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GTA 3

Les jeunes gamers ayant connu le succès croissant de la licence GTA le doivent en contrepartie à ce 3ème opus, première apparition d’un épisode tout en 3D sur la nouvelle console de Sony (la PS2). Sorti au tout début de son règne, GTA 3 a provoqué un séisme par sa liberté et son environnement toujours pas égalé à l’époque, faisant de lui et depuis des années le maître du GTA-like. Souvent associée à la génération FIFA ou Call Of, la licence a su attirer la jeunesse mais aussi des vieux gamers qui ont fait leurs armes sur Pitfall sur Atari 2600 (Uber clin d’œil) (NDÜ : clin d’oeil noté et überapprécié, Yannou!). La saga en profite (comme de nombreux titres à cette époque) pour faire peau neuve, fini la vieille vue du dessus, les contrôles « robot ». Vous pouvez vous balader où vous voulez, écraser qui vous voulez, tuer qui vous voulez vous n’avez pas de limite sauf la police. Ici c’est Marseille, euh, Liberty City pardon…

Petit gangster deviendra grand

Le personnage principal manque cruellement de charisme

Le personnage principal manque cruellement de charisme.

L’histoire nous propulse directement au cœur d’un braquage, une scène cinématique met en scène des braqueurs dont notre héros qui se fait trahir et laisser pour mort. On le retrouve plus tard dans un camion de police pour un transfert en prison mais le fourgon devient la cible  de malfrats et vous en profitez pour vous faire la belle, quoi de plus logique après tout. De là commence votre périple, vous enchaînez les contrats de larbins qui au fur et à mesure deviendront des contrats d’homme de main. Cet opus nous fait commencer tranquillement en suivant les galères de notre personnage pour suivre son évolution au sein de la pègre, nous montrant ses diverses frasques et les nombreux personnages qui seront amis ou ennemis. Votre argent amassé servira entre autre à vous fournir en munitions et en gilet pare-balles, pas de maison ni de vêtement, l’évolution ne se marquera pas par des ajouts visuels (comme pour les autres opus) mais par l’avancement de votre personnage en nous ouvrant les deux autres îles qui sont inaccessibles au début, à vous de faire vos preuves pour avancer tout au long de votre périple. Fun et cynique, GTA 3 vous marquera déjà par l’orientation prise dans le gameplay, avec une immersion déjà plus profonde et une caméra qui est descendue de 50 étages pour revenir se centrer sur le personnage principal, ce qui facilite vos mouvements et reste beaucoup plus agréable quand on y joue. Le changement de plateforme permet au personnage de faire des actions qui sont plus claires comme le combat à main nue qui s’enrichit de quelques gestes, mais aussi la visée simplifiée ce qui évite les cercles de la mort en voulant atteindre votre cible. La conduite est beaucoup plus fluide mais reste arcade pour le plaisir de tous. Ce qui fait la marque de fabrique des GTA c’est le personnage central qu’on apprécie généralement par son charisme et son humour, mais ici, ce n’est pas le cas. Déjà, votre personnage ne parle pas de tout le jeu, pas un mot, rien, en mode FF des anciens temps. Pourquoi me direz-vous ? Je n’en ai aucune idée, le fait que votre perso ne dise rien est-il une volonté des développeurs ? En tout cas on a du mal à l’apprécier, mais même si ce type ne parle pas, les personnages secondaires, eux, n’en restent pas moins charismatiques et font preuve d’une décadence caricaturale piquée aux films et bourrée d’archétypes (choix voulu) mais terriblement efficace, et c’est ce qui fait la force de la saga et sa marque de fabrique au fur et à mesure de ses sorties dans le temps. Ah, un progrès de plus : le jeu s’enrichit d’une carte, d’un didacticiel et de vraies explications, enfin!!! Ça fait plaisir de savoir que les développeurs ont entendu nos voix frêles.

GTA

GTA, ce sont trois lettres qui en disent beaucoup. Ces jeux qu’on appelle Grand Theft Auto sont d’abord une série de jeux en open world traduisant  les dérives de la société américaine à l’excès de 1997 à nos jours. Mais ils font également partie d’un phénomène de société, donnant des frissons extrêmes aux fans et déclenchant les plus grandes colères des opposants. Quand des procès, des politiques, des émissions entières, des journaux sont liés à un média, ce n’est plus un simple divertissement. Et nous allons faire un tour d’ensemble de la question en prenant des épisodes-étapes de la série.

GTA 1 : Un pari risqué

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Les jeux vidéo sont considérés comme étant violents ou abrutissants, mais ça c’est surtout maintenant. Dans le milieu des années 90, l’explosion grand public a tout juste débuté avec l’arrivée de la Psone et le jeu vidéo garde encore la dimension de jouet pour gamins. DMA Design (sans Rockstar) donne un bon coup de pied dans le tas avec Grand Theft Auto.  Le tout est mis en avant dans les publicités par les arguments suivants : faites ce que vous voulez quand vous voulez. Il n’y a d’ailleurs aucun scénario. La volonté de polémique chère à la série n’est pas innocente, et notamment avec le titre du jeu. Grand Theft Auto est en fait un terme utilisé pour désigner le vol d’une voiture aux Etats Unis. Mais pas seulement….

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Aux USA, le jeu commence à se vendre avec une publicité assez réduite. Mais une idée germe dans la tête pleine de DMA Design pour faire parler de leur nouveau titre. Max Clifford, publiciste reconnu pour ses travaux avec Frank Sinatra ou Marvin Gaye, va faire une chose rare pour l’époque. Il va forcer la polémique en écrivant une série de faits divers dans la presse nationale, augmentant le succès du jeu part le bouche à oreille. Ce qui est assez étonnant car après cette histoire, c’est que la polémique sera plus tard subie et non voulue, même si ça aide aux ventes. En France, l’association Familles de France commence à se faire connaître dans le domaine des jeux vidéo.  Pour ceux qui ne connaissent pas, cette association familiale part du principe de la bonne éducation des enfants mais exagère le trait sur tout ce qui est numérique au dessus de la limite de 12 ans. Dans le cadre de GTA premier du nom, en s’associant avec les syndicats de police Alliance et SCP-CUP ; Familles de France réussit à faire interdire le jeu sur l’ensemble du pays, considérant qu’il fait appel au meurtre des forces de l’ordre. Mais cela ne dure qu’un temps, et après la vente sous le manteau, le jeu est finalement remis en vente. Ce qui explique que le jeu fera un semi bide avec également une couverture médiatique plutôt faible. Au Brésil, En Espagne, en Allemagne et en Australie le jeu sera soit fortement censuré, soit complètement banni. Au final, le jeu aura un succès honnête pour l’époque car au delà de la polémique, le jeu a de vraies qualités. Il ne se base pas uniquement sur le politiquement incorrect, à l’instar d’un Boogerman ou d’un Postal III, mais prouve aussi sa maîtrise du monde ouvert, et que le jeu vidéo peut faire parler de lui au delà du simple cercle des geeks.

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Beaucoup d’entre vous connaissent  Grand Theft Auto depuis son fulgurant retour sur la Playstation 2, le 3ème épisode sonna un nouveau tournant et un nouveau chapitre pour la saga. Mais avant le 3ème opus il y eut le précurseur, celui qui donna ses lettres de noblesses à la saga, il s’agit du tout premier GTA sorti en 1998 sur la merveilleuse Playstation. Comme Doom en son temps les jeux similaires furent nommé GTA-Like, atypique et sulfureux, ce jeu l’est assurément prenant le parti pris d’incarner un anti-héros et d’oublier les standards de l’époque. Ce jeu posa les fondations que l’on retrouve dans tous les GTA, et du 3 de 2001 au 4 de 2008, rien ne change vraiment au final. Appréciez ce petit retour aux sources et laissez le rétro s’emparer de vous avant la sortie du dernier né Grand Theft Auto 5.

La morale c’est pour les nazes

Ne vous fiez pas à l'image c'est plus moche en vrai

Ne vous fiez pas à l’image c’est plus moche en vrai.

Jeu par excellence antimorale, vous qui rêvez enfin de destruction de carnage comme dans Carmageddon (les courses en moins) ce jeu est fait pour vous! Fini les héros archétypaux à mort, les soldats de l’apocalypse. Ici vous incarnez un malfrat, le crime, le sexe sont maîtres mots. Avec la sortie de GTA un genre nouveau de jeux émergea où tout est permis, libre à vous de faire du mal aux innocents piétons, de voler des voitures, de voir des prostituées faire des actions que vous ne voyez pas dans les autres jeux, bref à vous de faire le bordel le plus total. Pour commencer vous devrez  choisir votre perso parmi 4 disponibles, mais je vous rassure, ça change rien à la donne que vous choisissiez un black ou un blanc c’est pareil à l’écran et il n’y a pas de stats pour dire qui vaut mieux que l’autre… Vous êtes donc téléporté sans demi mesure à Liberty City et comme seule interface pour avoir des missions c’est votre beeper qui vous servira de lien avec votre employeur et une simple flèche pour vous indiquer l’itinéraire et c’est tout, minimaliste au plus simple, pas de carte, rien que les indications du beeper et la flèche à suivre, point barre! Autant vous dire que vous allez galérer à trouver vos objectifs et évidemment, une fois votre mission terminée, vous devez aller rendre compte à votre patron mais vous avez que une minuscule minute pour vous rendre à la cabine de téléphone, si vous décoincez pas en deux deux, c’est mission échouée et un message d’insultes! C’est une grosse surprise quand on s’y attend pas et surtout quand votre beeper vous dis qu’il vous reste 18 secondes pour vous y rendre… Ah ben chez Take 2 la communication c’est leur dada c’est sûr! Ce jeu à l’art de vous dire en somme débrouille toi pour trouver les commandes, les missions alors que la plupart des jeux de cette époque ou même avant ont tous eu des tutos pour comprendre les bases du jeu ; là c’est rien du tout. Après la sélection de votre personnage on vous propulse et vous suivez la flèche, pas terrible comme approche. Les missions ne sont pas très dures et vous progresserez rapidement à condition d’aller vite fait à cette fameuse cabine, même quand vous perdez, une autre mission vous en est proposé, donc en gros vous bloquerez pas 200 ans sur la même mission. D’autres contrats vous seront proposés via le beeper à exécuter plus tard et ainsi vous rendre aux autres villes. Ce jeu, grâce à sa durée de vie conséquente, vous fera passer des heures de fun et de fusillades à gogo.