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Omniprésent dans le jeu vidéo, le texte permet bien plus que la simple énonciation d’un scénario. En effet, il apparaît comme l’un des éléments principaux permettant la connexion entre le joueur et le jeu. Le texte nous ancre dans la dualité de plan qui constitue toute expérience vidéoludique. Jesper Juul parlait d’une « twilight zone » (zone de flou) : le joueur est un sujet empirique extérieur au jeu, mais aussi un acteur dudit jeu. Le texte apparaît ainsi comme le lien unissant ces deux aspects, convoquant les compétences de lecture et d’interprétation du lecteur dans le but de lui faire incarner son avatar. Il y a aussi l’instauration d’un équilibre subtil entre le virtuel et la réalité, entre une position active induite par le jeu et une position passive induite par le texte, et donc l’observation distanciée. Nous tenterons donc de voir au travers de cet article pourquoi la mise en scène du texte dans le jeu vidéo est quelque chose d’important et qui ne doit en aucun cas être négligé.

Mettre en scène le texte, un aspect trop souvent mis sur le côté

Il suffit d’observer le paysage vidéoludique dans sa globalité et depuis sa création pour constater que c’est un aspect souvent bâclé, adoptant des formes très basiques. Si les conséquences d’une telle négligence ne suffisent pas pour ruiner une expérience de jeu (le game-design ou encore le level-design sont bien plus importants), elles peuvent toutefois mettre à mal l’immersion du joueur. Mal disposé, le texte peut posséder un caractère anti-immersif, notamment pour une raison principale : il est essentiellement extradiégétique. Cela crée donc une distance, parfois nécessaire, entre le joueur et le jeu qui peut, en cas de mauvais équilibre, totalement desservir ce dernier. Une interface surchargée en écriture , un pâté de texte envahissant une bonne partie de l’écran ou encore des notifications textuelles interrompant brutalement le joueur en pleine action (pour signaler l’obtention d’une compétence, d’un niveau ou d’un objet par exemple) sont autant d’éléments frustrants sur le plan immersif.

Il n’y a qu’à voir certains des gros AAA modernes pour s’en assurer, comme les derniers jeux Ubisoft ou encore Horizon: Zero Dawn (qui sont loin d’être des cas uniques). Le texte envahit le HUD, abreuve le joueur d’informations, lui faisant ainsi bien prendre conscience qu’il n’est que dans un programme nommé jeu vidéo. Le problème est d’autant plus grand dans des jeux en trois dimensions, puisque contraste entre le texte en 2D et le jeu en 3D. L’immersion est ainsi rendue plus compliquée, la tension entre intradiégétique (les événements auquel est confronté le joueur in-game) et extradiégétique (le texte) étant trop forte.

Horizon :Zero Dawn, l’exemple typique d’une mise en avant du texte maladroite, créant ainsi une interface lourde

On peut également observer les jeux nous proposant de faire face à un choix par le biais d’un texte (choix de dialogues, de situations, de scénarios…). Trop souvent, le jeu vidéo à opté pour la solution facile tout droit héritée de la littérature, à savoir le fait de présenter les différentes options présentées aux joueurs sont la forme d’une liste, un grand poncif du RPG par exemple. Si cette méthode à l’avantage d’être relativement claire avec le joueur sur ce que l’on attend de lui, elle lui fait prendre conscience qu’il fait face à un script dont il ne peut triompher, obligé de sélectionner la réponse A ou B pour pouvoir avancer. Il peut se créer une forme de frustration chez le joueur, la prétendue liberté offerte par le jeu vidéo étant ici mise à mal par une application trop littérale du médium littéraire.

Fenêtre de dialogue conventionnel dans le paysage vidéoludique

 

La mise en scène du texte répond à des fins ludiques

Pourtant, la mise en scène du texte permet de répondre à des fins ludiques. D’une part, et on retrouve la notion de HUD, c’est par lui que sont transmises au joueur les différentes informations nécessaires (quête à suivre, compétences de notre avatar, etc). Il permet également de communiquer aux joueurs les commandes du jeu, aspect tout simplement fondamental. C’est là que la manière de mettre en scène le texte est importante. Se contenter de déposer un bloc de texte expliquant les manipulations à effectuer avec son périphérique de jeu, tout en le séparant d’une action concrète et immédiate, risque de rendre le joueur confus vis-à-vis des actions qu’il peut effectuer. Au contraire, présenter ces instructions dans le contexte d’une situation précise rend le texte cohérent avec ce que doit accomplir le joueur, et lui permet d’assimiler plus facilement les possibilités offertes par le gameplay. On peut prendre en exemple Celeste. Dans le prologue du jeu, notre héroïne (Madeline) ne peut qu’avancer et sauter. Tandis qu’elle traverse un pont, celui-ci s’effondre. Alors que nous commençons notre chute, le jeu est interrompu par l’apparition d’une fenêtre de texte nous expliquant comment se sortir de là. Le jeu nous apprend ainsi comment faire un dash, dans le but d’éviter la chute fatale, nous familiarisant dans le même temps avec l’une des mécaniques de gameplay centrales de Celeste.

Le prologue de Celeste

Toujours avec la logique de transmettre des informations relatives au jeu par la mise en scène du texte, on retrouve les fameux jeux à loots comme Borderlands, Destiny ou encore Diablo. Dans le but de catégoriser les différents items entre eux (commun, rare, épique, légendaire, etc), les développeurs instaurent un code couleur sur le texte descriptif de chacune de ces armes. Cela permet de transmettre de manière rapide et explicite le niveau de chaque arme au joueur, qui peut ainsi facilement et souplement constituer et/ou ajuster son équipement.

 

Pretentious Game (il est ici écrit : « I will break rules »)

Les jeux où la mise en scène du texte est utilisée à des fins de game-design sont de plus en plus nombreux. Apex Legends par exemple affiche très régulièrement des lignes de dialogues venant de nos coéquipiers, signalant à chacun la présence de tel ou tel ennemi,  la prochaine destination où se rendre ou encore un objet particulièrement intéressant. Cette manière de mettre en scène le texte renforce le teamplay du jeu, et incite les membres d’une même équipe à jouer ensemble. On peut également parler du jeu indépendant The Textorcist, dans lequel un exorciste ne peut bannir des démons qu’en proclamant des formules bien précises. Pour ce faire, c’est au joueur de taper au clavier les phrases apparaissant à l’écran, tout en devant éviter les attaques ennemis. Enfin, on peut évoquer le jeu Pretentious Game. Dans ce jeu de puzzle/énigmes développé par Keybol, chaque niveau voit ses règles modifiées en fonction de la ligne de texte apparaissant à l’écran. Ainsi, c’est au joueur d’interpréter et de comprendre le sens de la phrase pour avancer.

 

 

Le travail sur la mise en place du texte permet de renforcer l’immersion du joueur

Exemple d’une description d’objet dans Dark Souls 3

Si une mauvaise mise en place du texte peut mettre à mal l’aspect immersif du jeu vidéo, une bonne utilisation peut au contraire renforcer cette immersion. Le grand réalisateur russe Andreï Tarkovski déclarait dans son ouvrage Le Temps scellé : « La littérature décrit le monde à travers des mots, alors que le cinéma nous le dévoile directement ». L’une des forces du jeu vidéo est de combiner ces deux aspects. Ainsi, le travail de la mise en place du texte est en réalité indispensable pour trouver ce subtil équilibre. On peut l’illustrer avec la série des SoulsBorne (Dark Souls et Bloodborne). Dans ces jeux de FromSoftware, l’univers et l’histoire se découvre en apparence de manière « classique » : dialogues, cinématiques, etc. Mais ceux-ci ne dévoilent pas grand chose, laissant le joueur dans une certaine confusion. C’est là qu’intervient le deuxième aspect, l’aspect littéraire soit le texte. Il faut fouiller dans la description des objets récupérés, explorer les différents textes qui lui sont offerts et chercher à relier les informations que l’on possède pour comprendre ces mondes mystérieux. Le joueur est ainsi investi à la fois sur un plan physique (par le gameplay et tout ce qui en découle) mais aussi intellectuel.

Indépendamment du texte, sa mise en place peut d’ailleurs raconter quelque chose en elle-même, contribuer à un propos général et ne pas servir seulement à l’amener. Ainsi est-ce le cas d’un jeu comme Night in the Woods, dans lequel nous incarnons une jeune femme retournant dans sa ville natale après avoir échoué à l’université. Sans rentrer dans les détails, le jeu d’Infinite Fall nous présente une héroïne sensible et en perte totale de repère. Les bulles de dialogues sont ainsi tremblotantes, jamais fixes, créant ce sentiment de fragilité.

Night in the Woods

C’est d’ailleurs avec l’émergence du jeu indépendant que la manière d’utiliser le texte à fait un bond considérable. L’exemple du walking-simulator est intéressant, lui qui place le texte au centre de l’expérience de jeu. Prenons le jeu What Remains of Edith Finch, grand représentant du genre. Dans celui-ci, le joueur incarne le personnage d’Edith Finch retournant auprès de sa demeure familiale. Au fur et à mesure qu’elle explore cette étrange maison, le joueur découvre le destin tragique de chacun des membres de la famille, laquelle semble touchée par une étrange malédiction ayant pour finalité la mort. Le texte nous narrant ces étranges histoires est projeté au sein même de l’espace de jeu, que ce soit dans le ciel, sur les murs ou autre… Cette mise en scène permet d’intensifier la relation du joueur au jeu. Tout d’abord, elle abolit cette opposition entre texte extradiégétique en 2D et monde virtuel intradiégétique en 3D. Surtout, elle nous intègre complétement dans l’univers imaginé par les développeurs. Le texte apparaît comme l’élément moteur nous incitant à avancer : chaque pas effectué est une course derrière ce texte qui erre dans l’espace, nous entraînant du même coup dans une volonté incontrôlable de découvrir l’histoire… Ainsi, c’est par une bonne mise en scène dudit texte que What Remains of Edith Finch apparaît comme une œuvre d’une grand cohérence entre son scénario d’une grande sensibilité et sa manière de nous le raconter.

What Remains of Edith Finch

La mise en scène du texte dans le jeu vidéo apparaît donc importante à plus d’un titre. Nous avons pu voir que mal utilisée, elle peut mettre à mal les qualités immersives d’un titre. A contrario, elle peut rendre certaines expériences plus puissantes qu’elles ne le sont déjà, en reliant avec subtilité le joueur au jeu. Enfin, cela peut servir à des fins ludiques. Ainsi, et si la mise en scène du texte n’est pas fondamentale pour une forte expérience vidéoludique, nous avons pu voir que maitrisée, elle ne peut que servir à la bonifier.

subsurface circular

Les jeux d’aventures textuels ne sont pas spécialement les plus attirants. Forcément, quand en face, on nous vend du rêve à coup de coucher de soleil à couper le souffle, de vent dans les cheveux ou de traces dans la neige qui restent longtemps après son passage, proposer un jeu se déroulant dans un seul lieu, dont le seul but est de suivre le déroulement de conversations entre robots, ça parait risqué (ou couillu). Mais c’est bien ce que nous propose Bithell Games, avec Subsurface Circular, une aventure dans une rame de métro… Mais ne pars pas si vite, je te promets, c’est pas mal en fait.

Subsurface Circular

Do no harm

Déjà, si tu es sensible à l’électro que je qualifierais, en tant que profane, de chill-stylée-avec des relents 80’s, tu vas aimer le générique d’introduction. Ensuite, le jeu commence (et finit, je ne te spoile rien du tout) dans une rame de métro. Au début, on ne sait pas pourquoi on est là, deux robots discutent, les plans de caméra alternent, c’est à peine si on comprend lequel est notre avatar. Mais petit à petit, le contexte s’installe ; on incarne un robot, ou plus précisément un Tek, détective de profession, “high level” de niveau d’IA, c’est-à-dire la Rolls Royce des androïdes. Pas folle l’humanité, le revers de cette médaille est l’incapacité pour notre cher ami de métal de sortir du train dans lequel il travaille. Il peut faire des poèmes, ironiser, voire même mentir, mais uniquement dans ce métro, sur la ligne “Circular”. Son job consiste à demander à ses voisins si tout va bien, s’ils n’ont éventuellement rien à déclarer et d’en faire des rapports au “management”, le gouvernement visiblement en place.

Subsurface Circular - Métro

Le plan du métro – en rose, le trajet infini de notre avatar

Rapidement, on doit prendre des décisions dont on ignore l’impact. Choisir son nom et décider d’aller à l’encontre de ce qui s’apparente à un règlement, en prenant en charge une affaire à la demande du premier gus assis en face de soi. Un choix qui s’avère dès le départ désarmant car on pense les robots dociles, respectant scrupuleusement les règles, répondant à un ensemble fourni de connections logiques, de do/don’t. Ici, on nous propose de décider de notre degré de roleplay dans l’histoire : si on se considère comme un robot, on ne peut pas contourner les règles. Si, au contraire, notre curiosité l’emporte sur tout autre principe, on peut jouer “à l’humaine” et faire fi dudit règlement qui interdit les Teks de prendre des initiatives (et donc, des affaires).

Blade Runner - test

RAF de ta tortue dans le désert

J’ai pris le parti d’être sympa envers ce gus donc, un robot jaune à l’éternel sourire (capital sympathie bonjour), qui s’inquiète pour son ami, disparu sans laisser de traces. Il me demande de mener l’enquête. Je ne sais pas si c’est sa tronche, sa couleur, son inquiétude touchante, ou le simple fait que j’étais dans mes premières minutes de jeu, mais j’ai décidé de l’aider.

Comment ne pas aider ce gars ?

Obey

Le jeu est structuré en séquences de conversations, avec 1 à 3 robots dans la rame, qu’il faut interroger à tour de rôle. Lorsqu’on a obtenu les informations nécessaires de la part d’un androïde, il descend à la station suivante. Quand tout le monde a dit ce qu’il avait à dire, les nouveaux personnages font leur entrée, et la séquence suivante débute.

On découvre ainsi tout un panel de robots à diverses fonctions basiques, de l’athlète sponsorisé à la baby-sitter en quête de reconversion (car les humains ne sont finalement pas très à l’aise avec l’idée de faire garder leurs progénitures par des robots), en passant par l’écouteur qui n’a à priori aucune fonction à part écouter de la musique, le psychiatre pour humain, le prêtre… Ce dernier nous annonce d’ailleurs être un “Thomatien” (Thomatoan), clin d’œil appuyé à Thomas was alone, premier jeu du studio ; il nous récite carrément les premières minutes du jeu, si on lui demande.

Imperturbable

On mène donc son enquête en discutant avec tous ces plus ou moins joyeux tas de boulons et de circuits imprimés. Les discussions débloquent des objectifs secondaires à court terme et des thèmes de conversation à aborder. On choisit d’aider, ou pas : on peut, par exemple, mentir à un “robot-touriste” qui cherche à atteindre une station en périphérie mais n’a aucune idée de comment y parvenir. On apprend que les robots peuvent avoir peur ou s’énerver, chercher à rire…

Survive

La discussion la plus intéressante à mon sens fut celle entreprise avec le psychiatre, qui nous apprend que les robots possèdent ce design sans visage car les humains ont tendance à avoir peur des choses qu’ils fabriquent avec un visage très similaire à l’humain, mais pas complètement (the uncanny valley). Hasard de la sérendipité, j’ai découvert, dans la vraie vie, l’existence de Sophia, un robot social capable d’avoir une conversation presque fluide avec un interlocuteur humain. C’est vrai qu’elle peut faire légèrement peur (surtout quand on la découvre en pleine nuit). Grâce à mon ami psychiatre, je connais la cause : son visage et plus particulièrement ses yeux. Et je suis loin d’être la seule. Il n’y a qu’à voir la quantité de vidéos publiées où il est question de la vraie personnalité de Sophia, son désir déjà présent de nous dominer. Certains vont même jusqu’à reprendre une blague de Jimmy Fallon dans le Tonight Show où Sophia gagne à chifoumi contre Jimmy et déclare : “c’est un bon début pour le plan de domination de l’humanité”.

Sophia en couverture du ELLE Brésil, j’ai peur

Bref, je m’égare. Retour dans le métro. Donc on discute avec les Teks, on résout des conflits, on nous pose même une énigme de style intégramme, tout ceci dans une ambiance musicale pas dégueu, bien au contraire. Petit à petit, on avance dans l’intrigue, on en apprend plus sur le monde de la surface. Et c’est très intéressant.

Puis le chapitre final arrive. Le dénouement se pointe, en deux phrases on comprend tout, puis il faut prendre une décision. On sait que la fin est juste là, à portée de dialogue, mais on aimerait plus d’explication, de détails, de temps. Parce qu’on sait, on sent, que la fin est là. Elle arrive un peu brutalement, mais il n’y a rien à faire, il faut lâcher. Cliquer une dernière fois, puis écran noir, générique.

La fin est intentionnellement sibylline. Car elle nous fait réfléchir au jeu, un bon moment après avoir fini le jeu. Comme un bon film peut nous hanter après visionnage, un jeu bien raconté, avec une thématique qui accroche, peut nous laisser pensif plusieurs jours après. Pour peu que la thématique soit philosophique et te parle, te voilà perdu comme moi, à partir sur un coup de tête, environ 15 minutes après le générique, chez ton libraire le plus proche racheter le tome 1 du Cycle des Robots, persuadée que les dernières nouvelles du recueil pourrait constituer un genre de suite à ce jeu. Car Asimov est omniprésent dans le métro. Explicitement, ses lois sont citées, les Teks que nous croisons y sont soumis. Il y a cette notion de bienveillance chez les robots que l’on croise, ils existent pour rendre service à l’humanité, même si celle-ci peut parfois les craindre, voire les mépriser. Ou bien est-ce moi, jouant selon mon point de vue des robots et leur utilité, qui ai façonné le jeu selon cet idéal. Voilà le tour de force que réussit Subsurface Circular, t’emmener dans un univers et, en approximativement trois heures, te donner l’impression que ta personnalité a réussi à imprégner le jeu et son déroulement. On peut avoir envie de le refaire, en changeant complètement le comportement de son personnage, pour voir si le jeu nous emmène au même endroit. Probablement. Mais est-ce que cela vaut le coup ? Ne vaut-il pas mieux rester sur une partie unique, une orientation spontanée ?

subsurface circular - artwork

À retenir

Subsurface Circular raconte une histoire. Et il la raconte extrêmement bien. Au début un peu perdu, on doit décider du caractère de notre personnage sans savoir ce qu’il incarne vraiment dans le système. Puis, au fur et à mesure, l’intrigue se dévoile, on en apprend plus sur l’environnement et ses occupants, et on finit par choisir son camp, développer son propre avis sur ce qu’on lit, pour finalement vouloir traverser son écran, sortir du métro et aller voir ce qui se trame là-haut, à la surface. Tout ça pour le prix d’un aller-retour dans le métro de la vraie vie.

 

Informations sur le jeu

Plateformes : PC, Switch, iOS

Genre : Aventure Textuelle

Développeur : Bithell Games

Éditeur : Bithell Games

Date de sortie : 17 Août 2017