niko Bellic. Ensuite, j’ai loué le fan service agrémentant la recherche du moindre « collectible » ou autre objectif secondaire… avant de systématiquement retrouver ma carte complètement parasitée par les innombrables icônes « à la Ubi », sans cesse renouvelées jusqu’à l’écœurement.

A contrario, je suis resté dubitatif à l’égard de mes premiers combats, pâles copies des chorégraphies martiales de la série « Arkham » de Rocksteady… avant de prendre la pleine mesure de leurs possibilités tactiques et du fun qu’elles procurent. Surtout, et c’est sans doute le plus gros défaut du jeu, chaque moment agréable passé dans le jeu se voit atténué par cette impression, très tenace, de l’avoir déjà vécu… ailleurs dans d’autres jeux, tant cette exclusivité Playstation accumule les emprunts (mondes ouverts d’Ubisoft, séries Arkham, Infamous, God of War, Uncharted, The Last of Us, etc., etc., etc.). Bref, vos premiers pas dans l’univers de Peter Parker alterneront donc le chaud et le froid… le yin et le yang en somme.

Toutes les images de ce test proviennent de ma propre partie (PS4 Pro)

Déambulations vertigineuses

Malgré tout, sur la durée, les arguments ne manqueront pas pour inciter le joueur à rallumer sa console et relancer un « run », au sens propre comme au figuré vu l’agilité incroyable de Spidey. Car, et c’est pour moi la réussite principale du jeu, jamais l’homme-araignée n’aura été aussi mobile dans ses déambulations entre les gratte-ciels New-Yorkais, musique héroïque en prime ! Vos premières acrobaties seront aussi bluffantes que jubilatoires : courir sur la façade de l’Empire State Building, effectuer une chute libre embuant vos yeux pour ensuite redresser la barre, toile en main, en frôlant les voitures et piétons pour se projeter sur notre objectif… Personnellement, je ne me suis jamais lassé de cette sensation de liberté dans les mouvements tout au long du jeu.

D’autant, comme annoncé, que la mégalopole New-Yorkaise est reproduite à la perfection, tant dans sa représentation visuelle (photoréalisme des textures, colorimétrie et jeux de lumières) que fonctionnelle (verticalité de son architecture et déambulations qu’elle impose à notre « Tony Hawk » en collants). Quel dommage, toutefois, de ne pas pouvoir interagir davantage avec elle ! Nourris depuis tant d’années par l’école GTA, d’aucuns trouveront sans doute la coquille un peu vide : hors scripts préétablis, ne pensez pas entrer spontanément dans une voiture ou un bâtiment, dialoguer avec le premier passant venu ou vous acheter un hot-dog… Des détails, certes, mais qui nuisent un peu à l’immersion et dénotent face à la qualité remarquable de la représentation de « Big Apple ».

Regardez-moi ces couleurs et jeux de lumières !!! Ci-dessous par exemple, l’ombre de l’Empire State Building…

Mais revenons à la mobilité jubilatoire de Spider-Man. Celle-ci se voit agrémentée d’un système de combat très plaisant, amalgame réussi des meilleures mécaniques des séries Arkham, Infamous et DMC (exemples les plus frappants pour ma part) : infiltration, aspect chorégraphié et possibilités martiales multiples à base de combos, esquives, pouvoirs et visée « TPS » (envoi de projectiles). Le tout à débloquer, ou améliorer, au gré des gains d’xp et montées de niveaux de Spidey.
Une vision moderne et aboutie du beat’em all en somme, avec des combats variés et impressionnants, agrémentés d’une bonne perception d’impact des coups. Un vrai feeling « jeu vidéo » gratifiant, donc, et non une simple chorégraphie « QTE ».

En parlant de « QTE », le jeu en place tout de même beaucoup (avec possibilité de les supprimer en option) mais le fait de manière judicieuse, ludique et clairement au service de la narration, en parfaite cohérence avec les capacités extraordinaires de Spider-Man. Après un léger temps d’adaptation en termes de prise en main (chaque bouton de la manette est mis à contribution), on prend un réel plaisir à bondir d’un combat à l’autre, de manière fluide à travers les rues New-Yorkaises, pour sauver leurs habitants, contrecarrer le casse d’une banque et mettre fin à la folle et vaine fuite de malfrats livrés ensuite entoilés à la police. Du pur Spider-Man quoi !

Tactique « super héroïque »

Tactique furtive

« Un grand pouvoir implique de grandes responsabilités » (oncle Ben)

Outre son gameplay, l’autre belle réussite du titre est son histoire principale et la scénarisation de celle-ci.Je voudrais tellement rentrer dans le détail de vos rencontres, mais ce serait vous gâcher le vrai plaisir de la découverte… Pour vous en dire le moins possible, disons que l’histoire de Peter Parker ira véritablement crescendo au gré des relations avec ses proches et de l’évolution de New York, marquées par l’apparition successive de Super Vilains assez réussis. A ma grande satisfaction, le studio Insomniac Games est parvenu à digérer le passé narratif très riche de l’œuvre du regretté Stan LEE pour en offrir une vision rafraîchissante, mi-réaliste et mi-fantastique, entre celles offertes par exemple au cinéma par Sam RAIMI (trilogie de 2002 à 2004, produite par COLUMBIA, propriété de SONY) et Jon WATTS (le dernier « Homecoming », chapeauté par MARVEL STUDIOS).

Aucune surprise, donc, de retrouver autant de références à ces films, lorsqu’on endosse le statut d’exclusivité de la console de Sony, tout en étant qualifié de « Marvel’s » Spider-Man… Pour autant, malgré une bonne dose de fan service, jamais vous ne subirez la grosse patte intrusive d’un quelconque Avenger… et ça pour une nouvelle, c’est une bonne nouvelle, tant le fameux business du « Marvel Cinematic Universe » me tape habituellement sur le système !

Peter Parker est adorable

Exemple d’adversité

En ce qui concerne la scénarisation, on sera souvent « soufflé » par la limpidité de la transition entre les phases cinématiques et de gameplay (et l’inverse) grâce à une technique irréprochable, et notamment sur PS4 Pro. Narration et gameplay sont si intimement liés qu’on sera parfois étonné de reprendre la main dans ce qui nous semble être une cinématique par exemple. Par ailleurs, pour servir le propos, le gameplay adoptera souvent des formes très variées, sollicitant vos réflexes, vos neurones ou votre sens de l’observation. Mais je ne vous en dis pas plus pour vous préserver la surprise.

La mise en scène est très inspirée

A retenir

S’il n’est clairement pas un modèle d’originalité et peut paraître répétitif au joueur insensible à la course aux « collectibles », ce Spider-Man assume son statut de manière efficace et maîtrisée. A l’image de Peter Parker, tout y est sympathique et plaisant, sur le fond comme sur la forme, dans son gameplay comme dans sa narration. Surtout, le jeu vous offrira des sensations jouissives en slalomant entre les buildings New-Yorkais, tel l’homme-araignée que vous avez toujours rêvé d’incarner (oui… même toi, le fan de DC Comics !).

[COUP DE COEUR] Grand Theft Auto : Chinatown Wars disponible sur Android et Amazon Kindle

Petit news qui ne mange pas de pain : Grand Theft Auto : Chinatown Wars, le vilain petit canard de la série est maintenant disponible pour les appareils Android et Amazon Kindle. A noter aussi une mise à jour de la version iOS déjà sur le marché.

Souvenez-vous, épisode sorti au départ sur DS, il a eu du mal à trouver son public. Sorti ensuite sur PSP, faisant fi de toute la dimension tactile du soft, le jeu a été reconnu comme un des meilleurs de la série. Et à juste titre ! La version mise à jour comprend de nouveaux contrôles personnalisables de l’écran tactile, une assistance aux contrôles physiques, une meilleure résolution de l’affichage sur écran large, ainsi qu’une résolution d’affichage Retina sur iOS. C’est une MAJ de confort en somme.

Niveau Ergonomie... Mieux vaut avoir le Gamehook

Niveau Ergonomie… Mieux vaut avoir le Gamehook

Bref. Pour ceux qui n’ont pas les supports d’origine (que je conseille tout de même), c’est le moment de découvrir ce titre méconnu.

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[LES TEMPS MODERNES] Injustice : Gods Among Us : Castagne chez DC

Injustice

Tiens ca faisait longtemps que j’avais pas tâté du pad de versus, depuis que j’ai mis une pâté au Serpent sur Tekken 3 y’a plus rien eu, ma dernière expérience en la matière fut l’excellent Soul Calibur 4 sorti en 2008 sur consoles next-gen. Puis rien. Il faut dire que le versus fighting n’est pas mon genre mais quand l’univers est accrocheur, je plonge, sauf pour Street Fighter où j’ai du mal à adhérer, mais ca ne m’a pas arrêté pour autant surtout pour mettre à bas Totof. Le versus fighting avec les héros de Comics commencent à se répandre, citant le premier du genre Marvel Vs Capcom opposa Spiderman Hulk et sa clique contre les Ryu, Jill Valentine et consorts. Nous avons aussi les héros/méchants de DC Comics se frottent aux légendes des protagonistes de Mortal Kombat, rien de moins. Après un jeu moyen, faire un jeu mettant en scène l’univers DC relevait du défi puisque qu’aucun jeu n’existe à part des MMO douteux mais ca c’est autre chose. Alors que vaut cette castagne, verdict!

Y’a du peuple là dedans

Des persos sortis des divers comics de DC.

Des persos sortis des divers comics de DC.

Pour avoir un univers baston assez cohérent il faut du personnage, alors mettre la peuplade DC entière, non, mais les plus marquants, oui. On se retrouve avec des personnages connus ou d’autres moins mais participants activement à l’univers DC. Je vous cite les plus célèbres : Aquaman, Green Lantern, Batman, Le Joker, Bane etc…. pour les fervents supporters de Batman, oui, vous allez envoyer Superman ad patrès, si c’est pas tout beau ça! Donc pour pas spoiler ce merveilleux versus et parce que perso j’ai pas trop compris le scénar, je vais rien dire, je vais entrer dans le vif du sujet maintenant. Vous attendez pas à déjà jouer avec votre perso, c’est mort, le jeu sélectionne les persos au fil de l’histoire donc vous jouez avec des protagonistes imposés par le scénar, première incohérence, en fait vous ne vous arrêtez jamais de vous battre, aucun temps mort, vous enchaînez les chapitres assez nombreux scénarisé et surtout, le pire, c’est que l’on perd le fil de la trame scénaristique et on sait plus qui est qui avec vos Doppëlgangers qui apparaissent, sans compter ces voyages dans le temps qui rendent encore plus mal comprise l’histoire principale ; dommage, car intégrer l’histoire et enchainer les combats juste ensuite c’est pas mal, ca évite les encadrés à lire de Soul Calibur ou les combats à la chaîne de Tekken. Cette cassure tranche les codes traditionnels du VS-F, et elle aurait des plus intéressantes si la mise en scène faite à l’arrachée avait était peaufinée. Les cinématiques faites avec le moteur du jeu sont d’un ennui et la mis en scène nulle à chier nous propose des cinématiques molles et des scènes de combats dignes des films Mortal Kombat, un véritable gâchis parce que là, y’avait vraiment un potentiel énorme pour mettre en place les héros marquants du rival de Marvel dans de belles cinématiques en full HD – après tout, quoi de plus normal de garder la full HD uniquement pour les trailers du jeu pour vendre du rêve… 24 personnages plus ou moins jouables, certains sont faciles à manier et d’autre sont plus gavants à la prise en main. La maniabilité des Versus Fighting aujourd’hui est réellement fluide comme Soul Calibur, Tekken ou Virtual Fighter qui sont des nerveux, se manient aisément et se révèlent parfois jouissif. Ici, c’est l’inverse, vous avez l’impression de manier un pétrolier, aucune fluidité, rigidité au maximum, peu de coups impressionnants à part les finish qui eux ont le mérite de donner un peu de punch au jeu. Bon, ce jeu à un petit plus, c’est son interactivité avec l’arène : en gros, quand vous êtes au bord de l’écran un gros kick bien placé fait traverser de part en part votre adversaire, c’est assez jouissif et vous pouvez le refaire une seconde fois mais vous revenez à l’emplacement initial. Vous pouvez toujours grâce au kick utiliser l’environnement pour fracasser l’adversaire.